mercredi 29 avril 2015

Israël - EU : qui manipule, qui ?

On ne peut s'empêcher de faire un parallèle entre sionisme et islamisme. Si le premier est au judaïsme ce qu'est le second pour l'islam, leur méthode pour prendre le pouvoir diffère. Si l'un et l'autre préconisent l'infiltration de tous les rouages du pouvoir des Etats, ce qui les différencie est primordial : les sionistes exigent l'excellence de la part de leurs adeptes aussi bien dans leur spécialité que dans le savoir qui doit être à la pointe de la recherche dans tous les domaines; alors que les islamistes brillent par leur obscurantisme sacré et pour cause; puisqu'ils prohibent tous les savoirs de leur époque pour se contenter de ceux vieux de 14 siècles, ne comptant que sur la ruse et la violence pour accéder au pouvoir ! Il suffit de comparer le niveau intellectuel des uns et des autres : il n'y a pas photo.
Si l'objectif des sionistes est la reconstitution du Grand Israël biblique (Eretz Israël), celui des islamistes c'est le rétablissement du Califat : l'un et l'autre s'appuyant sur la religion pour finaliser leurs projets politiques !
Et enfin, il devient de plus en plus évident que les sionistes instrumentalisent les islamistes comme ils instrumentalisent les américains !

R.B

Par Dr Fethi El Mekki*

" Aussi tôt que se lève le mensonge et même s'il marche et court toute la journée, la vérité finira par le rattraper ", dit un proverbe africain.

Pour une grande partie des Occidentaux, le "basané" ne peut être que voleur, violeur, kamikaze, terroriste ou assassin.... c'est ainsi qu'ils perçoivent l' "arabe musulman". 

Les damnés de la terre :

Aujourd'hui l'Occidental en prononçant le mot "arabe", voit défiler dans sa tête tous les clichés connotés "arabes" : les caricatures de Mahomet, Ali Baba, la danse du ventre, les dunes de sable, le thé à la menthe, les chameaux; mais aussi : ''Charlie Hebdo'', les grottes de Bora-Bora, les jellabas des salafistes et des jihadistes, les "fatouas" aussi grotesques que ridicules d'imams autoproclamés ... et l'incontournable Oussama Ben Laden !

L' "Arabe" est plongé dans la nuit, à coup d'attentats et de coup d'Etats. C'est le chaos généralisé pour lui ! Même quand les "arabes" sont massacrés par milliers, ils n'ont pas de chance : leur mort ne suscite pas d'indignations ... celles-ci étant devenues sélectives dans les pays démocratiques.

Pour les adeptes de la théorie du complot, l'Occident veut mettre la main sur le pétrole des Arabes. Pour les paranoïaques, l'enchâssement d’Israël  en Palestine,  "l'enfant" de l'Occident, est à l'origine de tous leurs malheurs. 
En deux mots c'est la fortune et l'infortune des "arabes" qui sont la cause de tous leurs problèmes. C'est probablement à cause des deux, mais ce n'est pas le plus important.

Cosa nostra :

Suisse. Bâle. Le 29 août 1897, sous l'égide de Theodor Herzl, journaliste juif austro-hongrois, s'est tenu le premier congrès sioniste mondial où se sont réunis 204 leaders juifs venus de tous les pays du monde et où fut crée l'Organisation sioniste mondiale, organe de direction, pour toutes les formations et collectivités juives du monde.

Theodor Herzl est né à Budapest le 2 mai 1860. Il a commencé son activité sioniste en publiant dans les journaux des articles appelant à la création d'un Etat sioniste. Il édita en 1896, "L'Etat juif'', un opuscule qui eut un profond retentissement chez les juifs.

Au cours de ce congrès, qui a duré trois jours, il a été décidé d'infiltrer :
- Toutes les formations politiques au niveau de tous les partis, tous les sénats, toutes les chambres de députés et tous les gouvernements; et ce, dans tous les pays où vivent les juifs;
- Toutes les formations financières et économiques au niveau de toutes les banques, de tous les marchés et de toutes les bourses mondiales.
- Toutes les formations scientifiques et culturelles au niveau de toutes les universités des pays où vivent les juifs;
- Toutes les formations de tous les mass-médias, journaux, revues, maisons d'édition, entreprises cinématographiques, sociétés de publicité; dans tous les pays du monde...

