dimanche 5 mai 2013

La question en Tunisie est « Quand cette situation tragique va-elle prendre fin ? »



par Chiheb Essafi 

Chiheb Essafi – Je voudrai tout d’abord vous exprimer nos remerciements pour avoir accepté notre invitation à cet entretien avec un journal en ligne qui a l’ambition d‘établir un réseau par lequel l’accès et le partage du savoir, de la connaissance, de l’information et de sa lecture deviendra possible.
Et cela m’amène à cette première question, croyez-vous au volontarisme de cette communauté, en d’autres termes, cette communauté se reconnait elle encore en une identité partagée ?

Mezri Haddad – Si vous faites allusion à une communauté du savoir et de la libre circulation de l’information, j’y crois bien évidemment. La diffusion du savoir et de la connaissance est une excellente chose qui contribue à l’éradication de l’ignorance et au rapprochement des peuples.
Mais si vous faites allusion à ces communautés virtuelles dans ce monde globalisé, je les considère comme étant à la fois bénéfiques et maléfiques. Elles sont bénéfiques lorsque leurs vocations et actions sont compatibles avec l’intérêt suprême de la nation tunisienne.
Elles sont nuisibles et maléfiques lorsqu’elles vont à l’encontre de cet intérêt suprême. Etant de la vieille école, je place l’appartenance à la communauté nationale au-dessus de toute autre forme d’appartenance, qu’elle soit associative, idéologique, politique ou religieuse.

C.E – Vous avez repris, il y a peu dans l’un de vos commentaire publié dans votre page officielle, en l’absence de festivités officielles pour la fête de l’indépendance cette célèbre phrase d’Hannibal (….) « Terre maudite, tu n’auras pas mes cendres »
Lecteurs que nous sommes, nous y percevons une note de dépit, peut être celui de n’être pas compris.
Vous arrive t-il d’être gagné par la lassitude de combattre, de convaincre ?

M.H – C’était un commentaire qui exprimait le sentiment d’une très grande tristesse de voir mon pays tomber si bas. Y a-t-il pire affliction qu’un gouvernement, censé émaner de la volonté générale, qui refuse de célébrer la fête de l'indépendance ?
Cela ne m’a pas étonné de ces usurpateurs islamistes qui, idéologiquement, ne se sentent pas appartenir à la nation tunisienne, mais à une chimérique Oumma islamique. Cela ne m’a pas étonné non plus des deux autres composantes de la troïka qui sont complices dans l’effondrement de la Tunisie.
Mais j’ai été surpris, affligé même par la passivité des Tunisiens qui ont accepté que le 20 mars ne soit pas célébré et ce, pour la première fois depuis 57 ans. C’est pour cette raison que j’ai repris cette phrase d’Hannibal, « Terre maudite, tu n’auras pas mes cendres ».
Oui, il y a du dépit et du désespoir dans ce propos, mais il y a aussi une passion amoureuse et un amour charnel pour ce pays qui est devenu méconnaissable. La lassitude de combattre, oui cela m’arrive.
Lorsqu’ un peuple devient l’ennemi de lui-même, il n’y a plus grand-chose à faire dans l’immédiat. Il faut que l’histoire fasse son œuvre ; il faut laisser passer le mythe de la « révolution », en attendant que les Tunisiens retrouvent leur esprit et leur dignité bafouée.
C’est très douloureux et très cruel d’assister au naufrage de sa propre nation, mais que voulez-vous, il faut bien subir ce caprice de l’histoire avant la résurrection d’une Tunisie résolument indépendante, prospère et paisible.

C.E – Vous évoquez également dans vos essais l’énormité de la tache de reconstruction qui nous attend. En définitive, que reste t-il de ce pourquoi vous vous êtes toujours battu ? Des idées, des valeurs, des convictions …

M.H – Si l’élite tunisienne postrévolutionnaire toutes tendances confondues avait fait preuve de lucidité, de responsabilité et de patriotisme, on aurait parlé aujourd’hui de construction et non pas de reconstruction.
Je veux dire par là qu’après janvier 2011, il aurait fallu parachever la construction de cet édifice national réalisé par le sacrifice et le dévouement de plusieurs générations. Il aurait fallu préserver les acquis pour relever les défis. Tout n’était pas négatif dans les réalisations de l’ancien régime, que ce soit sous Bourguiba ou sous Ben Ali.
Mais dans l’hystérie pseudo-révolutionnaire, on persuadé les Tunisiens qu’ils vivaient sous un régime nazis et cette élite opportuniste a voulu faire table rase du passé, diaboliser l’ancien régime en embarquant les Tunisiens dans une aventure suicidaire, avec le projet stupide d’une Assemblée constituante, avec la légalisation de 120 partis dont 90% sont parasitaires, avec une mascarade électorale organisée dans la précipitation et sans l’activation de la loi sur le financement des partis…
On mesure aujourd’hui les conséquences de cet amateurisme politique. Tout est à reconstruire, en effet. La Tunisie ne souffrait que de trois maux : l’autoritarisme, la corruption et le chômage des jeunes.
Deux ans après la « révolution du jasmin », la Tunisie est un Etat en faillite, avec des problèmes sociaux, économiques, politiques et identitaires inextricables.

C.E – Ne pensez vous pas que les politiques de votre génération, toutes idéologies confondues assument une grande part de responsabilité dans cette dégradation culturelle de la société ?
Quelles sont les raisons, à votre avis de cette démission du militantisme ?

