vendredi 6 septembre 2019

Éducation et obscurantisme ...

" Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance ! "
Abraham Lincoln
" La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. "
Aldous Huxley 
Pour lutter contre le populisme il faut développer l'éducation et la culture ... à moins que les gouvernants préfèrent des peuples incultes, plus faciles à diriger; et feront tout pour les y maintenir. Les islamistes font mieux encore, en répandant le wahhabisme cet obscurantisme sacré ! 
R.B

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Marguerite Yourcenar

Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. 

J’ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l’éducation de l’enfant.

Je pense qu’il faudrait des études de base, très simples, où l’enfant apprendrait qu’il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu’il dépend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire.


Il apprendrait que les hommes se sont entre-tués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.


On lui apprendrait assez du passé pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un hypothétique avenir.

On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.

On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.

En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.

On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est utile, et à ne pas se laisser prendre à l’imposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante des friandises plus ou moins frelatées, en lui préparant des caries et des diabètes futurs.

Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait. 

dimanche 1 septembre 2019

APPEL AUX FEMMES DÉÇUES PAR Béji CAID ESSEBSI !



Feu Béji Caïd Essebsi avait fédéré tous les mécontents et les inquiets de la montée en puissance des Frères musulmans. Plus de 60 % de son électorat était féminin ! Et pour cause, les femmes étant les premières victimes de l'islamisme.

En 2014, Béji Caïd Essebsi et son parti Nidaa Tounes avaient raflé la présidence de la République et la présidence du parlement où ils avaient une majorité relative. Il leur suffisait de faire alliance avec d'autres partis progressistes pour avoir la majorité absolue. Mais voilà, Béji Caïd Essebsi avait trahi ses électrices, en s'alliant à leur pire ennemi : Ghannouchi !

Béji Caïd Essebsi s'était moqué des démocrates progressistes qui avaient voté massivement pour lui dans l'espoir d'en finir avec l'islamisme, quand dans un tour de passe-passe, il avait fait croire qu'il cherchait des alliés parmi les "progressistes", comme c'est la pratique dans les régimes démocratiques; alors qu'en réalité le jeu démocratique était pipé depuis ses accords de Paris avec l'ennemi de la République tunisienne; puisqu'il avait fait croire que, faute d'alliés chez les progressistes, il était "contraint" de faire une alliance avec l’extrême droite, de la pire engeance et islamiste de surcroît ! 
En somme, plutôt que de faire confiance aux tunisiens, il a choisi les tractations avec leur pire ennemi.

Béji Caïd Essebsi avait trahi les femmes, il avait trahi les progressistes mais aussi Bourguiba dont il se disait l’élève ; en s'alliant à ses pires ennemis qu'il avait combattus toute sa vie !

Et comme si cela ne suffisait pas, il voulait imposer son rejeton comme héritier de Nidaa Tounes et espérait l’introniser président des tunisiens. Sauf que son aveuglement paternel, l'avait rendu de plus en plus impopulaire en voulant imposer pour lui succéder à la tête de Nidaa Tounes, un fils dont tout le monde s'accorde à dire qu'il est nul et le rejette !
Rejeton qui a été, rappelons-le, en visite chez Erdogan pour obtenir sa bénédiction pour servir les intérêts des Frères musulmans !!

Et depuis, Nidaa Tounes est devenu la risée des tunisiens ; et les nidaa-istes, avec leurs querelles internes médiatisées, commencent à les fatiguer. Le pire, est que Nidaa Tounes n'aura pas survécu à Béji Caïd Essebsi; puisque la plupart des nidaa-istes se sont éparpillés entre une myriade de partis dit centristes.

Toute cette tragi-comédie, a fini par dégoûter les tunisiens et particulièrement les tunisiennes, de la politique ; et le rang des abstentionnistes ne cesse de gonfler. D'autant que les partis politiques "progressistes" ne cessent de se recomposer avec un nomadisme des responsables politiques qui vire au tourisme entre les partis, à donner le tournis aux tunisiens; et dont certains, finissent par disparaître devenant coquille vide !

Le plus grave étant que tous ces hommes politiques sont tentés par l'aventure avec Ghannouchi, cauchemar des tunisiens ; ce qui n'augure de rien de bon pour le pays. Et de les voir s'étriper sur les plateaux TV, exposant leurs querelles intestines, ils ont fini par écœurer les tunisiens, qui ne voient qu’hypocrisie, calculs et félonie ; puisque tous cachent mal leur opportunisme pro-islamiste !

Devant le fiasco de Nidaa Tounes, Béji Caïd Essebsi avait tenté de le sauver en faisant son mea-culpa en nous faisant croire qu'il s'est trompé et qu'il ne refera plus confiance aux islamistes, quand Ghannouchi commençait à le lâcher ; mais cela n'avait pas convaincu grand monde.
Quant au projet d'égalité dans l'héritage entre fille et garçon, projet par lequel il voulait reconquérir son électorat féminin, tout le monde savait qu'il était voué à l’échec ; les Frères musulmans étant les maîtres du parlement au Bardo !

Les tunisiens et surtout les tunisiennes, ne savent plus à quel saint se vouer pour se dégager de l'emprise étouffante de la pieuvre islamiste ! Car la classe politique dans son ensemble, semble s'être résignée à pactiser avec le diable pour avoir des miettes de pouvoir, comme si les Frères musulmans étaient devenus fatalement indispensables et incontournables pour diriger le pays ! Même Youssef Chahed qui a séduit un temps les tunisiens, semble lui et son nouveau parti "Tahya Tounes", suivre le chemin de son parrain en politique, celui de Béji Caïd Essebsi; pour continuer à servir d'alibi aux Frères musulmans et leur laisser le temps d'islamiser le pays en attendant de s'enraciner dans le pays comme ils tentent de le faire sur la scène politique. Quant à Abdelkrim Zbidi, cet homme "providentiel" pour beaucoup de tunisiens tombés dans le panneau de ses sponsors, nous savons qu'il n'est qu'un Béji Caïd Essebsi-bis, Béji Caid Essebsi ayant été son mentor !

