samedi 18 septembre 2021

LE SORT DES ENFANTS NON DESIRES, EN TUNISIE ...

Avant l'indépendance, il était courant dans les familles pauvres de se débarrasser des enfants non désirés, souvent des filles que le père donne comme on donne un chat ou mieux encore qu'il vend pour avoir moins de bouche à nourrir, d'autant que les filles une fois mariées, quitteront la famille pour fructifier celle de leur mari ce que certains ont résolu en développant le mariage entre cousins avec le risque de consanguinité et ses problèmes. Filles souvent récupérées par des familles pour en faire des bonnes à tout faire !

Leur sort étant désormais entre les mains de la famille d'accueil, celle-ci peut aussi bien les garder si elles sont bonnes travailleuses; comme de les céder à d'autres personnes, parfois en les revendant !

Rares sont celles qui sont adoptées par leur famille d'accueil et qui furent traitées comme un enfant de la famille bénéficiant d'une éducation, de soins ... jusqu'à leur assurer un bon mariage.

En discutant avec une amie de ma soeur, j'ai appris qu'elle fut vendue par son père à l'âge de 7 ans comme il l'avait vendu ses 3 autres sœurs. Toutes ont ont été bonnes à tout faire. Si trois des sœurs avaient changé de foyer durant leur vie, la quatrième et la plus jeune resta sa vie durant dans la même famille où elle servait un couple sans enfant qui la traitait comme son enfant; puisqu'au décès du dernier survivant du couple, elle hérite de sa maison.

D'autres se débarrassaient de la fille/fardeau, en la mariant très tôt. Ainsi une amie raconte que sa mère fut donnée en mariage à l'âge de 12 ans, sans lui demander son avis, à un vieux monsieur qui en faisait sa bonne à tout faire. A 16 ans après la naissance de son deuxième enfant, elle a fui le mari en n'emportant que le nouveau-né lui laissant le grand quittant le village à pied pour Tunis, bravant tous les dangers sans savoir ce qui l'attendait ...

Après l'indépendance, très vite Bourguiba va prendre à bras le corps ces cas sociaux dont sont victimes souvent les femmes, en instaurant le CSP (Code du statut personnel) qui limite l'âge du mariage des filles à 17 ans révolus; en créant des centres pour recueillir les enfants orphelins, lui-même l'ayant été, mais aussi les enfants non désirés et autres cas sociaux; suivi du planning familial * et de l'IVG accordée aux femmes pour leur éviter les grossesses non désirées.
Il a baptisé ces centres de son nom "Les Enfants de Bourguiba", pour dire qu'il prenait en charge ces malheureux pour leur assurer gite, couvert et éducation pour en faire de bons citoyens !

Récemment je lisais sur FB le témoignage d'un médecin qui rendait hommage à Bourguiba vilipendé par les islamistes et les arabistes; et le traitant à lui, d'orphelin de Bourguiba; leur rappelant ce qu'il doit au centre des " Enfants de Bourguiba" venu au secours de sa mère dont le mari venait de mourir lui laissant 5 enfants en bas âge, qu'elle à du lui confier. Il est fier d'être enfant de Bourguiba et reconnaissant au père de la nation de lui avoir permis de devenir médecin, lui l'enfant pauvre d'une famille pauvre !

Ce n'est pas Ghannouchi qui aurait fait çà ! Lui se contente de recruter les enfants pauvres pour les endoctriner et les envoyer comme chair à canon mercenaires/jihadistes dans les guerres que déclarent son maître et sponsor l'émir du Qatar ! Il multiplie les écoles coraniques et déconseille aux familles l'école publique en leur recommandant les écoles coraniques pour les endoctriner au wahhabisme jusqu'à les abrutir pour les retourner contre les Tunisiens qu'ils terrorisent ... et de jubiler de leur terrorisme qui lui rappelle le sien quand il avait leur âge, aime-t-il rappeler. Alors qu'en fait, les enfants des pauvres sont un fonds commerce pour les Frères musulmans qui réservant les écoles privées et les grandes écoles en Occident aux rejetons des dirigeants d'Ennahdha !

Voilà encore un point de divergence entre un patriote et un mercenaire, un grand homme d'Etat et un politicien véreux, entre une idée de progrès et une idéologie retrograde !!

Rachid Barnat

* La précocité de la baisse de la fécondité et son faible niveau actuel font de la Tunisie une exception au sein du monde arabe et africain. Ce constat ne peut être dissocié de l'expérience d'une politique de population initiée dès les années 1960 et dont l'originalité est d'être porteuse d'un message intégrant fortement les problèmes de population à ceux du développement. À travers un vaste dispositif technique, juridique, médiatique mais insistant aussi sur la formation des personnels du planning familial, la politique de population de l'État tunisien n'a cessé de s'adapter et de se réorienter au fil des années et la question démographique a toujours figuré en bonne place dans les plans de développement successifs.




vendredi 17 septembre 2021

LES JARDINIERS DES PLAGES ...

