mardi 2 octobre 2018

Un grand artiste s'en va ...


Un grand artiste tire sa révérence : Charles Aznavour s'en va …
Il a aimé la France qui a accueilli ses parents réfugiés venant d’Arménie. Il a adoré la langue française : ses chansons en témoignent. C’est grâce à ses chansons et à bien d’autres, qu’adolescent, j’enrichissais mon français. Il se trouve que les chanteurs que j’aimais et dont les chansons m’ont aidé à aimer d’avantage la langue française, sont pour la plupart issus de l’immigration : Charles AznavourGeorges Brassens, Léo Ferré, Georges Moustaki, Yves Montand, Serge ReggianiAdamo
Est-ce un signe ? Comme eux j’aime la France, sa langue et sa culture.
Merci l'artiste !
R.B

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Charles Aznavour

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Philosopher avec Charles Aznavour
L’instant présent, la nostalgie, la puissance du sentiment face aux idées… Charles Aznavour, chanteur réaliste, a bâti plusieurs de ses succès sur ces thèmes universels, qui invitent à la réflexion.

Il est des artistes dont la seule existence crée un pont entre les générations. Charles Aznavour, qui nous a quittés à l’âge de 94 ans, était de ceux-là. Plus « populaire », plus « international » que les autres chanteurs éminents de sa génération (Brassens, Brel, Moustaki et tant d’autres), il partageait avec eux un même souci du texte, une même exigence dans l’exploration des possibles de la langue française.

On s’est beaucoup moqué de l’homme, d’abord de son physique, puis de sa voix un peu chevrotante, de ses prises de position en politique, de son exil fiscal, de son « dernier » tour de chant qui durait depuis plus de vingt ans… Mais nul ne lui a jamais contesté son art de l’écriture. Il est parti en nous laissant plus de 1 400 chansons, dont des dizaines qui comptent parmi les plus grands succès du XXe siècle. Avec quelques thèmes récurrents, qui peuvent fournir une bonne matière à réflexion.

Le sentiment contre les principes : « Il faut savoir » (1961)
Comme Brassens, Aznavour chante le quotidien, le banal, les petites choses. Si la majorité de ses textes est consacrée à la question de l’amour, ce n’est presque jamais pour faire de grandes déclarations, mais bien plutôt pour examiner ce qu’il a de concret. Utilisant le plus souvent le « je » et le « tu », il « incarne » le sentiment dans des personnages qu’on peut presque visualiser : un homme qui boit pour oublier la rupture (Je bois), le quotidien d’un travesti (Comme ils disent), le comportement d’un couple au lit (Après l'amour). Aznavour est un chanteur « réaliste », au sens littéraire du terme.
Cette prééminence de ce que peut ressentir une personne dans son existence concrète peut relever d’une philosophie selon laquelle les principes abstraits, valables théoriquement, n’ont de valeur que s’ils peuvent s’appliquer dans la vie « réelle » (plus exactement « matérielle »). C’est ce qu’illustre la chanson Il faut savoir, dans laquelle le personnage, après avoir décrit tout ce qu’il est impératif de faire au moment de rompre, conclut en disant qu’il en est tout simplement incapable :
Il faut savoir rester de glace […]
Il faut savoir garder la face
Mais moi je t’aime trop
Mais moi je ne peux pas
Il faut savoir mais moi
Je ne sais pas
A cet instant, tout s’effondre, les bons conseils, les « recettes », les prescriptions. Tout s’efface devant le constat nu et définitif : peut-être que les autres le peuvent, mais pas moi, donc cela perd toute valeur à mes yeux. In fine, cette chanson pourrait illustrer la pensée de Nietzsche : les idées, les principes, les valeurs ne sont que des manières « d’habiller » les passions, de légitimer son propre comportement à ses yeux ou aux yeux des autres, de faire taire en soi ce qu’il y a de vivant, c’est-à-dire d’insaisissable, de « puissant ».
Le temps qui passe : « Sa jeunesse » (1956)
La tragédie de la condition humaine, c’est probablement la fuite inexorable du temps, selon le paradoxe bien connu d’Augustin : le passé n’est plus, l’avenir n’est pas encore, et le présent se perd dans le passé. Peut-être que seule la poésie est capable de « dire » quelque chose de cette fuite, et Aznavour s’est rangé à ce sujet au côté des plus grands, tels Aragon (Il n’y a pas d’amour heureux) ou Léo Ferré (Avec le temps).
La plupart de ses succès sont d’ailleurs des chansons emplies de nostalgie : La bohème (paroles de Jacques Plante), Hier encore, et même Mes emmerdes. Ces succès disent bien le soin qu’accordait l’artiste à ses textes ou au choix de ses paroliers à ce propos, mais aussi l’universalité du thème. Mais, à mes yeux, c’est Sa jeunesse qui décrit le mieux ce sentiment mêlé de joie et de regrets à l’évocation du passé. Et elle prend un relief tout particulier dans les enregistrements les plus récents.
Lorsque l’on voit loin devant soi rire la vie
Brodée d’espoir, riche de joies et de folies
Il faut boire jusqu’à l’ivresse
Sa jeunesse
Car tous les instants de nos vingt ans nous sont comptés
Et jamais plus le temps perdu ne nous fait face
Il passe
Souvent en vain on tend les mains et l’on regrette
Il est trop tard, sur son chemin rien ne l’arrête
On ne peut garder sans cesse
Sa jeunesse
En quelques phrases, tout le problème du passage du temps est résumé : quand on est jeune, on se projette, on regarde l’avenir et on peut en oublier de vivre l’instant présent. Or on ne peut revenir en arrière et on risque de regretter quand il sera trop tard.
Ce que je trouve aussi formidable dans ce texte, c’est que ce n’est pas un énième « conseil » d’un grand-père à ses petits-enfants. Comme on l’a vu plus haut, ce genre de prescription n’a pas de valeur tant qu’on n’en a pas fait l’expérience. Autrement dit, cette chanson est un avertissement : invariablement, nous finirons tous par ressentir de la nostalgie. Nous ne pouvons jamais vivre pleinement, il nous manquera toujours quelque chose, il est « toujours déjà trop tard », et c’est cela qui est tragique et beau à la fois.
La disparition de Charles Aznavour signifie-t-elle la fin d’une époque ? N’était-il pas le dernier représentant de la grande chanson réaliste d’après-guerre ? Concluons, plutôt, sur cette magnifique chanson qu’il avait composée sur des paroles de Robert Gall en 1963, La Mamma :
Y a tant d’amour, de souvenirs
Autour de toi 
[…]
Y a tant de larmes et de sourires
A travers toi 
[…]
Que jamais, jamais, jamais
Tu ne nous quitteras !
* Thomas Schauder est professeur de philosophie en classe de terminale à Troyes (Aube).




