samedi 8 juillet 2023

La France meurtrie par ses enfants issus d'une immigration mal intégrée ...

La France subit la colère des jeunes des banlieues, suite à la mort de Nael abattu par un policier

Si cette colère est légitime, justifie-t-elle pour autant le vandalisme des biens publics et privés et la razzia à laquelle s'adonnent ces jeunes dans les magasins ?

Effet " 68 " & politique de " l'enfant-roi " ? Aboutissant à un individualisme excessif, avec des jeunes revendiquant leurs droits, tout en oubliant leurs devoirs; jusqu'à l'incivisme et aux émeutes virant au vandalisme; puisqu'ils ne respectent plus les biens publics ni les biens privés ...

Il devient de plus en plus évident que derrière ces gamins âgés de 13 à 17 ans (nous dit-on), il y a "quelqu'un" !

R.B

Jean Piere Ryf

Réflexions sur les récentes émeutes.

Il est clair que les émeutes qui viennent d’avoir lieu, même s’il y en a eu d’autres par le passé, ont sidéré les Français ; et comme il est assez naturel, ont entrainé des réactions à chaud très contrastées et définitives.

Sans doute faudrait-il d’abord une mesure très symbolique et la modification de la loi permettant aux policiers de tirer dans certaines conditions, à la vérité trop floues. Chacun peut s'accorder, je crois, sur le fait que la mort ne peut être donnée pour ce genre de comportement, si blâmable soit-il.

Ensuite, la proposition de bloquer l'internet pendant les émeutes a fait hurler et a amené, dans un raccourci totalement infondé, à dire que la France dans ce cas deviendrait l'Iran ou la Chine ! 

L'excès n'a jamais été un raisonnement.

Il est très clair que les réseaux sociaux ont facilité les actions émeutières et les ont fait persister. L'Etat ne doit-il pas avoir la possibilité de prendre dans ces hypothèses toutes les mesures destinées à éviter les dommages considérables qui sont survenus ?

Il est clair qu'une telle disposition, prévue par la loi, devra être sérieusement encadrée et placée sous le contrôle à posteriori du Juge.

Ensuite, il faut s’atteler à un énorme chantier qui est celui de ces cités et de ces populations en majorité issues de l’immigration.

Or c’est un des problèmes le plus complexe auquel doit s’atteler la classe politique mais en réalité tous les Français.

Evidemment, comme il fallait s’y attendre, l’immigration a été pointée du doigt et a servi d’explications à certains ; ce qui est simpliste et totalement inefficace.

Cette question de l’immigration empoisonne le débat politique en France depuis plus de vingt ans, entraîne sur tous les bords de l’échiquier politique des réponses sommaires et nourrit le populisme d’un côté comme de l’autre où chacun adopte des postures sans vouloir voir les réalités. La droite et l’extrême droite, sont dans l’exagération en faisant de l’immigration le principal problème de la France et en incluant dans son opposition tous les immigrés venus d’Afrique du Nord ou d’Afrique ; et la gauche est dans la posture lorsqu’elle refuse de voir les problèmes et soutient que les « droits de l’homme » s’opposent à toute politique ferme en la matière.

Les deux ont tort et ne font qu’exacerber un vrai problème qui mérite beaucoup mieux et qui mériterait même une sorte d’union nationale sur la question. Est-ce que notre classe politique est incapable de dominer un peu ses attitudes partisanes pour arriver à un compromis acceptable par tous, seule façon de faire avancer cette question.

Essayons donc, dépassant ces postures, d’analyser calmement et clairement cette question.

Il faut d’abord dire que la France comme beaucoup de pays européens a besoin d’immigration en raison du vieillissement de sa population et en raison du fait que beaucoup en France ne veulent plus accomplir certains travaux nécessaires mais mal payés et dévalorisants. Dire comme certain slogan que l’on veut aller vers une « immigration zéro », est totalement infondé et n’est qu’une posture.

Il y a eu de tous temps des immigrés et il est absolument certain qu’il y en aura encore. Prenons donc acte de ce fait.

La seconde chose qui est à dire et fortement, c’est que la majorité des immigrés se comportent bien et n’ont qu’un souci se faire une place dans ce pays en y respectant ses lois ; et de fait, on pourrait citer de très nombreux exemples d’enfants issus de cette immigration, ayant vécu dans un habitat pas toujours agréable et avec des parents pauvres et manquant de référence culturelles française et qui ont pourtant réussi devenant médecins, avocats, chef d’entreprise, commerçants etc.