On voit de temps en temps après de grosses vagues qui charrient algues et boulettes de fibres d'algues, des femmes et parfois des hommes, "agents de nettoyage" au service des hôtels et des résidences de bord de mer, nettoyer les plages de ces "saletés" déposées par une mer agitée; qu'elle laisse derrière elle, une fois qu'elle s'est calmée et retirée !

Ces jardiniers des sables ont des instructions de la part de leurs employeurs, de débarrasser les plages de ces "saletés" qui n'en sont pas mais qui rebuteraient les baigneurs et les touristes selon eux; alors qu'elles sont déposées temporairement puisque la mer se charge de les couvrir de sable ou de les reprendre. Ce qu'expliquent d'ailleurs certains directeurs d'hôtel, écologistes, pour rassurer leur clientèle que la mer fait le ménage elle-même des plages qu'elle "souille" de "détritus naturels" provenant de sa flore; et qu'elle dépose par ci par là, sur les plages.
Et le pire, est que ces jardiniers des sables, ramassent ces algues dans des sacs en plastic qu'ils mettent à l'écart des espaces réservés aux clients et dont on ne sait le devenir : s'ils resteront là ou s'ils iront encombrer des décharges publiques déjà débordées, ou des décharges sauvages; et dont le plastic ira rejoindre d'autres plastics qui jonchent les bords des routes et s'accrochent aux arbres et aux arbustes apportant une note de couleur à une végétation méditerranéenne qui s'en passerait bien mais dont la pollution visuelle vous poursuit le long des routes tunisiennes à perte de vue dans les champs !
Alors qu'il serait plus judicieux que ces jardiniers ramassent les détritus humains : bouteilles en plastic, bouteilles de bière, cannettes en alu, paquets de cigarette et autres papiers gras ...; que laissent derrière eux des baigneurs peu scrupuleux, inciviques et ne respectant pas la nature ! Et laisser la mer gérer ses "détritus" naturels et que les hommes se chargent des leurs, pour l'en débarrasser, pour qu'ils ne polluent pas nos plages.
Voilà le genre de travail irréfléchi auquel consentent les directeurs de certains hôtels et les syndics de certaines résidences de bord de mer, en dépit du bon sens, argent et temps .... à fonds perdu !
Alors que ces responsables du tourisme local, feraient mieux de débarrasser la plage des baraquements hideux qu'ils laissent s'installer et qui d'année en année s'agrandissent par le rajout d'autres "pièces" donnant à l'ensemble l'air d'un bidonville de plage et dont la pollution visuelle s'ajoute à celle des objets en tout genre en plastic qui jonchent les plages. De même qu'ils devraient interdire l'empiétement sur la plage, espace public faut-il le rappeler, par des plantations sauvages de palmiers, de palétuviers, de gazon et de bananiers dont la vision ne trompe nullement le touriste par une illusion d'îles lointaines, traduisant le mauvais goût et l'anarchie urbanistique dans le prolongement de celle des villes côtières mais dont la présence est une insulte à la nature et à l'intelligence du touriste !

Et voilà comment de si belles côtes de la Tunisie qu'on nous envie, sont entrain d'être défigurées comme le reste, alors que des solutions existent; à commencer par le remplacement des sacs en plastic par des sacs en papier, par l'interdiction des cabanons en bois et en tôles ondulées sur les plages et par l'interdiction de "végétaliser" les plages par des plantes exotiques !

La politique sur le court terme va finir par tuer la poule aux œufs d'or. Déjà que la bétonisation des côtes par les hôtels, commence à faire fuir les touristes qui cherchent l'authentique et le naturel, depuis que l'écologie est entrée dans les mœurs des gens.

Rachid Barnat

vendredi 10 septembre 2021

Taoufik ALOULOU, L'AMI DE MON ADOLESCENCE ...

Le 9 septembre 2021, Taoufik Aloulou nous a quittés. Je perds un grand ami qui accompagna mon adolescence. Il a été l'un de mes rares amis du Collège Sadiki puis du Lycée Montfleury. 

Au collège Sadiki nous nous sommes rencontrés en 5éme année pour préparer le probatoire du baccalauréat que lui et tout un groupe pour ne pas dire une bande d'amis, avait raté et se retrouvaient redoublants dans ma classe. Une bande de jeunes qui deviendront plus tard de grands médecins et de bons chirurgiens, je pense notamment au Dr Abdel Jelil Zaouach, un autre disparu prématurément par suite d'une longue maladie lui aussi; et qui fut un grand chirurgien et doyen de la  faculté de médecine de Tunis.

En réalité mon amitié pour Taoufik est née lors de notre service militaire à Ain Draham. Service étant un gros mot pour désigner un "stage" en caserne; d'abord à l'Aouina à Tunis chaque samedi après midi, puis un mois à Ain Draham durant les vacances scolaires d'été, que certains assimilaient à une colonie de vacances. 