lundi 1 octobre 2018

L'inculture, ce mal endémique chez les "arabo-musulmans"


La culture ferait-elle peur aux dirigeants des pays "arabo-musulmans" ? Il faut croire que oui. Les régimes de ces pays étant totalitaires, qu'ils soient monarchiques ou républicains, leurs dirigeants s’accommodent mal d'un peuple éclairé !

R.B


Le sous-développement culturel des sociétés arabo-musulmanes est dû à deux aspects qui caractérisent leurs élites intellectuelles, qu'ils soient romanciers, poètes, cinéastes ou dramaturges : Le pathos et la fantasmagorie.
1 - Le pathos :
Pleurer et faire pleurer semblent être le ressort idéal de toute œuvre d'art. Un roman, un poème, un film ne peuvent avoir un impact dans nos sociétés que s'ils nous arrachent des larmes. Cette culture du malheur, de la souffrance et de la mort, traduit en fait "la conscience malheureuse" des vaincus. 


Il serait intéressant d’établir un parallèle entre la littérature arabe et celle des romantiques Français du XIXè siècle. Le romantisme en France trouve son apogée au lendemain de la révolution française. Les romantiques étaient issus de familles aristocratiques qui voyaient s’écrouler leurs privilèges sociaux : Alfred DE Musset, Alfred DE Vigny, Alphonse DE Lamartine, René DE Chateaubriand … la particule De montre clairement leur appartenance à la noblesse féodale qui s’est vue ruinée par le nouvel ordre social et économique avec la Révolution française. La tristesse, la solitude, l’engouement pour la nature, le crépuscule, l’automne … sont des thèmes récurrents qui expriment la désillusion de tous ceux qui voyaient s'écrouler les valeurs chevaleresques de la noblesse dans les eaux glacées des nouveaux riches de la bourgeoisie triomphante, même si ces thèmes sont traités par ailleurs par d’autres écrivains n’ayant pas vécu dans le même contexte historique.

Cette culture de la désillusion a incité certains critiques littéraires à traiter les poètes romantiques de paquets de nerfs et de pleurnicheurs.
Il en va de même chez les écrivains et les cinéastes arabo-musulmans qui ne conçoivent la création artistique que dans les larmes. Ils traduisent ainsi par leur penchant au malheur, l’échec civilisationnel et le sous-développement économique, scientifique, technologique et militaire de leurs pays. C’est inscrit en quelque sorte dans leur inconscient collectif.
2 – La fantasmagorie :
N’ayant plus d’impact sur le réel et voyant leurs peuples exclus du monde des sciences, de la technologie et de la suprématie économique et militaire, les élites littéraires du monde arabo-musulman se rabattent sur une illusoire spiritualité. Dans leurs écrits, le monde est peuplé de mystères, d’esprits invisibles, de providence divine, de fatalisme … et même la beauté et l’amour, exprimés par de belles métaphores, ne sont évoqués qu’en tant que manifestation métaphysique émanant de la toute-puissance divine.

Parmi les thèmes incontournables, il y a ce sempiternel conflit entre la tradition et la modernité, qui finit toujours par la primauté du passé sur le présent.

S'il y a des écrivains arabes progressistes qui ont le sens de l’humour et une intelligence rationnelle, lucide, ancrés dans leur époque, ils sont minoritaire face aux écrivains et poètes passéistes.

Ajouter à cela que les peuples "arabes" lisent peu, portés par paraisse intellectuelle plus sur le cinéma et les feuilletons télévisés, monopolisés par des réalisateurs incultes, qui font des ravages parmi la jeunesse. D'autant que les gouvernants privilégient la politique de l'abrutissement des peuples par ce genre de spectacles qui brillent par leur médiocrité sinon par leur vacuité; achetés souvent à bas prix.

Il suffit de voir les programmes à la télévision dans les pays "arabo-musulmans" pour voir le niveau de médiocrité de ce qu'ils proposent pour "instruire" le peuple :  feuilleton à l'eau de rose, films de série B, des pantalonnades en guise de pièces de théâtres s'ils ne versent pas dans la "glorification" d'un passé révolu, football; danse et musique folkloriques qui, dans les pays développés ne sortent des archives occasionnellement qu'en tant que documentaires, mais qui sont le pain quotidien de nos chaines de télé et de nos festivals faute de mieux. Programmes débilitant et infantilisant les peuples "arabes". 
Et depuis la "fumeuse révolution" du printemps arabe, des programmes "religieux" à profusion sont apparues du jour au lendemain sur toutes les chaînes TV où de pseudo "religieux" et autres imams autoproclamés expliquent à longueur d'émission une chariâa désuète depuis 14 siècles à des gens qui aspirent à vivre dans leur époque; participant au ainsi au développement d'une bigoterie chez les nouveaux convertis au wahhabisme.

C'est dire à quel point nous stagnons dans le passé.

Quoi faire contre cette "culture" de l'abrutissement ? Il faut une réelle volonté politique pour donner l'envie et les moyens aux réalisateurs et aux programmateurs pour "distraire" intelligemment le peuple.