La machine à anesthésier les peuples s'est mise en marche, pour faciliter la création de l'état d'Israël.

Israël sera le premier "enfant" de l'ONU, la nouvelle organisation mondiale qui a remplacé la défunte SDN (Société des nations) qui n'était qu'un jouet entre les mains des puissances coloniales jusqu'aux 2 guerres mondiales; et qui sera à son tour le jouet des nouvelles puissances impérialistes : l'URSS et les EU d'Amérique.
Le second "enfant" de l'ONU sera le Pakistan après le partage de l'Inde contre la volonté de Gandhi ! Était-ce un hasard ou était-ce pour calmer la colère des musulmans du monde entier souvent sous domination coloniale, en accordant un pays aux musulmans "persécutés" de l'Inde comme pour justifier l'octroi d'une partie de la Palestine aux juifs "persécutés" d'Europe ?

Toujours est-il qu'Israël sera le protégé des EU : tout le monde a constaté la règle de "deux poids, deux mesures" de l'ONU à l'égard ce pays, grâce au veto américain. Faut-il rappeler ses nombreuses résolutions de sanctions prise contre Israël et restées lettres mortes ... alors qu'il a suffit d'une seule résolution contre l'Irak, pour que la guerre lui soit déclarée !!

Yes we can, vous disent les américains !

Des hommes "honorables" :

En 2015, les pays occidentaux ont perdu leur âme en perdant leurs principes : démocratie, laïcité, droits de l'homme .... Ils ont été totalement phagocytés par les mouvements sionistes. Le programme de Bâle a réussi. La classe politique, la presse et les mass-médias occidentaux sont paralysés face à Israël, toujours en révérence devant le monstre qu'est devenu l'enfant né de leur culpabilité.
La désinformation et le travestissement de la réalité sont devenus la règle. Tout est verrouillé désormais.

Aux Etats-Unis, tous les hommes politiques se prosternent devant l'American Israël Public Affairs Committee (Aipac) et ses 70 associations juives affiliées, l'American Jewish Committee (AJC), la Conférence of présidents of major Jewis Organisations, la World Jewesh Congress..., pour avoir l'aval du lobbying juif américain à tout programme politique qui ne doit pas nuire aux intérêts d'Israël.
Les Henry Kissinger, Madeleine Albright, Paul Wolfwitz, Dennis Ross, Richard Perle ... y veilleront en personne.

En France, les hommes politiques font de même. Ils rampent devant les associations des juifs de France et se bousculent lors des congrès et dîners du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), de l'Union des patrons juifs de France (UPJF), du Fond social juif unifié (FSJU), de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), ... "de peur que le ciel ne leur tombe sur la tête".
Les Bernard Henry Lévy, André Glucksmann, Alain Finkielkraut, les Klarsfeld père et fils, Laurent Fabius, Bernard Kouchner ... mousquetaires du sionisme en France, sont là pour noyer le peuple français dans l'émotion éternelle de la Shoah et pour rappeler à l'ordre les «récalcitrants».

Ces pratiques n'ayant pu atteindre l'Allemagne ni les pays scandinaves, expliquerait leur bonne santé économique.

L'ingénieur et l'ingénu :

Pendant 70 ans, les Etats-Unis ont diabolisé le Communisme en nous bourrant le crâne, avec une menace imminente d'invasion soviétique de l'Europe de l'Ouest ou d'une attaque nucléaire contre les Etats-Unis. Ils n'ont cessé de dénoncer une conspiration internationale communiste, n'ambitionnant pas moins que de contrôler la planète entière. Et surtout de nous faire croire qu'on avait besoin d'eux pour nous préserver du danger communiste.

Bien évidemment, rien de tout cela ne s'est produit et rien de tel n'a été envisagé par les Soviétiques, pour d'évidentes raisons d'autoprotection.

