vendredi 17 avril 2015

Les Frères musulmans démasqués !


Bientôt nos amis français vont pouvoir goûter aux joies de "l'islamisme modéré" des Frères musulmans mais aussi à leur terrorisme modéré !
Puisque les responsables politiques français, de droite comme de gauche, n'ont cessé de vanter les Frères musulmans protégés de leur ami l'émir du Qatar, pour mieux les vendre aux tunisiens et les leur imposer au pouvoir contre leur volonté par trois fois exprimée dans les urnes !
Hypocritement, ces hommes politiques français assuraient les tunisiens de la solubilité de l'islamisme modéré dans la démocratie !!
Soit ! Ce qui est bon pour les tunisiens, doit l'être forcément aussi pour les français ! Déjà les français commencent à voir leur espace publics envahis par les nouveaux convertis au wahhabisme qui fonde l'islamisme.
Ghannouchi n'a-t-il pas dit que la France sera le premier pays occidental à islamiser ? Sa "com" depuis quelque temps va dans ce sens, servie par des journalistes français peu regardant, mais sûrement bien payés !
Et si les conservateurs américains soutiennent les Frères musulmans, c'est tout simplement qu'ils partagent avec eux le capitalisme sauvage et leur servent pour détruire tous les nationalismes qui s'opposent à eux !
R.B
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LES FONDATEURS DE L’ORGANISATION DES FRÈRES MUSULMANS : des lumières !

Hafedh Abdel Hamid : menuisier
Ahmed El Hasri : coiffeur
Foued Ibrahim : cuisinier
Abd Errahmane Hasb Allah : chauffeur
Ismael Izz : jardinier
Zaki El Maghrebi : réparateur de bicyclette
Hassan El Banna (grand-père maternel de Tariq Ramadan) : instituteur 
Les Frères musulmans décryptés par Chérif Amir ! 
Les stratégies de la secte : 
- Avancer masquer; 
- Parler religion dans le débat politique et 
- Parler politique dans le débat religieux;
- En invoquant toujours les droits de l’homme, le pluralisme et la démocratie …

