Ou le parcours d'un Frère musulman.
Curriculum-vitae de celui qui fait la pluie et le beau temps en Tunisie, avec la bénédiction des américains; qui après l'avoir déclaré terroriste, ont fini par l'enrôler pour diffuser le wahhabisme plus conforme à leurs intérêts ! Et que son sponsor l'émir du Qatar va installer au pouvoir après en avoir chassé ZABA, à la faveur de la fumeuse "révolution du printemps arabe". Et qui s'est autoproclamé Cheikh, auquel ses sympathisants donnent du "radhia Allahou 'anhou" et lui chantent "talaa al badrou alayna" ... titre, formule et chant, réservés exclusivement au prophète Mouhammad !
R.B
Curriculum-vitae de celui qui fait la pluie et le beau temps en Tunisie, avec la bénédiction des américains; qui après l'avoir déclaré terroriste, ont fini par l'enrôler pour diffuser le wahhabisme plus conforme à leurs intérêts ! Et que son sponsor l'émir du Qatar va installer au pouvoir après en avoir chassé ZABA, à la faveur de la fumeuse "révolution du printemps arabe". Et qui s'est autoproclamé Cheikh, auquel ses sympathisants donnent du "radhia Allahou 'anhou" et lui chantent "talaa al badrou alayna" ... titre, formule et chant, réservés exclusivement au prophète Mouhammad !
R.B
Amin Maalouf à propos des islamistes :
" ils croient que leur religion, les dispense d'avoir une morale " !

Réunion d'islamistes : au milieu Gulbudine hekmetyar, chef du parti islamiste afghan,
à sa droite, Ghannouchi et à sa gauche Erdogan.
De son vrai
nom Farid Kherriji, devenu Rached Ghannouchi (pour des raison obscures,
semble-t-il, pour échapper à la justice, compromis dans un viol d’une mineure), il naquit le à El Hamma dans le gouvernorat de Gabés,
dans une famille pauvre avec un père extrêmement sévère d'obédience
kherrijite proche du wahhabisme, d’où le nom de la famille.
Après le
« koutab » (école coranique), il entra dans une école primaire
traditionnelle de l’époque où l’enseignement se faisait en arabe uniquement.
Son certificat
d’études primaires ne l’autorisa pas à entrer dans un lycée.
Il a fait 3
années d’étude à la « Zeitouna » pour obtenir un brevet « Attatwii »
qui lui permit d’exercer comme instituteur d’arabe dans une école primaire
à Gabés.
Parti à
l’étranger après quelques années d’exercice, il a été au Caire où il essaya
l’agronomie sans succès, puis à Damas ou il
prétend avoir étudié la philosophie. Mais aucune trace de ces études ne
vient confirmer ses dires, à ce jour.
Tout ce qu’on
sait, c’est qu’il était approché par des islamistes radicaux de la mouvance des Frères musulmans.
Il partit en
France en 1968 grâce à l’aide financière de personnes charitables, dans le but
de poursuivre ses études. Il commença par des
cours gratuits d’apprentissage de la langue française pour les étrangers à
l'Alliance française sans succès. Il ne put y rester plus d’une année.
Il rentra au
pays en 1969 où il a pu obtenir un poste de professeur dans le
secondaire pour enseigner l’instruction civique et religieuse. A cette époque le baccalauréat
n’était pas indispensable pour un tel poste. Ses collègues le jugeaient
caractériel, aigri, frustre, pingre, difficile à fréquenter.
Il prépara dans
la clandestinité son groupe en 1972 réunissant une vingtaine de clandestins à
Mornag. Aucune
information n’est fournie sur le financement ni sur son origine, pour les besoins du "groupe".
Deux ans plus
tard, les intellectuels du groupe commencent à s'exprimer publiquement dans les
pages du mensuel « Al-Maarifa » (le savoir), dont le premier
numéro paraît en 1975.
Ces derniers, formèrent un groupe islamiste au début des années 1980, qui
constituera la base du « Mouvement de la Tendance Islamique » (MTI) dont Ghannouchi était l’émir dés 1981
avec le statut de « jihadiste », comme cela se pratique chez
les néo-salafistes jihadistes.