Bourguiba ayant besoin de cadres pour la Tunisie qu'il modernisait, ne voulait pas perturber notre scolarité par un service militaire d'un an; d'où cette trouvaille de Béhi Ladgham alors son ministre de la Défense, du "stage en caserne" pour apprendre les rudiments de l'art militaire et le maniement des armes et dispenser ainsi les jeunes d'un service militaire long et de demandes renouvelées de sursis à chaque sortie du territoire pour ceux qui poursuivaient leurs études à l'étranger. Ce qui en dit long sur l'importance qu'accordait Bourguiba à l'éducation. Stages qui nous amusaient beaucoup car nos instructeurs étaient souvent d'un niveau du primaire, que nous étonnions de vite comprendre ce qu'ils peinaient à nous expliquer ...

Nous étions Taoufik et moi dans la même chambrée et nous partagions le même lit superposé : lui occupant le lit supérieur et moi celui d'en bas. Déjà j'étais comme beaucoup d'autres, séduit par son sourire charmeur dont il ne se départissait jamais même quand il était en colère. 

J'ai le souvenir de sa fascination pour notre sergent instructeur qui, ayant quitté top tôt l'école, avait résolu cependant le planning familial dans sa propre famille pour ne pas engrosser sa femme à chaque permission : il calculait les périodes du cycle de son épouse pour ne prendre ses congés qu'en s'assurant que leurs retrouvailles ne tombent pas au mauvais moment. Ce qui intriguait Taoufik, c'était le sens de l'observation de cet homme qui pratiquait la contraception de façon naturelle rien qu'en "étudiant" la chose de façon empirique, pour éviter des grossesses non désirées à son épouse. 

C'était ça Taoufik : curieux de tout et des gens. Il admirait chez les autres leur savoir et leurs connaissances, furent-ils empiriques. Il respectait les gens sans distinction de classe et admirait spontanément leur originalité.

Puis en terminale, Taoufik a changé d'établissement scolaire abandonnant le collège Sadiki pour s'inscrire au lycée Monfleury dirigé alors par la fille de Mahmoud Messadi ministre de l'éducation nationale de Bourguiba; profitant du démarrage de la mixité dans les collèges et lycées du pays; inscription, j'imagine, facilitée par sa soeur, professeur d'anglais dans ce lycée.

Pour d'autres raisons, moi aussi je me suis inscrit, au grand dam de mon père, au lycée Monfleury. Pour mon inscription, Mme Hachemi professeur de dessin dans ce lycée avait intercédé pour moi auprès de la directrice avançant mes "qualités de dessinateur". J'apprendrais par la suite que Mme Hachemi faisait partie du réseau secret des résistants destouriens de Bizerte de mon père. C'est dire la discrétion de ces authentiques résistants qui militaient pour leur pays et ne faisaient pas étalage de leur militantisme et encore moins le monnayaient aux Tunisiens, comme ces prétendus militants islamistes & arabistes sortis de leur trou à la faveur du fumeux "printemps arabe", pour leur faire payer leur prétendu militantisme !

Et le hasard va faire que Taoufik et moi, nous nous retrouvions sans nous être concertés, dans le même lycée et dans la même classe, ayant pour professeur d'anglais sa soeur. Notre joie était partagée de poursuivre une amitié naissante depuis notre "service militaire". 

Il faut dire que nous étions une poignée de garçon dans un lycée de jeunes filles, et quelles filles ! Cependant, nous étions un peu jaloux de Taoufik qui avait un charme fou, qui faisait tomber les filles; et il ne s'en privait pas.

J'ai gardé un très bon souvenir de cette année du baccalauréat : souvent en sortant du lycée, nous étions quelques uns dans la bande à Taoufik à l'accompagner, bien sûr avec sa petite amie, pour rentrer chez nous; avec parfois une halte chez "Ben Yedder", le salon de thé à la mode, de la rue Charles de Gaulle, repère de la jeunesse dorée d'alors où Taoufik faisait des fois le prince en invitant ses amis. 

Lui comme moi, adorions le cinéma. Comme moi, il était cinéphile et nous fréquentions les cinéclubs de la capitale de façon assidue. J'ai le souvenir de longues discussions souvent passionnées à propos du dernier film vu, des acteurs, de leur jeu, de l'histoire, de la mise en scène. Il aimait la musique et jouait du piano. Il m'a fait aimer le rock et le jazz ... 

Son autre dada, était la politique. Taoufik ne cachait pas sa sympathie pour le communisme très en vogue alors chez les étudiants et les intellectuels, de Tunisie aussi. 

Dans notre groupe, un certain Ahmed B.C était militant communiste convaincu; et bien que d'une famille riche et en opposition avec son père avocat dont il renvoyait chez eux les clients qui venaient à leur maison de campagne, une offrande à la main destinée au père, en les sermonnant qu'ils étaient plus nécessiteux que lui, me taxait de bourgeois; suprême insulte de la part d'un communiste, qui plus est vivait confortablement et bourgeoisement; ce qui me faisait sourire. Heureusement que Taoufik était là pour modérer ses propos parfois agressifs à mon égard; d'autant que j'étais anti communiste et ne cachais pas mon nationalisme destourien. Car Taoufik était toujours concilient et bon camarade avec ses amis.