M.H – Oui, sans doute que la responsabilité est partagée. Aucun pouvoir dans le monde n’est parfait. Personnellement, j’ai toujours cru à l’efficience du réformisme et à la sagesse du gradualisme démocratique, plutôt qu’aux grands bouleversements révolutionnaires qui, là où ils se sont produits depuis l’antiquité et partout dans le monde, n’ont laissé que ruine et désolation.
Le régime de Ben Ali est responsable parce qu’il avait, d’une certaine façon, dépolitisée la société et plus particulièrement la jeunesse. Or, plus on est dépolitisé, moins on est patriote.
Exposée à la globalisation, plusieurs jeunes se sont fourvoyés dans des causes et des combats dont les enjeux les dépassaient de loin. Mais la responsabilité écrasante dans ce que vous appelez la dégradation culturelle de la société revient aux dirigeants actuels et à une partie de l’opposition.

C.E – Le contexte régional est désormais déterminant dans le destin des peuples, bien plus que par le passé. Et de toute évidence, son influence gagnera encore plus en importance.
Comment évaluez-vous l’impact à court terme sur notre région Nord Africaine et pour le Moyen Orient de la « création » prochaine de l’Union Transatlantique en 2014 ?

M.H – L’Union Transatlantique ne concerne pas directement l’Afrique du Nord, ni le Moyen-Orient. C’est une idée d’Obama qui concerne exclusivement le vieux et le nouveau continent, c’est-à-dire les Etats-Unis d’Amérique et l‘Europe.
Son objectif est de contrer la montée de la puissance chinoise. En termes de commerce, la Chine occupe aujourd’hui la première place dans le classement mondial, avec un volume d’échange de 3.870 milliards de dollars. Avec à peine 3.820 milliards de dollars, les Etats-Unis perdent ainsi leur leadership du commerce mondial.
C’est pour cette raison que les Américains veulent créer cette Union Transatlantique. Le Maghreb et le Moyen Orient sont indirectement concernés puisqu’ils seront à la fois le réservoir énergétique et un vaste marché économique pour cette Union Transatlantique et aux dépens de la Chine, ainsi d’ailleurs que de la Russie.
Isoler la Chine du reste du monde arabo-musulman était d’ailleurs l’un des buts géopolitiques et stratégiques du « printemps arabe ». J’ai expliqué cet enjeu dans mon livre « La face cachée de la révolution tunisienne ».

C.E – Les stratégies de domination, de contrôle de souveraineté sont en effet complexes et longuement éprouvés.
Dans quelle mesure un pays comme la Tunisie peut il y faire face ? Pour quels objectifs, avec quelle démarche et avec quels moyens selon vous ?

M.H – Avec la mondialisation, la souveraineté des nations, dans le sens classique du terme, avait déjà pris un coup, y compris en Europe.
Dans le cas de la Tunisie, l’ancien régime a eu le mérite de profiter économiquement de la mondialisation sans pour autant remettre en cause les fondamentaux de la souveraineté. Malgré les pressions occidentales, notamment pour dévaluer le dinar, ou privatiser certaines entreprises étatiques, ou encore ouvrir totalement le marché tunisien à la concurrence mondiale, les décisions du gouvernement ont toujours été souveraines et protectionnistes.
Dans les négociations avec l’Europe pour le statut avancé, nos ministres et nos technocrates ont fait preuve de hautes compétences et de patriotisme. Ce n’est évidemment plus le cas aujourd’hui.
La souveraineté n’a plus de sens, encore moins le patriotisme. Comme je l’ai déjà déclaré à maintes reprises, la « révolution » dite du jasmin a permis au Tunisiens d’accéder à certaines libertés politiques, mais elle a aussi économiquement ruiné le pays et, plus grave encore, elle a bradé son indépendance.
Vous me demandez si on peut encore y faire face ; oui, si l’élite politique qui a été charrié par la « révolution du jasmin » est balayé par des hommes et des femmes compétents et souverainistes.

C.E – L’arabité en tant que facteur identitaire ne doit elle pas être substituée par un ancrage plus conforme à notre réalité pluriculturelle ?

M.H – Avant la grande Fitna de janvier 2011, la Tunisie n’avait pas de problème d’identité. Notre arabité, comme notre islamité quiétiste et tolérante, étaient les principaux éléments constitutifs de la personnalité tunisienne.
Bourguiba, fondateur de l’Etat et rassembleur de la nation, a été très sage dans le dosage de ces deux vecteurs identitaires. Notre arabité se distinguait du nassérisme et du baathisme ; comme notre islamité, qui était totalement différente de l’islam maraboutique africain et davantage encore de l’islam fondamentaliste des monarchies du Golfe.
Les Tunisiens se reconnaissaient dans cette arabité et dans cette islamité spécifiquement tunisiennes. Aujourd’hui, la situation est complètement différente. La sociologie tunisienne est en voie de libanisation. C’est l’ère du clanisme, du tribalisme, du régionalisme et du confessionnalisme. Certains revendiquent l’arabité, d’autres la « berbérité » ; nous avons maintenant des islamistes « modérées », des salafistes, des wahhabites, des chiites, des laïcs, des marxistes…
Si c’était seulement une réalité pluriculturelle comme vous dites, le phénomène ne serait pas inquiétant. Mais il s’agit malheureusement d’une tendance lourde et d’une nouvelle réalité politico-idéologique qui met sérieusement en péril l’unité de la nation.

C.E – Ne pensez vous pas que Bourguiba a légué une symphonie inachevée en n’ayant pas osé ce que la 4eme république française en 1946 a fait, ou encore Atatürk a accompli, par la constitutionnalisation de la laïcité, et de cette « lacune » aujourd’hui nous en payons le prix ?

