La Troisième République Tunisienne
Table des matières : http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2014/04/tables-des-matieres-de-mon-blog.html ...... Ce nouveau blog est ma contribution à la réussite de la révolution tunisienne. PS : J'utilise la rubrique "commentaires" pour "actualiser" l'article, par des commentaires piochés dans FB, ou par des liens vers d'autres articles pour un autre éclairage ...
dimanche 15 mars 2026
Un mirage nommé Dubaï
vendredi 13 mars 2026
Abir Moussi prisonnière politique ?
Brahim Oueslati
dimanche 1 mars 2026
LA GUERRE D'IRAN : POUR OU CONTRE ?
Netanyahu une fois de plus a su "convaincre" Donald Trump s'il ne lui forçait la main* pour l'entrainer dans sa guerre contre les Ayatollahs qui menacent de tuer les Israéliens et prennent en otage les Iraniens depuis 47 ans, par la terreur d'un islamisme fasciste.
Après "la guerre des Douze Jours" israélo-américaine pour neutraliser les centrales nucléaires iraniennes, voici l'opération "rugissement du lion" ("fureur épique" pour les Américains) qui a pour but de décapiter le régime des Mollahs. Un régime sanguinaire qui n'hésite plus à tirer à balles réelles sur les manifestants, croyant les soumettre par la force et tuant plus de 30 000 Iraniens en deux jours lors de la grève générale du 8 et 9 janvier 2026 !
Et dés le premier jour de cette opération, le 1er mars 2026 le guide suprême Ali Khamenei a été tué dans le bombardement du centre du pouvoir islamiste à Téhéran, réduit en cendres.
Qui regrettera sa disparition ? Sûrement pas les Iraniennes dont certaines dansaient de joie en se joignant aux Iraniens en liesse dans les rues de Téhéran de savoir que leur bourreau est mort !
On peut ne pas aimer cette guerre ni les deux populistes Netanyahu & Trump qui la mènent. Mais face à l'inertie des Démocraties et à leur laxisme qui les décrédibilise et décrédibilise les instances internationales censées régler les problèmes du monde, qui aurait pu arrêter les Mollahs qui terrorisent leur population, qui avaient fait deux guerres aux Irakiens, qui déstabilisent le Liban en soutenant le Hisb'Allah, qui ont soutenu Bachar El Assad le boucher de Syrie; et qui seront à l'origine de la disparition de la Palestine par leur soutien aux Frères musulmans du Hamas qui se sont fourvoyés dans de mauvaises stratégies "politico-militaires" en prônant la disparition d'Israël et en appelant à jeter tous les juifs à la mer ?
Et tout cela, dans l'unique but de damer le pion aux Ibn Saoud dont ils contestent le leadership de l'Islam par leur main mise sur les lieux saints de l'Islam, que sont la Mecque & Médine !
Malheureusement, le sale boulot sera fait par ces deux populistes; puisque une fois de plus les Démocraties n'auront pas pu ou pas su mettre un terme à cette théocratie sanguinaire !
Qui peut leur en vouloir d'éliminer les oppresseurs des Iraniens et plus particulièrement des Iraniennes qui ne savent plus à quel saint se vouer pour recouvrer leur liberté et se défaire de leurs voiles devenus étendard d'un islamisme obscurantiste, violent et fasciste ?
Si leurs mères et leurs grand-mères avaient joué le jeu de Khomeiny lors de la révolution islamiste de 1979 pour se débarrasser du Shah, en acceptant le port du tchador; leurs filles réalisent leur grande erreur et tentent au risque de leur vie de se débarrasser de ce qui est devenu le symbole de leur soumission à leurs tortionnaires, quand elles ont compris que les barbus enturbannés ne sont que des marchands du Temple, pire que le Shah, par leur violence et par leur corruption.
La chute du mur de Berlin marqua la fin de la progression du communisme !
La mort de Ali Khamenei, marquera-t-elle celle de l'islamisme ?
Il faut l'espérer car la révolution islamiste iranienne a fait beaucoup de mal au monde musulman, puisque beaucoup s'en sont inspirés pour l'importer dans leur pays, avec les résultats catastrophiques que l'on sait au Pakistan, en Afghanistan, en Algérie, en Palestine, au Soudan, en Somalie ... et depuis le fumeux printemps arabe, en Tunisie, en Lybie... !
Vivement la démocratie et la laïcité dans tous ces pays pour en finir une fois pour toute avec l'immixtion de la religion dans la sphère publique, dominée par le wahhabisme des pétromonarques qu'ils diffusent aussi bien dans le monde dit "arabo-musulman" qu'en Occident depuis la chute du mur de Berlin pour contrer le communisme.
Wahhabisme base de l'Islamisme que prônait Hassan El Banna, père fondateur des Frères musulmans, (et grand-père de Tariq Ramadan) qui s'inspirait beaucoup du nazisme de Hitler qu'il admirait et que Saïd Qotb avait théorisé; et dont le livre, était le livre de chevet de Khomeiny qui le mettra en pratique lors de la révolution islamiste en Iran !
