dimanche 31 mars 2019

Les algeriens vont-ils faire la même erreur que les tunisiens ?


Si la France a longtemps soutenu les dictateurs nord-africains, c'est qu'ils constituaient pour elle, du moins ce que croyaient ses dirigeants, un rempart contre les islamistes dont les Frères musulmans les mieux organisés d'entre eux. Quand l'opération " printemps arabe ", fut lancée en 2010, les dirigeants français de droite comme de gauche ont pensé amadouer les islamistes en les soutenant en Tunisie, et en Egypte. Devant l'attitude conquérante et arrogante des Frères musulmans d'Egypte après le départ Hosni Moubarak, les instigateurs des fumeuses "révolutions arabes", se sont ravisés en jouant la distinction entre les islamismes, jusqu'aux fameuses trouvailles : 
- d'islamisme modéré, comme celui d'Ennahdha,
- du consensus qui permet aux Frères musulmans de partager le pouvoir avec les progressistes-démocrates, 

Les algériens tomberont-ils dans ce piège mortifère qui a paralysé la Tunisie depuis ou résisteront-ils à cette ingérence des occidentaux myopes sinon aveugles pour promouvoir des stratégies aventureuses qui finiront par leur exploser à la figure quand on voit ce qu'est devenue la Tunisie : premier exportateur de terroristes; et ce, aux portes de l'Europe ! C'est dire s'ils fabriquent des bombes à retardement en laissant le wahhabisme gagner tout le Maghreb et prendre ses aises en Europe aussi.
R.B
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Depuis le 22 février, début de la mobilisation des Algériens contre le cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, la presse française et une partie de la classe politique mettent en garde contre la menace d’un péril vert, d’«islamistes en embuscade» [chez Marianne, ndlr], sinon de jihadistes sur le point de passer à l’acte. Laurent Wauquiez, président du parti Les Républicains, a même dit sa «grande préoccupation». L’Algérie est-elle réellement en danger ?
Ce prisme procède d’une cécité sur les changements sociopolitiques du pays, en particulier le legs de la décennie noire, le traumatisme engendré et la mutation du mouvement islamiste algérien.
Chaque vendredi depuis cinq semaines, des dizaines de milliers d’Algériens se sont pacifiquement réapproprié l’espace public. Leur mobilisation redonne enfin tout son sens à la fameuse devise du régime depuis l’indépendance, «min el cha’b, wa ila el cha’b», «par le peuple, et pour le peuple».
Pris de court, les partis de l’opposition, y compris les islamistes, n’ont joué aucun rôle dans cette mobilisation historique. Faut-il rappeler que les partis islamistes n’ont rejoint le mouvement que tardivement ? Ajoutons à cela que, dès la deuxième semaine de mobilisation, les appels citoyens à la «vigilance contre la récupération» n’ont cessé de se multiplier. La société algérienne est profondément marquée par la trajectoire violente du Front islamique du salut (FIS) dans les années 90. Elle est aujourd’hui, comme me l’a confié un manifestant, «vaccinée contre le FIS et ses dérives», et n’a pas manqué de signifier son hostilité aux représentants actuels de l’islam politique. 

Ainsi, l’islamiste Abdallah Djaballah, chef du Front pour la justice et le développement (FJD), a été expulsé aux cris de «Dégage !» par les manifestants. Abderrezak Makri, chef du Mouvement pour la Société et la Paix (MSP), a quant à lui marché discrètement en queue de cortège dans l’indifférence générale.
Pour se démarquer de l’islam radical et de la violence jihadiste, les partis islamistes tels que le MSP et Ennahdha ont adopté dès 1995 une stratégie «participationniste», prenant part à plusieurs scrutins législatifs et présidentiels. Leur intégration politique a été synonyme de cooptation par le pouvoir. Le MSP en est le parfait exemple, devenu acteur incontournable de la scène politique algérienne : certains de ses membres sont en effet devenus ministres ou parlementaires.