Comme quoi il reste d'autres révolutions à faire par les peuples "arabes", pour rejoindre les civilisations évoluées !


dimanche 30 septembre 2018

La gauche identitaire est prise au piège de la politique des minorités

L'individualisme poussé à l'extrême par la gauche, fait le lit du communautarisme dans lequel s'engouffrent les islamistes dont le projet est de redissoudre l'individu dans le groupe qui porte le nom de "Oumma" où l'individu appartient au groupe par le contrôle de sa sexualité avec une main mise totale sur le corps de la femme objet de ses désirs ! Les Frères musulmans peuvent dire merci à cette gauche stupidement démagogique.
R.B
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BONNES FEUILLES - Après avoir suscité un profond débat aux Etats-Unis, l'essai de ce professeur de l'université Columbia de New York, intitulé La gauche identitaire, l'Amérique en miettes, sort en France le 3 octobre. Le Figaro en publie, en exclusivité, de larges extraits.

Pour avoir commis ce livre, l'auteur s'est vu comparer par certains de ses collègues … au chef du Ku Klux Klan. Pourtant Mark Lilla n'a rien d'un extrémiste. Il est professeur de littérature à l'Université Columbia de New York et se revendique comme de gauche. Mais, écrit-il, « les États-Unis sont en proie à une hystérie morale sur les questions de race et de genre, qui rend impossibles toute réflexion et tout débat public ». Son ouvrage,La Gauche identitaire, l'Amérique en miettes, vise à sortir de cette impasse. 

Pour l'auteur, la gauche américaine s'est enfermée dans le piège de la politique des minorités au point d'abandonner toute notion de bien commun et de diviser profondément la société. C'est dans les campus universitaires que l'évolution a été la plus radicale. Pour ne pas laisser le champ libre à Donald Trump, Lilla invite la gauche à se remettre en question. Le Figaro publie, ici, les bonnes feuilles de son ouvrage.

● On peut être identitaire et de gauche «Identitaire».

Un mot dur. On pense aussitôt aux jeunes voyous, crâne rasé ou presque, en cuir noir et Doc Martens, brandissant des drapeaux fleurdelisés devant la statue de Jeanne d'Arc. Ou jetant une tête de porc devant la porte d'une mosquée. Ou occupant un col alpin pour faire barrage aux migrants. Certes, il y a des casseurs d'extrême gauche, des Black Blocs, des zadistes. Ils sont perturbateurs mais marginaux, et leur violence ne menace personne. Non, identitaire est synonyme d'extrême droite, voilà tout. Il y a trente ans, c'était vrai. Mais depuis, une véritable gauche identitaire s'est développée, d'abord aux États Unis puis, petit à petit, ailleurs. 

Sous l'influence du postmodernisme dans nos universités, les jeunes Américains apprennent que chacun d'eux a une identité unique, quoique toujours fluctuante, façonnée par les affinités raciales, sexuelles, et de genre. Et que chacune d'entre elles mérite d'être reconnue et acceptée. Cet individualisme identitaire, pour ainsi dire, s'est révélé être un pendant parfait à l'individualisme économique de notre époque. 

Le nouveau moi identitaire se trouve très à l'aise avec le moi néolibéral parce que ni l'un ni l'autre n'ont cure d'un républicanisme ringard et désuet. Dans un monde où le capital et le travail traversent les frontières fluidement, où les hauts fonctionnaires rendent superflus les débats politiques, où les réseaux mettent en contact des personnes isolées à la recherche d'un «like», le mot solidarité n'a guère de sens. Il a été remplacé côté gauche identitaire par le terme peu charmant d'intersectionnalité, ce qui signifie des alliances temporaires d'individus dont les identités s'entrecroisent, pour atteindre des objectifs à court terme. 

L'engagement politique comme un Tinder pour gens pressés. Et une arme impuissante face à l'assaut populiste de droite qui a mené Donald Trump au pouvoir, et qui menace les minorités que la gauche prétend défendre.

Quand la vérité sort de la bouche de Trump

Les primaires républicaines de 2016 se révéleront sans nul doute aussi significatives historiquement parlant que l'élection qui s'ensuivit. Il ne faut jamais oublier que Trump a battu les partis politiques dominants des États-Unis, en commençant par celui auquel il appartenait - du moins en théorie. Le spectacle fut extraordinaire. Le briseur d'idoles ne venait ni de la gauche ni de la droite. Il arrivait d'en bas. Libre de toute révérence envers Reagan, de toute allégeance envers la cause du parti, de toute analyse approfondie de la courbe de Laffer, ou de toute adhésion au principe de non-contradiction. 

La vérité sortait de sa bouche beaucoup plus souvent que ses critiques n'ont bien voulu le reconnaître, mais à la manière d'un enfant, par accident, mettant ainsi mal à l'aise les adultes présents dans la pièce. Debout devant des usines fermées et des foules d'ouvriers au chômage, il a déclaré que la délocalisation industrielle et les accords commerciaux détruisaient plus de richesses qu'ils n'en produisaient pour des gens comme eux. Il a évoqué sans hésiter l'envie de leur offrir des formations et une couverture sociale minimale. Il parlait comme si l'Amérique le leur devait bien (cependant, percevant l'état d'esprit de son public, il s'est bien gardé de mentionner ce qu'ils se devaient les uns aux autres). Les candidats adverses se sont contentés de fixer leurs chaussures…

Le modèle Facebook de l'identité

Dans le modèle Facebook du moi, les liens qui m'importent et que je décide d'affirmer ne sont pas politiques au sens démocratique du terme. Ils sont tout au plus des affinités électives. Je peux même m'identifier à un groupe auquel objectivement je ne semble pas appartenir. En 2015, une jeune femme perturbée, alors présidente d'une branche locale de la NAACP (Association nationale pour la promotion des gens de couleur) et qui affirmait avoir été victime de plusieurs crimes à caractère raciste, a été trahie par ses parents qui ont révélé qu'elle était, en vérité, blanche. Une vague de critiques outrées s'est abattue sur elle, et les médias de droite se sont servis de cette histoire comme exemple supplémentaire de la dinguerie de la gauche. Mais si le modèle Facebook de l'identité est exact, ses soutiens, et il y en a eu, avaient raison de la défendre. Si tout processus d'identification s'articule légitimement autour de l'identification du soi, il n'y a aucune raison pour que cette femme ne puisse pas proclamer être ce qu'elle imagine être. Bref. 