Avec un Trump imprévisible, cette guerre ira-t-elle jusqu'à son terme ?
Quand on sait que les objectifs ne sont pas les mêmes pour les deux qui la mènent, l'un voulant le changement de régime en Iran et la destruction totale de la menace nucléaire; et l'autre, juste laver l'affront fait aux EU en 1979 et faire du business des hydrocarbures dont regorge le pays, dont il se fiche du devenir de son peuple et encore moins de son rêve de démocratie.
Rachid Barnat
https://www.arte.tv/fr/videos/RC-026355/1979-la-bascule-vers-l-islamisme/
jeudi 19 février 2026
La France, on l'aime ou on la quitte ...
Le débat entre ces deux
Français de confession juive, issus de l'immigration algérienne, doit être
nuancé. Car si l'un cite les étrangers qui ont intégré la culture française
et ont contribué à faire évoluer positivement la France pour la nourrir
de leurs apports personnels; l'autre dénonce les islamistes dont les Frères musulmans qui sont en guerre contre la laïcité et refusent de s’intégrer mais
cherchent à imposer leur religion et leur culture aux
Français, en recourant au besoin à la violence et au terrorisme.
R.B
Jacques Attali, s'adressant à Eric Zemmour ...
dimanche 8 février 2026
Quand les élites se délitent ...
Toute société choisit ce qu’elle est prête à sacrifier.
lundi 26 janvier 2026
Ce que Bourguiba a commencé et que Ben Ali n’a pas poursuivi
Le néo-destour : Faut-il jeter le bébé avec son eau de bain ? Pour avancer, rien ne sert de ressasser le passé, ni de nier les échecs ou de rejeter en bloc les Destouriens.
C'est en analysant les échecs, qu'on peut palier aux manquements et aux ratages, que les Tunisiens pourront progresser.
Ce que font Abir Moussi et le PDL, les héritiers des Destouriens.
Auto-Critique d’une destourienne
Il existe un mécanisme psychologique profond, aussi présent chez les
individus que chez les peuples : la cohérence identitaire défensive. C’est le
moment où l’être humain ne cherche plus à comprendre la réalité, mais à
préserver l’image qu’il a de lui-même. Lorsque ce que nous vivons contredit ce
que nous croyons être, le cerveau résiste. Non par mauvaise foi, mais par
instinct de survie psychique. Reconnaître une erreur, une illusion ou une
mauvaise lecture exige un courage immense. Alors, pour ne pas s’effondrer
intérieurement, on se raconte une histoire… jusqu’à finir par y croire. Ce
mécanisme enferme. Il fige. Il empêche toute remise en question réelle. On préfère
défendre ce que l’on a été plutôt que regarder ce que l’on est devenu. On
protège une identité au lieu de chercher la vérité. Et tant que ce mécanisme
reste actif, aucune évolution n’est possible.
Mais cette fragilité identitaire ne naît pas par hasard. Elle prend racine
très tôt, dans l’éducation. Nous n’avons pas suffisamment appris à nos enfants
à se reconnaître eux-mêmes, à construire leur valeur intérieure, à comprendre
que la dignité ne vient ni de l’argent, ni du pouvoir, ni de la visibilité, ni
du regard de l’autre. Nous avons trop souvent laissé l’enfant chercher sa
valeur à l’extérieur de lui-même : dans la réussite matérielle, dans l’image
sociale, dans l’approbation, dans la peur d’être rejeté.
Lorsque l’estime de soi n’est pas construite dès l’enfance, l’adulte
devient vulnérable. Il devient dépendant du regard extérieur. Il confond valeur
et reconnaissance. Il confond réussite et domination. Il finit même par
confondre existence et pouvoir. Et c’est ainsi que naissent les dérives les
plus dangereuses : on ne cherche plus à être, mais à dominer pour exister.
C’est de là que naissent les dictateurs, les opportunistes et tous ceux qui
utilisent le pouvoir comme béquille identitaire. Car lorsque l’individu ne se
voit plus dans les yeux de l’autre, lorsqu’il ne se sent plus reconnu pour ce
qu’il est, lorsqu’il ne possède ni richesse intérieure ni stabilité affective,
il compense par le contrôle, l’autorité ou l’accumulation matérielle. L’argent
devient alors un substitut de valeur personnelle. Et le jour où cet argent
disparaît, où la reconnaissance s’effondre, où le statut vacille — surtout chez
ceux qui n’ont pas beaucoup d’argent — il ne reste parfois plus rien à perdre :
ni limites, ni morale, ni responsabilité.
Lorsque l’estime de soi n’est pas construite, l’émotion remplace la
lucidité, la loyauté remplace la réflexion, et l’appartenance devient plus
importante que la vérité. On s’accroche alors à une idée, même fausse,
simplement parce que la remettre en question ferait trop mal. C’est ainsi que
l’on se raconte une version qui nous protège… jusqu’à finir par y croire
réellement.