La troisième chose est qu’effectivement une partie de l’immigration, particulièrement parmi les jeunes, se comporte mal, commet des délits voire des crimes, notamment dans certains quartiers ; et crée ainsi de l’insécurité réelle et également - et c’est inévitable - un sentiment d’insécurité qui se répand dans la population partout dans le pays même dans les endroits où l’immigration est faible.

Ne pas vouloir voir cette situation ou la minimiser, est une faute politique car la sécurité est, si on veut bien y réfléchir, le premier des droits et le premier des devoirs de l’Etat.

Cette situation est grave de conséquences car elle nourrit le populisme et fera qu’un jour seront au pouvoir des politiques dangereux pour notre Etat de droit.

Dès lors ne pas prendre cette question au sérieux ou vouloir rester dans des postures, conduira à d’inévitables dérives ; et la responsabilité des politiques est donc grande en la matière.

Une fois que l’on a dit cela les vraies questions commencent.

D’abord je conteste pour ma part que la population française nourrisse un racisme qui la conduirait à refuser l’étranger. L’histoire de ce pays a amplement démontré que les Français ont accueilli des étrangers venus de tous les horizons et qu’après des heurts quelques fois violents (Italiens, Polonais …), ces étrangers se sont parfaitement intégrés et sont devenus, pour certains, des modèles.

Ce qui dans le passé a favorisé cette intégration, c’est évidemment l’école républicaine mais aussi et cela a, hélas en partie disparue, l’autorité dont elle jouissait et cette idée des parents selon laquelle leurs enfants pouvaient se faire une place heureuse dans ce pays. Il y a donc sur ce point un vaste chantier pour les politiques qui, quittant leurs postures, voudraient faire évoluer la question.

Je suis convaincu que le problème remonte loin et qu’il est, pour partie, de l’idéologie de 1968 avec le beau slogan : « Il est interdit d’interdire » et le recul du principe d’autorité dans l’éducation des enfants qui a rendu leur éducation plus difficile pour les parents et par les enseignants.

La question sera difficile à régler car cette attitude est devenue une habitude et un usage répandu encore que dans certaines familles, heureusement, ce principe d’autorité, de fermeté dans l’éducation existe toujours.

Tout ce qui pourra aider à restaurer ces principes, sera bénéfique.

Un autre problème rend aujourd’hui l’intégration inefficace. Il ne faut pas se cacher que dans certaines communautés et - soyons clairs - pour l’essentielle musulmanes, on assite au développement dans leurs pays mais aussi en France à une contestation de nos règles et de notre civilisation ; et qui va, concernant l’islamisme, jusqu’au rejet de notre mode de vie et de notre laïcité.

Cela n’est évidemment pas acceptable en aucune manière et la lutte contre ces idées qui déteignent même sur des parents qui ne sont pas islamistes, doit être menée sans faiblesse aucune. La loi sur le « séparatisme » va dans le bon sens. Elle devra être évaluée dans quelques temps et modifiée si nécessaire.

Ceux qui, notamment à gauche, crient à l’islamophobie ; en ce domaine, n’ont rien compris à la réalité et à l’extension préoccupante de cette hostilité à nos valeurs.

Reste la question de la délinquance de certains étrangers qui empoisonne notre vie politique.

Je dis d’abord clairement que ceux qui sont dans la posture de vouloir minimiser cette question, sont dans le déni et ne tiennent pas compte de l’avis très largement répandu des Français qui ne supportent plus cette insécurité, lorsqu’elle provient de l’action d’étranger.

La crise et ses conséquences (comme la délinquance par exemple ou le refus des fondamentaux de notre pays) vient donc et d’une immigration un peu trop ouverte et surtout par l’acceptation (sous forme de démission) de l’installation d’un vrai séparatisme.

Sur cette question je pense d’abord que personne ne peut contester le droit d’un pays de contrôler son immigration.

C’est un droit fondamental et nous ne sommes pas, pour le moment, dans un monde universel ou chacun pourrait aller librement là où il veut.

En second lieu un pays qui doit à son peuple la sécurité et la plus harmonieuse communauté de vie, a le droit et le devoir de prendre les mesures qui permettent cet objectif fondamental.