Un processus de professionnalisation de ses cadres et, dans une grande mesure, d’enrichissement grâce à l’intégration dans les circuits de la redistribution de la rente s’en est suivi. La peur de perdre ses acquis et ses privilèges a empêché le MSP d’offrir aux Algériens des solutions concrètes aux problèmes économiques, aux inégalités sociales et à la corruption généralisée. Son électorat a fini par s’effondrer.
Désunis et affaiblis par leurs différends idéologiques et leurs luttes intestines, désireux de préserver leurs relations clientélistes avec le régime, les islamistes ont fini par se discréditer aux yeux d’une population qui ne croyait plus en leurs promesses. Lointain est le temps où les Algériens croyaient au fameux «l’islam est LA solution». Aujourd’hui, la capacité de mobilisation des islamistes est faible et leur électorat s’est émietté.

Quant aux anciens du FIS, leurs manœuvres pour retrouver une certaine visibilité n’ont pas porté leurs fruits. Ali Belhadj, ancien numéro 2 du parti, a tenu quelques sermons sur YouTube avant d’être arrêté par les autorités. Quant à Kamel Guemazi, ancien membre du conseil consultatif du FIS, il a dirigé la prière du vendredi 7 mars organisée par les forces de l’opposition. La photo de cette prière a été largement diffusée notamment par la chaîne Ennahar, proche du pouvoir.
Une fois de plus, le régime agite l’épouvantail de l’islamisme radical et des «vilains barbus» prêts à faire basculer le pays dans une nouvelle décennie noire. Mais cette rhétorique de la peur ne fait plus recette et ne réussit plus à dissuader les Algériens de protester contre un régime fossilisé et délégitimé.
Les islamistes sont dans une approche gradualiste et le retour à une posture révolutionnaire, de confrontation, serait difficilement imaginable. Des appels au jihadisme, à la violence et au takfirisme comme ceux des années 90 sont devenus impensables. A cela s’ajoute un calcul rationnel entre coûts et avantages, où tout basculement dans la violence serait coûteux. L’activisme à haut risque, dans cette Algérie où l’armée s’est modernisée et professionnalisée, leur serait fatal.
Quant aux quiétistes, ils se concentrent sur la daawa (prédication) et ont tout à gagner en restant éloignés de la scène politique et en continuant leur approche non conflictuelle qui leur permettra de continuer d’exister et de poursuivre leurs activités religieuses.
La relation des islamistes avec le pouvoir est marquée non pas par la confrontation mais par la négociation. Dans la phase actuelle de la mobilisation populaire contre le pouvoir en place, il faut accepter la multiplicité et la diversité de la pensée, car toute diabolisation des islamistes risque davantage de desservir la transition que de la consolider.


Abir Moussi, " la remontada "

Après le fumeuse "révolution du jasmin", les Frères musulmans ont tout fait pour dissoudre le parti RCD de Ben Ali. Ils ont même fait du qualificatif "RCD-iste" une insulte qu'ils jetaient à la figure de tous leurs opposants ! 
Nombreux RCD-istes ont fait profil bas, d'autres ont fui lâchement devant cette vague islamiste venue récupérer la révolte des tunisiens. Certains se sont même racheté une virginité "politique" en payant leur obole à Ghannouchi. D'autres ont oublié jusqu'aux principes destouriens (si principes, ils avaient !) pour rallier les Frères musulmans, ennemis jurés de Bourguiba et de tous destouriens qui se respecte. 
L'une des rares, voire la seule, à rester debout devant la déferlante islamiste, revendiquant l'héritage destourien depuis sa création en 1920, assumant ses réussites mais aussi ses échecs, est Abir Moussi ! 
Et pour avoir dénoncé la supercherie des "Frères musulmans révolutionnaires « ;
Pour avoir dénoncé le prétendu "Printemps arabe" téléguidé de l'étranger par EU + UE + Israël et mis en oeuvre par leur servile émir du Qatar ;
Pour avoir dénoncé la Constitution islamiste de 2014 ; qui paralyse la Tunisie et vise à détruire la République ;
Pour avoir dénoncé les Frères d'avoir fait de la Tunisie le premier pays exportateur de terroristes dans le monde ;
Pour avoir dénoncé que Ghannouchi embrigade la jeunesse tunisienne pour en faire une chair à canon pour les guerres de son maître qatari ;
Pour avoir exporté les filles & les femmes tunisiennes pour en faire des prostituées halales pour soulager les enfants de Ghannouchi en guerre contre Bachar Al-Assad ;
Pour avoir semé le chaos programmé par les Frères musulmans et mis la Tunisie à genoux économiquement avec un Dinar qui ne vaut plus rien assure leur allié BCE !
Pour avoir dénoncé les ennemis de la République que sont Ghannouchi et ses soutiens l'émir du Qatar & Erdogan ...
Pour avoir refusé de se soumettre au gourou devant lequel de prétendus progressistes et de prétendu destouriens se sont couchés ...
POUR TOUT CELA, les islamistes qui dominent le pouvoir, veulent sa peau !
DÉCIDÉMENT Abir MOUSSI DÉRANGE LES PRÉTENDUS RÉVOLUTIONNAIRES DE TOUS POILS !!