Or il se trouve dans le paysage politique morose, une lueur d'espoir en la personne de Abir Moussi. Voilà une responsable politique qu'on peut être sûr et certain qu'elle combattra bec et ongles la pieuvre islamiste !

Elle est l'une des rares, sinon la seule, à n'avoir pas hurlé avec les loups pour dire haro sur le RCD (rassemblement constitutionnel démocratique) parti issu du PSD (parti socialiste destourien) lui-même issu du Neo-Destour, pour assumer TOUT de ces partis : le bon comme le mauvais; puisqu'elle envisage même de fêter en 2020, le centenaire de la naissance du Destour (Constitution), leur ancêtre commun !

Certains déjà, et plus particulièrement les femmes, la croient contre l'égalité entre homme et femme; puisqu'elle rejette le projet d'égalité dans l'héritage proposé par BCE !
Qui peut douter une seconde qu'elle soit contre cette égalité ? De surcroît émanant d'une femme ! Qui plus est, fille de Bourguiba ayant bénéficié du CSP (Code du Statut Personnel) offert par ce grand féministe aux tunisiennes ?
Il suffit de lire son projet de Constitution pour une troisième République pour se rendre compte :
- dès le préambule, que la République est garante des droits de l'homme et de l'égalité entre les citoyens.
- article 7 : égalité des citoyens devant la loi sans distinction de croyance, de couleur, de langue, de sexe ou d’origine régionale.
- article 9 : préserver les acquis de la femme en veillant à la parité entre femmes et hommes dans toutes les instances.

Une chose est sûre, elle poursuivra l'œuvre de ses prédécesseurs féministes car si Bourguiba est à l'origine du CSP, Ben Ali a accordé de nouveaux droits aux femmes.

Elle projette une nouvelle constitution pour une Troisième République; la Deuxième République et sa constitution de 2014 étant faite de bric et de broc pour satisfaire les islamistes qui dominaient la constituante. Il faut espérer qu’elle ira même plus loin pour instaurer la laïcité à laquelle croyait beaucoup Bourguiba et que les tunisiens vivaient de fait, mais qui ne fut hélas jamais inscrite dans la constitution, Bourguiba ayant été pris de court par sa maladie !

Et la solidarité féminine ?

Ce qui est admirable chez les tunisiennes, c'est leur solidarité presque légendaire se soutenant les unes les autres devant les vicissitudes de la vie : qui aide financièrement, qui aide matériellement, qui soutient moralement, qui participe physiquement à toutes sortes de tâches ménagères et agricoles, qui participe de l'éducation des enfants ...

Mais voilà, quand il s'agit de politique, leur réaction est sidérante quand l'une d'elle avec courage veut sauver la Tunisie de l'emprise des Frères musulmans qui l'étouffe et étouffe un peu plus chaque jour les tunisiens depuis qu'ils ont accaparé les rênes du pouvoir : nombreuses sont celles qui lui tirent dessus à boulet rouge !

Et le pire, leurs arguments sont d'un niveau qui laisse perplexe. Elles critiquent sa coiffure, son maquillage, ses tenues vestimentaires, à la mode ou pas à la mode, son maintien ... plutôt que de débattre de ses idées !

Il est vrai, quand le sage montre la lune, les idiots regardent son doigt ! Et c'est encore plus vrai avec beaucoup de tunisiennes quand on voit que l'ensemble des opposants à Abir Moussi est constitué en majorité de femmes et quand on lit les arguments avancés pour la rejeter !

Est-ce de la jalousie ? On dit souvent que le pire ennemi de la femme, c'est la femme !

Détrompez-nous "hrayer tounes", femmes émancipées grâce à Bourguiba ! Faut-il qu'une des vôtres ait à lutter sur deux fronts : celui des hommes pour se faire une place dans un monde phallocratique et celui de ses sœurs ? Alors que nous savons que vous avez voté massivement pour Béji Caïd Essebsi pour vous débarrasser des Frères musulmans ! 
Où sont votre logique et votre cohérence, vous qui rejetez une des vôtres qui veut vous en débarrasser ?

Logiquement l'électorat féminin devrait voter pour une personne qui a la ferme intention de dégager les islamistes, hostiles aux droits des femmes et d'en finir avec le consensus qui paralyse le pays alors que d'autres sont prêts à pérenniser.

Et puis, n'y aurait-il pas dans l'élection de Abir Moussi un symbole fort ? Une femme à la tête du pays : une première en Tunisie, dont l'histoire est jalonnée de nombreuses "premières", la mettant en avance sur bon nombre de pays.

Alors, que toutes les déçues de Béji Caïd Essebsi reprennent espoir et votent massivement pour une des leurs : Abir Moussi !!

Rachid Barnat






lundi 26 août 2019

UNE DÉCISION INOPPORTUNE !

GHANNOUCHI S'EST MIS LE DOIGT DANS L’ŒIL 
EN VOULANT ÉCARTER UN RIVAL DE LA COURSE POUR CARTHAGE !
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L’arrestation de Nabil Karoui à la veille des élections présidentielles, est un très mauvais coup porté au pays ; et à plusieurs points de vue.