En conséquence quelle règle, quelle théorie peut s’opposer à ce qu’un pays décide que tout étranger, quel que soit sa situation, s’il a été condamné pour un délit grave ou un crime, doit être immédiatement expulsé ?

Certains vont soutenir qu’il s’agirait d’une double peine ! Certes. Mais il s’agit tout simplement de l’application de règle sur le séjour des étrangers et si je puis dire le contrat, serait connu dès l’arrivée sur le sol du pays. Dans la mesure où nul ne conteste le droit pour un Etat de dicter des règles concernant l’accueil d’étrangers, il y aurait cette règle selon laquelle l’étranger qui commet certains délits ou crimes sera expulsé. Chacun serait averti et ne serait pas pris en traitre !

Enfin, il est clair que le droit des étrangers est devenu, réformes après réformes, un véritable maquis, que les voies de recours se sont multipliées à toutes les étapes et rendent les mesures d’expulsion difficiles.

Il faut manifestement simplifier. Il faut qu’un recours clair et efficace soit organisé juste à la fin de la procédure, recours qui sera chargé de contrôler l’ensemble de la situation et qui sera encadré dans un délai le plus bref possible.

Mais pour ceux qui arriveront et pour ceux qui sont Français, il faut un plan général sur l’école, sur l’habitat, sur la lutte contre toutes formes de séparatisme.

J’ai visité, il y a peu, l’exposition organisée sur l’immigration en France au musée de la Porte Dorée à Paris ; et voici les idées que m’a données cette visite.

Que nous apprend-elle ? D’abord que ce phénomène de l’immigration est très ancien et que la France a reçu par vagues successives et à diverses époques de nombreux immigrés fuyant la misère ou le danger. Elle montre que chaque fois cette immigration a fait l’objet de résistance, quelques fois violente ; et que passée la crise, ces immigrés polonais, italiens, espagnol, portugais, russes etc, se sont intégrés et ont réussi à sortir de la pauvreté et de l’ignorance à force de travail.

L’exposition nous apprend aussi de manière précise que la France est allée chercher, à certains moments, la main d’œuvre dont elle avait besoin ; et aujourd’hui, avec le vieillissement, il est certain que l’immigration continuera.

L’exposition montre aussi que toutes ces vagues d’immigrés ont eu la volonté de s’intégrer et de voir leurs enfants s’éduquer, s’installer et travailler. Ce n’est guère différent aujourd’hui. A cet égard, il faut voir la vidéo dans laquelle de jeunes collégiens expliquent avec leurs mots et une certaine naïveté, leurs espérances : ils font des rêves de réussite, réussite qui leur permettrait d’aider leurs parents qui galèrent comme ont galéré avant eux les Italiens, Espagnols, Portugais et autres …

La pauvreté ne peut être une excuse. Dans le passé une pauvreté plus grande encore n'a pas empêché l'intégration mais il est vrai que dans notre société de consommation et avec la grande information qui circule, elle devient plus difficile à admettre.

Qu'il faille continuer à lutter contre la pauvreté c'est une évidence et ce sera bénéfique mais il ne faut pas oublier que la France fait déjà beaucoup en matière d'aide.

Une exposition intéressante qui se consacre à l’histoire mais qui n’affronte pas les difficultés d’intégration spécifiques à notre époque. (Je sais ce n’est pas facile).

De tous temps, il y a eu des difficultés mais aujourd’hui il existe des difficultés spécifiques :

Le logement avec la création des grandes cités alors qu’auparavant il y avait dans les quartiers d’immigration une plus grande mixité comme à Paris dans les quartiers de Belleville et du Marais. Il faut donc développer cette mixité et animer ces quartiers. La police de proximité qui a été supprimée, peut amorcer une étape vers un peu plus d’autorité dans ces lieux où quelques fois les parents soit ont démissionné, soit sont dans l’incapacité d’agir.

L’école qui jouait un rôle d’intégration mieux qu’elle ne le fait aujourd’hui. Des progrès ont été fait comme le dédoublement des classes. C’est à poursuivre et à développer.

Quant à la lutte contre le trafic de drogues, elle doit être encore augmentée car l’existence de ces trafics et des gains qu’ils peuvent produire, a un effet désastreux sur la jeunesse.

Et puis il faut aussi dire qu’une partie des immigrés est une proie (et aussi victime), d’une idéologie criminelle qui veut imposer sa loi, rendant l’intégration impossible par le refus de notre façon de vivre.