Enfin un livre de fond[1] sur la Confrérie des Frères musulmans ! On le doit à un jeune chercheur égyptien Chérif Amir, qui non seulement maîtrise la langue, l’histoire et la bibliographie du sujet, mais s’engage aussi sur le terrain, au-delà de la seule recherche universitaire, pour nous embarquer dans une enquête passionnante, importante et quasiment inédite.
Depuis 1928, date de sa création, le mouvement des Frères musulmans n’a cessé de comploter pour prendre le pouvoir en Egypte afin d’y imposer une idéologie réactionnaire et sectaire. L’histoire de la Confrérie s’enracine dans l’obsession du jeune imam Hassan el-Banna rêvant de reconstruire le califat islamique disparu quatre ans plus tôt, avec la chute de l’empire ottoman. De fait, le programme politique des Frères musulmans se réduit à reproduire à l’identique la première ère de l’Islam ; à faire revivre l’esprit du jihad (de ses formes plus modérées aux plus radicales, postulant la lutte armée) et à soumettre le monde à la bannière du Coran, selon les préceptes de son idéologue principal : Sayyed Qotb.
Et pour atteindre ses visées stratégiques, les tactiques employées par les Frères musulmans « ont toujours été machiavéliques », nous dit Chérif Amir : « ils ont d’abord réussi à convaincre le dernier monarque de l’Egypte - le roi Farouk 1er -, de leur fidélité, tout en faisant de même avec le colonel Nasser, auprès de qui ils mirent en avant leur popularité parmi les Egyptiens, si bien que celui-ci, sur les conseils d’Anouar al-Sadate, devint l’un des leurs. Toutefois, le mouvement ne sut préserver de bonnes relations avec le père du panarabisme, parce que les disciples d’al-Banna voulurent à tout prix réaliser leur but ultime : gouverner l’Egypte et restaurer le califat ».
Anouar al-Sadate, qui parvint au pouvoir en 1970, peut être considéré comme le « grand sauveur » des Frères. Il libéra tous les activistes de la Confrérie qui avaient été emprisonnés par Nasser. C’est ainsi, avec l’aide des subsides des princes saoudiens, que s’est opérée une importante « délocalisation » de la Confrérie dans l’ensemble du monde arabo-islamique, en Asie, en Afrique, mais aussi en Europe… Les factions jihadistes égyptiennes - à l’image du Groupe islamique et du Mouvement du jihad islamique -, ont pu ainsi prospérer et servir de modèle aux groupes terroristes des Philippines, du Yémen, du Maroc, de Tunisie ou d’Algérie. Les professeurs d’Oussama Ben Laden et surtout son bras droit Ayman al-Zawahiri sont de purs produits de la Confrérie des Frères musulmans. Ces derniers servent aujourd’hui de référence principale aux idéologues de Nosra, de Dae’ch, de Boko-Haram, ainsi qu’aux Shebab somaliens…
L’enquête de Chérif Amir « démasque » et déconstruit méthodiquement l’idéologie, la stratégie et la diplomatie de cette secte inquiétante. Au-delà du rôle protecteur de Sadate, finalement assassiné par ses « protégés », on mesure toute l’inspiration et la fascination exercées par Adolf Hitler et l’idéologie des corporations du fascisme italien sur les cadres « fréristes ». 
On comprend mieux pourquoi, dès le milieu des années cinquante, les administrations américaines - qu’elles soient républicaines ou démocrates -, ont adoré, soutenu et instrumentalisé les activistes de cette secte. « Là où vous avez des Frères », explique un responsable d’un service arabe de renseignement, « vous n’avez pas de nationalistes, de syndicalistes et de communistes. Les mômes vont de la mosquée au McDo et l’économie libérale et néolibérale peut prospérer en toute tranquillité et au mieux des intérêts économiques américains. Les Frères ont été les voyageurs de commerce du Pacte de Bagdad (1955) destiné à endiguer l’expansion du nationalisme arabe, à l’époque allié à l’Union soviétique… Les services secrets américains ont considéré que les Frères pourraient incarner le moment « thermidorien » des mal nommées « révolutions arabes ». Après le fiasco du président Morsi (cadre de la Confrérie), ils n’ont pas compris que la secte nourrirait - comme elle l’avait fait pour Al-Qaïda -, d’autres bêtes immondes comme Nosra et Dae’ch ».
Mais le livre d’Amir est encore plus précieux dans la déconstruction de la « diplomatie » de la secte et de ses méthodes d’entrisme et de noyautage des pouvoirs politiques, économiques, intellectuels et culturels. Considérés comme les trotskystes de l’islam politique, les Frères n’ont de cesse que de flatter, de côtoyer et de s’imposer auprès de toute personne détenant une quelconque parcelle de pouvoir ! Sur ce point précisément, il suffit de lire et relire le manuel d’influence de Saïd Ramadan[2] pour comprendre son principal enseignement : avancer masquer ; parler religion dans le débat politique et parler politique dans le débat religieux en invoquant toujours les droits de l’homme, le pluralisme et la démocratie… 
Aujourd’hui encore, les idéologues de la secte veulent nous vendre une espèce de « théologie de la libération » versus islam, au nom des principes et des faiblesses des vieilles démocraties témoins…
Imposture totale et paravent d’une idéologie totalitaire en pleine expansion. Et qu’on y prenne bien garde : la lutte contre cette hydre mortifère ne peut se réduire aux « guerres anti-terroristes », devant aussi apporter des réponses pertinentes et opérationnelles sur les plans économiques, sociaux, intellectuels et culturels.  
Avec le livre de Chérif Amir, les chemins sont strictement, sinon scientifiquement balisés et l’imposture définitivement démasquée… A lire absolument ! 
Richard Labévière
[1] Chérif Amir : Histoire secrète des Frères musulmans. Editions Ellipses, février 2015.
[2] Islamic law, its scope and equity, 1961.

jeudi 16 avril 2015

A quoi joue l''UGTT ?

L'UGTT serait-elle devenue l'otage des Frères musulmans nahdhaouis qui l'instrumentaliseraient pour parachever leur projet de destruction de la Tunisie et de ses institutions ?
Il faut croire que oui depuis qu'elle a été elle aussi infiltrée par les "Frères" !
D'où les actions de sape des syndicalistes contre les ministres et le gouvernement Habib Essid !!