R.B

Mahdi HATTAB

Décidément, la situation générale en Tunisie et le climat politique en particulier donnent le tournis et inspire de plus en plus de répulsion et de dégoût.
Cela reflète les égarements d’une classe politique en perte de vitesse, de crédibilité et de repères. Une classe politique aux abois qui, à l’approche des prochaines élections législatives et présidentielles, tente de se recomposer par tous les moyens, de redorer son blason, de sortir de l’état calamiteux où elle s’est retrouvée pour tenter ensuite de renouer le contact avec les citoyens, et ce, non pas par des stratégies et des programmes qui répondent aux revendications populaires - l’emploi, la dignité, le pouvoir d’achat, la sécurité - bref le bien-être de tous, mais par des querelles malsaines, le dénigrement, l’insulte et les coups bas.

Ce paysage politique morbide, né du déséquilibre socio-politique généré par la destruction, voire l’effritement du parti « ENNIDA » (l'Appel) (Nidaa Tounes) et marqué par l’inconscience des uns et l’amateurisme des autres, suscite des interrogations quant aux perspectives qui s’offrent à certains revenants en force pour combler le vide naissant et remédier à l’absence de leadership dans le contexte politique si failli, si désagréable et si répugnant que vit actuellement la Tunisie.

A cet égard et dans ce climat, Abir Moussi fait actuellement bonne figure et pourrait accomplir une percée remarquée et remarquable dans l’arène politique afin de rassembler le plus largement possible les destouriens qui restent intimement liés et fortement attachés à la ligne politique du parti du Destour et aux acquis de l’indépendance, malgré certaines erreurs et vicissitudes de l’ancien régime. Il est à remarquer à cet effet que partout où la lutte nationale sous le leadership du combattant suprême Habib Bourguiba fut intense, héroïque et victorieuse, les tunisiens toutes générations confondues, demeurent par conviction ou par déception viscéralement attachés au Destour.
Il est vrai que la politique est une compétition très rude et que celui qui s’y engage doit s’armer de beaucoup d’attributs, notamment de patience et de force de caractère, ce dont Abir Moussi ne manque pas.

Rappelons-nous les moments difficiles qu’elle a vécus seule contre tous au lendemain de la révolte du 14 janvier 2011 : incartades ignobles de certains de ses confrères, lynchage, dénigrements, radiation du barreau de Tunis et autres injustices. Au moment même où d’autres compagnons du même milieu politique, comme Mohamed Ghariani (ex secrétaire général du R.C.D) et Kamel Morjéne (ex membre du bureau politique) pour ne citer que ces deux là, se sont tapis dans l’ombre, se sont voilés la face et ont fait le dos rond pour laisser passer l’orage et réapparaître une fois l’accalmie revenue. Je suis en mesure de dire que seule Abir Moussi a la légitimité de porter haut et fort l’étendard du Dastour.

Pourquoi Abir Moussi ?

Tout simplement parce qu’au moment où le R.C.D a été dissous (laissant sur le pavé deux millions d’adhérents) et résolument banni de la sphère politique nationale dans un climat de rejet total de tout ce qui a un lien avec le rassemblement (R.C.D), seule une femme, une jeune avocate Abir Moussi désignée à la direction de ce parti quelques mois seulement avant la révolte, s’est levée contre la dissolution de son parti avec un courage exemplaire et une audace digne des grands militants destouriens. Elle s’est obstinée dans son refus net de la décision de dissolution qu’elle considérait comme infondée et injuste au point d’avoir été malmenée et traînée par terre dans l’enceinte même du palais de justice par ses confrères, jetée en pâture à la vindicte populaire.