Le modèle Facebook de l'identité a également inspiré un modèle Facebook de l'engagement politique. Durant l'ère Roosevelt, l'identité de groupe a été reconnue non seulement comme façon légitime de mobiliser les gens pour agir politiquement en tant que citoyens, mais aussi comme outil nécessaire afin de contraindre notre système politique à tenir sa promesse d'égalité entre tous ses membres. Mais le modèle Facebook est entièrement consacré au moi, mon moi chéri, et non à nos histoires communes, ni au bien commun, ni même aux idées. Les jeunes gens de gauche - par contraste avec ceux de droite - sont moins enclins de nos jours à relier leurs engagements à un ensemble d'idées politiques. Ils sont beaucoup plus enclins à dire qu'ils sont engagés politiquement en tant que X, concernés par les autres X, et les problèmes touchant la Xitude.

Campus en délire

Plus la gauche universitaire devient obsédée par l'identité personnelle, moins elle est encline à prendre part à un débat politique sensé. Durant la dernière décennie, une nouvelle et très révélatrice locution provenant des universités a pénétré les médias : « En tant que X, je dirais que… » Cette phrase n'a rien d'anodin. Elle indique à celui qui écoute que j'ai une position privilégiée pour m'exprimer sur ce sujet (en revanche, on n'entend jamais « En tant qu'homosexuel d'origine asiatique, je me sens incompétent pour donner mon avis sur la question »).

Elle érige un mur contre les questions qui, par définition, proviennent d'une perspective étrangère à X. Ce qui transforme l'échange en rapport de force : le vainqueur du contentieux sera celui ou celle qui se prévaut de l'identité moralement supérieure et exprimera la plus grande révolte face à la question qu'on lui pose. Ainsi, les discussions en salle de classe qui jadis auraient commencé par « Je pense A, et voici pourquoi », prennent aujourd'hui la forme « En tant que X je suis choqué(e) que vous puissiez affirmer B ». Ceci est parfaitement sensé si vous croyez que l'identité détermine tout. Cela signifie qu'il n'existe aucun espace impartial pour le dialogue. Les hommes blancs ont une « épistémologie », les femmes noires une autre. Que reste-t-il à dire ?

L'argument se voit donc remplacé par le tabou. Parfois nos campus les plus privilégiés semblent empêtrés dans le monde archaïque de la religion. Seuls ceux ayant un statut identitaire approuvé sont autorisés, tels des chamans, à s'exprimer sur certains sujets. On élève certains groupes - aujourd'hui les transgenres - au rang d'icônes temporaires. Les boucs émissaires - aujourd'hui les orateurs politiques conservateurs - sont dûment désignés et chassés des campus dans des rites d'épuration. 

Les propositions deviennent pures ou impures, non plus vraies ou fausses. Et non seulement les propositions, mais de simples mots. Les « identitarismes » de gauche, qui se considèrent comme des créatures radicales, contestant ceci et transgressant cela, sont devenus aussi corsetés que les institutrices protestantes d'antan par rapport à l'utilisation de la langue anglaise, analysant chaque conversation en quête de locutions déplacées et tapant sur les doigts de ceux et celles qui les utilisent par inadvertance.

Apprendre à parler poliment

La politique en démocratie relève de la persuasion et non de l'expression de soi. Acceptez que vous ne serez jamais d'accord avec les gens sur tout La gauche a des élections à remporter et un électorat centriste issu de la classe ouvrière à reconquérir. Il faut commencer par là. Et rien ne rebutera plus sûrement les électeurs que de se faire sermonner de cette façon. Voici donc quelques rappels à l'intention de ceux et celles pour qui la conscience identitaire est primordiale : les élections ne sont pas des réunions de prière, et personne n'a envie d'entendre votre témoignage personnel. Ce ne sont ni des séances de thérapie, ni une façon d'être reconnu(e). Ce ne sont ni des séminaires ni des moments à vertu pédagogique. Il ne s'agit pas de dénoncer les dégénérés et les bouter hors de la ville. 

Si vous souhaitez sauver l'âme de l'Amérique, pensez à devenir pasteur. Si vous souhaitez obliger les gens à se confesser et à se convertir, enfilez une chasuble blanche et rejoignez les rives du Jourdain. Mais si vous voulez reprendre le pays à la droite, et apporter un changement durable pour ceux auxquels vous tenez, il est temps de descendre de votre chaire. Et une fois que vous serez descendu(e), apprenez à écouter et à imaginer. Il vous faudra visiter, ne serait-ce qu'intérieurement, des endroits où il n'y a pas de wifi, où le café est du jus de chaussette, où vous n'aurez nullement envie de poster une photo de votre dîner sur Instagram. Et où vous mangerez avec des gens qui rendent sincèrement grâce pour ce qu'ils ont dans leur assiette. 

Ne les regardez pas de haut. En tant que gens de gauche dignes de ce nom, vous avez appris à ne pas vous comporter ainsi avec les paysans des contrées lointaines ; faites de même avec les pentecôtistes du Sud et les propriétaires d'armes à feu des Rocheuses. Tout comme il ne vous viendrait pas à l'esprit de taxer les croyances d'une autre culture de simple ignorance, n'attribuez pas automatiquement à la machine médiatique de droite tout ce qu'on vous dit. Efforcez-vous d'entendre ce qui se cache derrière les fausses affirmations, et voyez si vous pouvez vous en servir pour créer un lien. 