Il serait injuste de nier l’effort historique accompli après
l’indépendance. Bourguiba a élevé le niveau intellectuel du pays dans un
contexte extrêmement difficile. Il a donné ce qu’il pouvait donner face à une
Tunisie marquée par l’ignorance coloniale. Mais il ne pouvait pas tout faire.
Et surtout, la construction de l’estime de soi collective n’a jamais été pleinement
prise en charge.
Cette négligence s’est prolongée à travers les décennies. Elle s’est
aggravée sous Ben Ali, où l’éducation de l’être a été remplacée par l’éducation
de la soumission, de la peur et de l’apparence. Aujourd’hui, nous payons le
prix de cette faille.
Car un peuple qui ne se sent pas digne ne peut pas être souverain. Un
peuple qui doute de sa valeur ne peut pas défendre ses droits. Un peuple privé
d’estime de soi finit par accepter l’humiliation, l’opportunisme, la corruption
et l’injustice — parfois même en les justifiant. La cohérence identitaire
défensive devient alors collective : on s’accroche à des récits, à des
postures, à des camps, non pour construire le pays, mais pour protéger un ego
blessé. Le « je » prend toute la place. Le « nous » disparaît.
Il faut aussi regarder une réalité douloureuse : lorsque l’existence d’un
être humain ne vaut que par l’argent, le pouvoir, la visibilité ou le regard de
l’autre, comment demander à ceux qui n’ont rien de tout cela de ne pas être
dans la colère ou la haine ? Pour ceux qui possèdent reconnaissance et statut,
cette souffrance n’existe pas. Mais pour ceux qui en sont privés, exister
devient un combat permanent.
Comment alors s’étonner de voir des personnes enterrer leurs proches et
applaudir, le même jour, l’arrivée d’un haut responsable ? Comment leur en
vouloir sans regarder les valeurs qui structurent notre société ? Par quels
critères une personne existe-t-elle chez nous ? Par quoi est-elle reconnue ?
Par quoi est-elle respectée ? Tant que la valeur humaine sera mesurée par la
proximité au pouvoir plutôt que par la dignité, ces scènes continueront à nous
choquer sans jamais être comprises.
Je tiens aussi à le dire clairement : je suis destourienne. J’ai appartenu
à cette famille politique, j’ai vécu ces deux régimes de l’intérieur, j’en ai
partagé les convictions, les espoirs et une partie du chemin. Et aujourd’hui,
sans gêne, sans peur et sans détour, je suis capable de me mettre devant un
miroir et de le reconnaître : oui, il y a eu des défaillances. Oui, il y a eu
des erreurs. Oui, certaines choses n’ont pas été vues, pas corrigées, pas
assumées à temps. Le reconnaître ne retire rien à mon attachement, ni à mon
histoire, ni à mes principes. Au contraire.
Car aimer un pays, un courant ou une idée ne signifie pas les défendre
aveuglément, mais avoir le courage de les interroger. La fidélité véritable
n’est pas dans le déni, elle est dans la lucidité. Et si je demande aujourd’hui
à mon pays d’oser se regarder en face, c’est parce que je commence moi-même par
cette remise en question, sans honte et sans peur.
Aucun peuple ne se relève sans ce moment de vérité. La transformation ne
commence pas par le savoir, mais par l’intégration. Pas par les slogans, mais
par la conscience. Et tant que nous refuserons de remettre en question ce qui
fonde notre valeur collective, nous continuerons à tourner en rond, prisonniers
d’un récit qui rassure, mais qui n’élève pas.
Cette autocritique n’est pas faite pour accuser, ni pour désigner des
coupables, ni pour établir qui a eu raison ou tort. Elle n’est pas là pour
régler des comptes avec le passé. Elle existe pour une seule raison :
comprendre ce qui ne va pas, afin de savoir comment changer et aller de
l’avant. Elle n’est pas une recherche de responsabilité individuelle, mais une
tentative de lucidité collective. Car au fond, nous sommes à la fois coupables
et victimes, responsables et héritiers, innocents dans nos intentions mais
prisonniers de mécanismes que nous n’avons jamais appris à déconstruire. C’est
seulement en acceptant cette vérité-là que nous pourrons enfin dépasser ce qui
nous bloque et ouvrir un chemin réel vers l’avenir.
jeudi 15 janvier 2026
Les Tunisiens sont-ils condamnés à l'autocratie ?
Les Tunisiens viennent de fêter le 15éme anniversaire de leur "révolution" du 14 janvier 2011 : pour quel résultat ? Ils sont toujours en régime autocratique !
R.B
Wahid Ferchichi, remet au centre l’essentiel : la liberté comme socle non négociable, en Tunisie comme dans le monde. Quinze ans après le 14 janvier 2011, son diagnostic est lucide - sur l’échec de la transition, l’amnésie démocratique, le recul du droit - mais sans résignation. Il rappelle une idée forte : la dictature n’est pas une fatalité.