M.H – Tant que l’âge et la santé le lui permettaient, Bourguiba a donné le meilleur de lui-même pour que la Tunisie soit un grand pays parmi les nations. Il a fait don de sa vie pour que la Tunisie, en termes de modernité, se hisse à la tête des pays arabo-musulmans.
Inutiles d’énumérer toutes ses réalisations, comme l’émancipation de la femme ou l’obligation et la généralisation de l’enseignement. Certains islamistes et gauchistes lui reprochent aujourd’hui de n’avoir pas institué un régime démocratique. Il ne l’a pas fait et, en cela, il a eu raison, du moins jusqu’au début des années 80. La démocratie n’avait aucun sens dans la pauvreté économique et l’ignorance.
Bourguiba a fixé des priorités qui étaient bien plus importantes que le cérémonial démocratique. Les trente premières années de l’après indépendance devaient être consacrées à l’édification d’un Etat fort, à la réalisation des infrastructures, à l’éradication de l’ignorance…
Il fallait un leader charismatique et stratège, entouré d’équipes gouvernementales compétentes et nationalistes. La symphonie de Bourguiba était inachevée, non point parce qu’il n’a pas fait comme Atatürk en Turquie. Contrairement aux mensonges des islamistes, Bourguiba n’était pas du tout favorable à une laïcisation radicale, agressive et antireligieuse. Comme il le rappelait lui-même, il se considérait, en tant qu’avocat ayant fréquenté les meilleurs universités françaises, comme étant supérieur au « petit militaire » que fut Mustapha Kemal.
Il a eu l’intelligence et la sagesse de réaliser ses réformes progressistes sans trop blesser la foi de son peuple. Il n’a pas misé sur la laïcisation jacobine et brutale de l’Etat et de la société, mais sur la sécularisation graduelle des esprits. Mais la sécularisation est un processus long dont les fruits ont été arrachés en janvier 2011. Et quand bien même aurait-il procédé à la constitutionnalisation de la laïcité, qui aurait empêché les islamistes et leurs complices au sein de la troïka de l’abolir ? N’ont-ils pas aboli la constitution ?
Sur un autre registre, la symphonie de Bourguiba est inachevée parce que son successeur n’a pas su relever le défi démocratique. Quoique l’on dise aujourd’hui, Ben Ali a relevé le défi du développement économique et le défi islamiste, mais il a manqué le grand rendez-vous avec la démocratie.

C.E – En retournant vers l’avenir, que pourrions nous faire pour cette jeunesse qui malheureusement, au vu du classement internationale pitoyable de nos universités, se marginalise de plus en plus en matière de savoir et de connaissance, n’est ce pas là le véritable combat à livrer ?

M.H – Il y a plusieurs combats à livrer et celui de la connaissance est crucial. Il l’a été de 1956 à 2011, même si le niveau scolaire et universitaire a nettement baissé ces dix dernières années.
Le baccalauréat n’était plus un concours national sélectif mais un examen avec un taux de réussite en inadéquation avec les véritables connaissances des candidats. C’est cette politique qui a induit un fort taux de chômage parmi les diplômés, puisque le marché tunisien ne pouvait pas tout absorber. La quête du savoir et des connaissances reste un défi majeur.
Mais je ne suis pas sûr que ce soit une priorité pour les usurpateurs actuels du pouvoir.

C.E – En définitive, lorsque les prémices d’un chaos apparaissent, n’est-il pas déjà trop tard ?

M.H – Je crains que oui. Mais, en politique comme en physique, le chaos est lui-même intrinsèquement porteur d’énergie régénératrice. La question n’est pas de savoir si cette situation tragique va prendre fin – la réponse est oui, bien évidemment- mais quand est-ce qu’elle va pendre fin ?
Ceux qui pensent que c’est une question de quelques mois, ou de deux ou trois ans maximum se trompent lourdement. On pourrait reconstruire tout ce qui a été défait en deux ans : l’économie, le bon fonctionnement des administrations, l’ordre républicain, la diplomatie…
Mais il y a une chose qui a été brisé en 2011 et dont le rétablissement sera très dur et très long : la sociabilité.

C.E – Pour terminer sur une note optimiste, une Tunisie souveraine et indépendante mythe ou réalité ?

M.H – C’est un mythe réalisable.

Avec Rachid Guedjal,

Mezri Haddad est un journaliste, écrivain, philosophe et diplomate tunisien. Désigné comme le principal cerveau de l’opposition de Ben Ali dès le début des années 90, il est pourtant devenu ambassadeur de la Tunisie bien des années plus tard.
Étant depuis le début un électron libre et ayant constaté l’influence néfaste grandissante de ce qui allait devenir la menace islamiste au sein de l’opposition.

Le but de cette vidéo est de contextualiser les faits, de comprendre le mécanisme d’infiltration islamiste au sein d’un mouvement d’opposition de gauche à un régime autoritaire et d’éclaircir certains points ambigus de sa vision dans le lien islam, islamisme et politique.
A l’heure où la menace islamiste est malheureusement bien réelle et se fait sentir chaque jour en Syrie, en Libye, l’Algérie est un état menacé de par sa proximité géographique avec la Libye, par le timide retour des anciens du FIS et du GIA (sponsorisés par le Qatar) sur la scène politique, ainsi que par les prêches sataniques d’Al Qaradawi incitant à la guerre civile en Algérie.

Pour mieux combattre un ennemi, il est nécessaire de connaître sa réflexion, sa façon de procéder.
L’islamisme se nourrit des divisions arabes internes saupoudré d’une influence étrangère, de sorte à gangrener l’islam de l’intérieur, tel un cancer sur un organisme malade.
Cette vidéo apportera je l’espère, une meilleure vision et compréhension des gens qui la verront.


samedi 4 mai 2013

LES "AMMAR" ISLAMISTES

Publié dans : 
Tunisie focus
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Sous le régime de ZABA, les Tunisiens désignaient par "Ammar", les services d'écoute téléphonique et de surveillance des réseaux sociaux auxquels ils donnaient par dérision ce prénom; et plus précisément le nom de "Ammar 404", du nom de l'erreur "404" qui s'affiche habituellement sur leur écran ... quand un site est bloqué par les services de police du dictateur !