Ou simple envie de pouvoir de la part de ses dirigeants ? 

Dommage pour cette centrale syndicale unique en son genre dans le monde dit "arabo musulman", puisqu'elle a joué un rôle primordiale dans la décolonisation; et depuis elle a toujours servi de rempart pour les tunisiens contre les dérives du pouvoir. Ce qu'elle n'est plus !
R.B


C’est à se demander à quoi joue l’UGTT depuis quelques mois, et plus précisément, depuis l’investiture du nouveau gouvernement issu des dernières élections ?

En effet, depuis la mise en place du gouvernement Essid, la centrale syndicale ne cesse de mettre la pression sur les ministres fraîchement débarqués.

Après avoir mis en péril les plus grandes entreprises nationales, et après les avoir saignées à blanc, et bloqué les activités, l’UGTT s’est tournée vers l’administration tunisienne, avec le but à peine caché de mettre à genoux, et les ministres et les finances de l’Etat.

Et tout çà, pourquoi, Serait-on tenté de demander ?
- Où est l’intérêt de l’UGTT et de ses leaders dans le fait d’hypothéquer les entreprises de l’Etat et de les livrer comme une proie facile, exsangue, aux vautours de bailleurs de fonds, mal intentionnés, qui guettent ce genre de « bonnes affaires ».
- Où est, de même, l’intérêt de l’UGTT dans le fait de bloquer les services de l’Etat, et de prendre les élèves et les citoyens, de façon plus générale, en otage dans leur bras de fer avec le gouvernement ?
- Où est l’intérêt de l’UGTT dans le fait de lancer grève sur grèves pour des revendications financières exorbitantes et que tout le monde sait qu’elles sont quasiment impossibles à honorer, vu l’état pitoyable des caisses de l’Etat ?
- Et, enfin, où est l’intérêt de certains leaders de l’UGTT dans le fait de faire perdre à la centrale syndicale son capital sympathie, qu’elle a si durement conquis auprès des tunisiens, qui deviennent de plus en plus nombreux à avoir des accès d’urticaire dès qu’ils en entendent parler ?

Finalement, la réponse à toutes ces questions, et les motivations qui donnent aux leaders de l’UGTT ce comportement kamikaze, sont apparues, au détour d’une déclaration du secrétaire général de la centrale, qui a lancé entre deux phrases, sa véritable requête, et dévoilé son vrai but derrière tout ce chaos, à savoir, sa requête de soumettre les différends qui opposent l’UGTT à certains ministères, à l’arbitrage du quartette jadis chargé de présider au dialogue national.

Et voilà ! C’est aussi simple que çà !

Houcine Abassi et certains de ses collaborateurs n’ont aucunement apprécié l’enterrement trop précoce de leur cher quartette, qui leur avait permis, un certain temps de faire la loi et de manipuler à leur guise les affaires de l’Etat, au nom d’un certain dialogue national. Et comme, même les furtives tentatives de faire inscrire ce quartette en tant qu’institution de l’Etat reconnue en tant que telle, se sont heurtées à une fin de non recevoir de la part des nouveaux dirigeants, par trop ingrats, du pays, ces messieurs semblent avoir trouvé la manière de faire ressusciter, par la force, ce défunt si cher à leurs cœurs.

Finalement, il semblerait que ces Nérons des temps modernes que sont les leaders de l’UGTT, soient prêts à mettre le feu au pays et à le mettre en faillite, juste pour reprendre, ne serait-ce qu’un petit bout des rênes du pouvoir et se retrouver au sommet des cercles de décision du pays, et tant pis pour la Tunisie, et surtout, tant pis pour les tunisiens !

mercredi 15 avril 2015

France - Islam : qui menace qui ?