La politique en démocratie relève de la persuasion et non de l'expression de soi. Acceptez que vous ne serez jamais d'accord avec les gens sur tout - rien de plus normal dans une démocratie. Ceux et celles qui s'engagent dans les mouvements sociaux axés sur l'identité ont tendance à se retrouver uniquement parmi des personnes partageant les mêmes opinions qu'eux, leur ressemblant physiquement, ayant fait des études similaires. Gardez-vous d'imposer des tests de pureté à ceux que vous souhaiteriez convaincre. Tout n'est pas une question de principes - d'ordinaire, pour en préserver un, il faut en sacrifier d'autres, tout aussi importants. Les valeurs morales ne sont pas les pièces prédécoupées d'un puzzle qui s'imbriquent sans effort.

● Ce que nous partageons

Pour sortir de ce casse-tête, la seule solution est de recourir à quelque chose que nous partageons tous dans une démocratie, mais qui n'a rien à voir avec notre appartenance identitaire, sans toutefois nier l'existence et l'importance de celle-ci. Et cette chose s'appelle citoyenneté. Certes, le terme citoyen a une connotation désuète aux États-Unis, et évoque chez les personnes d'un certain âge des images d'enseignants martelant un tableau noir avec une baguette en bois pendant les cours d'instruction civique. Mais il a un grand potentiel démocratique - et démocrate -, en particulier aujourd'hui. Car la citoyenneté est un statut politique, rien de moins et rien de plus. 

Dire que nous sommes tous citoyens ne revient pas à dire que nous sommes en tout point pareils. C'est un fait de société avéré : de nombreux Américains se définissent aujourd'hui par appartenance à un groupe, mais rien ne les empêche de se définir simultanément en tant que citoyens comme n'importe qui. Les deux idées peuvent être - et sont - vraies. À l'heure actuelle, il est crucial de nous concentrer sur ce statut politique commun, et non sur nos différences manifestes. La citoyenneté est une arme fondamentale dans la bataille contre la doctrine néolibérale parce qu'elle rappelle que nous faisons tous partie d'une entreprise commune légitime, que nous, le peuple, avons créée de notre plein gré. Et que nous ne sommes pas des particules élémentaires. »

Publié par Alexandre Devecchio 

jeudi 27 septembre 2018

Le populisme de gauche, une aubaine pour l'islamisme


La gauche toujours utopiste au point de se mettre le doigt dans l'oeil en soutenant les Frères musulmans et leur wahhabisme qui fait des ravages dans les républiques "arabes" et dont les français commencent à découvrir à leur dépens la dangerosité puisqu'il remet en question tout leur modèle sociétal !
R.B
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Les dangereux affects de Chantal Mouffe

La philosophe prône un populisme de gauche, fondé sur la conquête de l’hégémonie culturelle et la construction d’un peuple. Une idéologie qui frôle la démagogie ?

Ce livre est un manuel : celui du parfait petit Mélenchon. Sous une forme résumée et pédagogique, on y trouve le raisonnement théorique et pratique qui sous-tend la stratégie de La France insoumise (LFI). Philosophe politique, professeure à l’Université de Westminster à Londres, Chantal Mouffe est la principale théoricienne du « populisme de gauche ». Avec son compagnon Ernesto Laclau, universitaire post-marxiste argentin (aujourd’hui décédé), elle a longuement étudié les mouvements populistes d’Amérique latine, le péronisme notamment. Leur livre commun, Hégémonie et stratégie socialiste, a servi de base théorique au mouvement espagnol Podemos, dont La France insoumise s’est largement inspirée.

Se dégageant du marxisme, elle estime que le mouvement socialiste ne peut plus se fonder principalement sur la traduction politique des intérêts « objectifs » de la classe ouvrière, position qu’elle juge « essentialiste ». D’abord parce que la conscience politique des exploités ne dérive pas mécaniquement de leur position de classe ; ensuite parce que les nouveaux « mouvements sociaux » apparus dans les années 60 et si présents aujourd’hui, lutte des femmes, des homosexuels, luttes écologiques, etc. ne sont pas le produit, même indirect, de la lutte des classes, qui perd de ce fait son statut central dans l’analyse des rapports de force entre dominants et dominés. S’inspirant des réflexions de Gramsci, le dirigeant communiste italien hétérodoxe emprisonné par Mussolini, elle pense que le changement politique et social suppose la conquête préalable d’une « hégémonie » intellectuelle et culturelle, à travers une lutte autonome qui n’est pas la simple dérivée des rapports de production. Rejetant « l’économisme » de la pensée marxiste traditionnelle, elle se concentre sur la lutte idéologique et politique, qui forme un champ largement indépendant des antagonismes de classe. Il ne s’agit plus de mobiliser les seules classes exploitées, mais de « construire un peuple » autour d’une « radicalisation » de la démocratie. Ce peuple divers, issu de conflits hétérogènes, trouve son unité dans la désignation d’un adversaire commun, la mince élite du savoir et de l’argent, qu’on appelle « l’oligarchie », qui organise à son profit le processus de mondialisation libérale contre laquelle se dressent les autres citoyens. On débouche ainsi sur un « populisme de gauche », qui se reconnaît dans des mots d’ordre simples de rejet du pouvoir en place - le « dégagisme » - et place sa confiance dans un leader charismatique dont le discours mobilise, plus que les raisonnements moraux ou l’exigence d’une société plus juste, les affects des classes populaires. D’où le soutien de Laclau au péronisme, type même du populisme latino-américain, ou celui de Chantal Mouffe à Pablo Iglesias en Espagne ou Jean-Luc Mélenchon en France.