Puis, nos études supérieures nous ont séparés : lui, ayant choisi la médecine à la faculté de médecine de Tunis et moi, la médecine vétérinaire à l'école nationale vétérinaire d'Alfort.

Cependant, nous sommes restés en contact souvent épisodique; et j'avais de ses nouvelles régulièrement par ma soeur Hamida secrétaire du Dr Hassen Gharbi au service de radiologie de l'hôpital des Enfants Malades où officiait Taoufik qui l'appréciait et qu'elle appréciait beaucoup. Et nous avions plaisir à nous retrouver et à poursuivre une discussion restée en suspens ... comme lors de notre adolescence.

J'étais heureux pour lui qu'il ait pu faire ce qu'il voulait : chirurgien pédiatre lui allait comme un gant, lui qui est la douceur et la gentillesse même. D'ailleurs quand mon neveu était en âge d'être circoncis, j'ai proposé à ses parents inquiets, de le recommander à mon ami le Dr Taoufik Aloulou, ce qu'il a accepté avec plaisir en me fixant de suite un rendez-vous pour lui amener mon neveu en me permettant gentiment de rester en salle d'opération pour le voir opérer.

Repose en paix mon cher ami. 

Ton sourire charmeur va beaucoup manquer à ceux qui t'ont connu et aimé.

Ton ami Rachid Barnat 





dimanche 5 septembre 2021

Ignorance et pauvreté, les deux mamelles de l'intégrisme religieux

Voici un extrait du plaidoyer de Victor Hugo contre la loi Falloux où il dénonce les partis qui instrumentalisent la religion dans le but de maintenir un peuple dans l'ignorance pour mieux le dominer. Heureusement la loi 1905 de séparation de l'Etat de l'Eglise eut lieu, pour mettre un terme aux méfaits de la religion, en instaurant la laïcité.

Texte encore d'actualité depuis que le wahhabisme s'est répandu dans le monde et fait des dégâts chez les peuples musulmans, en exportant partout l'ignorance sacrée et en multipliant les mosquées et les écoles coraniques.

Pour progresser, les Tunisiens n'ont d'autres choix que de séparer l'Etat de la religion et d'interdire les partis qui instrumentalisent la religion.

R.B


Victor Hugo

Ah ! Nous vous connaissons !
Nous connaissons le parti clérical.
C’est un vieux parti qui a des états de service.
C’est lui qui monte la garde à la porte de l’orthodoxie.
C’est lui qui a trouvé pour la vérité ces deux états merveilleux : l’ignorance et l’erreur.
C’est lui qui a fait défense à la science et au génie d’aller au-delà du missel et qui veut cloîtrer la pensée dans le dogme.
Tous les pas qu’a faits l’intelligence de l’Europe, elle les a faits malgré lui.
Son histoire est écrite dans l’histoire du progrès humain, mais elle est écrite au verso.
Il s’est opposé à tout.

C’est lui qui a fait battre de verges Prinelli pour avoir dit que les étoiles ne tomberaient pas ;
appliqué à Campanella vingt-sept fois la question pour avoir affirmé que le nombre des mondes était infini et entrevu le secret de la création ;
persécuté Harvey pour avoir prouvé que le sang circulait.
De par Josué, il a enfermé Galilée, de par saint Paul, il a emprisonné Christophe Colomb.
Découvrir la loi du ciel, c’était une impiété ; trouver un monde, c’était une hérésie.

C’est lui qui a anathématisé Pascal au nom de la religion, Montaigne au nom de la morale, Molière au nom de la morale et de la religion.

Oh ! Oui, certes, qui que vous soyez, qui vous appelez le Parti catholique, et qui êtes le parti clérical, nous vous connaissons !

Voilà longtemps déjà que la conscience humaine se révolte contre vous et vous demande : qu’est-ce que vous me voulez ?
Voilà longtemps déjà que vous essayez de mettre un bâillon à l’esprit humain.
Et vous voulez être les maîtres de l’enseignement !
Et il n’y a pas un poète, pas un écrivain, pas un philosophe, pas un penseur, que vous acceptiez !

Et tout ce qui a été écrit, trouvé, rêvé, déduit, illuminé, imaginé, inventé par les génies, le trésor de la civilisation, l’héritage séculaire des générations, le patrimoine commun des intelligences, vous le rejetez.

Si le cerveau de l’humanité était là devant vos yeux, à votre discrétion, ouvert comme la page d’un livre, vous y feriez des ratures !
Et vous réclamez la liberté d’enseigner !
Tenez soyons sincères, entendons-nous sur la liberté que vous réclamez, c’est la liberté de ne pas enseigner.