Et voilà que les "Ammar islamistes", prennent à leur compte des pratiques que nous croyons révolues depuis le 14 janvier 2011; en prenant la relève de ceux de ZABA !!
Faute d'argument, les nahdhaouis cherchent à vous empêcher de vous exprimer : "ils" mettent le peu de génie qui leur reste à bidouiller les réseaux sociaux ... plutôt que de débattre à la loyale : arguments contre arguments ... comme toute personne civilisée !!

Leurs dernières trouvailles :

1° - "ils" postent sur votre mur FB sous le nom et l'avatar d'un de vos e-ami une "entrée" sous forme d'une série de noms piochés parmi vos e-ami (souvent les plus actifs !), porteur de virus ! Il faut retirer cette entrée et la signaler à FB comme étant un "harcèlement" !

2° - "Ils" postent sur votre mur FB toujours sous le nom et l'avatar d'un de vos e-amis, une carte "aimable" et "jolie" ... pour vous souhaiter à vous et à d'autres e-amis une bonne journée, bonne semaine .... 
Demandez à l'e-ami en question, si la carte émane de lui : très souvent, il n'est pas au courant !!
Retirez-la, et signalez-la à FB comme indésirable pour cause d'harcèlement ! Elle est porteuse de virus, et moyen pour "contrôler" votre compte FB.

3° - "Ils" vous demandent de devenir votre e-ami ! 
Pour vous rassurer, ils affichent des "entrées" ciblant la troïka et des hommes d'Ennahdha et leurs actions !
Mais aussi, "ils" présentent des e-amis en commun avec vous !
Allez sur deux ou trois de ces e-amis en commun et vérifiez qu' "ils" figurent parmi leurs e-amis !
Très souvent "ils" n'y sont pas !
Voilà la dernière "trouvailles" des Ammar islamistes pour pénétrer votre compte !

4° - "Ils" vous envoient dans un message personnel des liens pour des photos, vidéo (toujours au titre alléchant !) ou textes ... sous le nom d'un de vos e-amis !
Avant de les ouvrir, vérifier auprès de votre e-amis qu'il est bien l'envoyeur, car souvent il n'est pas au courant !
Et si vous ouvrez le lien "douteux", c'est la porte ouverte à votre compte FB, et au virus etc ...

5° - Ils utilisent le nom de vos amis ... espérant de vous que vous tombiez dans le piège de croire qu'ils rouvrent un autre compte ! Pour vous rassurer, ils disent avoir des amis en commun avec vous !
Vérifiez, et vous verrez que les amis en commun c'est du bluff.

Dommage pour eux qu'ils refusent de débattre et d'argumenter .... 
Mais ils sont tellement certains de leurs vérités qu'ils refusent de laisser les autres débattre .... et de commenter ne serait-ce que les conneries des islamistes !
Totalitaires, ils pratiquent les mêmes méthodes de ZABA : tout repose sur les services secrets pour espionner et "entrer" dans l'intimité des citoyens !
Museler l'info, empêcher les tunisiens de s'exprimer ... jusqu'au meurtre s'il le faut, pour les réduire au silence définitif : 
Chokri Belaïd a payé de sa vie sa liberté d'expression !

Soyez vigilants !

Rachid Barnat

PS : 
Faites sécuriser votre compte FB : https !!
Et dans le doute, n'ouvrez aucun lien ni n'accordez votre "e-amitié" à aucune demande qui vous semble louche !!!

jeudi 2 mai 2013

Eric Denécé et Mezri Haddad détruisent le mythe du Qatar


Eric Denécé * et Mezri Haddad **


Lors du débat de France 24, M.Eric Denécé a d’emblée dit qu’il « observe avec surprise que l’argent n’a pas d’odeur », qu’au sujet du Qatar, il y a deux stratégies : « une stratégie d’affaires et une stratégie de prosélytisme ». Il a défini le régime qatari comme un « salafisme modéré », en précisant qu’un « salafiste modéré, c’est comme un nazis modéré ». Pour lui, « le Qatar mène une politique étrangère ultra-extrémiste. On parle du Qatar comme d’un Etat normal. On, si on faisait une échelle d’Etats démocratiques, le régime de Bachar Al-Assaad, malgré ses énormes défauts, était encore deux fois plus démocratique que le Qatar, qui ne donne aucun droit démocratique à ses citoyens. Cet Etat finance des groupes salafistes qui tuent et torturent en Syrie comme ils ont fait en Libye. 


Le Qatar intervient au nord du Mali pour répandre un islam radical qui détruit les traditions africaines pour couper les mains, violer des femmes et tuer des enfants ». M.Denécé a affirmé que « Le Qatar est un Etat salafiste modéré - ce qui fait sourire - qui soutient un islam radical de la pire espèce dans le monde arabe… ». « N’oublions pas ce que c’est le Qatar ? C’est un bédouin avec deux chèvres et quelques chameaux qui a trouvé du pétrole », a conclu M.Eric Denécé. 

Quant à Mezri Haddad, dont on connaît la haine qu’il voue au Qatar, il a déclaré aussi que ce pays « n’est ni un Etat, ni un Émirat, mais une Machyakha dirigée par des bédouins ». C’est un régime « petit dans tous les sens du terme ». Il a mis en garde contre ces gens qui « ont joué un rôle fondamental dans ce qu’on appelle le printemps arabe ». « Dans chaque dollars investi en France ou ailleurs, il y a le virus et le poison wahhabite », a-t-il affirmé en précisant que les qataris cherchent à moyen et long terme de s’immiscer dans la politique intérieure française par le biais de l'islam de France ». Son contradicteur M.Mohamed Hnid, un tunisien originaire de Zarzis, mandaté pour défendre le Qatar, a alors essayé de le déstabiliser en lui disant : « le printemps arabe est un honneur pour tous les Arabes et vous êtes contre parce que vous étiez un agent du régime et vous avez qualifié les Tunisiens de hordes ». Ce à quoi Mezri Haddad a répliqué : « Le printemps arabe n’honore que les gens sans honneur. 