Faut-il rappeler aussi les menaces, les incartades, les propos malveillants et désobligeant proférés à son égard tout récemment sur les plateaux de télévisions et de radio ? Les dernières en date émanant de journalistes et de commentateurs politique tel Jawher M’Barek, qui l’a traitée de charlatane (déggaza) et Mohamed Bou Ghalleb, l’éternel enragé, qui l’a menacée, entre autres, de violences physiques.
En agissant de la sorte M’Barek et Bou Ghalleb n’ont fait que conforter les citoyens dignes de cette qualité dans la défiance, voire le ressentiment, à l’égard de ces pseudo-leaders d’opinion qui, faute d’arguments dans leurs discours devenus lancinants, se rabattent sur l’invective, le dénigrement et l’agitation.

Dans cette atmosphère délétère et au vu des querelles de caniveaux qui agitent les politiciens, les populistes, les corrompus de tous bords, j’apporte mon soutien à Abir Moussi dans sa démarche courageuse afin de rassembler les destouriens.
Faut-il rappeler encore que ce travail de longue haleine qu’elle exécute avec ténacité ne date pas d’aujourd’hui, mais remonte aux premiers mois de l’ère "Post-Révolte" ? Elle a pris contact avec Mondher Znaidi et Kamel Morjéne, les invitant à conduire eux-mêmes cette action. Invitation qu’ils ont malheureusement déclinée, se dérobant ainsi à leur responsabilité en tant qu’ex RCD-istes notoires.
Leur fuite en avant devient compréhensible quand on sait que Kamel Morjéne disait dans ce tumulte de la « Révolution » qu’il était “destourien par filiation”, une innovation sémantique dans le militantisme politique ; et que Mondher Znaidi fraîchement débarqué à Tunis, s’était fixé comme objectif majeur la magistrature suprême. La révolution ayant aiguisé les appétits politiques, la suite on la connaît.

D’ailleurs, plusieurs descendants de grands militants et hauts commis de l’état doivent leur situation confortable dans la société grâce à l’héritage destourien politique, social et économique dont ils ont bénéficié depuis l’indépendance du pays mais financé par le contribuable tunisien.

Il n’est pas sans intérêt de rappeler aussi qu’une fois la colère populaire apaisée et que les destouriens ont commencé à grossir les rangs des partis politiques - notamment rejoindre Abir Moussi - ; messieurs Kamel Morjéne et Mohamed Ghariani n’ont pas trouvé mieux pour prendre part à ce gâteau - qu’ils ont délaissé à un moment - que d’ajouter un double « D » au sigle de leur parti, devenu ainsi « El Moubadara Déstourienne Démocratique ». Une nouvelle appellation qui a déclenché chez certains hilarité si ce n'est du dégoût, réactions légitimes devant cette volte-face tragi-comique.

Pour clore ce chapitre douloureux, à la limite risible, j’affirme sans ambages que tout est malhonnête et truqué dans les discours et les postures de Mohamed Ghariani et Kamel Morjéne. Sans chercher à pinailler là-dessus, je note simplement que ce qui caractérise ces deux rescapés de l’ère Ben Ali, c’est le double jeu et l’opportunisme chez le premier, l’hypocrisie et la platitude chez le second. Ils auraient mieux fait de s’éclipser définitivement.
D’ailleurs qui pourrait aujourd’hui les créditer de sincérité après leur flirt flagrant avec Ennahdha : Kamel Morjéne en apportant son soutien en 2012 au gouvernement de Hamadi Jbali qui appelait de ses vœux à l’événement du sixième califat ; et Mohamed Ghariani qui est allé quémander la bienveillance de Ghannouchi et peut-être lui proposer de jouer le rabatteur des RCD-istes égarés.
Rien que pour cela, ce duo est politiquement mort à jamais.

Abir Moussi : La remontada * triomphale !

Qui d’autre que Abir Moussi pourrait se prévaloir d’une telle distinction et d’un tel honneur au vu de sa montée en puissance qui force l’admiration ?
D’ailleurs, la couverture par les médias de ses récentes activités montre la liesse populaire qu’elle soulève là où elle passe ; et notamment au cours de sa dernière tournée dans la région du Sahel. Un accueil chaleureux et une vive acclamation à Moknine. Là où d’autres ont été reçus à coup de « Dégages ! !», un enthousiasme digne des années de gloire du Destour à Kalaa Kebira.