Les américains en ont profité tout de même, pour déstabiliser : le Guatemala (200.000 victimes de 1958 à 1990), l'Indonésie (1958, 1965), l'Equateur (1960-1963), Cuba (1959-2010), le Zaïre (1960-1965, 1977-1978), le Vietnam (1945-1973), la République Dominicaine (1963-1965), le Ghana (1966), le Chili (1964-1973)... et j'en passe.
Ce fut le racket le plus intelligent et le plus rentable à l'échelle mondiale.

Après la disparition de l'Union soviétique leur "ennemi juré" et la fin du communisme avec la chute du mur de Berlin, il leur fallait un nouvel "ennemi" et de "nouvelles menaces" pour justifier leur rôle de gendarme du monde : Bingo, ce sera la menace terroriste islamiste.
Et comme à leur habitude, ils créeront ce nouvel ennemi; d'abord pour l'utiliser contre les soviétiques puis pour servir leur politique au Moyen Orient, qui comme par hasard correspond à celle d’Israël !

Yes we can, vous disent les américains !

Si les anglais ont instrumentalisé le wahhabisme pour disloquer l'empire ottoman et coloniser la majeure partie du Moyen Orient; les américains pensant faire de même, oublient que les bédouins entre temps se sont enrichis et que les pétromonarques riches de leurs pétrodollars ont eux aussi leur projet en tête en se laissant instrumentaliser par l'oncle Sam : diffuser le wahhabisme dans le monde entier, Occident compris et concrétiser leur rêve califal, promesse non tenue par les anglais !

Les gentlemen escrocs :

Après l'attaque terroriste du 11 septembre 2001, aux Etats-Unis c'est tous les jours fête pour la "mafia" de la sécurité nationale et la cohorte de leurs entreprises de la mort. Les dépenses militaires ont explosé. Donald Rumsfeld, pragmatique, a susurré, dès le lendemain de l'attaque du World Trade Center : " Ne devrions-nous pas nous en prendre à l'Irak, plutôt qu'à Al-Qaïda " ?

La hausse du budget militaire décidée par l'administration Bush était déjà programmée. Lors de la campagne électorale de 2000, les "experts" du système militaro-industriel ont estimé que 50 à 100 milliards de dollars supplémentaires par an, devraient être dépensés dans les prochaines années. C'est troublant, mais c'est ce qu'on appelle être visionnaire !

Et autre petit miracle de la géopolitique : cet "événement" a permis de fomenter une guerre à grande échelle contre le terrorisme islamiste, dont les cibles coïncideraient – par quel heureux hasard ? – avec les ennemis d'Israël. 

L'ex-secrétaire d'Etat, Colin Powell a déclaré en 1993 dans la revue ''Foreign Affairs'' : " L'Amérique doit diriger le monde et assumer la responsabilité de sa puissance. C'est son destin...". 
Ce jour-là, il a omis de préciser au profit de quel pays : les EU ou Israël ? Ou les deux ?

L'Afghanistan et l'Irak ont été envahis. Des bases militaires américaines ont fleuri partout dans le monde. Plus de dix-sept pays ont eu droit à ce grand "privilège" : le Pakistan, l'Afghanistan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Turkménistan, le Kirghizistan, le Qatar, l'Arabie ...

L'occupation de l'Afghanistan a permis l'installation de stations d'interception des communications électroniques dans toute la région et surtout le passage à travers le pays d'oléoducs et de gazoducs depuis la région de la mer Caspienne.

L'Irak a déjà eu droit en 1991, à 40 jours et 40 nuits de bombardements ininterrompus avec destruction de tout ce qui fait une société moderne : les réseaux d'eau et d'électricité, le système sanitaire, les aéroports, les ponts, les autoroutes, les usines...

Ce magnifique travail a été fignolé en 2003 par une miraculeuse guerre interethnique entre sunnites et chiites. Et pour ne pas faire de jaloux, le jour où une voiture piégée explose chez les uns, le lendemain le même scénario se produira chez les autres.
Résultat : En 2015, ce pays huit fois millénaire, est disloqué et se trouve dans un chaos total.

Yes we can, vous disent les américains !