Avec son argent, le Qatar peut tout acheter sauf l’honneur.  J’assume toute la responsabilité dans ce que j’ai dit chez Bourdin. Hordes et mille fois hordes ceux qui ont répondu à l’appel du Qatar de se soulever contre leur propre pays et qui ont conduit la Tunisie au désastre actuel. Je suis fier d’avoir été l’agent de la Tunisie lorsqu’elle était libre et indépendante. Vous, vous êtes l’agent d’un émirat bédouin qui a mis le feu dans le monde arabe ».

Que voulez-vous au Qatar » lui a rétorqué M.Hnid. « Je veux qu’elle disparaisse comme elle a détruit la Tunisie, la Libye, l’Egypte et tente de faire la même chose aujourd’hui en Syrie. Ce régime wahhabite s’en prend même à l’Afrique, notamment au Mali où les qataris ont armé et financé des islamo-terroriste pour déstabiliser ce pays » a répondu M.Haddad en ajoutant : « Pour votre chaîne Al-Jazeera et son imam hypocrite Al-Qaradaoui, Ben Laden n’est pas un terroriste, Al-Qayda n’est pas une organisation terroriste et les barbares qui égorgent nos enfants en Syrie ne sont pas des terroristes, parce qu’ils sont tous au service du Qatar ». 

A la fin du débat, répondant aux questions des éditeurs, notamment Ben Zarrouk Abdelkader d’Algérie (Pourquoi cette peur des projets qataris alors qu’il s’agit d’investissements économiques ?), Mezri Haddad a répondu « Parce que j’ai pour la France, pays de la démocratie, de la liberté et des droits de l’homme, beaucoup d’estime et de reconnaissance. Je crains pour la France de ce poison wahhabite et salafiste que le Qatar distille ». 



* Eric Denécé, 
écrivain et directeur du CF2R, 
docteur en sciences politiques et il a été Officier-analyste  à la  direction  de  l'Evaluation  et  de  la  Documentation Stratégique du Secrétariat Général de la Défense Nationale (SGDN) et Directeur des  études  du  Centre  d'Etudes  et  de  Prospective  Stratégiques (CEPS). En 2000, il a crée le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), dont il assure aujourd’hui la direction, en même temps qu’il est Professeur-associé à l’université Montesquieu-Bordeaux IV. Il a été le tout premier spécialiste occidental à dire, en février 2011, que la révolution du jasmin est une conspiration américaine. 

** Mezri Haddad 
est docteur en philosophie politique, docteur en histoire, licencié en sociologie et maître de conférence en théologie catholique. Il a été chercheur au CNRS, puis professeur-associé à Assas, à la Sorbonne et à HEC. Il a dirigé l’institut chypriote Daedalos Institute of Geopolitics avant d’être nommé en 2010 Ambassadeur de Tunisie à l’UNESCO, poste dont il a démissionné en janvier 2011, la veille de la chute du régime. 

Les dessous de l'alliance du Qatar et des Frères musulmans

Photo
Cheval de Troie ... pardon du Qatar !

Layla Al-Shoumari 
Al-Akhbar

       Le mouvement des Frères musulmans pave la route pour le Qatar
EN RÉPANDANT LE WAHHABISME DANS LES RÉPUBLIQUES "DU PRINTEMPS ARABE" !

Dans la foulée des soulèvements arabes, le Qatar exploite sa grande richesse et son empire médiatique pour se transformer en superpuissance régionale.  Et ce faisant, détruire les républiques et avorter des révolutions, qui pourraient se retourner contre les pétromonarchies. 
Ce sont ses liens historiques avec les Frères musulmans qui détermineront le succès ou non de la stratégie de Doha.

Nous sommes accoutumés à ce qu’un pays comme l’Arabie saoudite tente de jouer un rôle de premier plan dans la vie politique de la région, mais dans le cas d’un pays petit comme le Qatar - avec une population autochtone d’à peine 200 000 personnes - cela est remarquable.
Principalement en raison de sa grande richesse en pétrole et en gaz, la petite péninsule du Golfe est capable de faire jeu égal avec les principales puissances de la région. Le Qatar a réussi à tirer parti de sa fortune économique, et son empire médiatique construit autour de la chaîne al-Jazeera, renforce sa réputation de superpuissance régionale.
Dans les années qui ont précédé le soulèvement arabe, le Qatar a suivi une diplomatie qualifiée de pragmatique, établissant des relations solides avec des ennemis jurés comme les États-Unis et l’Iran ou le Hamas et Israël. Dans un sens, Doha a précédé la Turquie en mettant en œuvre avec succès une politique étrangère de « zéro des problème ».
Aujourd’hui, cependant, le Qatar se comporte avec plus d’audace, prenant parti dans les bouleversements qui secouent le monde arabe et lâchant les rênes à al-Jazeera pour que celle-ci s’attaque à ses ennemis. Le Qatar s’est en effet lui-même placé dans l’œil du cyclone.
Après son soutien médiatique aux révolutionnaires, Doha s’est senti à l’aise avec les nouveaux dirigeants islamistes de l’Égypte et de la Tunisie. En Libye, le Qatar était à la pointe du soutien militaire et financier arabe aux forces rebelles soutenues par l’OTAN jusqu’à la chute de Mouammar Kadhafi. En Syrie, l’émir est prêt à tout risquer pour faire tomber le régime de Bachar al-Assad.
Au centre de la stratégie du Qatar se trouvent ses liens historiques avec les Frères musulmans, qui sont devenus les principaux bénéficiaires des soulèvements arabes. Parier sur la Fraternité, cependant, comporte des risques - en particulier vis-à-vis des autres États du Golfe qui considèrent les Frères musulmans comme une plus grande menace que l’Iran.