L’émergence de cette pasionaria tunisienne suscite admiration et respect, et redonne un formidable espoir à tous les véritables destouriens (par conviction et non par filiation ou opportunisme). Si certains par jalousie ou machisme lui imputent un esprit revanchard dans ses discours après huit années de mépris ; d’autres, notamment les déçus de Béji Caïd Essebsi, de Morjéne et de Ghariani, voient en elle une authentique héritière du Bourguibisme et le porte-drapeau de la renaissance du parti Destour : à bon entendeur salut !

Bravo à Abir Moussi, et bon vent pour le PDL (Parti Destourien Libre) !

* La remontada est un terme employé dans le milieu du sport. C’est un mot d’origine espagnole tiré du verbe « remontar », « remonter ». Une remontada signifie « une remontée » à comprendre comme une remontée au score. Il s’emploie lorsqu’il y a un grand écart de point lors d’un match. L’équipe qui perd doit faire l’effort de remonter au score pour essayer de l’emporter.

mardi 26 mars 2019

Vous avez dit "Printemps arabe" ?

Une "révolution du jasmin", téléguidée de l'étranger par des étrangers qui ont imposé les Frères musulmans aux tunisiens. Supercherie que beaucoup de tunisiens ont fini par découvrir mais que rares sont ceux qui la dénoncent haut et fort, comme Abir Moussi dont l'action politique est essentiellement d'en finir avec les traîtres au pays que sont Ghannouchi et ses Frères musulmans.
R.B

H.Hkima
Le pourquoi d'une ascension politique

Savez-vous ce qui a fait la montée dans l’opinion tunisienne, de Mme Moussi et, à travers elle, celle de son parti le PDL (Parti Destourien Libre) ? 
Ce ne sont pas seulement ses virulentes dénonciations et attaques contre Ennahdha et l’islam politique mais bien plus que ça : sa lucide et réaliste lecture d’une prétendue « révolution » qui n’était en réalité qu’un changement de régime politique en Tunisie, conçu dans des officines obscures à Washington, à Paris, à Londres et à Tel Aviv avec la complicité du Qatar et de la Turquie, dans un vaste projet de déstabilisation des pays arabes.

Ennahdha en était la principale bénéficiaire en tant que branche des Frères musulmans, partie prenante dans cette stratégie destructrice et maléfique qui a jeté la Tunisie dans le pire des chaos sécuritaires, économiques et sociaux.

Cette triste réalité, Mme Moussi l’a bien comprise et s’en est démarquée à l’inverse des opposants parmi les destouriens et autres bourguibistes et Ben-Alistes. En un mot, les revanchards du passé qui ont souscrit au changement, espérant une part du gâteau offert par l’oncle Sam au détriment de la souveraineté de la Tunisie, voire de leur dignité et de l’intérêt supérieur du pays.

Mme Moussi n’avait-elle pas raison de se démarquer des béni « oui-oui » de « la révolution du jasmin » révolution bénie selon Ghannouchi et ses Frères ? D’autant plus que ce jasmin était porteur d’odeurs nauséabondes et d’un climat politique malsain.

Bonne avocate d’une honorable cause, celle de notre chère Tunisie, Abir Moussi a le courage de dire « NON ! » au pouvoir maléfique et incompétent qui porte la responsabilité dans la négation totale de l'’Etat et de la République chères à Bourguiba aussi bien qu'à Ben Ali, un Etat respectable mondialement respecté et qui faisait notre fierté pour devenir aujourd’hui le premier pays pourvoyeur de terroristes dans le monde.

Aussi Mme Moussi a bien raison d’appeler le peuple à tourner cette triste page de notre histoire contemporaine et de retrouver notre belle Tunisie forgée par nos aïeux et nos braves combattants, une Tunisie qui était au zénith, en parfaite communion avec le peuple dont elle partage l’amer quotidien.

Son action tend à éclairer l’esprit et le cœur de ses concitoyens gavés de discours politiques faits de mensonges, d’hypocrisies et d'instrumentalisation de la religion. 

Dès lors, il est permis au citoyen, aimant son pays, de rêver à la renaissance d’une Tunisie réconciliée avec son prestigieux passé, bannissant à jamais ses envahisseurs et ses dictateurs; d'un Etat laïque, libéral, réellement démocratique, souverain dans ses choix et ses orientations, un havre de paix et de justice, un Etat qui donne à tous la santé, le pain et le travail et, par dessus tout, la dignité.