Contrairement aux thèses défendues par Rawls ou Habermas, l’action démocratique ne consiste pas à trouver la « bonne politique » par la délibération rationnelle et publique, mais à jouer sur l’antagonisme irréductible qui préside à toute politique, tel qu’il a été défini par Carl Schmitt, penseur allemand pour qui toute vie publique se caractérise par la définition d’une frontière entre amis et ennemis. L’ennemi d’aujourd’hui est ainsi incarné par les « un pour cent » de la population qui dominent le processus de mondialisation, et les « amis » par tous ceux qui, à des titres divers, sont les victimes du même processus et se reconnaissent comme alliés au fil du combat politique.
Les esprits chagrins remarqueront que Schmitt fut un des principaux théoriciens du régime hitlérien, et que l’ennemi de l’époque, étaient ceux que les nazis désignaient comme les responsables des malheurs du peuple allemand, au premier rang desquels ils plaçaient la communauté juive. Léger problème d’image, que Mouffe contourne en précisant bien qu’elle conçoit le combat politique dans le cadre institutionnel des démocraties libérales, dont elle ne souhaite en rien s’affranchir. Elle remplace seulement « l’antagonisme » entre amis et ennemis de Schmitt, qui conduit à la violence, par « l’agonistique », qui sépare deux adversaires civilisés, qui acceptent le socle des libertés publiques et du régime représentatif propre aux démocraties.
Ce qui laisse entiers deux problèmes. Mouffe rejette d’abord, comme Mélenchon ou Iglesias, la gauche réformiste et institutionnelle, à qui elle reproche son ralliement, réel ou supposé, au néolibéralisme. Mais elle fait néanmoins l’éloge de la social-démocratie européenne pour son action réformatrice au moment des Trente Glorieuses ou bien sous la présidence de François Mitterrand. Toujours ce retard à l’allumage de la gauche radicale, qui dénonce le « réformisme » de la gauche démocratique quand elle gouverne, mais s’aperçoit, vingt plus tard, que les réformes qu’elle a mises en œuvre sont précieuses aux classes populaires. Jaurès, Blum, Mendès, Mitterrand, Jospin ont tour à tour été soumis à ce régime contradictoire, cloués au pilori par la « vraie gauche » pendant qu’ils agissent, changés en icônes quand ils ont disparu de la scène.
La mobilisation des « affects » populaires, ensuite, débouche sur une configuration dangereuse. En mettant au rancart la délibération rationnelle, l’examen honnête des contraintes du gouvernement, l’éthique minimale du combat politique issu des Lumières, le populisme, serait-il de gauche, frôle sans cesse la démagogie pure et simple. On met en avant des mesures économiques qui ignorent volontairement toute limite financière, tout souci de l’équilibre monétaire : c’est ainsi que le chavisme, ce populisme vénézuélien, a conduit son pays à l’abîme. On désigne comme ennemie l’Union européenne et on s’aperçoit au plus fort de la crise que l’Europe est finalement un moindre mal en regard de la dureté des marchés financiers : c’est ainsi qu’Aléxis Tsípras fait voter un référendum hostile à l’Union pour se rallier en vingt-quatre heures à un compromis avec la même Union, à l’inverse exact du souhait exprimé par son peuple. Les « affects », en effet, ne sont pas toujours progressistes. S’ils se tournent, comme aujourd’hui en Europe, contre les migrants ou contre la minorité musulmane, faut-il les suivre ? Jean-Luc Mélenchon en éprouve aujourd’hui les contradictions quand il veut prendre en compte l’inquiétude des classes populaires face à l’immigration : il est aussitôt mis au banc des accusés par une partie de la gauche. Au bout du compte, dans la locution « populisme de gauche », le populisme tend souvent à l’emporter sur la gauche. Au nom des « affects », du « charisme », et du « dégagisme », on fait sortir le djinn de la lampe. On ne sait plus, ensuite, comment l’y faire rentrer.


mardi 25 septembre 2018

Le wahhabisme fait peur aux français aussi !

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L'ISLAMISME EN EUROPE ... et en France en particulier, commence à produire ses effets !
Le wahhabisme qui le fonde, condamne tant de pratiques relatives aux libertés individuelles ; que forcément ses nouveaux adeptes, vont tôt ou tard poser problème à leurs concitoyens européens.
Ils vont remette en question :
- la laïcité et ses règles du vivre ensemble,
- la mixité à l'école,
- les programmes scolaires pour les conformer au coran,
- la mixité au travail,
- la tenue vestimentaire des femmes,
- la contraception,
- l'avortement,
- la procréation assistée,
- le don du sperme et d'ovocytes,
- l'homosexualité, leur homophobie faisant régulièrement des victimes,
- le PACS,
- le mariage pour tous,
- les bars à vin et autres restaurants le servant ...
En somme tous les acquis que les Français ont mis des années à avoir après de rudes batailles et de luttes acharnées, seront à revoir à l'aune du wahhabisme comme l'imposent les Frères musulmans !
Les Français commencent à percevoir les dégâts du wahhabisme que leur exportent leurs amis pétromonarques. Il serait temps !
R.B
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Oranges coraniques

Je suis très pessimiste sur notre avenir avec l’islam politique même s’il y a un frémissement, quelques petites batailles gagnées ici et là.

Nous ne pouvons pas compter sur les politiques, ils nous ont mis dans cette situation, ils ne nous en sortiront pas car ce serait reconnaître qu’ils ont une responsabilité et qu’ils doivent réparer.

Pourquoi des pyromanes deviendraient-ils des pompiers ?

Les politiques ne réagissent qu’au rapport de force et à l’intérêt électoral.

Nous ne pensons pas car pour la majorité des Français, si l’islam pose un problème important, ils ne sont pas sensibilisés sur la dangerosité de ce qui les menacent puisque tout à été compartimenté pour présenter les problèmes en pièces détachées comme s’ils n’avaient aucun rapport les uns avec les autres.