Ce qui vous importune, c’est cette énorme quantité de lumière aujourd’hui plus éclatante que jamais, lumière qui fait de la nation française la nation éclairante, de telle sorte qu’on aperçoit la clarté de la France sur la face de tous les peuples de l’univers.
Eh bien, cette clarté de la France, cette lumière libre, cette lumière qui ne vient pas de Rome, voilà ce que vous voulez éteindre, voilà ce que nous voulons conserver !

Tenez, vous venez de Rome ; je vous en fais compliment.
Vous avez eu là-bas un beau succès.
Vous venez de bâillonner le peuple romain, maintenant vous voulez bâillonner le peuple français. Je comprends, cela est encore plus beau, cela tente.
Seulement prenez garde ! C’est malaisé. Celui-ci est un lion tout à fait vivant.

A qui en voulez-vous donc ?
Je vais vous le dire. Vous en voulez à la raison humaine.
Pourquoi ? Parce qu’elle fait le jour.

mercredi 1 septembre 2021

Les dictateurs tunisiens ont leur particularité, toute tunisienne ...

KS, LE NOUVEAU DICTATEUR ?
Il s'est accordé tous les pouvoirs mais a-t-il seulement un plan de sortie de la crise qui a poussé "le peuple à une révolte spontanée, le 25 juillet 2021" ?
Lui-même n'ayant pas l'envergure d'un homme politique, dans un costume de Président de la République trop grand pour lui; et ses conseillers étant recrutés parmi les plus médiocres, s'ils n'étaient infiltrés de crypto-islamistes ... il finira, si ce n'est déjà fait, par être bouffé par les islamistes, quand on voit l'intense activité de ces derniers, auxquels s'est associé Naoufel le propre frère du président qui tente de mettre sur orbite "le musulman de gauche" qui remplacera Ghannouchi, pour faire taire le "peuple en colère" contre ce dernier ... quitte à ce qu'il soit sa doublure dont il tirera les ficelles, comme il tirait celles de ses "oiseaux rares progressistes " !!
R.B 

 Hatem M'rad

Il n’est pas inutile d’opérer une typologie des dictateurs tunisiens, notamment de ceux qui ont défilé dans l’histoire contemporaine, de l’indépendance à la transition d’aujourd’hui.

La dictature tunisienne a aussi sa propre spécificité. Elle n’est ni violente, ni douce, ni naïve, même si elle est variable d’un moment à l’autre, d’un homme à un autre. Elle s’impose, non pas d’un coup, mais dans la durée, lentement. Lors même qu’il y a soudaineté, elle finit par s’assouplir. La brutalité de l’audacieux réussit souvent à épouser les contours du pacifisme, de la souplesse et du pragmatisme, caractères ancestraux des Tunisiens. C’est pourquoi elle est souvent acceptée, ou considérée acceptable ou subie par les populations. Elle ne heurte pas beaucoup le Tunisien, toujours subjugué par les dictateurs régnant sur le monde arabe. Cette dictature tunisienne, qui n’a rien à voir avec la brutalité de Saddam ou de Bachar ou de Moubarak/Al-Sissi ou Kadhafi, se construit patiemment et progressivement pierre par pierre dans la durée. Les populations sont d’abord surprises par l’acte de bravoure d’un zaïm. Puis, un moment inquiètes de voir l’arbitraire piétiner la légalité, finissent par s’en accommoder confortablement dans le quotidien. La promesse du nouveau dictateur d’éradiquer la dictature précédente, de sécuriser la population et de stabiliser le système est de nature à rassurer la population.

La culture dictatoriale

Le chef audacieux libère son peuple d’une dictature ancienne ou d’une forme de dictature anarchique ou d’une occupation étrangère ou d’une Constitution schismatique.  Selon les cas, tantôt il fait des réformes fondamentales et spectaculaires (Bourguiba), tantôt il prend des mesures en trompe-l’œil, en croyant berner les démocrates par des procédés plébiscitaires (Ben Ali), tantôt il s’auto-investit dans l’exceptionnel (Saïed). Il y a même des dictateurs de coulisses (Ghannouchi). 

Puis des indices d’autoritarisme commencent à poindre à l’horizon, qui se renforcent jour après jour, pour se cristalliser dans la durée. Le nouveau dictateur promu prend son temps pour s’agréger des pouvoirs, clientèles, actes de fidélité et d’allégeance. 

Puis vient l’essentiel : suspension de partis d’opposition, contrôle politique, élection truquée, verrouillage policier, violation des libertés et des droits, présidence à vie, procès politique inéquitable, censure des médias. La nouvelle dictature se met finalement et majestueusement, voire paisiblement, en place. 

La décision politique audacieuse se transmue en fait établi, en « culture dictatoriale », bien socialisée déjà par les masses. Le fait est rendu irréfragable par le poids de l’armée, de la police et des services de renseignement. 

Dictature et conservatisme social vont souvent de pair. Le dictateur trouve un large écho dans la passivité soutenue par le legs islamique, la tradition et les préjugés. Au fond, dans les profondeurs de la société tunisienne, l’orthodoxie l’emporte encore sur la raison et le progrès, comme Ibn Taymiyya et El-Ghazali sont encore plus présents qu’Ibn Roshd ou les Mutazilites. La dictature s’accommode de l’intolérance des mœurs, des discriminations pesant sur les femmes et des minorités et les accompagne.