Ce sont là les valeurs que nous voulons partager avec Mme Moussi et le PDL !
Et auxquelles doit souscrire tout patriote.

Depuis ce soir noir du 14 janvier 2011 et la Constitution minée de 2014, des forces malfaisantes ont investi toutes les structures et les rouages de l’Etat, pour les détruire de l’intérieur. Cela, le plus benêt d’entre nous l’a bien compris. Et l’Histoire ne pardonnera pas aux traîtres de la Tunisie.

jeudi 21 mars 2019

LES TUNISIENS ONT-ILS MÛRI POLITIQUEMENT ?

OU COMMENT S'Y RETROUVER AVEC 216 PARTIS POLITIQUES ...


Article paru dans : Kapitalis

Si durant des décennies les tunisiens étaient maintenus dans l'inculture politique parcequ'ils  n'avaient pas droit de faire de la politique, le pouvoir préférant les infantiliser ne laissant de place qu'à une opposition fictive, alibi démocratique d'un président qui veut donner le change à l'opinion internationale qui l'accuse de dictature; depuis le 14 janvier 2011 la donne a changé, au point que les tunisiens ont une indigestion de partis politiques voir une overdose politique; puisqu'ils ont plus de 200 partis politiques, des plus farfelus au plus réactionnaires. 

Ainsi des hommes sortis de nulle part, ont occupé la scène politique parfois jusqu'à l’écœurement. Parmi eux des têtes connues mais aussi beaucoup d'autres inconnues.

Au bout de 8 ans, il faut espérer que les tunisiens ont suffisamment appris à connaître leur classe politique pour savoir distinguer le bon grain de l'ivraie ! A en juger par les réseaux sociaux, on sent un éveil à la chose politique et un intérêt réel aux débats qui agitent le monde politique et la société tunisienne, avec souvent des analyses pertinentes de la situation et des crises politiques que traverse le pays depuis 2011. Souvent certains s'en tiennent aux personnes, à la forme et oublient le fond, comme s'ils ignoraient les idéologies qui animent leurs politiques ou censées les animer. Des fois on se demande si certains politiques eux-mêmes en ont une, quand on voit le nomadisme que certains qualifient de " tourisme inter-partis"; et que pratiquent de nombreux parlementaires, à donner le tournis aux tunisiens.

En gros, on peut classer les partis politiques en Tunisie en 4 catégories selon leur idéologie.

1° - Les destouriens, nationalistes et patriotes, issus du premier parti le Destour (Constitution) et du Néo-Destour qui ont libéré le pays; puis du PSD (Parti socialiste destourien) et du RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique) qui ont bâti la Tunisie moderne. Des partis au bilan plutôt positif. Leur grand échec étant de n'avoir pas su instaurer une réelle démocratie.

Sauf que parmi les destouriens, il faut distinguer les vrais des faux !

Les faux étant ceux qui, en contradiction totale avec le nationalisme * qui fonde le Destour, admettent l'alliance avec son pire ennemi qu'est le pan-islamisme; comme Béji Caïd Essebsi, Youssef Chahed le nouveau poulain de Ghannouchi; Mohsen Marzouk; Mehdi Jomaa et bien d'autres qui ont gouverné ou s'apprêtent à le faire, avec les Frères musulmans et poursuivre la politique du "consensus" qui paralyse le pays et le détruit un peu plus chaque jour, en s'aplatissant devant Ghannouchi devenu faiseur de rois et briseur de carrière politique pour les "carriéristes"; puisqu'ils ont définitivement admis la constitution voulue par les Frères musulmans pour paralyser le pays et en finir avec la République. 

Sans parler de ceux qui ont fini par rallier Ennahdha, ces opportunistes prompts à retourner leur veste ... preuve d'absence totale de conviction politique si toute fois ils en avaient une. 

2° - Les pan-islamistes, nostalgiques d'une colonisation "religieuse" ; et qui veulent d'un califat où la Tunisie retrouvera son statut de province vassale d'un calife. Serait-ce Erdogan qui rêve de restaurer l'empire Ottoman ou l'émir du Qatar ? Ghannouchi n'ayant pas encore arrêté son choix entre son Frère musulman et son sponsor qatari pour savoir à qui des deux il remettra la destinée de la Tunisie !