D’abord il est absolument évident, et cela apparaît clairement dans les commentaires et dans les discussions sur le réseau et dans la vie, que l’on ne pourra pas enlever l’idée que cette arrestation est un « coup politique » pour empêcher ce candidat alors surtout qu’une tentative avait déjà été faite pour tenter de l’éliminer par les fameux amendements voulus par le Gouvernement et soutenus par les islamistes et que le défunt président Béji Caid Essebsi a refusé de parapher.

Cette seule idée est évidement désastreuse pour l’idée même de démocratie ; alors qu’elle est déjà balbutiante et fragile

En réalité on aura beaucoup de mal à savoir qui est derrière ce coup : Youssef Chahed comme certains le disent, ou Ghannouchi le machiavélique qui cherche à faire d'une pierre deux coup en éliminant deux concurrents dans la course à la présidence Nabil Karoui et Youssef Chahed auquel il fait porter le chapeau de son arrestation 

Toutes les spéculations sur ce point sont vouées à l’échec mais elle montre une chose : à savoir que les Tunisiens pensent que ce genre de manipulations sont possibles de la part de ces acteurs de la vie politique ; ce qui en dit très long sur leur conception du combat démocratique et sur la confiance qu’ils accordent à leurs dirigeants !

Mais cette affaire porte également un coup tragique à l’Institution judiciaire qui n’en n’avait, hélas, pas besoin. Elle accrédite l’idée que la Justice est aux ordres du pouvoir et qu’elle n’a donc aucune indépendance ; et qu’elle est politiquement orientée, certains disent aux mains des islamistes ! Tout cela est désastreux.

Sur ce point si l’on peut bien admettre, dans les principes, l’idée que Karoui avait des casseroles et que la Justice est indépendante et qu’elle a donc agi dans son temps et avec ses méthodes contre quelqu’un visé depuis des mois par des plaintes, elle a tout de même commis, dans ce cas, une faute lourde car elle a fourni tous les éléments pour le discrédit qui est jeté tant sur la démocratie, le pouvoir que sur elle-même.

Certains pour tenter de sauver et le pouvoir et la Justice, ont évoqué des affaires survenues en France au moment des élections. Si certains ont évoqué l’affaire Strauss Kahn oubliant seulement que ce n’est pas la Justice française mais américaine qui a agi ; d’autres ont évoqué l’affaire Fillon oubliant que la Justice n’a fait qu’ouvrir une enquête, toujours en cours et n’a en rien empêché François Fillon par l’emprisonnement. 

Si dans le cas de Fillon la justice s'est aussitôt saisie de l'affaire et dans le mois, Fillon était mis en examen; dans le cas de Nabil Karoui, ses dossiers traînent depuis des années chez les juges et comme par hasard ils ont été réactivés pour lui nuire dans sa course présidentielle. Ce qui dénote une anomalie grave de la Justice tunisienne, qui n'a toujours pas fait sa révolution pour s'émanciper du pouvoir en place ! 

En France, dans ses exemples, c’est la presse et sa liberté qui a été à l’origine de ces affaires. D’ailleurs il existe une règle tacite qu’en période électorale, la Justice levait le pied et n’interférait pas.

Car si faute politique il y a, elle incombe à l'ISIE ou mieux encore à ceux qui l'ont mandatée (les constituants !), de ne pas avoir prévu dans leurs règles, l'exclusion de tous scrutins nationaux, toute personne mise en examen devant la justice ! 

En définitive, nul ne sait à qui va profiter cette décision inopportune mais, une chose est sûre, elle nuit grandement à la démocratie, à l’Institution Judiciaire et, donc, au pays.

Rachid Barnat

samedi 24 août 2019

PRÉSIDENTIELLES 2019 : QUI CHOISIR ?

Article publié dans : Kapitalis

" On peut tromper une partie du peuple tout le temps 
et tout le peuple une partie du temps,
mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps ."
Abraham Lincoln

Les dates et les candidats aux élections Présidentielles et législatives sont maintenant connues et l’échéance est pour très vite. Chacun en est conscient, c'est une échéance capitale pour l’avenir du pays.

Or chacun est bien obligé de constater que les hommes politiques tunisiens ne sont ni sérieux ni patriotes et le nombre des candidatures a de quoi faire rire si cela n’était pas, en même temps très préoccupant. Certains ont écrit qu’ils préféraient des centaines de candidatures à une candidature unique. C’est une phrase sans fondement, une facilité, un mot sans réflexion. Car cette multitude de candidature quantitative s'est faite au détriment du qualitatif. Heureusement que d'une centaine de candidature l'ISIE (Instance supérieure indépendante pour les élections) n'a retenu que 26 candidats. 

La plupart des candidats n’ont aucun programme, aucune ligne politique et pense que leurs petites personnes a de l’importance. Or une élection de ce type, c’est d’abord l’occasion pour un pays de choisir entre de réelles options différentes, entre des lignes de force et ensuite de s’unir pour réaliser un projet utile pour le pays.

Bien malins ceux qui pourraient nous dire aujourd’hui quels sont les projets des uns et des autres à part l’obtention du poste !

Encore que fort curieusement tous ou presque nous disent aujourd’hui qu’ils demandent un changement de Constitution et un changement du régime électoral ! Comme c’est curieux ! Ils ne l’ont jamais fait avant. Ils se rallient donc au projet d’Abir Moussi ? 
Qui peut les croire ?

Cependant et malgré la tentation forte que l’on en a, après ces candidatures ridicules, l’abstention serait mortelle pour l’avenir car ce sera la porte ouverte en grand à ceux qui ont un projet et une organisation, à savoir les Frères musulmans d'Ennahdha.