La France est piégée par les Frères musulmans ! 
L'émir du Qatar doit se frotter les mains !!
Le wahhabisme s'installe aussi en France :
- Les Frères musulmans prennent en otage les musulmans de France,
- Avec la bénédiction des responsables politiques français !
Car par leurs postures, par leurs discours et par leurs revendications communautaristes (voiles, mosquées, viande halal...), le CFCM comme l'UOIF participent à la politisation de l'islam et non guère à sa sécularisation. 
R.B
La République islamique de France!
Lors du rassemblement annuel des musulmans de France (4 avril) auquel ne manquait plus que le guide suprême de l'Internationale intégriste et conseiller "spirituel" de l'émir du Qatar, Youssef Qaradaoui, le président du CFCM et recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur a plaidé pour le doublement en deux ans du nombre de mosquées en France, qui est actuellement estimé à 2200. 
Cette revendication au nom de la laïcité (!) et de la sacro-sainte neutralité de l'Etat vis-à-vis des religions interpelle le musulman que je suis et pose la sempiternelle question de l'« islam de France » : où va cet islam ? Quelles sont ses titres de noblesse et de faiblesse ? Qui le représente légitimement ? Quelles doivent être ses priorités ? Quelle est la stratégie du gouvernement dans ses rapports à l'islam, à l'aune des nouveaux défis politique et enjeux géopolitiques que celui-ci pose aux musulmans de ce pays et impose à l'intelligentsia politique française ?
Dilemme cornélien entre Frères musulmans et jihadistes terroristes
Exiger le doublement des mosquées en France, est-ce une priorité, aussi bien pour l'Etat français que pour les 4 à 5 millions de musulmans qui vivent au pays de Voltaire ? La réponse est clairement non, pour la simple raison que sur ces supposés 5 millions, la quasi-majorité est non pratiquante, ce qui n'empêche pas sa foi, son quiétisme et à plus forte raison sa loyauté vis-à-vis de la France et de ses valeurs républicaines. Mais cette majorité là ne semble pas constituer un véritable enjeu politique pour les gardiens du Temple islamique. 
Omar Lasfar, nouvel allié du CFCM et président de l'UOIF, section française des Frères musulmans, l'a clairement dit en réplique à la grande concertation qui a été initiée par Manuel Valls pour combattre l'islamisme et permettre l'émergence d'un "islam de France" : "Les vrais alliés dans votre combat contre le terrorisme, c'est nous ... Sinon qui auriez-vous comme partenaires ? Les musulmans non-pratiquants ?" En d'autres termes, si vous n'acceptez pas les Frères musulmans, classée par l'Egypte comme organisation terroriste, vous aurez les jihadistes terroristes.
C'est précisément ces musulmans-là, que les islamistes appellent par mépris "les non-pratiquants", qui doivent être désormais représentés, considérés et médiatisés. Non guère pour se substituer aux associations métastasées, aux imams autoproclamés et aux présidents auto-désignés, qu'on voit sur toutes les télévisions et dans toutes les réceptions officielles, mais pour corriger et compléter le panorama de l'islam de France, voire même l'islam français. 
L'élargissement de la représentativité de l'islam à d'autres interlocuteurs authentiquement laïcs et républicains est un impératif catégorique. Le choix n'est donc pas entre Frères musulmans "modérés" et jihadistes, mais entre l'islamisme en tant qu'idéologie théocratique et totalitaire et l'islam en tant que religion.
Muhammad n'a besoin de personne pour le défendre
Dans la continuité casuistique de ce mépris idéologique pour les musulmans non-pratiquants, Dalil Boubakeur a déclaré lors du rassemblement pas vraiment aérodynamique du Bourget que "Celui qui ne défend pas la dignité du Prophète n'a aucune dignité" ! Autrement dit, les frères Kouachi ont défendu, il est vrai à leur manière criminelle, la dignité du Prophète. Et en agissant ainsi, ils ont fait preuve de dignité !
Le musulman non-pratiquant que je suis défis Monsieur le recteur de la mosquée de Paris de me trouver un seul hadith authentique dans lequel le Prophète appelle ses adeptes à le défendre. Si l'on se doute bien contre qui et contre quoi ils devraient le défendre, l'on sait en revanche pourquoi et à quelles fins politiciennes et démagogiques ils devraient répondre à cet appel de la dignité, celle du Prophète, comme celle du "bon" musulman.
C'est Montesquieu qui disait, "Comme la religion se défend beaucoup par elle-même, elle perd plus lorsqu'elle est mal défendue que lorsqu'elle n'est point du tout défendue". Et si Montesquieu n'est pas une référence pour les fonctionnaires de l'islam, voici ce qu'Allah lui-même dit dans le Coran : "C'est Nous qui avons fait descendre la Révélation et c'est Nous qui en sommes les seuls et exclusifs protecteurs" (sourate 15, verset 99).
Prophète parmi les prophètes, sourd au tintamarre du monde, porteur d'un message transcendantal et intrinsèquement humaniste, Muhammad n'a donc besoin de personne pour le défendre. A moins de le considérer, quatorze siècles après sa mort, comme à la fois prophète et roi, ou, pis encore, comme prophète et chef de guerre. 
Il y a déjà près d'un siècle, face aux hordes fanatisées et ignorantes qui appelaient à sa mort parce qu'il prônait la séparation du spirituel et du temporel, l'illustre docteur d'Al-Azhar, cheikh Ali Abderrazik, poussait ce cri d'indignation et de désespoir : "Ils ont fait de toi un roi, ô Prophète de Dieu, car ils ne reconnaissent aucune dignité plus élevée !". 
Idem pour le magistrat d'Al-Azhar, Mohamed-Saïd Al-Achmawy, qui, dans les années soixante, écrivait : "Dieu voulait que l'islam fût une religion, mais les hommes en ont fait une politique".
Plutôt des espaces de Culture que des lieux de culte
Par leurs postures, par leurs discours et par leurs revendications communautaristes (voiles, mosquées, viande halal...), le CFCM comme l'UOIF participent à la politisation de l'islam et non guère à sa sécularisation. Or, les revendications communautaristes s'inscrivent dans la stratégie de conquête des Frères musulmans et constituent même leur cheval de Troie. En suscitant chez certains maires des tentations néo-concordataires, les représentants officiels de l'islam en France desservent les musulmans et nuisent à l'islam. Selon la Charia, ce n'est pas une obligation pour le musulman de se rendre à la mosquée pour faire sa prière. Il peut s'en acquitter chez lui. D'après l'enquête TNS/SOFRES réalisée pour le rapport Maurey, 59% des maires seraient d'ailleurs hostiles à toute modification de la loi de 1905 qui viserait à autoriser le financement public des nouveaux lieux de culte musulmans.
Les musulmans de France, dans leur écrasante majorité, n'ont pas besoin de nouvelles mosquées mais de nouvelles usines, de nouvelles entreprises, de nouveaux centres éducatifs et culturels à l'instar de l'IMA. Les jeunes musulmans n'ont pas besoin de religiosité tapageuse mais de travail émancipateur, comme d'ailleurs l'ensemble de la jeunesse française, à qui la classe politique n'offre plus d'horizon ni sens existentiel et dont certains trouvent dans le jihadisme suicidaire la quintessence de la vie ! Dans l'islam, Sunna et Coran confondus, le travail est plus important que la prière. Dans un hadith, le Prophète dit que le travail est une forme de prière (Assalat ibaâda).
Les musulmans de France n'ont pas besoin d'autres lieux de culte mais d'espaces de culture, pour leur apprendre leur civilisation brillante, leur théologie éclairée, leurs philosophes occultés, leurs poètes oubliés, leurs mystiques martyrisés. Ils ont besoin de découvrir dans les chaines de télévisions cet "islam laïque" exhumé par Jacques Berque et Olivier Carré, de s'en familiariser dans les écoles et les universités d'où on avait supprimé la Chaire de philosophie islamique à l'époque de Lionel Jospin et au grand désespoir de Mohamed Arkoun.