Du reste, les tunisiens constatent depuis qu'Ennahdha a la main mise sur le pouvoir, que les institutions nationales sont grippées et que la fonction publique n'est plus ce qu'elle était; ce qui correspond parfaitement à la stratégie des Frères musulmans dont le projet est de détruire la République de l'intérieur pour repartir de la page blanche et préparer la Tunisie au VI éme Califat,  auquel ils aspirent et qu'avait clairement exprimé Hammadi Jebali. 

3° - Les pan-arabistes dont les tunisiens ont découvert, ahuris, la lubie, lors de la constituante qui a révélé des personnages aussi farfelus que dangereux; comme Tartour alias Moncef Marzougui, qui voulait changer le drapeau tunisien et l'hymne national; ou le Panda alias Samir Ben Amor; ou le fou furieux Abderraouf Ayadi qui voulait constitutionnaliser la "cause palestinienne"; ou le couple diabolique Abbou; ou encore Kaïs Saïd, formé en Iraq, chez Saddam Hussein chantre du pan-arabisme après la mort du leader Gamel Abdel Nacer. 

Ils veulent inclure la Tunisie dans ce qu'ils appellent " Oumma arabyyia " que Tartour s’apprêtait à concrétiser en ouvrant les frontières tunisiennes à ses frères "arabes" d'Afrique noire et d'Afrique du nord ! 
Orphelins du Raïs Gamel Abdel Nasser, ancien leader du pan-arabisme; ils sont à la recherche d'un nouveau Raïs ... 

4° - Les communistes et les autres partis qui sont et resteront toujours marginaux ; puisque certains n'ont même pas saisi encore le sens de la chute du mur de Berlin !

Il est nécessaire de connaître les parcours des hommes et les idéologies qui les animent qui sont quelques fois de vieilles lunes comme le pan-arabisme qui a lamentablement échoué avec le Raïs Gamel Abdel Nasser que certains continuent à vénérer comme le chantre du pan-arabisme, alors que les pays dits "arabes" n'ont absolument rien en commun ; ou le communisme qui a échoué lui aussi partout au bout de 70 ans, la chute du mur de Berlin annonçant son déclin ; ou l'islamisme et le wahhabisme qui le fonde qui est le cancer de ce siècle !

Parceque ces idéologies, quelques fois non avouées ouvertement, expliquent les positionnements des uns et des autres et le danger que certains font courir à la Tunisie libérée du colonialisme en 1956, quand ils appellent de leur vœu à un nouveau colonialisme en dissolvant la nation tunisienne dans ce qu'ils appellent la "Oumma arabyyia" pour les uns ou la "Oumma islamyyia" pour les autres, sous la férule d'un Rais ou d'un Calife !

Ces idéologies font que ceux qui s'en revendiquent, constituent un réel danger pour la souveraineté de la Tunisie, construite grâce au nationalisme des destouriens, bâtisseurs de l'Etat-Nation et de la République tunisienne ! 

Rachid Barnat

* Le nationalisme est un principe politique qui est né à la fin du xviiie siècle, tendant à légitimer l'existence d'un État-nation pour chaque peuple par opposition au régime monarchique.