Il faut donc voter et voter en masse.

I - Donner une leçon magistrale aux politiques incompétents.

En ce qui concerne le choix à faire, les Tunisiens dégoûtés des hommes politiques incompétents et sans patriotisme, devraient leur donner une éclatante leçon. Comment ? Il n’y a pas trente-six solutions. Il faut qu’ils réussissent à s’unir en une forte majorité sur un nom et sur un parti.

Ce nom et ce parti, ils ne doivent évidemment pas le choisir au hasard ou le jouer à la roulette ! Ils doivent procéder en posant les bases de ce qu’ils veulent essentiellement et procéder ensuite par élimination.

Ce que veut le peuple Tunisien essentiellement c’est sans conteste : un pouvoir fort, qui ait un projet sérieux pour sortir le pays de la crise que chacun mesure et dans tous les domaines : l’économie, le social, la sécurité, l’éducation.

Les Tunisiens ont maintenant compris dans leur grande majorité que la régression du pays évident pour tous, vient de la Constitution et du régime électoral qui rend le pouvoir totalement impuissant en l’émiettant entre tous les partis.

Ils savent aussi que cette régression date de l’arrivée des Frères musulmans et de leur entrisme dans tous les rouages de la société. Ils sont conscients que les partis islamistes instrumentalisent honteusement la religion pour leur profit personnel. Ils savent aussi qu’ils ont ruiné le pays avec l’exigence anormale de leur indemnisation (Ce que les Etudes du FMI ont clairement montré) qu’ils ont incité des jeunes a partir sur les champs de bataille islamistes, qu’ils ont divisé le peuple avec la religion et qu’ils sont à l’origine de cette Constitution et de ce régime électoral qui ruine le pays.

II - Écarter les islamistes et leurs « complices »

Le choix paraît donc plus simple qu’on le pense.

-  Veut-on continuer grosso modo, comme les années qui viennent de s’écouler depuis le 14.01.2011 ; et alors le choix est très ouvert car tous les politiques peu ou prou, veulent maintenir le système actuel, c’est-à-dire l’émiettement du pouvoir ; et tous sont prêts, si cela leur est nécessaire pour être majoritaire, à s’allier avec les islamistes. 
Il y a même des projets plus graves encore et certains, pour obtenir la Présidence de la République, sont prêts à accepter que les islamistes aient l’Assemblée Nationale et le Gouvernement. Ce qui serait la plus grande des catastrophes. 
Tous ceux-là nous disent que les islamistes sont incontournables et qu’il faut faire avec, ce qui est la pire erreur politique.

Dans ce camp du statu quo, on retrouve pratiquement tous les candidats de Youssef Chahed à Mohsen Marzouk, en passant par Nabil Karoui et même Abdelkrim Zbidi qui a très bien accepté sans jamais dire un mot, la politique dite du consensus imposée par Ghannouchi à Béji Caïd Essebsi

Pour tout dire, cet engouement soudain sur la toile pour Abdelkarim Zbidi paraît même un  peu inquiétant. On ne sait rien de lui. Il n’a jamais exprimé ses idées politiques et même s’il a bien géré l’armée, ce n’est pas un titre suffisant pour qu’il soit un bon Président. Il est même probable qu'il partage avec son mentor Béji Caïd Essebsli le consensus avec les Frères musulmans, ennemis de la République !

Il est donc indispensable que les candidats sérieux et notamment le Dr Zbidi disent clairement, sans ambiguïtés, s’ils s’allieront aux islamistes pour garder le pouvoir ou s'ils resteront dans l’opposition s’ils n’ont pas la majorité. Il faut aussi qu’ils disent, et c’est essentiel, s’ils veulent enfin modifier cette Constitution et ce régime électoral désastreux.

Après ces éclaircissements, les Tunisiens auront l’embarras du choix car tous se valent et tous feront la même politique ou plutôt n’auront aucun projet politique sérieux. Et ils laisseront la place aux islamistes comme l'ont fait avant eux Mustapha Ben Jaafar, Moncef Mohamed Marzougui et Béji Caïd Essebsi ! 

Tous ceux-là, ne proposent qu’aujourd’hui, sans jamais avoir rien dit avant, de modifier la Constitution et le régime électoral qui sont la cause du désastre actuel mais qu’ils considéraient il y a peu, comme les meilleurs ! De qui se moquent-ils ? 
Bien sûr il y en a de meilleurs sur le plan humain mais ce n’est pas le problème car ils ne veulent pas changer les choses et les mécanismes dont on a vu où ils ont mené le pays. 

-  Si, par contre, les Tunisiens veulent le changement, faire en sorte que le pouvoir reprenne de sa vigueur et mette un réel projet en marche, alors il leur faut choisir ceux qui veulent clairement un changement de Constitution et de régime électoral et qui disent clairement qu’ils sont pour une Tunisie qui ne s’allie pas avec les obscurantistes.

III - Faire de sorte que la Constitution et le régime électoral désastreux changent.

Sur ce point, il n’y a pas d’autre choix possible que celui d’Abir Moussi et du PDL car ils sont les SEULS à faire le bon diagnostic et à avoir un projet de changement. Et, ce, depuis longtemps pas à la veille des élections. Sont-ils parfaits ? Bien sûr que non. Mais ceux des Tunisiens qui voudront donner une leçon aux politiques incompétents, souvent corrompus, sans conviction réelle, opportunistes et prêts à tout, sans aucun sens de l’intérêt du pays ; alors ils n’auront pas le choix : ils doivent s'unir sur le nom d’Abir Moussi et du PDL ; et là, leur message sera très fort.