Roland
Jacquard fait de Rached Ghannouchi un « inspirateur » d'actes
violents commis au nom de l'islamisme qui refuse de se déclarer
ouvertement : « Selon la plupart des services de renseignement
occidentaux, ces prédicateurs, qui inspirent la conduite de la nébuleuse
islamique, mais qui refusent de s'affirmer en tant que chefs, sont aujourd'hui
au nombre de six : Omar Abdul Rahmane, Mohamed Hussein
Fadlallah, Rached Ghannouchi, Gulbulddine Hekmatyar, Hassan
Al-Tourabi et le mollah Omar ».
Il quitta le
pays pour s’installer dans les régions les plus chaudes de la guérilla
islamiste, surtout le Soudan où il devient émir et beau-frère du sinistre
Hassan Al-Tourabi en épousant la sœur de celui-ci; et qui sera à l’origine de l’éclatement de son pays, entre Nord et Sud.
Il sera inscrit
sur la liste des terroristes les plus recherchés dans le monde sous de
multiples accusations, dont essentiellement celle de trafic d’armes.
Le mouvement fut
alors rapidement la cible des autorités et Ghannouchi
fut condamné à onze ans de prison (trois ans purgés) en 1981, puis condamné aux travaux forcés à perpétuité le 27
septembre 1987, pour les multiples assassinats et attentats à la
bombe dans plusieurs régions de la Tunisie. Outre les
bombes explosives artisanales, « Le mouvement » inventa les bombes à l’acide sulfurique et installa la terreur dans le pays.
Parmi les victimes figurent des imams.
Professeur
Chazli dément catégoriquement les bruits qui faisaient état de
l’intervention de Bourguiba dans le procès et encore moins une tendancieuse information
diffusée par Ben Ali prêtant à Bourguiba l’intention de le rejuger pour le
condamner à mort. Cela servait la bonne cause du nouveau président dans son
entreprise du coup d’Etat médical, réussi du 7 novembre 1987.
Le 8 novembre
1987 était la date prévue pour un autre coup d’Etat militaire celui-là, fomenté par
Ghannouchi pour s’emparer du pouvoir. Confirmé par Salah Karker, l'un des hauts
dirigeants d'Ennahdha, qui reconnaît que l'organisation avait commandé un coup
d'État pour le 8 novembre 1987 en infiltrant l'armée : Le 8 novembre
était aussi la date prévue pour limoger Ben Ali.
Ghannouchi
fut gracié par le nouveau président Zine el-Abidine Ben
Ali le 14 mai 1988.
En remerciement,
il lui exprima sa confiance dans une interview publiée le 17
juillet via le journal « Assabah ».
En contrepartie, il s’engagea à cesser ses activités terroristes en promettant que les
islamistes n'infiltreront plus l'armée ni la police. Promesse qui ne
sera pas tenue évidemment.
A la faveur de
la guerre civile en Algérie, menée par les intégristes de même obédience wahhabite et bien financée, Rached Ghannouchi s'exila à Alger, muni
d'un passeport diplomatique soudanais, tout en restant à la tête
du mouvement.
En 1991, il
s'installa à Acton, dans la banlieue ouest de Londres, Londres devenant la capitale des islamistes de tous poils, d’où il dirigea le mouvement de manière clandestine, soutenu par le Qatar.
A la même année, des actions terroristes ayant provoqué des morts, notamment celle d’un
gardien de nuit à Tunis, furent le prélude à une tentative de coup d’Etat
déjoué. Il était question, semble-t-il, d’abattre l’avion personnel de ben Ali, par un missile.
À Tunis, le
Tribunal militaire condamna Ghannouchi par contumace, le 28
août 1992, comme d'autres leaders du mouvement, à la détention à perpétuité
pour complot contre le président.
Il obtint alors le statut de réfugié politique des services de sa majesté, la reine d'Angleterre, en août 1993.
À la fin
des années 1990, la direction connut des dissensions opposant Abdelfatah
Mourou, cofondateur du mouvement et partisan de la normalisation, à Ghannouchi.
L'entrée de
plusieurs pays, dont les Etats-Unis, l'Égypte et le Liban, lui
sont interdites.