mercredi 13 mars 2019

Les complexés de l'Histoire, prisonniers de leur esprit de colonisé

Le FLN a fait de la guerre de libération et de la colonisation, son fonds de commerce pour justifier sa main mise sur l'Algérie qu'il considère son butin de guerre et imputer ses échecs à la colonisation française. 
Pour cela il lui fallait entretenir la haine de la France responsable de tous les malheurs des algériens ... puisque plus de 50 ans après le départ des français, beaucoup d'algériens nourrissent haine et ressentiments pour la France pour un passé non digéré pour certains et que n'ont pas vécu d'autres ! Et ça marche puisque des jeunes algériens nés après 1962 ressassent un passé qu'ils n'ont pas connu. 
Bourguiba a eu la sagesse de ne pas entretenir la haine pour la France. Il a fait mieux : il a décomplexé le tunisien vis à vis de la France. Pédagogue, il a su tourner la page de la colonisation en distinguant la France, sa culture, de ses gouvernants ! Il a eu l'intelligence de ne pas jeter le bébé avec son eau de bain. Bien au contraire, il a incité les tunisiens à s'ouvrir à la culture et au savoir français;  faisant d'eux des bilingues riches d'une double culture arabe et française !
Malheureusement depuis 2011 et la fumeuse "révolution" des complexés de l'Histoire, ces pan-islamistes et leurs pendants pan-arabistes, qui n'ont toujours pas digéré leurs petites histoires, tentent de raviver les haines et les ressentiments envers la France, prenant exemple sur le FLN; et veulent arabiser tout avec un résultat catastrophique : des jeunes ne maîtrisant ni l'arabe et encore moins le français ... comme en Algérie ! 
R.B
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Kamel Daoud
Les fausses « batailles d’Alger »
L’Algérie nouvelle ne doit se construire ni pour, ni contre la France. Elle doit construire sa souveraineté dans la puissance, la réflexion sur l’intérêt de la nation, l’avenir de sa région. Il nous faut penser à notre maghrébinité, penser d’abord à nos relations avec le Maroc à aider dans sa liberté future, et à la Tunisie à soutenir dans sa construction. 
J’ai lu, comme tant d’autres, les réactions d’algériens aux réactions de la France officielle à propos de notre seconde Révolution. Et j’en fut attristé. Car, entre les fausses passions des uns, les confusions des autres, les théories de complot, les fantasmes de la « bataille d’Alger » imaginaire ou les campagnes téléphoniques comiques, signe du dérisoire comme pensée, c’est surtout une malheureuse réalité qui s’impose : nous ne sommes pas libre de la France si sa réaction nous importe aussi fort, au point de faire verser dans le délire ou la parade nationaliste. Nous ne faisons que reconduire la dépendance du Régime par la dépendance de nos imaginaires. En quoi la réaction de l’Élysée est-elle si importante pour provoquer cette vague ? La France est un pays souverain qui peut choisir les mots qu’il veut. Et nous sommes un pays qui doit construire sa souveraineté sans verser dans le délire ou les fausses campagnes. La France pense à ses intérêts et c’est légitime. Et nous pensons aux nôtres. Demander, exiger, hurler à l’obligation de reconnaissance ou pour dénoncer une méconnaissance, ne prouve qu’une chose : nous ne sommes pas encore tout à fait libres et capables de liberté. 
Notre pays ne peut pas se construire par cette dépendance, ni par un enfermement volontaire dans une exigence infantile de « justice » mondiale. Le monde n’est pas fait ainsi et si nous volons y trouver une place de prestige, il faut penser comment construire, s’allier, réinventer le Maghreb au lieu de rêver de fausses soldes de la colonisation. 
Nous dénonçons un régime qui dépend de la France, selon des affirmations fausses ou vraies, et nous ne faisons qu’attendre de la France sa réaction, pour la commenter, hurler au scandale ou à la néo colonisation. Nous regardons encore vers le nord en tant que victimes, réelles ou imaginaires, et pas en tant qu’égaux à venir.
L’intérêt politique national exige que l’on se concentre sur ce Régime qui est la source de notre servilité et pas sur une image fantasmée de colonisation. La fierté retrouvée ne doit pas verser dans la vanité, mais dans le rêve d’égalité, de puissance ou de dépassement.
Bien sûr on va crier, on va accuser, l’auteur de ces lignes de vouloir servir la France, de trahir ou de se ranger du mauvais côté. La fabrication du traître a fait ses dégâts en Algérie sur l’image des élites. On peut le faire et je me suis habitué à l’insulte de l’adversaire incapable d’argument ou de respect, et cela ne change rien : je n’ai jamais écrit sous la dictée des moments de compromissions ou pour plaire. 
Mon exigence de souveraineté, le culte que j’ai d’un État fort par la lucidité et par un rêve de puissance régionale, sont une passion qui ne dépend ni d’une réaction de l’Élysée, ni d’une vanité recyclée en sentiment anti-Français ou d’une risible campagne téléphonique contre l’Élysée. 
Il y a des millions d’algériens qui vivent en France : on a besoin d’eux, on a besoin d’eux là-bas , ils ont besoin de nous et on a besoin d’y trouver le lieu de nôtre universalité et la fenêtre ouverte sur notre possibilité d’être partout dans le monde ; pour la puissance et la réussite d’un pays à venir.
Pensons au Maghreb, à l’avenir, à l’intérêt de notre pays, au lieu de rejouer aux anciens Moujahidines imaginaires. Recycler le sentiment anti-Français aujourd’hui nous éloigne de notre but et révèle, surtout, une intime dépendance.