On peut ne pas aimer cette dame pour des raisons personnelles mais elle est la seule à vouloir lutter démocratiquement contre les islamistes. Cela seul devrait faire la différence et conduire chacun à s'unir derrière elle.

Elle a raison de se présenter aux Présidentielles, ce qu’elle n’aurait pas fait si les législatives s’étaient déroulées avant. Se déroulant après, elle ne pouvait pas laisser la place vide et laisser s’installer à Carthage quelqu’un qui aurait fait alliance avec les islamistes et aurait ainsi créé une dynamique contre laquelle elle aurait eu du mal à agir lors des législatives.

Enfin on entend dire : « Comment Abir Moussi pourra-t-elle reformer la Constitution et la loi électorale ? » Cela est vrai. Mais ne faut-il rien tenter parce que ce sera difficile ? 
Or beaucoup de personnes disent bien aujourd’hui que ces textes sont mauvais et on peut penser que si elle a une belle majorité, d’autres se joindront à elle par opportunisme, parce que le succès va au succès. 
Quant à l’accusation d’avoir été RCD, elle est absurde au plus haut point; puisque cela n’empêche pas les même de soutenir M. Zbidi qui a été Ministre de Ben, Ali ce qui est autrement plus grave !

Les Tunisiens sérieusement désireux d'un réel changement, doivent envoyer en nombre ce message. 

Il faut surtout ne pas éparpiller les voix, pour que Abdel Fattah Mourou cet homme dont on connaît les discours et les fréquentations choquantes comme celle d'avec Wajdi Ghanim, ne soit même pas au deuxième tour. 

Les tunisiens ont la possibilité en s'unissant sur un nom, d’envoyer ce message fort.

Maintenant à chacun de réfléchir, de voir quelles sont ses priorités et d’agir en conséquence pour le bien du pays en étant patriote et en ne laissant pas de petites raisons mesquines souvent trahissant un sentimentalisme mal placé, lui dicter son choix.

Rachid Barnat


***


Elections tunisiennes : Abir Moussi ultime chance pour sauver le pays

Les Tunisiens sont appelés à choisir leur futur président. Vingt-six candidats se disputent la présidence d’une République qui n’est plus celle de son fondateur, Habib Bourguiba, ni de son successeur Zine Al-Abidine Ben Ali. Parmi ces 26 postulants à la fonction suprême, une seule femme : l’avocate et présidente du Parti destourien libre, Abir Moussi. Outre son appartenance au genre féminin auquel je suis sensible en tant que femme tunisienne, pourquoi cette candidate se démarque-t-elle et se distingue-t-elle de tous les autres ?


Malgré le nombre pléthorique de candidats (26), parmi lesquels des délinquants, des criminels, des imposteurs et surtout des traitres, l’événement est politiquement et symboliquement important : pour la seconde fois dans l’histoire récente de la Tunisie, des élections démocratiques sont organisées pour désigner au suffrage universel direct le président, ou la présidente de la République. Pour la première fois aussi, les candidats se sont mesurés lors de débats télévisés. Une telle avancée démocratique, indéniable, aurait pu se produire à l’époque de Ben Ali et certainement pas avant – de 1956 à 1987, les Tunisiens n’étant pas socialement, psychologiquement et culturellement préparés à la démocratie- mais ceci est une autre histoire.

Ce qui nous importe aujourd’hui, c’est l’histoire immédiate. Commençons par les deux candidats dont on nous dit qu’ils sont les favoris : Youssef Chahed, actuel chef du gouvernement, même s’il semble avoir délégué ses attributs à Kamel Morjane, et Abdelkrim Zbidi, ancien ministre de l’ère Ben Ali et ministre de la Défense de 2011 à 2017. Le premier est un jeune agronome qui ne s’est jamais distingué par ses compétences ni intéressé à la politique avant 2011 et qui doit tout à Béji Caïd Essebsi avant de le trahir quelques mois avant son décès. Son bilan économique et social suffirait très largement pour le disqualifier. Le second est un médecin, propulsé ministre de la Défense à une époque où la Tunisie n’avait plus d’hommes pour la défendre, pas seulement du terrorisme islamiste mais aussi des ingérences étrangères, notamment celle du Qatar, des Etats-Unis, de la France, de la Grande Bretagne, de l’Allemagne, de l’Algérie…Le seul fait de constater, lors de la campagne électorale, que M.Zbidi s’affiche fièrement avec le renégat suprême Rachid Ammar, le général qui aurait dit non à Ben Ali et oui à Hillary Clinton, montre les liens et la complicité entre les deux hommes.  
  
A priori tout semble opposer Youssef Chahed et Abdelkrim Zbidi. Excepté un point de convergence : ils sont tous les deux des candidats supplétifs et interchangeables des Frères musulmans locaux, à savoir Ennahdha. Il ne s’agit pas là d’une supposition ou d’une déduction hâtive mais d’un fait fondé sur des informations crédibles notamment de notre réseau secret au sein du ministère de l’Intérieur.

En plus de leurs nombreux candidats supplétifs dont nous citerons les noms plus bas, les Frères musulmans ont deux prétendants officiels à la magistrature suprême : Hamadi Jebali, alias Tafjirat (double attentats de Sousse et Monastir en août 1987) et esclave de John McCain ; Abdelfattah Mourou, démagogue chevronné et avocassier véreux qui a fait fortune après le coup d’Etat de janvier 2011 et qui confessait à l’intégriste égyptien Wajdi Ghanim sa stratégie d’islamisation de la Tunisie par le contrôle et l’endoctrinement graduel des enfants et des adolescents tunisiens.
      