Contre cette idéologie, il faut une lutte déterminée et sans merci mais elle n’est pas simple car elle doit éviter aussi de mettre dans la même situation des personnes qui n’adhérent pas à cette idéologie et en sont tout de même victimes par ricochet.

Il y a de la part de ceux qui se refusent à cette analyse et à ces mesures, une sorte de mépris en réalité pour ces populations dont on estime qu’elles doivent demeurer dans leurs conceptions même si ces conceptions ne peuvent que conduire à les marginaliser et à les faire régresser.

Voilà donc quelques réflexions qui me paraissent absolument nécessaires si l’on veut éviter que très vite certains n’arrivent au pouvoir qui n’auront pas les scrupules des républicains et des démocrates !

Je crois (peut-être est-ce que je m’illusionne !) que beaucoup de Français (une grande majorité) se retrouveraient dans cette analyse et accepteraient les mesures envisagées.

Cela est aussi dans l’intérêt de tous ceux venus de partout, les plus nombreux, qui font en sorte de respecter les lois du pays qui les accueille.

3 commentaires:

  1. LES RACINES, IL N'Y A QUE CELA QUI COMPTE ...

    Pascal Bachélerie :

    Le joueur du PSG Kylian Mbappé s'est rendu au Cameroun pour aller sur les terres de son père, et a déclaré vouloir bientôt se rendre en Algérie pour découvrir celles de sa mère, et bien entendu les journalistes ont repris l'information, en y ajoutant que le joueur était fier de ses racines, et qu'elles étaient importantes pour lui ...

    Chers "amis" journalistes, je n'ai malheureusement pas le talent de Kylian Mbappé, ni son compte en banque non plus, de surcroît je suis blanc de peau, et ce qui n'arrange pas le tableau : je suis de droite, donc j'ai tout faux, non ?

    Toutefois je suis fier d'être né en France, d'avoir pu étudier mon histoire de France (même si déjà à l'époque, elle avait déjà subi une opération de "chirurgie" acharnée !), et je me considère comme un des multiples héritiers de notre passé plus que millénaire ...

    En bref, je suis comme Kylian, fier de mes racines, et je veux les protéger afin que les prochaines générations puissent apprendre d'où ils viennent, et leur permettre de profiter de l'héritage qui est le nôtre, et quand j'écris cela je deviens automatiquement quelqu'un d'extrême droite, non ?

    Puisque l'on nous interdit de mettre un drapeau français à notre fenêtre pour ne pas choquer, de plus on nous impose de plus en plus la culture du wokisme, selon laquelle nous serions des coupables de multiples vicissitudes er atrocités subies par d'autres populations étrangères à notre nation !
    Et bien, je revendique tout de même mon Amour de la Patrie française, avec toutes nos fiertés nationales ...

    Non je ne déboulonnerai pas de statues de Napoléon, non je ne casserai pas de statues de Colbert, non je ne mettrai pas le feu au château de Versailles, non je ne détruirai pas nos églises, non je ne pense pas que nous devions nous permettre de réécrire des romans de notre littérature à la sauce "moderne"...

    Pour moi, il n'y a pas des "France", il n'y en a qu'Une, celle qui nous a été léguée ... Alors protégeons-la !

    Merci de votre intérêt.

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  2. LE RACISME DES POLICIERS ...

    Philippe Souaille :

    J'aimerais revenir sur l'affaire Nahel, en ce qu'elle symbolise de l'état de la France. Samedi, je disais à mon fils de 29 ans de faire attention s'il était arrêté en France avec sa Mégane RS Trophy, car les policiers risquaient d'avoir comme à priori qu'un métis conduisant ce genre d'autos préparait un mauvais coup, ou un go fast, ou que c'était une voiture volée, etc...
    "Merci papa, mais j'avais remarqué que les voitures jaunes, ça porte pas forcément bonheur", m'a-t-il répondu, alors que sa voiture de ce jaune là, il l'a longuement cherchée sur Internet pour en trouver une à un prix correct. Avant de poursuivre : "Tu sais l'autre jour, en rentrant du tournage de Max, je me suis fait contrôler au beau milieu de la gare de Bordeaux, en fin d'après-midi. J'étais le seul non blanc, et le seul à être contrôlé, au beau milieu du quai. Palpation, fouille au corps, sortir les papiers, tout ça, j'étais horriblement gêné. Cela fait des années que ça ne m'était plus arrivé, depuis mon retour de Paris, et franchement, ça ne m'avait pas du tout manqué".