La Fraternité au Qatar
La présence au Qatar de Frères musulmans originaires d’un certain nombre de pays arabes, remonte aux années 1950, lorsque plusieurs des membres du mouvement ont été contraints à l’exil, en particulier par l’Égypte de Gamal Abdel-Nasser. En 1999, la branche du Qatar des Frères musulmans s’est dissoute d’elle-même, et son chef Jassem Sultan déclara en 2003 que l’État qatari s’acquittait correctement de ses obligations religieuses.
Des tentatives similaires visant à concilier la Fraternité avec la famille régnante dans les Émirats arabes unis n’ont pas été aussi fructueux. La branche de la Fraternité des Émirats Arabes Unis, appelée al-Islah, a été autorisée à agir comme un organisme de bienfaisance, mais a dû cesser ses activités politiques.
Au fil du temps, les liens entre le Qatar et les membres de premier plan de la Confrérie se sont renforcés, notamment avec le sheikh Yusuf al-Qaradawi et une longue liste de journalistes islamistes et de militants qui ont inondé les rangs d’Al-Jazeera, avec parmi eux l’ancien directeur général Wadah Khanfar (des Frères Musulmans jordaniens) et l’actuel ministre tunisien des Affaires étrangères Rafik Abdul-Salam, lequel dirigeait le centre de recherche de la chaîne.
Le Qatar n’a pas perdu de temps pour appuyer les nouveaux régimes des Frères musulmans en remplissant leurs coffres. Contrairement à d’autres pays du Golfe, qui ont réduit leurs investissements en Égypte après la chute de Moubarak, Doha a promis d’augmenter sa part jusqu’à 18 milliards de dollars dans les prochaines années.
Les dépenses somptuaires du Qatar en faveur des islamistes ont également réussi à attirer le Hamas palestinien et à éloigner celui-ci de l’Iran et de la Syrie. Dans un récent voyage dans la bande de Gaza, l’émir qatari Cheikh Hamad Bin Khalifa al-Thani a annoncé des investissements et lancé des projets qui équivalent à un quart de milliard de dollars.

Le mécontentement des pays du Golfe
La romance entre les Frères musulmans et le Qatar est une source de mécontentement chez ses voisins du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Ce n’est pas la première fois que Doha mécontente les autres régimes dans la région, car il était autrefois dans les meilleurs termes - principalement pour des raisons économiques - avec l’Iran.
Mais les autres monarchies du Golfe sont de plus en plus méfiantes face à la montée en puissance des Frères dans la région. Certains considèrent la Confrérie comme une plus grande menace que l’Iran. La récente arrestation de dizaines de membres d’al-Islah pour avoir prétendument comploté pour renverser le régime des Émirats Arabes Unis, en est un exemple.
Les médias saoudiens sont de plus en plus ouverts dans leur critique de la relation privilégiée du Qatar avec les Frères, et les Émirats Arabes Unis sont en train de lancer une station de télévision dirigée contre eux. De son côté, le Koweït n’a toujours pas envoyé un montant même symbolique d’aide à l’économie chancelante de l’Égypte.
Cette situation a rendu le Qatar attentif à ne pas déranger ses voisins du Golfe, évitant d’allumer tout incendie pouvant s’étendre. Quand Sheikh Yusuf al-Qaradaw, par exemple, a publiquement critiqué les Émirats arabes unis pour avoir expulsé des Syriens vers l’Égypte en mai 2012, al-Thani s’est lui-même rendu à Abu Dhabi le lendemain pour limiter les dégâts.
La politique du Qatar dans le golfe semble être un prolongement de son approche pragmatique antérieure, consistant à s’allier avec des ennemis acharnés, à vouloir concilier ses rapports avec ses partenaires du Golfe et son patronage des Frères musulmans. Cependant, dans d’autres parties du monde arabe comme en Syrie, le Qatar joue un jeu nouveau et potentiellement dangereux en plaçant toute la mise sur un seul camp.


mercredi 1 mai 2013

UNE SITUATION CATASTROPHIQUE DITES-VOUS ?

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La politique économique et sociale des frères musulmans nahdhaouis est cohérente avec les objectifs de Ghannouchi et de son sponsor l'émir du Qatar : paupériser les tunisiens, et plus particulièrement la classe moyenne, pour les mettre à genoux et à leur merci .... par l'octroi d'aides financières, de postes de travail et de tout autre avantage ... sous condition d'adhésion à Ennahdha ! Tactique expérimentée avec "succès" par Erdogan et que Ghannouchi reprend à son compte !

L'état économique de la Tunisie entre dans un projet global voulu par l'émir du Qatar qui s'est invité en Tunisie pour aider à "l'instauration de la démocratie"; et exécuté par son poulain Ghannouchi : détruire l'Etat moderne et rendre les tunisiens tributaires du prétendant à la colonisation de la Tunisie.

Pour cela, les nahdhaouis savent que l'émir est derrière eux avec sa manne financière et sa TV personnelle Aljazeera, puisqu'ils lui préparent activement la colonisation du pays ! En effet, dés lors que la Tunisie ne pourra plus faire d’emprunts, sa note ayant dégringolé auprès des organismes de notation ... elle sera à la merci de son unique "prétendant", prêt à "l'aider" pour les lui accorder ... et se retrouver ainsi à sa merci !

Cela ne vous rappelle-t-il pas les raisons de la colonisation de la Tunisie en 1881, quand le Bey s'est retrouvé à la merci de la France .... pour des dettes impossible à rembourser ? Mais si le Bey avait subi contraint et forcé la colonisation, Ghannouchi lui l'appelle de ses vœux au nom d'une idéologie désuète et dangereuse à laquelle il veut sacrifier la nation tunisienne parcequ'il n'a jamais eu la fibre patriotique : le pan islamisme ! ! 