Passons maintenant rapidement en revue certains autres candidats qui ne pèseront pas lourd. Et d’abord Moncef Marzouki, l’homme du Qatar qui a livré le Libyen Baghdadi à ses tortionnaires islamistes et qui a encouragé la jeunesse tunisienne d’aller faire le djihad en Syrie. Il se présente pour ne pas se faire oublier et, surtout, ne pas se faire condamner pour Haute Trahison dans le cas où un gouvernement patriotique émergerait des élections.

Hamma Hammami, le gauchiste devenu milliardaire grâce à Chafik Jarraya (actuellement en prison) et Kamel Eltaïef (encore très influent). Il sait que ses chances sont minimes mais il se présente pour rester visible et non guère audible au sein des médias. C’est important pour le business de son épouse, l’affairiste du droit de l’hommisme, Radhia Nasraoui.

Nabil Karoui, ancien serviteur bien docile d’Abdelwahab Abdallah (le Raspoutine de Ben Ali), associé de Tarek Ben Ammar dans Nesma TV, devenu après le coup d’Etat de janvier 2011 l’un des conseillers de l’ombre de Rached Ghannouchi, son second papa après Ben Ali ! Certes, Youssef Chahed l’a foutu en prison pour torpiller sa candidature mais les charges retenues contre lui ne sont pas arbitraires : corruption, fraude fiscale, fuite d’argent à l’étranger…

Son alter ego est Slim Riahi, l’homme qui a fait main basse sur la fortune des enfants de Kadhafi et qui s’en est servi pour devenir un « homme politique » incontournable au sein de l’Assemblée dite nationale qui n’est qu’une pépinière de malfrats, de corrompus, de vendus à l’étranger et d’islamo-terroristes bien évidemment. Depuis près d’une année, il a trouvé refuge en France, pays des droits de l’homme…et des affaires juteuses ! Il vient de se désister au profit d’Abdelkrim Zbidi. En échange, dans le cas où celui-ci sera élu, ses affaires judiciaires disparaîtront comme par enchantement. Promesse de Kamel Eltaïef !

Le très souriant Mehdi Jomaa, l’adolescent attardé et daéchien Seifeddine Maklouf, l’islamiste light Hatem Boulabiar, l’embourgeoisé Mohamed Abbou, l’automate Kaïs Saied, l’honorable correspondant du SIS britannique Hachemi Hamdi, sont tous des candidats supplétifs des Frères musulmans et plus exactement du chef de la secte, Rached Ghannouchi. Un seul nom parmi ces candidats mineurs mérite le respect, pour son intégrité et sa sincérité, Saïd Aïdi.

Seule candidate à s’opposer réellement aux Frères musulmans, l’avocate téméraire Abir Moussi. Authentique bourguibiste, son grand fait d’arme reste sa résistance héroïque à l’anarchie de janvier 2011, à « la horde », comme disait à la même époque son maître à penser, le philosophe Mezri Haddad. De sources fiables, c’est lui qui la conseillerait sur les questions de politique étrangère et de géopolitique. Elle partage également avec lui sa détestation de l’islam politique, sa fidélité pour Bourguiba, son adversité à l’égard du Qatar, sa volonté de rétablir les relations avec la Syrie, son soutient au régime égyptien et son enthousiasme pour Vladimir Poutine.

C’est en cela que la présidente du Parti destourien libre (PDL), qu’elle préside depuis 2016, se distingue et se démarque de l’ensemble des autres candidats à la magistrature suprême. Elle est aussi l’une des rares à porter un projet politique, social, économique, sécuritaire et stratégique global et cohérent que ses adversaires résument caricaturalement en un retour à l’ancien régime. Dans les faits, outre ses convictions démocratiques et les réformes économiques et sociales qu’elle entend mettre en œuvre, le seul « recul »  qu’Abir Moussi veut opérer est le retour à la Souveraineté absolue de la Tunisie. Pour les politiciens et les pseudo journalistes charriés par et dans la boue de la « révolution de la Brouette », c’est évidemment un sacrilège, un « retour à la dictature » ! Facteurs aggravants aux yeux des mercenaires devenus politiciens ou journalistes, la souverainiste Abir Moussi est déterminée à interdire les partis qui instrumentalisent la religion à des fins politiques, autrement dit la secte des Frères musulmans, et à réviser la constitution de Noah Feldman !!!

Y parviendra-t-elle ? Nous le saurons dans les heures qui viennent. Et nous découvrirons par la même occasion le degré de maturité des Tunisiens pour la démocratie !!!




lundi 12 août 2019

DERRIÈRE CHAQUE GRAND HOMME, UNE FEMME : SA MÈRE !


Je veux honorer aussi la mémoire des femmes qui ont poussé leurs enfants dans leurs études, étant souvent elles-mêmes illettrées, en contribuant à leur manière à la lutte contre l’obscurantisme qui a favorisé le colonisation; outre ma mère à laquelle je rends hommage ici pour m'avoir toujours encouragé à étudier, je vais rapporter ici une anecdote révélatrice du rôle joué par la mère de mon ami Hammouda, qui en faisait partie. 

Elle avait mis à la disposition de son fils, une pièce dans sa grande maison dans la " M’dina el arbi " de Tunis pour réviser ses cours. A la fin des cours au Collège Sadiki, Hammouda et moi nous allions faire nos devoirs dans cette pièce, où elle nous faisait servir un petit goûter. 

Cette femme veillait à ce que ses fils et filles étudient sérieusement. Elle vivait presque seule avec ses enfants, le mari exploitant agricole, étant souvent retenu à la ferme. 