Je ne vois pas d’émission de vulgarisation pour leur expliquer à une heure de grande écoute ce qu’est le Tamkine par exemple ni sur les fondements de la charia et pourquoi elle est incompatible avec nos valeurs les plus élémentaires.

Nous avons 6 chantiers, 6 terrains de lutte idéologique.

L‘enjeu de la femme musulmane

Nous l’avons perdu, nous avons abandonné et ça n’est pas par exemple l’arbre Fatiha Boudjahlat qui peut cacher la forêt de femmes voilées obscurantistes et bigotes qui sont une véritable pouponnière de futurs islamistes.

Il y a 30 ans, lors de l’émission politique l’heure de vérité consacrée à Harlem Désir, se posait déjà le problème de l’intégration et de l’hyper délinquance de jeunes issus de l’immigration, celui-ci, optimiste, arguait que tout se passerait bien car l’école républicaine éduquerait les femmes en ce sens et que les éducatrices qu’elles représentent favoriseraient l’intégration.

Aujourd’hui l’intégration est interdite de citer car ce serait insulter les nouveaux arrivants dont il faut respecter le mode de vie et les valeurs.

C’est un échec qu’on a transformé par exemple en laïcité inclusive pour magnifier un plantage total, à moins que cela soit voulu.

L’enjeu des quartiers, des banlieues, des fameux territoires perdus de la république.

On est confronté à une évacuation de la loi républicaine et une démission de l’État pour des raisons clientélistes, par peur d’embrasement des banlieues, pour avoir une paix sociale.

On se contente d’arroser ces banlieues de financements sociaux et de tolérer une économie parallèle florissante pour ne pas avoir de violences car nous ne sommes pas en mesure de contenir ces éventuelles violences.

Dans ces territoires il y a 3 strates d’autorité :

- La première c’est le communautarisme tribal des jeunes qui structure les rapports sociaux. Ils font la Police de l’apartheid sexuel en harcelant les « mauvaises filles » de la sphère publique, ce qui a comme résultat de servir l’idéologie islamiste. Ils ont comme modèles « les grands Frères » qui se pavanent avec des voitures de luxe.

- Ce sont des caïdats urbains qui tiennent le commerce et sont responsables de l’autorité suprême par une violence inouïe et par le prestige de leur réussite.
C’est eux qui décident de qui peut entrer ou non dans le quartier, qui est toléré, qui peut vivre du commerce.

La majorité des personnes de ces deux strates violentes autoritaires sont issues de l’immigration Nord-africaine et subsaharienne, sans être de grands pratiquants de l’islam, ils ont des normes culturelles islamiques envers lesquelles ils se positionnent, c’est leur centre de gravité comportementale.

- Vous avez enfin les religieux qui ont le contrôle du comportement des femmes et de plus en plus des jeunes enfants puisque nos élus leur ont offert ces quartiers en espérant faire baisser la délinquance. Ce sont des prescripteurs de comportements.

Les salafistes sont en charge de créer une contre société et mettent les quartiers en état de tension sociale (prières de rues, exigences de Halal, refus de travailler avec des femmes, volonté d’imposer le voile dans les lieux régit par la loi de 1905, dénonciation de nos traditions et us et coutumes heurtant leur foi…).

Résultat, ils ont l’islamisme et la délinquance. Les religieux profitent du non droit et des échecs des jeunes et des caïds qu’ils peuvent récupérer pour un rachat jihadiste.

Si on interdit ces religieux dans les quartiers, les deux autres strates violentes et autoritaires se montreront solidaires et lanceront une insurrection pour défendre les religieux.

6 valeurs structurent les territoires perdus de la république :
- Suprémacisme musulman revendiqué qui s’accompagne de la haine de la France banalisée, comme une évidence, cela relève d’un poncif, une croyance sociale sans débat.
Infériorisation de la femme avec une classification très simple et manichéenne : Il y a la sœur pieuse voilée et respectable et la fornicatrice en puissance résultat de l’impérialisme culturel et idéologique occidental.
Haine des juifs culturelle, passée dans le langage commun, comme pour la haine de la France, ça ne se discute pas, les juifs sont responsables des malheurs qu’ils subissent car c’est un peuple maudît qui a encouru la colère de Dieu et le conflit israélo-palestinien sublime cette haine.
Homophobie assumée et vue comme une abomination qui serait le fruit d’un Occident décadent et en réponse il y a une sublimation gestuelle presque vulgaire de la virilité très phallique des jeunes des cités qui emprunte à la culture rap et finit par se trouver spirituellement dans un Islam phallocrate.
Les enjeux politiques et les questions autour de l’islam politique sont vus au travers de théories de complot qui sont de l’ordre de la paranoïa collective, la riche imagination arabe pour expliquer ce qui est inconcevable pour entretenir le déni sur l’islam politique et jihadiste a rencontré le "complotisme 2.0" qui l’a renforcé et fait des ravages parmi les jeunes.
Obscurantisme forcené, créationnisme, désaveu des sciences au profit de vidéos d’apologie du coran et de ses miracles, là aussi le net a renforcé cet obscurantisme et le mental superstitieux qu’on pouvait rencontrer chez des personnes crédules au faible niveau d’éducation.

Médias.

Nous sommes face à une distorsion des représentations associée à un niveau lamentable des journalistes qui traitent de ce sujet.

Deux visions cohabitent avec bonheur, l’islamogauchisme et la promotion d’un vivrensemblisme forcené qui est une illustration d’une volonté de communautarisme à l’anglo-saxonne au sein même de la caste journalistique qui domine les médias.

L’islamisme, le salafisme sont devenus honorables en comparaison des attentats. Aucune critique de fond sur les valeurs de ces mouvements religieux, ni sur les Frères Musulmans.

Au contraire l’islam est représenté systématiquement à heure de grande écoute par des islamistes, des indigénistes ou des bigots analphabètes qui se ridiculisent dans les médias et donnent une image catastrophique de l’islam pour quiconque le connaît de loin.