L'ancienne nouvelle trouvaille de l'enseignement du fait religieux dans les lycées risque de donner les mêmes effets insignifiants depuis douze ans, si on ne l'intègre pas dans une vision et une méthodologie résolument comparatiste (judaïsme, christianisme, islam). Le jeune musulman ne doit pas seulement connaître l'histoire de sa propre religion, mais aussi celles des autres pour relativiser l'absolutisme de la sienne.
Réincarner en France l'Andalousie perdue !
Ceux qui s'inquiètent de l'avenir de l'islam en France, ceux qui attendent de l'Etat ou des mairies, ou encore des pays étrangers une aide quelconque pour doubler le nombre de mosquées devraient méditer cette leçon de Tocqueville : "En s'unissant aux différentes puissances politiques, la religion ne saurait contracter qu'une alliance onéreuse. Elle n'a pas besoin de leur secours pour vivre, et en les servant, elle peut mourir".
A l'inverse des islamistes qui ont fait le rêve millénariste de réincarner en France l'Andalousie perdue, la quasi-majorité des musulmans en France n'espèrent pas convertir ce pays à leur religion, une absurdité qui réjouit certains et inquiète d'autres. Cette inquiétude n'est ni nouvelle ni conjoncturelle. Déjà en 1955, dans Tristes Tropiques, Claude Lévi-Strauss, qui n'était pas un odieux islamophobe, écrivait : "Ce malaise ressenti au voisinage de l'islam, je n'en connais que trop les raisons : je retrouve en lui l'univers d'où je viens ; l'islam, c'est l'Occident de l'Orient. Plus précisément encore, il m'a fallu rencontrer l'islam pour mesurer le péril qui menace aujourd'hui la pensée française. Je pardonne mal au premier de me présenter notre image, de m'obliger à constater combien la France est en train de devenir musulmane".
L'islamophobie n'était pas non plus la religion d'André Malraux, qui disait à la même époque (1956), "Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l'islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine".
Son idole, le général de Gaulle, appréhendait quant à lui que son village, Colombey-les-Deux-Eglises, devienne Colombey-les-Deux-Mosquées ! Et il avait bien raison de redouter cette métamorphose : la déchristianisation de l'Europe en général et de la France en particulier était à l'époque déjà bien entamée. 
Si la politique a horreur du vide, la religion a horreur du néant !