Elle tenait à vérifier par elle-même que ses enfants avaient fait leurs devoirs et appris leurs leçons et autres récitations par cœur. 


Elle les prenait un à un et leur faisait réciter leurs devoirs. Si le récitant hésitait ou oubliait un mot, elle le renvoyait reprendre son texte pour l'apprendre par cœur. Celui ou celle qui butait sur un mot ou une phrase, avait beau supplier qu'elle l’aide en lui soufflant le mot… rien à faire, elle le gronde et le renvoie reprendre son texte jusqu’à ce que sa récitation par cœur se fasse sans hésitation !

Ce n’est qu’avec l’âge, devenus un peu plus grands, que les enfants ont découvert le subterfuge de leur mère et pourquoi tant de sévérité de sa part pour refuser de leur souffler le moindre mot : elle était illettrée, ne sachant ni lire ni écrire ! 

L'année du bac probatoire j'ai été ajourné. Je n’oublierais jamais combien elle m’a consolé et surtout encouragé pour que je révise durant l’été, m’assurant que je l’obtiendrai pour m’avoir vu réviser régulièrement chez elle, avec assiduité au côté de son fils. 

Ces femmes souvent illettrées, ont été derrière les hommes et les femmes qui ont bâti la Tunisie moderne. Comme on dit : derrière chaque grand homme, il y a une femme... en l’occurrence sa mère ! 

 

On peut énumérer tant et tant de noms de grands hommes qu'a connus la Tunisie et qui ont contribué à libérer le pays et à construire la Tunisie moderne, qui doivent beaucoup à leurs mères, dont Habib Bourguiba qui, reconnaissant pour toutes les femmes qui l'ont élevé parcequ'il était orphelin, a tenu à leur rendre hommage en leur accordant des droits uniques dans le monde dit "arabo-musulman", en promulguant le Code du Statut Personnel (CSP).

Ce Code fut son premier acte politique majeur pour rendre leur dignité aux tunisiennes qui ont formé et qui formeront les bâtisseurs de la nouvelle République. 


Par ce Statut, Bourguiba a libéré les femmes en leur accordant des droits que l'Islam ne leur accordait pas !


Bravo à toutes ces femmes dont ma mère, qui ont permis l'émancipation de leurs filles pour donner à la Tunisie la génération de "hrayers tounes", ces femmes libres et fières de se considérer filles de Bourguiba !

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13 Août 1956, Signature du Code du Statut personnel

Et dire que certaines femmes d’aujourd’hui, bien que instruites et cultivées dans les écoles de Bourguiba, admettent le retour à la case de départ de leurs arrière-grand-mères en retirant leurs enfants de l’école de la République pour les confier aux écoles coraniques des islamistes ... 

Elles se laissent séduire par Ghannouchi et ses Frères musulmans jusqu'à se convertir au wahhabisme et admettre le nouveau colonialisme politico-religieux qu'il sous-tend; puisque Ghannouchi veut remettre la souveraineté de la Tunisie entre les mains de ses amis turcs & qataris; Erdogan se voyant déjà en Calife, héritier de l'Empire Ottoman !

Et voilà comment des femmes incultes ont poussé leurs enfants à s'instruire et à découvrir tous les savoirs et d'autres bien qu'instruites et souvent diplômées d'université, poussent leurs enfants vers l'obscurantisme et les écoles coraniques où le seul livre qui leur est proposé est le coran qu'ils doivent ânonner jusqu'à finir par le réciter par cœur. Tant pis s'ils n'en saisissent pas l'esprit; puisque le meddeb, lui-même n'en connait pas grand chose ! 

Comment expliquer une telle aberration, que des femmes instruites contrairement à leurs aïeules, orientent leurs enfants vers l'instruction religieuse au dépens de l'instruction générale ? 
En réalité c'est qu'elles ont été depuis des années la cible de propagande idéologique venue des pays du Golfe et d'Arabie et qu'elles ont succombé à cette propagande entretenue sur e terrain par les islamistes depuis le 14 janvier 2011. 

C'est à l'Etat civil que revient le rôle de protéger cette jeunesse en revalorisant l'instruction publique qui doit devenir une priorité nationale de premier plan en contrôlant les écoles coraniques, comme les mosquées; propices à la diffusion du wahhabisme, ce cancer du siècle.

Rachid Barnat

samedi 10 août 2019

SERAIT-IL UN SAINT, Abdelkrim ZBIDI N'EST PAS UN HOMME POLITIQUE CRÉDIBLE !

Article publié dans : Kapitalis
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L'oiseau rare de Ghannouchi en bonne compagnie.
(Samir Dilou, Abdelkrim Zbidi, Rafik Bouchlaka)

Depuis que le calendrier des élections législatives et présidentielles a été chamboulé suite au décès du président de la République, les réseaux sont pris de fébrilité soudaine et portent aux nues un homme quasiment inconnu !
Les médias qui ne sont pas en reste, relayent cette fébrilité et les journalistes encensent l'heureux élu du cœur de bon nombre de tunisiens pour remplacer feu Béji Caïd Essebsi.

Le critère avancé et rabâché par tous les laudateurs de cet homme providentiel que certains comparent déjà à Mehdi al-mountadher (le guide attendu !), étant l’honnêteté que les tunisiens cherchent désespérément en leurs hommes politiques depuis le fumeux "printemps arabe" qui n'a fait que développer la corruption, l'opportunisme, le clientélisme et le népotisme; révélant  l'absence totale de patriotisme chez une majorité d'entre eux.

