lundi 24 septembre 2012

L'IMPOSTEUR

GHANNOUCHI se prendrait-il pour Mohamed ABDOU ? !
(Al hiwar TV de ce matin)

Mohamed Abdou le réformateur, élève de Jamel Al Afghani, serait selon Ghannouchi l'Aristote des intellectuels fondateurs de la pensée islamique. 
Il a intégré la franc maçonnerie par curiosité : il a découvert que la maçonnerie favorisait la colonisation ! Dés lors son but est d'organiser  la réforme de l'intérieur qui aiderait à l’évacuation des colons et à mettre fin à la colonisation.

Abdou était d'abord un juge au Liban... quand il s'est attelé à réformer de l'intérieur la société musulmane, il était armé puisque par son expérience en tant que juge, il savait les problèmes sociétaux et familiaux pour pouvoir y remédier .

Or Ghannouchi veut se comparer à Abdou en le décrivant comme un révolté contre les institutions jusqu'à ce qu'il ait compris qu'il lui fallait les pénétrer pour les réformer de l'intérieur. Ce que fit Abdou de la mosquée d'El Azhar !

Mais n'est pas Abdou qui veut !  
- Si Abdou était révolté; il n'a jamais été terroriste comme Ghannouchi !
- Si Abdou était un intellectuel et juge; ce n'est pas le cas de Ghannouchi simple professeur des lycées.
- Si Abdou était progressiste, Ghannouchi lui est rétrograde.
- Si Abdou était réformateur cherchant à moderniser les sociétés musulmanes en prenant ce qu'il y a de mieux dans l'Occident, et qui lui a permis de progresser; ce n'est pas le cas de Ghannouchi qui en salafiste se contente de ce que pensaient les anciens pour vouloir appliquer à notre époque des "solutions" faites pour des époques anciennes dont certaines remontent aux 4 califes "errachidouns" (les sages) : c'est à dire à 14 siècles en arrière !
- Si Abdou vivait dans son époque, Ghannouchi vit dans le passé, toujours nostalgique des grands hommes des époques anciennes et de l'âge d'or mythique d'une civilisation qu'il n'a pas vécue !

Ghannouchi en bon manipulateur de l'opinion publique à plusieurs reprises sur des chaînes complaisantes (Al Hiwar TV et Aljazeera...) essaie de se donner de beaux rôles :
- après avoir travesti la réalité à propos de la révolution tunisienne, quand il a tenté par des explications tirées par les cheveux de nous convaincre que lui et ses hommes étaient à l'origine de cette révolution et qu'ils ont participé depuis le début aux révoltes .... 
- le voilà qu'il se compare au père spirituel et fondateur de la pensée islamique "moderne" ! 


Cherche-t-il à se légitimer par ces subterfuges grotesques ? 
Personne n'est dupe de l'opportunisme politique et intellectuel de ce professeur des lycées !!
D’ailleurs certains des animateurs de ces émissions, où pour mettre en valeur Ghannouchi l'inculte, les animateurs l'entourent de savants et vrais érudits universitaires qui ont du mal à cacher leur gêne, tout autant que l'animateur souvent d'un bon niveau intellectuel ... face à un Ghannouchi besogneux lisant ses bouts de papiers !

Rachid Barnat

2 commentaires:

  1. LUTHER : L'HOMME QUI A REMIS EN QUESTION L'EGLISE CATHOLIQUE, QUAND IL A VU LES MARCHANDS DU TEMPLES VENDRE LES "INDULGENCES" ... en promettant aux hommes de racheter leurs péchés et d'éviter le purgatoire par la simple acquisition d'indulgence, éditée par l'église sur ordre du pape !

    En devenant théologien, il découvre que les papes ont fini par se contredire puisque dans les bulles on trouve tout et son contraire, ce qui l'a décidé de tout remettre en question !

    Cela rappelle la chariaa des salafistes, dans laquelle on trouve tout et son contraire ...

    A quand un Luther chez les musulmans pour dépoussiérer leur religion et l'adapter au 21 éme siècle ?

    Luther, film vu sur arte :

    Au XVIe siècle, Martin Luther échappe de justesse à la foudre lors d'une tempête. Il décide alors d'abandonner ses études de droit pour rejoindre le monastère Augustin.

    C'est là qu'à la lecture de la Bible, il élabore peu à peu un certain nombre de théories qui remettent en question les pratiques de l'Eglise catholique.

    Bien qu'excommunié par le pape Léon X, Luther poursuit sa lutte pacifique...

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  2. Ali Mezghani (Tunis le 23 octobre):

    Pauvre Ibn Ruchd (Avicenne)!

    A quelques jours des élections législatives, Rached Ghannouchi a obtenu le prix Ibn Ruchd !

    Ceux qui ont pris cette décision ne connaissent ni l’un ni l’autre.

    Ghannouchi, l’enfant de Ghazali, le fidèle disciple d’Ibn Taymiyya et d’Ibn al Qaïm, n’a rien à voir avec le philosophe et le juriste libéral andalous.

    Ibn Ruchd est plus qu’un nom, c’est une pensée.

    Il y a loin entre le rationalisme de l’un et le littéralisme de l’autre.
    Il y a loin entre celui qui préconise le règne de la raison et celui qui s’accroche à l’immutabilité du texte et à la prégnance de la tradition.
    Il y a loin entre le "Aql" et le "Naql".
    Il y a loin entre le logicien, le commentateur d’Aristote et celui qui stigmatise l’un et l’autre.
    Il y a loin entre celui qui reconnaît les lois de la causalité et celui qui les nie.
    Il y a loin entre celui qui croit au libre arbitre et à la responsabilité de l’homme et celui qui les dénie et ne reconnaît que le "qasb", entre les "qadarites" et les "jabrites".
    Il y a loin entre celui qui, déjà, cherchait à améliorer le sort de la femme et celui qui renforce son statut d’infériorité.

    Ceux qui ont pris cette décision ont–ils eu vent de l’opposition radicale entre Ibn Ruchd et Ghazali ?
    Ont-ils lu "Tahafut a-Tahafut" ?

    Il faut un miracle pour croire que Ghannouchi s’est converti à la démocratie.

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