mardi 14 avril 2015

Ce qui doit être dit

Le père du "TAMBOUR", est mort !
L'écrivain allemand Günter Grass, est mort lundi 13 avril 2015, à 87 ans. 
Il y a 3 ans, il avait dénoncé le silence sur la menace que constitue Israël pour la paix mondiale. Ce qui lui avait valu une volée de bois vert, sous prétexte d'antisémitisme alors qu'il dénonçait le sionisme qui fonde cet état !
Brèche dans laquelle s'enfoncent les islamistes de tous poils pour accuser d'islamophobie ceux qui osent les dénoncer.
Alors que tout le monde sait que le sionisme est au judaïsme ce qu'est l'islamisme à l'islam : les deux instrumentalisant la religion à des fins politiques et jouant de l'antisémitisme et de l'islamophobie pour faire taire leurs opposants ... piège dans lequel tombent journalistes et hommes politiques par peur ... ou à dessein ! 
R.B
Günther Grass
Pourquoi dois-je garder si longtemps le silence
Sur ce qui est manifeste et auquel on a eu recours
Dans des jeux de guerre, au terme de laquelle, nous survivants
finissons comme des notes de bas de page.

Sur ce prétendu droit d'attaque préventive
Qui pourrait anéantir le peuple iranien,
Soumis et conduit à la joie organisée
par un fanfaron,
Parce qu'on soupçonne dans sa juridiction
La fabrication d'une bombe atomique

Mais, pourquoi m'abstiendrais-je de citer
Cet autre pays où
Depuis des années – bien que tenu secret –
On possède l'arme nucléaire développée,
En dehors de tout contrôle, puisque
inaccessible à toute inspection?

Le silence unanime sur cette question
Auquel obéit mon propre silence
Je le ressens comme un mensonge pesant.
Et contrainte qui menace aussitôt de frapper
quiconque refuse de s'y plier;
De l'habituel verdict d'«Antisémitisme»

Maintenant, parce que mon pays,
Accablé et réprouvé maintes et maintes fois
Pour des crimes spécifiques
Sans aucun équivalent,
A nouveau et par routine, bien que
D'office considéré comme réparation,
Va livrer à Israël un autre sous-marin capable
de lancer des missiles destructeurs
sur l'endroit où personne n'a prouvée
L'existence d'une seule bombe,
Même si on voulait fournir comme preuve la crainte...
Je dis ce qui doit être dit
Pourquoi m'être-tu trop longtemps?