Bourguiba, un dictateur charismatico-progressiste

Bourguiba est un dictateur charismatico-progressiste. Le héros de l’indépendance fut après l’indépendance très acclamé par le peuple. Il l’est encore. On lui pardonne tout. C’est lui le bâtisseur du despotisme éclairé tunisien, alliant fermeture politique et réformisme sociétal. C’est lui aussi, le propulseur des grandes réformes sociales, progressistes et laïcisantes. Il fut un dictateur, qui regarde devant et non en arrière. Il est même un des rares dictateurs qui soit révolutionnaire authentique, habité par le progrès et les changements en profondeur, visibles seulement dans le temps. 

La plupart des dictateurs sont conservateurs, Bourguiba ne l’est pas. Son modernisme n’était pas aussi radical que celui de Atatürk, mais il était progressif (par étapes) et réaliste. Il voulait libérer les individus des traditions, préjugés et mœurs rétrogrades. La dictature doit alors servir le développement économique, l’éducation rationnelle, la libération de la femme, la construction de l’Etat, l’unité de la nation contre le régionalisme et le tribalisme. Bourguiba a même déthéologisé l’islam. Il faut le faire. Mais il a fini despote, comme il a commencé son coup d’Etat « républicain » du 25 juillet 1957 à l’Assemblée constituante.

Ben Ali, un dictateur martialo-cupide

Ben Ali était un dictateur martial et pratique, de par sa formation. Il a gouverné 23 ans durant par le verrouillage policier pour, en définitive, n’avoir comme réalisation que l’accumulation illicite des richesses, pour lui et pour ses proches, à travers des procédés de corruption et de chantage, puisées dans les ressources de l’Etat et des fortunes privées. L’ordre public produit de la richesse. 

Le Général Ben Ali était également acclamé par la foule un certain 7 novembre 1987, malgré son coup d’Etat et sa trahison. Acclamé non pour sa personne, mais pour la délivrance du peuple du naufrage bourguibien. « L’ère nouvelle » s’est avérée « préhistorique ». Un dictateur militaire à courte vue succède à un dictateur civil visionnaire. 

Ben Ali avait au départ le soutien de tous les déçus de la dictature bourguibienne, et des adeptes du changement démocratique, qui ont vite déchanté, dès qu’il a commencé, une année après son « coup », à serrer les vis. En tout cas, la situation du peuple n’a pas changé de nature à la suite de cette « passation » dictatoriale, même si les militants sincères avaient pu résister avec les moyens du bord.

Ghannouchi, un dictateur théocratico-politique

Après la révolution civile et sociale, c’est Ghannouchi, le « théocrate machiavélique », qui reprend le flambeau, qui domine de fait politiquement le paysage flou de la transition. Il n’était pas spécialement au pouvoir, il n’était pas dictateur à titre officiel ou personnel, mais en tirait toutes les ficelles, même à l’opposition. Contrairement aux autres dictateurs, lui, il ne « rassure » pas. Pire, il est l’homme le plus détesté de la transition. 

Il était, à sa manière, et en forçant les choses, un dictateur perfide sous un masque consensuel. Chef d’un parti théologique élu démocratiquement, il gouverne en empêchant tout le monde de gouverner sur la base d’une Constitution décousue. 

Il a fini par incarner le mal, la corruption, la cupidité (aussi cupide que Ben Ali) et la contre-identité. Normal que les rancœurs se soient abattues principalement sur lui et sur son mouvement après le tour de force saiedien. Ghannouchi est un dictateur par omission ou par négation. Il a tout de même réussi historiquement à faire la transition entre plusieurs coups de force. Il a été à la fois à l’origine du coup d’Etat du dictateur Ben Ali contre le dictateur Bourguiba que la cause de l’exceptionnalisme dictatorial de Kais Saïed au moyen de l’article 80. Ce n’est pas peu.

Saïed, un dictateur romano-éthique

Kais Saïed est, lui, un dictateur de type romain. Il est comme ce magistrat romain extraordinaire et précaire qui, désigné par le Sénat, avait pour mission de mettre fin à une situation périlleuse, raison de sa nomination, soit en menant une guerre, soit en réprimant une sédition intérieure, même s’il pouvait aussi être désigné pour régler des affaires particulières, telles que l’organisation d’une assemblée du peuple ou la direction d’une enquête. 

Le dictateur romain est nommé pour six mois. Il n’est pas lié par les lois. Il est une sorte de roi ayant un pouvoir illimité de vie et de mort. Mais il faut se méfier de ces dictateurs de type romain. César n’est pas resté six mois au pouvoir comme il est d’usage, il a été assassiné après quatre années de dictature, et Sylla, de l’avis de Bodin, a exercé une « cruelle tyrannie ». Le dictateur romain est donc censé être provisoire, tout comme l’exceptionnalisme saiedien de l’article 80. Quoique Saied n’ait été désigné ni par un Sénat ni par une Assemblée, mais par le peuple.