De si bons amis :

Le 6 octobre 1973 débuta la guerre du Youm Kippour, le jour du grand pardon pour les Hébreux (et ils en ont vraiment besoin). Le 16 octobre, sur une initiative des Ibn Saoud, les pays arabes membres de l'OPEP, imposent une réduction de la production pétrolière avec un embargo sur le pétrole contre les Etats qui ont soutenu Israël.
Cerise sur le gâteau, Ahmed Zaki Yamani, ministre saoudien du pétrole, déclarait péremptoire, le 26 novembre 1973, à la télévision française, dans l'émission Actuel 2 : " Si vous ne changez pas votre politique de soutien à Israël, l'Europe va souffrir...".

L'embargo ne sera levé que 5 mois plus tard, mais la sanction est là. Le prix du baril passe de 3 à 12 dollars en moins d'une année. C'est le choc pétrolier de 1973 qui mettra fin à la révolution invisible dénommée " les trente glorieuses ", et qui n'a concerné que les pays industrialisés occidentaux après la deuxième guerre mondiale.

Le 25 mars 1975, c'est l'Aïd Esseghir, le Roi Fayçal d'Arabie saoudite est assassiné par un de ses neveux, le prince Fayçal Ibn Moussaid, qui a, bien évidemment, fait ses études aux Etats-Unis.
Les motivations de cet acte sont, à ce jour, encore non élucidés. 

Lors de la première guerre du Golfe, en janvier 1991 Saddam Hussein a lancé 39 missiles Scud sur Tel-Aviv et Haïfa. Il a été pendu haut et court, le 30 décembre 2006, le jour de l'Aïd lui aussi, mais cette fois ci, c'est l'Aïd El-Kebir. Et c'est probablement du à un malencontreux hasard.
En tous les cas, pour les chefs d'Etats arabes, le message a été bien reçu.

Yes we can, vous disent les américains !

La barbarie à visage humain :

Winston Churchill, homme d'Etat britannique, ministre et Premier ministre durant 30 ans, a été en 1919 le premier politicien occidental à évoquer la dépendance pétrolière. A l'époque, il avait déjà un pied à Abadan en Iran et l'autre à Bakou en Azerbaïdjan.

Henry Kissinger, ex-secrétaire d'Etat américain, a été très honnête en disant en 1974 : " Le pétrole est une chose très importante pour qu'on le laisse aux Arabes ". De la part d'un sioniste convaincu, ce n'est pas très innocent.

Acte 1 : En 1953, l'opération Ajax est une opération secrète menée par le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Elle fut exécutée par la CIA, pour mettre un terme à la politique nationaliste de Mohamed Mossadegh, Premier ministre iranien; et installer Reza Shah Pahlavi afin de préserver les intérêts occidentaux dans l'exploitation du pétrole iranien.

Acte 2 : Le Shah d'Iran a été débarqué par cette même CIA pour cause de "mauvaise coopération" en matière d'or noir avec les EU; pour être remplacé par l'Ayatollah Rouhallah Khomeini le 1 février 1979, après qu'il ait été cajolé et choyé à Neauphle-le-Château en Seine-et-Marne en France par Valérie Giscard d'Estaing.

Acte 3 : Le 22 septembre 1980 éclate la guerre Iran-Irak. Elle dura 8 années et coûta 500 milliards de dollars. Israël en profita le 7 juin 1981 pour détruire le réacteur nucléaire irakien Osirak et s'arrangea pour vendre des armes à l'Iran. C'est le scandale de l'Irangate.
Rien d'illégal dans tout cela mais pas mal de coïncidences "malheureuses" tout de même !

Faut-il rappeler l'hypocrisie des américains qui ont demandé de suspendre la course aux armements nucléaires par un contrôle stricte de tout Etat qui aspire à créer des centrales nucléaires, et qui ont laissé Israël développer en catimini son programme nucléaire ... dans un silence étonnant de la communauté internationale, la même qui a pris cause et fait contre celui d'Irak et d'Iran ?

Acte 4 : L'Irak de 2005 est dévasté, son pétrole siphonné dans une indifférence générale. Le nec plus ultra, c'est l'assassinat des chercheurs, savants, médecins, universitaires et journalistes, par centaines. Le procédé est le même pour tous : en quittant leurs domiciles pour aller travailler, la mort les surprend. Le scénario est bien rodé, deux types sur une moto; et puis Pan, Pan et Pan ...