Quant à la politique sociale, elle s'appuie sur un endoctrinement de la société au wahhabisme que Ghannouchi confie aux prédicateurs que lui envoient ses amis pétro monarques et auxquels il livre la Tunisie pour diffuser ce poison mortifère.

Leurs premières victimes se sont les jeunes tunisiens des quartiers pauvres, laissés pour compte, auxquels ils promettent le paradis de l'au-delà et qu'ils recrutent et endoctrinent pour en faire les chairs à canon pour les guerres que déclare l'émir du Qatar ici et ailleurs .... contre des pays avec lesquels la Tunisie n'avait aucun différend jusqu'à l'arrivée de Ghannouchi au pouvoir ! Ainsi bon nombre d'entre eux se retrouvent dans des filières alimentant le jihadisme pour ne pas dire le terrorisme, aussi bien en Libye, en Algérie, en Mali et surtout en Syrie où l'émir met la gomme pour éliminer un Bachar Al Assad qui lui résiste : il suffit de voir Aljazeera-TV qui fait de cette guerre sa "une" en boucle 24 heure sur 24 heures pour accabler ceux qui résistent à l'émir !
  
Les troubles sociaux persistants et généralisés, suite à la politique socio-économique du pouvoir en place, découragent les investisseurs et font fuir ceux qui travaillaient en Tunisie. Ce qui a pour corollaire l’instabilité macroéconomique qui pourrait s’installer si les pressions sociales et économiques internes l’emportent sur l’engagement du gouvernement à préserver la stabilité budgétaire. En plus de ce risque, il y a les problèmes qui minent le secteur financier tels l'orientation prise par l'éducation nationale qui islamise à tout va, en réactivant les écoles coraniques et en intégrant le wahhabisme jusque dans l'université théologique, la Zitouna ! Avec le projet d'islamiser la finance ... alors que nous savons la supercherie des pétro monarques eux même, à propos de ce concept fumeux .... puisqu'ils investissent le gros de leurs revenus en Occident profitant de l'intérêt / "riba" que leur procurent leur argent !

La cohérence du programme de Ghannouchi et de son maître l'émir du Qatar est telle que les tunisiens ont beau dénoncé, protesté, contesté, se plaindre de l'insécurité chez eux et du terrorisme qui se développe de jour en jour en Tunisie ... le gouvernement Ghannouchi 1, comme le gouvernement Ghannouchi 2, restent sourds à leurs récriminations ! Mieux encore, Ghannouchi les nargue en prenant la défense des salafistes, jihadistes ... ses "enfants" terroristes qui lui rappellent avec émotion, sa jeunesse et son propre terrorisme !!

Même les forces de l'ordre de la police, de la gendarmerie et les militaires commencent à protester contre la connivence de Ghannouchi avec ces malfrats que sont les "gardiens de la révolution", de prétendues ligues de protection de la révolution, les salafistes, les jihadistes, les terroristes en tout genre; puisqu'ils ont les consignes de leurs supérieurs hiérarchique de ne pas les "toucher" ... au risque de s'exposer eux-mêmes à leurs exactions ! Ce qui est arrivé à un gendarme blessé mortellement et ce qui vient d'arriver à une dizaines d'autres à Jebal Châambi  mal équipés et "interdits" de tirer sur les terroristes qui ont parsemé la montagne de mines antipersonnel, causant des blessures graves pour bon nombre d'entre eux !

Le double langage du pouvoir ou sa schizophrénie, laissent perplexe les tunisiens ! D'un côté il accueille des prédicateurs obscurantistes pour endoctriner et former le terreau d'un terrorisme qui n'existait pas avant la prise du pouvoir par Ghannouchi mais qu'il semble vouloir combattre par ailleurs ! Une comédie exaspérante qui ne dupe plus les Tunisiens sur la planification criminelle par les islamistes, de la destruction de leur République et de ses institutions.

Cette politique va conduire à la ruine du pays et à une insécurité permanente qui, elle même entraînera la fuite des investisseurs ! Mais cela semble le dernier des soucis de Ghannouchi, l'insécurité faisant parti de son plan machiavélique pour conserver le pouvoir.

Les désirs de l'émir sont des ordres pour le gouvernement Ghannouchi : il a besoin de chair à canon pour ses nombreuses guerres disséminées dans bon nombre de républiques dite "arabo musulmanes" ! Son objectif est de détruire les civilisations de ces pays pour implanter son modèle sociétal au service d'un projet géopolitique occidental plus large. Ce qu'il a fait en Libye et ce qu'il est entrain de faire en Syrie ! Puisque c'est le fondement même du wahhabisme : tout effacer pour partir de la page blanche ... comme nous le répètent sans cesse les constituants nahdhaouis !

D'où le chaos organisé par les hommes de Ghannouchi dans un pays dont l'administration a pourtant bien fonctionné après la fuite de Ben Ali grâce aux rouages d'un Etat et de ses institutions solides; jusqu'à l'arrivée au pouvoir de Ghannouchi dont le souci premier est de déconstruire ce que les tunisiens ont patiemment construit depuis Bourguiba : une République et Nation, modernes !

Les tunisiens sont-ils condamnés à subir les lubies d'un rêveur doublé d'un complexé de l'Histoire, pour se retrouver colonisés à nouveau parce qu'il est obnubilé par son projet de califat et de la conversion des tunisiens au wahhabisme pour les "moraliser" ... au point qu'ils ne voient plus où il mène le pays ? !

A moins qu'il n'en ait rien à foutre, et offre la Tunisie à celui qui a fait de lui un riche millionnaire ... en dédommagement pour tant de "bonté", quand il était exilé volontaire à Londres !