Kais Saïed ne veut pas paraître comme un dictateur : ni romain ni tunisien. Disons que la dictature romaine est ici tunisifiée par le caractère éthique de Kais Saied. Enseignant le droit, et notamment le droit constitutionnel, imbu de son intégrité, il ne peut dans son esprit être dictateur, même pour une période censée être provisoire, quoique indéterminée. 

Étonné par les critiques qui l’ont visé, à la suite des mesures exceptionnelles qu’il a prises, suspendant toutes les institutions et tout le système politique, il s’en défend : « Je ne suis pas un dictateur. Comment pourrais-je l’être alors que je me suis appuyé sur l’article 80 de la Constitution et que je ne suis pas sorti du cadre de la Constitution ». La Constitution, il faudrait la forcer un peu pour que le constitutionnaliste puisse changer la nature de l’Etat à sa guise. Il a déjà pris beaucoup de liberté avec cet article 80, en lui faisant dire ce qu’il ne dit pas, ou même le contraire de ce qu’il dit. Le constitutionnaliste misait sur l’acte d’éblouissement du bon peuple à sauver, ou de ceux qui veulent en découdre avec l’islamisme.

Il n’est peut-être pas un dictateur, mais, dans l’exercice politique, on est jugé sur pièce. Kais Saïed a été démocratiquement élu, mais il n’a été dictatorial que depuis le coup de force exceptionnel de l’article 80. Dans les faits, tout le monde l’a observé, il n’arrête pas depuis plus d’un mois de parler seul, de décider seul, de révoquer seul, de persécuter seul, de reporter les échéances seul, de n’écouter personne, tout cela au nom d’une Justice encore abstraite. Même s’il avait à réaliser une justice divine, un dictateur ne cesse pas d’être dictateur, s’il emploie des procédés dictatoriaux. Ainsi, rien n’est bon à son goût s’il a pour origine le système actuel, un système qu’il n’a pas réalisé, lui, le président élu avec 72% d’électeurs. Le Parlement est mauvais, tout comme les partis, le chef de gouvernement, les ministres, les juges, les hommes d’affaires, les médias, les riches, les bourgeois et l’élite. Tout le monde est suspecté par lui d’être mauvais et corrompu, sauf le « peuple », cette nébuleuse. On expédie alors les arrestations des corrompus, pour que le bon peuple applaudisse les actes héroïques du sauveur, sans bien distinguer le bon grain de l’ivraie. Les islamistes, sa principale cible, restent encore dans l’expectative. La révolution tunisienne tarde encore à venir.

La révolution a été le fait de tout un peuple. Ne l’oublions pas. Pas le peuple qui a élu Saïed, mais le peuple avec toutes ses diversités, toute son hétérogénéité, toute sa conflictualité. Le 14 janvier 2011, la joie populaire était immense, parce que la révolution n’était le fait de personne, d’aucun parti, d’aucun acteur politique, d’aucun courant, et qu’elle était le fait de tous. Puis, elle a été récupérée abusivement par des théocrates majoritaires. 

La voilà maintenant depuis le 25 juillet entre les mains d’un seul homme, d’un ajusteur en chef de la révolution, celui qui va la remettre sur le droit chemin, duquel elle n’aurait jamais dû s’éloigner. La révolution est entre les mains d’un homme qui veut parler seul en son nom, qui veut l’orienter ou bon lui semble, qui croit tout savoir, qui exclut tous les autres interlocuteurs. Salus publica suprema civitatis lex est (le salut public est la loi suprême de l’Etat. Entendons le salut par l’illumination d’un homme).

Ainsi va le défilé des dictateurs tunisiens. Ils sont immuables et changeants, après l’indépendance comme après une révolution.


Lire aussi : 

L’idolâtrie des dictateurs arabes

« Etat total » ou « Etat pluraliste » ? 

Moins de vengeance et plus de raison

A propos du Parlement suspendu

La démocrature justicialiste


dimanche 29 août 2021

Une démocratie sans partis politiques, est-ce possible ?

Durant sa campagne électorale, Kais Saied avait étonné tout le monde de se présenter aux élections de 2019 sans parti politique pour le soutenir. De même qu'il a surpris tout le monde d'avec 72,71% des suffrages. Certains se demandent ce que cache ce personnage et qui derrière lui, pour un tel résultat. Une stratégie de l'ombre, qui a failli réussir à un autre avant lui : Abdelkrim Zbidi ...

Or les Tunisiens se souviennent du dada de Kais Saied qui rêve d'une démocratie participative par la base, passant par-dessus la jambe les partis politiques ...

Eh bien, le 25 juillet 2021, les "organisateurs de la révolte spontanée du peuple", lui donnent l'occasion de réaliser son rêve : entre autres décisions prises ce jour-là, le gel des partis politiques, interdits de toute activité ... jusqu'à nouvel ordre; ce qui ne les a pas empêchés de lui concocter un parti sur mesure, regroupant les jeunes auxquels il doit son poste à Carthage !