Le dernier chouchou islamique est Yacine Belatar, un humoriste chargé d’assurer l’intérim pour donner suite à la mise à l’écart forcé de Tariq Ramadan en attendant que Ennasri prenne la place qui l’attend encore chaude.

Université

Les Islamistes ont deux chantiers prioritaires, le contrôle des femmes qui permet de contrôler l’avenir et le local en instaurant de fait l’apartheid dans l’espace public, et les universités qu’il faut noyauter afin de faire avancer les thèses Islamistes mais elles doivent aussi former les futurs cadres de l’islam politique, des personnes maîtrisant bien leurs communications, aux arguments difficiles à démonter et à la communication efficace afin de fédérer les masses musulmanes populaires derrière elles ainsi que des politiques et intellectuels séduits par la théorie sartrienne des damnés de la terre.

On peut ainsi constater que l’université d’Aix en Provence forme des doctorants islamistes et indigénistes aux thèses plus que douteuses, que François Burgat islamologue converti à l’islam vient de valider la thèse du successeur de Tariq Ramadan, Nabil Ennasri qui s’est permis de soutenir un travail faisant les louanges de Youssef Al Qaradaoui grand ponte de l’islamisme internationale préconisant les actions terroristes, la mise à mort des apostats, des homosexuels, soutenant régulièrement des propos antisémites et fait la promotion du féminisme bâché !

L’université de Lyon a failli organiser un colloque avec des Islamistes et un fiché S pour dénoncer l’islamophobie !

Une autre s’apprêtait à inviter Houria Bouteldja la passionaria du racisme décomplexé au nom de la lutte intersectionnelle !

Le monde universitaire est aussi responsable par certains de ses idéologues de la teneur des programmes scolaires, ainsi on nous a survendu un islam tolérant et pacifique sous Al Andalus afin de formater les élèves de notre pays à une vision non conforme au réel de l’histoire de l’islam.

De plus le mythe de l’Espagne musulmane tolérante n’est qu’un mythe mensonger, Serafin Fanjul vient de sortir un pavé sur la véritable histoire d’Al Andalus qui était une sévère apartheid traversée par des pogroms et massacres réguliers n’ayant rien à envier aux guerres entre catholiques et protestants dans la chrétienté médiévale.

Les desseins idéologiques de ces universitaires qui mettent au point les programmes scolaires les amènent à présenter l’histoire de France comme une succession de pages sombres et de crimes contre l’humanité associés à une église inquisitrice.

Tout enfant confronté à ces manipulations historiques aura toutes les difficultés à avoir de l’estime pour son pays.

Un enfant dont la famille est originaire d’un pays musulman, ne pourra en aucun cas se tourner vers les valeurs culturelles normatives de notre pays, il ne pourra que les rejeter et se tournera vers celles du pays d’origine. Malheureusement la majorité des pays musulmans sont gagnés par un islamisme virulent qui structure les comportements de leurs croyants.

Influences algériennes, marocaines, turques, qataris, saoudiennes.

Sur notre sol, la majorité des mosquées sont de véritables ambassades de puissances musulmanes étrangères, leurs imams défendent un islam rigoriste et littéraliste comme il est observé dans les pays qui contrôlent ces mosquées.

Éducation nationale.

L’éducation nationale est en plein naufrage, les résultats nationaux témoignent d’un déclin inquiétant.

La baisse des niveaux d’exigence fut le résultat d’une volonté de ne pas heurter des générations d’enfants qui se sentaient stigmatiser par l’exigence que ce soit au niveau des apprentissages, de la culture, de la discipline.

Dans les territoires perdus de la république, l’apprentissage de la langue est un handicap dès le départ de la scolarité avec des enfants qui ne parlent pas le français à la maison.

De plus, on entretient le refus de s’intéresser à la culture du pays qui n’est vu que comme un ensemble de services publics et de droits sociaux qui doivent rembourser la colonisation.

Les exigences et rappels à la loi sont vus comme des volontés racistes et discriminatoires, cette victimisation perpétuelle est transférée dans le milieu scolaire où de jeunes professeurs inexpérimentés se retrouvent face à des dynamiques de groupes jouant la solidarité tribale, clanique et religieuse ainsi que le contrôle social sur les individus osant s’affranchir de ce carcan communautaire. Les 6 valeurs structurants l’islamisme sont projetées avec brutalité dans le monde scolaire : impossibilité de protéger les enfants juifs, refus de la mixité, épidémies d’allergies au chlore pour ne pas aller à la piscine, contestations des enseignements scientifiques, refus d’étudier la Shoah et des philosophes juifs, impossibilité d’enseigner l’histoire du Christianisme, importation du conflit israélo-palestinien, difficulté à respecter des enseignants non musulmans.

Où en est-on de ce combat?

Au-delà de ces terrains de batailles idéologiques, il est notable de constater que la justice n’apporte aucune aide ni solution face aux problématiques de caïdats et de califats.

Elle ne prévient pas, ne dissuade pas, et joue même au sein des établissements pénitenciers le rôle de pouponnière qui potentialise le caïdat et le califat.

Le judiciaire est même un instrument de terrorisme intellectuel saisi régulièrement par les islamistes et les indigénistes ainsi que des associations dites antiracistes et féministes afin de réduire au silence quiconque dénonce les mécanismes du totalitarisme à l’œuvre au sein de notre République.

Les 4 pouvoirs de ce pays ne sont donc pas au niveau d’exigence requise pour diagnostiquer la menace et encore moins pour la traiter.

Ne serait-ce que nommer le réel est considéré comme un signe d’appartenance à une idéologie fasciste et vous vaut d’être combattu, insulté, menacé.

Il y a clairement démission, soumission, trahison et collaboration.

Seuls des citoyens regroupés en associations pourront peser et ramener les politiques à la raison comme le recommandait Tocqueville.