lundi 29 septembre 2014

ROUBA'IYET El-KHAYAM

Omar Khayam, un soufi hédoniste tolérant et sceptique,
dont quelques célèbres quatrains ont été traduits du persan à l´arabe par le grand poète Ahmed Rami, mis en musique par Riadh Essoumbati et chantés par Essitt ** Oum Kalthoum :
Rouba'iyet el Khayam ".

alt=Description de cette image, également commentée ci-après


سمعت صوتا هاتفا فى السحر
نادى من الغيب غفاة البشر
هبوا املأوا كأس المنى قبل أن
تملأ كأس العمر كف القدر

لا تشغل البال بماضى الزمان
ولا بآت العيش قبل الأوان
واغنم من الحاضر لذاته
فليس فى طبع الليالى الأمان

غد بظهر الغيب واليوم لى
وكم يخيب الظن فى المقبل
ولست بالغافل حتى أرى
جمال دنياى ولا أجتلى

القلب قد أضناه عشق الجمال
والصدر قد ضاق بما لا يقال
يارب هل يرضيك هذا الظما
والماء ينساب أمامى زلال

أولى بهذا القلب أن يخفق
وفى ضرام الحب أن يحرق
ما أضيع اليوم الذى مر بى
من غير أن أهوى وأن أعشق

أفق خفيف الظل هذا السحر
نادى دع النوم وناغ الوتر
فما أطال النوم عمرا ولا
قصر فى الأعمار طول السهر

فكم توالى الليل بعد النهار
وطال بالأنجم هذا المدار
فامش الهوينا ان هذا الثرى
من أعين ساحرة الإحورار

لا توحش النفس بخوف الظنون
واغنم من الحاضر أمن اليقين
فقد تساوى فى الثرى راحل غدا
وماض من الوف السنين

أطفىء لظى القلب بشهد الرضاب
فإنما الايام مثل السحاب
وعيشنا طيف خيال فنل حظك
منه قبل فوت الشباب

لبست ثوب العيش لم استشر
وحرت فيه بين شتى الفكر
وسوف انضو الثوب عنى ولم
ادرك لماذا جئت اين المفر

يا من يحار الفهم فى قدرتك
وتطلب النفس حمى طاعتك
اسكرنى الإثم ولكننى
صحوت بالآمال فى رحمتك

إن لم أكن اخلصت فى طاعتك
فإننى أطمع فى رحمتك
وانما يشفع لى اننى قد
عشت لا أشرك فى وحدتك

تخفى عن الناس سنى طلعتك
وكل ما فى الكون من صنعتك
فأنت محلاه وأنت الذى
ترى بديع الصنع فى آيتك

إن تفصل القطرة من بحرها
ففى مداه منتهى أمرها
تقاربت يارب ما بيننا
مسافة البعد على قدرها

ياعالم الأسرار علم اليقين
ياكاشف الضر عن البائسين
ياقابل الأعذار عدنا الى ظلك
فاقبل توبة التائبين


Les quatrains* d'Omar Al-Khayam  

J'entends une voix au milieu de la nuit
Elle interpelle de l'au-delà les inconscients
Remplissez le verre de la félicité
Avant que ne remplisse le verre de la vie, la main du destin

Ne préoccupes pas ton esprit avec le passé
Ni avec le futur avant son heure 
Et engranges du présent ses plaisirs
Car les nuits ne garantissent rien

Demain est une inconnue alors que ce jour m'appartient
Oh combien est déçue l'espérance en ce qui adviendra
Je ne suis pas un inconscient pour voir
La beauté de la vie et ne pas y succomber

Le cœur est épuisé par l'amour de la beauté
Et la poitrine étouffe de tous les non-dits
Oh mon Seigneur, serais-tu satisfait de ma soif
Alors que l'eau coule devant moi claire et fraîche

Il vaut mieux pour ce cœur qu'il batte
Et que dans les flammes de l'amour, il se consume
Quelle perte que le jour qui passe
Sans que je n'aime et sans que je ne m'éprenne

Réveilles-toi ombre légère voilà le milieu de la nuit
Abandonnes le sommeil et fais écho à la cithare
Le sommeil n'a jamais rallongé une vie
Et les longues veillées ne l'ont jamais raccourcie

Que de nuits ont succédé au jour
Et que fut longue la révolution pour les étoiles
Alors marches lentement, car cette poussière 
Est composée de yeux ensorceleurs

N’encombres pas ton esprit de peur des doutes
Et profites de l'instant en toute quiétude
Ceux qui nous quittent deviennent égaux sous terre, demain
Comme depuis des milliers d'années

Éteins le feu de ton cœur avec la douceur de la salive
Car les jours sont comme les nuages
Et notre vie est une ombre passagère
Alors prends-en ta part avant que la jeunesse s’en aille

On m'a fait endosser l'habit de la vie sans me demander mon avis
Dans lequel je me suis empêtré ne sachant qu'en faire
Je garderai l'habit sans pour autant
Savoir pourquoi je suis venu au monde. Mais comment en échapper ?