R.B

UN PEU D'INSTRUCTION CIVIQUE ET POLITIQUE.
On voit de plus en plus clair dans le jeu du Président Kais Saied et de ses conseillers. Le Président n’a pas caché qu’il est « contre les partis politiques » et cette déclaration de principe ne laisse pas d’être très préoccupante. Je vais essayer de dire clairement pourquoi.

Il est certain que la très grande majorité des partis politiques ont donné une piètre image des partis et la plupart se sont déshonorés. Leurs dirigeants ne cherchaient qu’une chose : utiliser la politique pour prendre un peu de pouvoir et pour s’enrichir. Ils n’avaient aucune ligne directrice, ne réalisaient aucune des fonctions des partis politiques, en étant tout simplement des groupes d’intérêt, à la limite de la mafia.

Si l’on veut des exemples on pourra en citer des centaines et des centaines. Il est donc, dans ce contexte, facile de critiquer les partis.

Mais c’est confondre la maladie avec le malade et c’est jeter le « bébé avec l’eau du bain ». C'est en définitif, du populisme de bas étage, de la démagogie destinée à flatter le peuple sans réfléchir à ce qu’est vraiment un parti et à sa grande utilité.

C’est aussi confondre les partis politiques (nécessaires et utiles) avec le régime des partis qui, lui est détestable. Qu’un Constitutionnaliste comme le Président fasse ces confusions et cet amalgame, c’est bien le signe qu’il a un projet caché et parfaitement utopique.

D’abord interdire les partis politiques, c’est porter atteinte et gravement à l’un des principes essentiels de la démocratie : la liberté d’association car un parti c’est, au fond, une association destinée à réunir ceux qui partagent une idée politique. Les interdire c’est porter atteinte à deux droits fondamentaux : la liberté d’association et la liberté de penser.

Interdire les partis c’est dans les faits, ne tolérer que le Parti unique, celui du dirigeant; et chacun sait ou devrait savoir, que cela conduit inexorablement à la dictature et aux dérives autoritaires les plus graves.

Le parti unique ou l’absence de parti, c’est le totalitarisme, la pensée unique ! Et l’histoire récente et ancienne, montre que cela conduit aux crimes et aux violations des libertés.

Les partis sont essentiels pour structurer la vie politique, pour faire s’exprimer la diversité des opinions d’un peuple car il n’y a pas de peuple qui ait une opinion unique, sauf dans les dictatures et ce n’est pas volontaire.

Les partis quand ils remplissent bien leur rôle, ont un rôle éducatif. Ils servent à discipliner les pensées des citoyens et à les structurer : ils évitent la démagogie facile et le populisme. Ils ont d’ailleurs souvent des sections de jeunes et des systèmes d’éducation à la vie des idées politiques.

Enfin, comme on le dit, les partis concourent à la formation d’une volonté générale en créant la discussion, le débat, la réflexion. Sinon les citoyens en sont réduits aux rumeurs, aux discussions de café aux "ya ka ...", " il faut qu'on ..."; c'est à dire au populisme.

Tunisiens méfiez vous comme de la peste de ceux qui vous parlent de supprimer les partis : ils vous conduisent directement à une nouvelle dictature en essayant de vous faire croire que c’est ce que le peuple veut !

Par contre, il est nécessaire de réglementer les partis pour éviter les dérives monstrueuses auxquelles on a assisté. Des partis régénérés, réglementés, actifs ... concourront à la liberté, au débat et au progrès.

Je dirai enfin que ceux qui ne veulent plus de partis, considèrent au fond que les Tunisiens ne sont pas aptes à la démocratie, au débat. Ils vous méprisent tout en vous flattant ! Ne tombez pas dans ce piège.

Après ces considérations générales, je voudrai que les Tunisiens soient attentifs à cela : Il n'y a qu'un parti, je dis bien un seul, le PDL qui remplit toutes les conditions que préconise la science politique pour être un vrai parti politique :
- D'abord, il a indiscutablement une ligne et un programme politique (Il suffit d'écouter son leader et de lire les textes produits par le parti).
- Son projet est soutenu par des valeurs qui sont celles depuis longtemps du Destour et que l'histoire de ce pays a façonné.
- Son leader Madame Abir Moussi, organise des débats, des conférences avec des personnalités extérieures pour examiner et étudier les problèmes du pays.
- Elle fait ensuite de la pédagogie à destination du peuple en évoquant les problèmes, en donnant des informations, des analyses et dit ce qu'il faudrait faire selon son parti.
- Le parti a même une organisation destinée à ses jeunes pour les éduquer dans le domaine des faits de société et les initier aux idées politiques.

Quel autre parti (je demande qu'on me les cite) fait ce travail fondamental ?

Ma seule question et je n'ai pas la réponse : comment beaucoup de Tunisiens ne se rendent pas compte de cela et ne soutiennent pas ce parti ?