Yes we can, vous disent les américains !

Le Bébêtes-Show :

Le must, dans cette tragi-comédie, c'est ce formidable et inattendu "printemps Arabe" ! On en sourit encore du Nil au Jourdain et de Casablanca à Karachi.

Ce sera l'acte 5 !

Le "référendum", qui a morcelé le Soudan, s'est fait en catimini; et 80 % des réserves de pétrole se sont retrouvées comme par hasard dans la zone chrétienne.

Cette "révolution bénie"  a eu son lot inévitable de corrompus, de girouettes et de traîtres ... dont les Frères musulmans. Nombre d'entre eux ont été chouchoutés et dorlotés en Grande-Bretagne et en France, pour ensuite débarquer en Tunisie en "militants" et nous saouler d'histoires à dormir debout sur leur prétendu militantisme.

Leur opportunisme et leur double langage, pour dire tout et son contraire sans broncher avec un petit penchant pour le théâtre et le mensonge "vertueux", comme le recommande la "taqya", grande règle de la confrérie; ont malheureusement séduit beaucoup de crédules; jusqu'à ce qu'ils réalisent leur supercherie après 3 années de pouvoir des "Frères nahdhaouis".

Désormais la vérité sort de "la bouche de la télé". Sur les plateaux TV, tous les responsables politiques répètent à l'unisson que "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". Mais dans les coulisses, ils courtisent la pègre islamiste qui continue d'envoyer nos enfants en Syrie et en Libye par milliers, avec de nouveaux passeports !
Pardi, pourquoi les tunisiens seraient-ils plus bêtes que la moyenne ?

La presse mondiale assujettie à Rupert Murdoch et Cie, mise à l'école de la presse gabonaise, pérore à longueur de tribunes le même refrain.
Quant à Al Jazzera porte parole de l'émir, "grand ami des américains", et France 24 et leurs clones : leurs journaux et émissions politiques ont viré aux Bébêtes-Show.

Yes we can, vous disent les américains !

Bis repetita placent :

Ce cancer "islamiste" dont les métastases sont apparues brutalement aux quatre coins du monde, sous des noms différents : Al-Qaïda, Jabhat Ennosra, Etat islamique (Daêch), Boko-Haram ... nous rappellent étrangement les différents groupes " révolutionnaires " fabriqués par la CIA en Amérique du Sud, en Asie et même en Europe.

On a eu au Laos (1957-73) l'armée clandestine, avec ses 30 000 hommes provenant de toute l'Asie, pour renverser le Pathet Lao; l'armée secrète ou opération Gladio en Europe, responsable d'actes terroristes, dont le plus retentissant est l'attentat de la gare de Bologne en 1980 qui a fait 86 victimes; le scandale de la Baie des Cochons à Cuba en 1963; les contras du Nicaragua en 1978; les Seychelles en 1981; le Yémen en 1982; le Tchad en 1982; les Îles Fidji en 1987...

Le jour où on n'avait plus besoin d'eux, ces " mercenaires " se sont volatilisés aussi vite qu'ils sont apparus. Ça sera aussi le cas pour Al-Qaïda; et bientôt pour Daêch et leurs dérivés ...

En Bulgarie, en juin 1990; et en Albanie, en mars 1991; se sont tenues des élections législatives, remportées par les anciens partis communistes. Ça n'a pas été du goût de l'américain National Endowment for Democracy (NED) qui a décidé de soudoyer grassement les différents syndicats pour semer la pagaille. Durant plusieurs mois, il y a eu le cirque habituel : grèves générale, sit-in, grève de la faim, sièges des parlements... 
Les deux gouvernements finissent par démissionner et ce sont les forces que le NED appelle "démocratiques", qui "gagneront"

Yes we can, vous disent les américains !

Mentir comme un écolier :

L'Amérique chérit ses ennemis. Sans ennemis, c'est une nation sans but. Pour cela, elle doit régulièrement inventer de nouveaux ennemis ... Et toujours mentir !