En
mars 1995, il fut expulsé du territoire espagnol après avoir
participé à Cordoue à une conférence sur le thème « L'Islam
face à la modernité ».
Le Canada lui
refusa le statut de réfugié politique.
À partir
de 2005, Ghannouchi est de plus en plus ouvertement contesté au sein de
son mouvement. Cette contestation met en opposition la ligne du chef
d'Ennahdha, qui prône l'opposition frontale au régime de Ben Ali, à la ligne de
la « réconciliation nationale » prônée aussi bien par une partie des
troupes nahdhaouis que par des figures historiques du mouvement comme Mourou et
Doulatli.
A la surprise
générale, le régime de ben Ali tombe le 14 janvier 2011 grâce à une résistance
populaire civile et sans coup d’Etat. Ceci ne manque pas de désarçonner
l’adepte du coup d’Etat frontal.
Rached
Ghannouchi rentre en Tunisie à la faveur d’une révolution à laquelle il n’a
pas participée !
C’est alors une
nuée d’activistes expatriés qui va le rejoindre.
Le reste des
activistes islamistes emprisonnés, seront libérés à la faveur de cette
révolution.
En effet, le 23
octobre il obtint 89 sièges au parlement provisoire sur 217, soit près de 42 %
des sièges grâce à un vote favorable de près d’un million et demi
de personnes; soit 18 % seulement de la population en âge de voter.
Outre la
disparité du rapport entre votants et représentation effective, aucune
information n’a été rendue publique sur les sources de financement (qatari) de son
parti. Par ailleurs, on soupçonne fortement des irrégularités par les achats de
voix parmi les indigents; puisqu’il présente son parti Ennahdha comme étant le
parti des pauvres, lui que certains classent comme la 100 éme fortune de
Londres !
Ghannouchi
garde le statut de guide et continue de diriger le pays en dehors des
institutions.
Il promet
de respecter la durée du mandat de un an pour la constituante, et signe le
décret en ce sens le 16 septembre 2011. Mais le 23 octobre 2012 il fait volte-face et ne tiendra pas sa promesse, se
targuant d’une légitimité qu’il
détient du peuple, affirme-t-il goguenard !
Rached
Ghannouchi est marié et père de quatre filles et deux garçons, Mouadh, Bara, Yusra (porte-parole d'Ennahdha), Intissar et Soumaya mariée à Rafik Abdessalem Bouchlaka, ministre des Affaires étrangères
du gouvernement Jebali. Il a deux épouses : une tunisienne et une
soudanaise, la sœur de son ami Hassen Al Tourabi. Est-ce pour
« régulariser » sa situation matrimoniale, qu’il veut restaurer la
polygamie en Tunisie ?
Son fils Mouadh produit du viol d'une mineure, accompagne son père à des sommets internationaux, comme au Forum de
Davos de 2012.
Son neveu Habib
Khedher est promu rapporteur général de la commission de
préparation de la nouvelle constitution. Il brille par les entraves qu'il oppose régulièrement à l’adoption des textes, notamment le texte de
haut conseil indépendant de la magistrature, n’exprimant que la
volonté de son oncle Ghannouchi.
Sous le
gouvernement Ghannouchi, la sécurité se détériore, la justice
régresse, l’économie bat de l’aile, la presse est attaquée et le retour des
forces obscurantistes et jihadistes poussent vers un régime de tyrannie
théocratique proche de la thèse néo-salafiste rigoriste.
Des groupes dits
de protection de la révolution font leur apparition pour mater
l’opposition, composés d'un ramassis de voyous à la solde d'Ennahdha dont certains se disent salafistes et que Ghannouchi présente comme étant ses enfants porteurs d'une nouvelle culture dont la violence lui rappelle avec émotion la sienne à leur âge, disait-il mais qui ne sont que le bras armé d'Ennahdha; le régime met la main sur l’administration et les instances
susceptibles de préparer les éventuelles élections.
L’opposition
soupçonne le financement d'Ennahdha par le Qatar et par l’Arabie saoudite.
Selon le journal arabophone Al Anwar, le marchand du Temple Ghannouchi,
serait à la tête de plus de 800 millions d’euros.