Oh toi dont les pouvoirs rendent perplexe
Et dont chacun demande ta protection, sois clément
Le pêché m'a enivré, mais
Je me suis réveillé plein d'espoir dans ta miséricorde

Si je n'ai pas été fidèle dans ton obéissance
J'aspire quand même en ta miséricorde
Intercédera pour moi que 
J'ai vécu sans jamais douter de ton unicité

Tu caches aux hommes les traits de ta face
Alors que tout ce qui est dans ce monde est ton œuvre
Tu en es le maître 
Oh merveilleux créateur, dans ta création

Si on séparait une goutte de son océan
Ce n'est que dans son étendue que finira son parcours
S'est raccourcie, mon Seigneur, entre nous
La distance de l'éloignement malgré son immensité

Oh Connaisseur de tout secret, avec certitude
Oh toi qui détecte le malheur des misérables
Oh toi qui acceptes les excuses, nous revenons nous mettre sous ta protection
Acceptes le repentir des repentants

* Traduits par Rachid Barnat


** Essitt, en vieux égyptien de l'époque pharaonique : c'est le nom de la déesse ISIS, la mère protectrice.


4 commentaires:

  1. Oum Kalthoum :
    Madam Teheb - مدام تحب بتنكر ليه

    مدام تحب بتنكر ليه دا اللي يحب يبان ف عنيه
    تصد عنى وتهجرنى واكلمك تهرب مني
    وان غبت يوم تسأل عني
    واعرف هواك ساعة لقاك من طول جفاك
    دا اللى يحب يبان ف عنيه مادام تحب بتنكر ليه
    لوكنت عايز تراضينى وتصالح النوم على عينى
    كنت اشتكيلك وتواسينى وتشوف عنبا راضية الاسية وتعطف عليا
    واللى يحب يبان فى عنيه مادام تحب بتنكر لية
    لكن فؤادك يهوانى وأعرف هواك من وجدانى
    هو انت تقدر ؟ تقدر تسلانى ؟وانا بين يديك اشكى اليك واشوف عنيك
    واللى يحب يبان فى عنيه مدام تحب بتنكر ليه

    https://www.youtube.com/watch?v=h1OAMjh1Cbo&feature=youtu.be

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  2. أم كلثوم

    حيرت قلبي معاك

    " تبدع وتتألق في مقطع " خاصمتك بيني وبين روحي

    https://www.youtube.com/watch?v=_KKtJGNTf94

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  3. من نوادر السيدة أم كلثوم - فاكر لما كنت جنبي [ حفلة ] - قاعة ايوارت 2 ديسمبر 1937م

    https://www.youtube.com/watch?v=Q-O4WiQGJWY

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  4. OUM KALTOUM FASCINE TOUJOURS AUTANT, PLUS DE 40 ANS APRES SA DISPARITION !

    Aucune chanteuse n'a été adulée à l'égale d'Oum Kalthoum, aucune voix, si belle soit-elle, n'a incarné comme elle l'âme de tout un peuple, au point d'être sacralisée de son vivant, non seulement en Égypte, mais dans tout le monde arabe. Une évocation vibrante de l'extraordinaire diva, décédée en 1975.

    Quand elle disparaît, le 3 février 1975, des millions d'Égyptiens suivent son cortège funèbre, comme ils l'avaient fait quinze mois plus tôt après la mort du président Nasser. Le retentissement, là encore, est planétaire. Aucune chanteuse n'a été adulée à l'égale d'Oum Kalthoum, aucune voix, si belle soit-elle, n'a incarné comme elle l'âme de tout un peuple, au point d'être sacralisée de son vivant, non seulement en Égypte, mais dans tout le monde arabe. "Au-dessus d’elle, il n’y a que le Coran", résumait le journaliste Mustapha Amin, l'un de ses amis.

    Née dans les premières années du XXe siècle dans le delta du Nil, fille d'un modeste imam de campagne qui la fait chanter en public dès l'âge de 7 ans, Oum Kalthoum n'est encore qu'une gamine sans éducation, cachée sous des vêtements de garçon qui suscitent la moquerie, quand elle débarque au Caire, où l'amène la renommée grandissante de sa voix hors norme. Vingt ans plus tard, ses concerts retransmis en direct à la radio, dans lesquels elle exalte comme nulle autre l'amour, Dieu et la patrie, figent tout le pays. Après 1952, l'accession de Nasser au pouvoir fait définitivement d'elle non pas la première, mais "la Dame", comme on l'appelle, de la nation, elle qui, en pionnière, a mis la poésie de la langue arabe à portée de tous, à travers des mélodies d'une haute sophistication.

    "Tarab"

    Il suffit de contempler dans ce film les visages de ses auditeurs, magnifiés par la joie ou le recueillement, pour approcher une part de la magie exercée par Oum Kalthoum : le tarab, émotion poétique et musicale que de lumineux exégètes tentent d'expliciter face à la caméra, de certains des musiciens qui l'ont accompagnée sur scène au trompettiste de jazz Ibrahim Maalouf. Entrelaçant photos et films d'archives, commentaires et témoignages, dont l'une des très rares interviews radiophoniques données par la chanteuse, Xavier Villetard retrace le chemin extraordinaire qu'elle a accompli seule, dans une société dominée par les hommes, et fait résonner puissamment sa voix reconnaissable entre toutes.

    http://www.arte.tv/fr/videos/067806-000-A/oum-kalthoum-la-voix-du-caire

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