Pour preuve : les ministres de son premier gouvernement, que tous les tunisiens s'accordent à dire qu'ils ont échoué ... il les a tous promus et certains se retrouvent dans le gouvernement Ghannouchi 2 dont Ali Larayedh responsable des assassinats politiques de Lotfi Naguedh et de Chokri Belaid, bien que haï  par une majorité de tunisiens ... pourtant promu premier ministre !! Pourquoi ? Parce qu'ils ont tout fait pour appliquer le plan machiavélique de l'émir qui veut faire table rase de la Tunisie bourgubienne et installer son modèle politico wahhabite !

Est-ce que les Tunisiens vont se laisser à nouveau coloniser ?

Rachid Barnat


La Tunisie aux portes du FMI




Pour la troisième fois depuis son accession à l’indépendance, en 1956, la Tunisie demande son concours au Fonds monétaire international (FMI). La première fois, en 1964, cela s’était traduit par une dévaluation du dinar de 20 %, un prêt de 14 millions de dollars et un engagement jamais tenu : « la suppression du déficit des finances ». La seconde fois, en septembre 1986, ce fut plus grave. Le dinar fut à nouveau dévalué de 20 % et un plan d’ajustement structurel imposé à l’économie tunisienne. Le marché était alors appelé à remplacer le plan et le secteur privé à supplanter les entreprises publiques, condamnées à disparaître ou à être privatisées. Ce faisant, l’encouragement de l’investissement étranger devenait la règle.

La troisième fois ressemble aux deux premières en plus dramatique : la Tunisie révolutionnaire fait face à nouveau à une crise de ses finances extérieures. En décembre 2012, les réserves officielles sont tombées à l’équivalent de 94 jours d’importation et la signature tunisienne, très dévaluée sur les marchés financiers internationaux, ne lui permet plus d’y « sortir », c’est-à-dire d’y lancer des emprunts obligataires, comme c’était possible avant janvier 2011. Les deux seuls emprunts réalisés en 2012 n’ont été possibles qu’avec la garantie officielle des trésors américain et japonais.

2013 s’annonce encore plus difficile : « Les marges de manœuvre budgétaire et monétaire de l’Etat sont épuisées », affirme l’ancien gouverneur de la Banque centrale, Mustapha Kamel Nabli. De plus, « à titre de précaution », Tunis demande au FMI un prêt d’environ 1,4 milliard d’euros sur deux ans. En contrepartie, il lui faut s’engager à un certain nombre de réformes structurelles qui ne manqueront pas de soulever de vives résistances dans la société, dans la mesure où elles toucheront des acteurs sociaux à qui la révolution de janvier 2011 a donné les moyens de se défendre.

Premier groupe touché, les fonctionnaires et les salariés des entreprises publiques, qui représentent au moins le tiers du salariat. La hausse des traitements et des embauches a fait grimper de plus de 40 % en deux ans la masse salariale. Le poste représente plus de 51 % des dépenses de fonctionnement de l’Etat et la réduction du déficit budgétaire (7,1 % du PIB en 2021) doit se faire pour une bonne part sur le dos des fonctionnaires tunisiens (modération salariale, gel des embauches, adoption rapide d’une loi de finances rectificative pour 2013...).

Seconde cible, les consommateurs et les usagers. L’Etat subventionne le pain, l’huile, les carburants, le gaz, l’électricité, l’eau, les transports scolaires, le train... C’est le second poste du budget (7,3 % du PIB) et le plus sensible politiquement. En 1984, le président Habib Bourguiba avait failli être emporté à cause d’une hausse intempestive du prix du pain. Cette fois, il n’est pas question d’y toucher mais de porter l’effort d’abord sur les carburants, au motif que les automobilistes sont des nantis, puis sur les tarifs publics, puisque le relèvement du prix de l’eau en mars 2013 en pleine crise politique est passé inaperçu. A terme, la réforme pourrait être radicale, dans l’esprit d’un courant qui se développe dans le monde entier et qui vise à remplacer les subventions par un transfert direct et nominal d’argent aux plus nécessiteux. En attendant, alors que l’inflation atteint déjà 6,5 % et lamine les revenus des Tunisiens, ces mesures ne peuvent qu’accélérer la hausse des prix surtout si, comme prévu, le gouvernement procède à un relèvement de la TVA.

Le troisième groupe visé par l’accord de confirmation est constitué par les débiteurs des banques. Le système bancaire tunisien est malade, et l’agence de notation américaine Moody’s vient de dégrader, le 13 mars dernier, la note des cinq principales banques, dont trois appartiennent à l’Etat. Traditionnellement, les gros emprunteurs, notamment des propriétaires de grands hôtels de tourisme, « oubliaient » de rembourser leurs dettes, forts de leurs appuis politiques. Rien n’a changé sur ce plan depuis deux ans. L’accord prévoit donc la mise sur pied d’une société de gestion des actifs dans le secteur touristique qui saisirait les biens des débiteurs récalcitrants et procéderait à leur vente aux enchères afin de rembourser les banques. Ici, les « victimes » ne tablent pas sur leur nombre mais sur leur poids social et politique pour sauvegarder leurs intérêts.

Le nouveau gouvernement pourra-t-il à la fois, comme il s’y est engagé le 14 mars 2013 devant l’Assemblée nationale constituante, tenir des élections législatives avant la fin de l’année 2013 et appliquer l’accord avec le FMI ? Sur le papier, c’est possible. Le programme d’action économique et sociale du gouvernement, adopté le 4 avril 2012 par la majorité de l’Assemblée nationale, comprend déjà toutes ces mesures. Sur le terrain, cela l’est moins, sauf si le FMI, comme en 2012 la Banque mondiale pour un prêt de 500 millions de dollars, accepte finalement que « la réforme des subventions alimentaires et du carburant ne soit pas appliquée avant les élections ». Son Conseil d’administration doit se réunir pour approuver l’accord en mai prochain.