Comme exemple, une vidéo circule sur Facebook pour dire combien Abdelkrim Zbidi est un parfait honnête-homme, intègre; qui se distingue de tous les autres par son refus de profiter des avantages que lui confère sa fonction (appartement et villa de fonction, voiture de fonction et bons d'essence, salaire ...). Peut-être a-t-il toutes ces qualités, mais cela ne fait pas de lui pour autant, un vrai politique capable de sortir la Tunisie de l'ornière où elle se trouve.

Il faut rappeler qu'il a fait partie de tous les gouvernements de la troïka (de 2011 à 2014) et ceux d’après, que dominaient les Frères musulmans, sans jamais rien dire de leurs exactions. Il était déjà ministre de la Défense dans le gouvernement du Frère musulman Hammadi Jebali quand le leader de la gauche Chokri Belaid a été assassiné. La moindre des choses aurait été de démissionner. Rester dans le gouvernement, sans dire quoique ce soit, équivaut sinon à le cautionner, du moins à se laver les mains du crime commis ! Il n'a strictement pas fait avancer ce dossier que son mentor Béji Caïd Essebsi avait promis d'ouvrir; ni celui de la cellule secrète d'Ennahdha, alors qu'il était à un poste stratégique en tant que chargé de la défense du territoire et de sa sécurité.

Sous la Troïka, il a servi sous l'autorité du président par intérim Moncef Marzougui et a participé en raison de son poste, à la livraison à la Libye de l'ex premier ministre Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, dans des conditions plus que choquantes. Est-ce vraiment un comportement digne ? En réalité il est assez évident, qu'il accepte tout et se tait comme un simple exécutant. Ce n'est pas cela la dignité au sens politique.

Par ailleurs, il est plus qu'étonnant (pour ne pas dire préoccupant), de voir comment cet homme quasiment inconnu, qui n'a jamais rien dit de mémorable et qui ne dispose même pas d'un parti, se trouve propulsé du jour au lendemain au-devant de la scène, par des moyens puissants venus d'on ne sait où et financés par on ne sait qui.

Certains surfent sur l'émotion parce qu’il était un des derniers responsables du gouvernement à avoir été reçu par feu Béji Caïd Essebsi; et que ce dernier semble l'avoir désigné pour lui succéder selon ses plus audacieux thuriféraires, qui ont tiré hâtivement cette conclusion pour l'avoir vu ému de ce que lui disait son mentor quelques heures avant de mourir.

En réalité, il est l'homme de "ceux" qui, en Tunisie et ailleurs, veulent le maintien des Frères musulmans dans le jeu politique, et qui l'ont mis en avant en tant que "oiseau rare que cherchait Ghannouchi" pour remplacer Youssef Chahed ,dont "ils" ne veulent plus.

Les Tunisiens dont le souci premier est d'éliminer du jeu politique ce virus islamiste, ne doivent pas tomber dans le piège grossier qui leur est tendu. Et ne pas céder au sentimentalisme primaire, pour choisir la personne qui veut dégager les islamistes; source de tous leurs malheurs, depuis le 14 janvier 2011 !

Indéniablement, Abdelkerim Zbidi poursuivra la politique de son mentor Béji Caïd Essebsi : il acceptera le consensus avec les ennemis de la République et n'ouvrira aucun des dossiers qui fâchent Ghannouchi ! C'est en cela qu'il est son oiseau rare !!
D'ailleurs, ces dossiers, M. Zbidi n'en a jamais pipé mot; et on peut parier qu'il n'en parlera jamais car il restera ce qu'il a toujours été, un serviteur zélé des islamistes.

Quand on pense que Béji Caïd Essebsi, pourtant politique très chevronné, n'a rien pu faire contre Ghannouchi ; qui peut croire que ce technocrate sans charisme, sans autorité et sans expérience politique réelle, pourra le faire et surtout voudra le faire, lui qui a déjà déclaré lors de sa candidature qu'il se plaçait à égale distance de TOUS les partis ? Ce qui rassure avant tout Ennahdha. D'ailleurs, que savent ses laudateurs de ses idées et de son projet pour la Tunisie ? Rien !

L'élire, c'est accepter qu'il soit la nouvelle marionnette de Ghannouchi, comme le furent avant lui Mustapha Ben Jaafar, Moncef Marzougui, Béji Caïd Essebsi, Mehdi Jomaa et Youssef Chahed ! Combien d'expériences de ce genre faudra-t-il aux Tunisiens, pour enfin comprendre l'emprise des Frères musulmans sur le pays et leur machiavélisme ?

En conclusion, le choix des Tunisiens est maintenant simple, contrairement à ce que le foisonnement des candidatures (une centaine !) pourrait faire penser :

- Ils veulent la continuation du consensus avec les islamistes. 
Et là, ils ont l’embarras du choix au point qu'ils pourraient choisir directement les Frères musulmans au lieu de faire mine de choisir des progressistes dont la première action est de se coucher devant les islamistes.
- Ou bien, ils veulent changer radicalement.
Et ils choisiront Abir Moussi et son parti qui veut mettre un terme à cette comédie de "démocratie islamiste" que joue Ghannouchi parceque des forces étrangères veulent le maintenir au pouvoir coûte que coûte, sous la menace du terrorisme ou par le consensus, pour donner l'illusion d'une démocratie ... qui n'est en réalité qu'une démocratie au rabais ; puisqu'elle rend le pouvoir totalement impuissant, ce que malheureusement les résultats de huit années de gestion islamiste, démontrent amplement !


Quant à ceux qui rejettent Abir Moussi pour son "passé" d'RCD-istes et s'emballent pour Zbidi, faut-il leur rappeler que Abdelkrim Zbidi fut ministre de Ben Ali et de Ghannouchi ?

Rachid Barnat