Aujourd'hui les mythomanes de Washington et leurs vils maîtres, nous mettent en garde : " Attention les Dae «chiens» arrivent. Ce sont des monstres ... ", pour justifier leurs interventions.
On connaît la chanson.

Yes we can, vous disent les américains !

Pierre Miquel, grand historien français, professeur agrégé à la Sorbonne, spécialiste de la grande guerre, dans son livre '' Les mensonges de l'histoire ", a notifié dans son premier chapitre intitulé " L'histoire ment comme elle respire ", que l'histoire ment sans vergogne et qu'elle à bonne conscience à mentir; qu'en histoire le mensonge est l'activité la mieux partagée, que les acteurs de l'histoire mentent; que les mensonges ne sont pas de simples et anodins aménagements avec la réalité, mais de véritables stratégies d'occultation de la vérité ... au nom des intérêts des plus grands.

Dans un autre chapitre intitulé " Le mensonge de masse ", il insiste sur le fait que les démocraties ont leurs mensonges obligés, à destination des masses manipulées, qu'il importe d’entraîner dans une guerre avec bonne conscience.

Sous-traitance :

Messieurs, méfiez vous, l'histoire est pleine d'arroseurs arrosés; et comme l'histoire est un éternel recommencement, prenez-en garde !

En Algérie, après l'insurrection de mars 1871, Guy De Maupassant avait prévenu : " Notre système de colonisation consistant à ruiner l'Arabe, à le dépouiller sans repos et à le faire crever de misère, nous fera voir d'autres insurrections... "
On connait la suite.

Il est fréquent chez les grandes puissances de mener des guerres par procuration en incitant de plus petites puissances à se battre pour leurs intérêts. Que la première puissance mondiale combatte en tant que mandataire d'un vilain petit pays satellite, pour détruire d'autres pays, est à priori inédit et amusant.
Comme il est inédit qu'une conspiration internationale maléfique, omniprésente, omnipotente, résolue à dominer le monde, utilise la vermine et la canaille des pays "arabes" pour qu'elles détruisent leur pays et d'autres pays "arabes" sous des prétextes fallacieux de religion.
Ce sont les guerres sous-traitées où n'apparaissent ni les Etats-Unis ni Israël les marionnettistes et les grands bénéficiaires, en attendant la ruée vers l'Iran; par le biais des marionnettes que sont les pétromonarques et leurs bouffons Frères musulmans et autres Houthistes du Yémen ... 

C'est l'acte 6, en cours d'exécution !

Et à nouveau, Yes we can, vous diront les américains !

Sauf que cette fois-ci, messieurs vous jouez avec le feu : car si pour lutter contre le communisme vous avez pu instrumentaliser les intellectuels, seuls à pouvoir "pénétrer" une telle doctrine "philosophique" complexe; pour l'islamisme, vous êtes entrain d'instrumentaliser la religion et pas n'importe laquelle de ses obédience, puisque vous avez choisi d'utiliser le wahhabisme comme moyen pour mobiliser les masses ! Et là vous n'instrumentalisez pas l'intelligence mais vous instrumentalisez la foi et le sacré plus "mobilisateur du fanatisme des masses populaires"; et qui finiront tôt ou tard par des guerres de religions ... dont l'Occident payera son tribut lui aussi !

En la matière, vous jouez à l'apprenti sorcier et vos peuples goûteront à leur tour aux joies de l'islamisme modéré et compatible avec la démocratie, comme vous ne cessez cyniquement de le vendre aux tunisiens en leur imposant les Frères musulmans bien qu'ils les aient dégagés démocratiquement par trois fois par les urnes !
Ce sont les pétromonarques qui doivent se frotter les mains, car pas si idiots que vous le croyez, ils profitent de l'occasion que vous leur donnez, en pensant les instrumentaliser, pour diffuser parmi les peuples "arabo-musulmans" mais aussi chez vous en Occident ... l'obédience du fondateur de cette funeste obédience : Mohamed Abdel Wahhab !

PS : Si le défunt Abdelaziz Thaalbi était encore parmi nous, d'Israël, il aurait dit : " Tant d'histoires pour si peu de géographie ! "

* Pneumo-allergologue.

Ce texte a été repris et complété par Rachid Barnat.



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