    Précisons que cela c'est déroulé peu avant l'affaire Nahel et donc avant les émeutes. Cela fait 6 ans que mon fils est rentré à Genève après ses études de cinéma à Paris. Pas un contrôle en 6 ans, alors qu'ils étaient presque quotidiens à Paris. Avec ses deux mètres et ses petites rastas, il attire forcément l'attention, mais il ne s'exprime pas avec les codes de banlieue, qui ne sont pas les siens. Il bosse comme chef op et cadreur pour la télévision et le cinéma et réalise des films de pub pour des marques de luxe. Sa Trophy RS jaune de 300CV c'est avec ses cachets qu'il se l'est payé, une sorte d'hommage à son grand père qui construisait des circuits automobiles. Il a d'ailleurs été y apprendre à la conduire, parce qu'il aime bien très bien faire tout ce qu'il fait.

    (suite, ci-après)

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  3. De ce côté-là de la famille, ses ancêtres répertoriés remontent quasiment à l'an mil, avec des grands féodaux et des secrétaires d'état, entre autres. Du côté maternel, son grand-père a fait la guerre d'Algérie comme sous-officier de l'armée française, avant d'opter pour la nationalité togolaise à l'indépendance et, proche d'Eyadema, devenir chef de la police de Lomé. Pas vraiment un profil de loubard, donc, malgré son appartenance à ce qu'on appelle la "minorité visible".
    Quand il sort avec ses copains en France, étant le seul à être "de couleur", il est systématiquement le seul à être interpellé et fouillé. C'est beaucoup moins vrai en Suisse, sauf à la douane (corps fédéral et non cantonal), où la couleur de peau est quasiment synonyme de problèmes... Probablement parce qu'à Genève, s'il y a des dizaines de dealers originaire d'Afrique sub-saharienne, les flics cantonaux savent aussi qu'ils ont une chance sur deux ou trois de tomber sur un diplomate ou un fonctionnaire international, ou un de leurs enfants s'ils interpellent un(e) noir sans raison... En plus, les flics genevois reçoivent une formation très pointue sur le racisme.
    Il y a un problème de racisme dans la police française, c'est évident. Tout comme il en existe dans les corps de police aux Etats-Unis et probablement dans tous les pays du monde. C'est indépendant du traitement institutionnel du fait racial. Communautariste ou Républicain, le racisme existe, hélas.
    Historiquement, le gangstérisme a toujours recruté plus facilement parmi les immigrés, pour des raisons évidentes: jeunes adultes mâles, prêts à prendre des risques, sans grosse pression sociale de l'entourage, ne trouvant pas toujours facilement du travail, en quête d'argent facile, etc...
    Je veux bien croire que les personnes de couleur ou de religion musulmane et plus généralement les jeunes de banlieue sont surreprésentés parmi les auteurs de crimes et délits en France, comme l'affirment les policiers, mais cela ne doit pas conduire à suspecter systématiquement toutes les personnes noires, ou musulmanes ou de banlieue, qui dans leur grande majorité respectent la loi. C'est une évidence, mais apparemment pas pour un grand nombre de policiers.
    Cette jeune femme policière noire racontait qu'à son premier jour en école de police, en classe, plusieurs de ses jeunes collègues, comme motivation première de leur engagement, ont notifié "vouloir casser du noir et de l'arabe". Elle s'attendait à les voir repris par le formateur, mais non celui-ci a préféré rire avec eux de leur bonne blague qui n'en était pas une...
    J'ai été voir Yo Mamma qui sort cette semaine au cinéma. C'est frais, c'est malin, c'est musical, même si le petit rôle de la bourgeoise guindée forcément blanche n'apporte qu'un cliché inutile. J'aime que le cinéma hexagonal produise encore des films de banlieue positifs plutôt que des brûlots qui jettent de l'huile sur le feu.
    Comme je l'ai déjà écrit, je pense que l'antiracisme politique et islamo-compatible de la FI et autres Indigènes de République porte sa part de responsabilité à égalité de l'extrême-droite qui a investi la police. L'incivilité et l'irrespect doivent être combattus et la loi doit rester maître du terrain et de la rue. Mais une loi juste et qui soit la même pour tous, sans aucun traitement de faveur, ni de défaveur, pour quiconque.

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