A voir : La face cachée de Ghannouchi
Dans les
attendus du refus de refuge politique au canada pour Rached Ghannouchi, on lit
en particulier :
[20] Le
leader du mouvement, M. Rached Ghannouchi, un terroriste faisant partie
intégrante de l'internationale islamiste, est considéré par certaines
sources comme étant l'un des maîtres à penser du terrorisme. M. Ghannouchi
a fait un appel à la violence contre les Etats-Unis et a menacé de
détruire leurs intérêts dans le monde arabe. En outre, il a demandé la destruction
de l'État d'Israël.
[21] Le
MTI/Ennahdha a commis 12 crimes pouvant être qualifiés de crimes graves de
droit commun, à savoir :
1/ Attentats
à la bombe en France en 1986;
2/ Attentats
à la bombe à Sousse et à Monastir en 1987;
3/ Des
incendies de voitures en 1987 et 1990;
4/ De l'acide
sulfurique projeté au visage d'individus en 1987;
5/ Complots
en vue d'assassiner des personnalités du gouvernement tunisien en 1990,
1991, et 1992;
6/
Complot en vue de déposer par les armes l'ancien président tunisien Habib Bourguiba
en 1987;
7/
Agressions physiques dans les lycées et universités, de 1989 à
1991;
8/
L'utilisation de cocktails Molotov en 1987, 1990 et 1991;
9/
Incendie criminel de Bab Souika en février 1991;
10/ Tentative
d'incendie d'un édifice universitaire en 1991;
11/ Des
lettres de menace en 1991 et 1992; et
12/ Le trafic d'armes à compter de 1987.
Ses ouvrages :
- La femme entre le coran et la
réalité des musulmans (1984)
- Le destin chez ibn Taimyya (1998)
- Approches laïques et société
civile (1999)
- L’expérience du MTI (2000)
- La pensée islamique en Tunisie.
Les critiques, hormis le dernier ouvrage qui
raconte l’islam en Tunisie, ne sont pas très favorables :
Le destin chez ibn Taimyya nous ramène au
moyen âge islamique et à la pensée originelle des salafistes. D’où
d’ailleurs l’affirmation de Mohamed Talbi : Ghannouchi est
salafistes et ne peut en aucun cas passer de la chose à son opposé.
Le style de Ghannouchi reste
extrêmement rudimentaire. Avec des répétitions et une absence totale de
méthode.
L’ouvrage de 133 pages concernant la femme est
tout ce qu’il y a de plus sidérant ! On y lit notamment que la femme est un
objet sexuel et tout rôle qui lui serait attribué en dehors de la satisfaction
des besoins de l’homme, est secondaire !
Ce qu’en dit Mohamed Larbi Bouguerra, dans un
article :
Dans son livre « La femme dans le Coran et le vécu des musulmans », M.
Rached Ghannouchi (Que Dieu soit satisfait de lui), livre, p.70 à 72, le fin fond de la pensée de nos islamistes à leur début, au sujet de
la femme. Le lecteur a sous les yeux - qu’il faut se frotter tant cette prose
déconcerte - un texte proprement surréaliste, et pourtant publié en 2011 après
J.C. sous la signature du maître à penser d’Ennahdha.
Le texte, qui attribue
au bourguibisme tous les défauts et notamment le dévergondage et les mœurs
dissolues, affirme que pour redresser la barre et sauver le pays du stupre, le
courant islamiste « s’oppose avec force au
travail féminin hors du foyer et à la mixité dans les établissements
d’éducation ».
Pour faire bonne
mesure, il prône la polygamie - « un
devoir religieux et non un remède exceptionnel », tient-il
à souligner. L’auteur incite les femmes « à refuser toute relation avec les
hommes hormis ceux avec lesquels elle a un lien de parenté ou son époux ». Plus
étonnant encore - cerise sur le gâteau si on peut dire - « il encourage les femmes à se satisfaire du minimum
d’éducation ».
Donc à laisser
des talents en friche !
Il faut s’armer de
beaucoup de sang froid si on veut lire toutes les réflexions rédigées
par Ghannouchi : http://www.tunisia-sat.com/vb/showthread.php?t=1765279