Parce que je croyais que mon origine
Marquée d'un stigmate indélébile,
m'interdisait d'attribuer ce fait, tout à fait évident.
Au pays d'Israël, auquel je suis lié
Et désire le rester,
Pourquoi ne le dis-je que maintenant,
Vieillissant et avec mon encre ultime;

Israël puissance atomique menace
La paix déjà fragile dans le monde?
Parce qu'il faut dire
ce qui doit être dit maintenant, car demain il sera trop tard,
Pourquoi – déjà suffisamment incriminés comme Allemands –
Prendrons-nous le risque de devenir complices d'un crime
Annoncé, ou notre part de culpabilité
Ne pourra disparaître
Par aucune des excuses habituelles?

J'avoue: je ne me tairai plus
Parce que j'en ai assez
De l'hypocrisie de l'Occident et on peut espérer
que beaucoup se libèrent aussi de leur silence, et exigent
de l'auteur de cette menace avérée qu'il renonce
A l'usage de la force, et insistent
Pour que ces deux pays acceptent
Le contrôle permanent et sans entraves
Par une instance internationale
De la puissance atomique israélienne
et des installations nucléaires iraniennes.
Alors seulement, nous pourrions aider tout le monde, Israéliens et Palestiniens,

Et tous les êtres humains qui dans cette région
Habitée par la folie
Vivent côte-à-côte dans l'inimité,
A se détester réciproquement,
Et nous aider enfin nous-mêmes aussi.
Traduit par Abdelatif Ben Salem

lundi 13 avril 2015

Les Fausses vérités de M. Ghannouchi

Ghannouchi ou le double langage du Frère musulman !                                              
Tout est bon pour redorer le blason de sa confrérie islamiste : la "Taqyia" (le mensonge pieux) aussi bien que la "com" auprès des occidentaux. 
Curieusement les journalistes s'adressent à Ghannouchi non en tant que chef de parti politique, mais plutôt en temps qu'imam ... autoproclamé, qui fait dire à Allah ce qu'il n'a pas dit ! 
Mais il ne dupe plus grand monde, le tartufe.
R.B

Dans son récent livre Au sujet de l'islam, M. Ghannouchi prétend parler de l'islam, alors qu'il ne fait que nous rapporter sa vision étriquée et caricaturale d'une religion autrement plus libérale et même libertaire qu'il ne laisse voir ni ne veut admettre.
Jouant au politicien qui s'adonne à la politique à l'antique, rusant, simulant et dissimulant, il nous donne une fausse image de l'islam, en apparence tolérant et démocrate, mais en réalité rétif à ce qui fait pourtant son essence, un humanisme de grand format.
Cela ne saurait étonner de M. Ghannouchi qui a longtemps été intégriste et anti-démocrate et qui prétend aujourd'hui se convertir à la démocratie et à l'humanisme. Et cela ne trompe plus ceux qui le suivent de près, lui ayant même accordé crédit de la sincérité.
Ainsi, s'il veut vraiment incarner l'islam tolérant et humaniste, qu'il répudie une fois pour toutes son dogmatisme intégriste et qu'il se rallie à la lecture soufie de l'islam, seule lecture authentique de la lettre et de l'esprit de notre foi humaniste et libertaire.
Sur des questions comme le blasphème, la censure, l'égalité des sexes, l'homosexualité ou l'avortement, Rached Ghannouchi se trompe de religion, donnant la lecture judéo-chrétienne de notre foi et non une lecture purement islamique.
Pour faire le grand écart entre ses convictions rétrogrades et un vernis libéral destiné à induire en erreur, le limitant au respect de la vie privée, M. Ghannouchi invoque une prétendue particularité de la société arabo-musulmane justifiant certaines formes de censure, alors qu'une telle particularité impose au contraire plus de libertés et moins de contraintes et censures.
En effet, s'il est un conservatisme dans les sociétés arabes islamiques, il est chez les élites et les gouvernants, nullement dans le peuple, par définition libertaire. C'est le cas particulièrement en Tunisie. Qu'on le sache!

Le blasphème n'est pas interdit en islam
Le blasphème est une création judéo-chrétienne, elle ne fait pas partie du dogme islamique où la liberté de croire ou de ne pas croire, d'aimer ou de critiquer Dieu est sacrée. Dieu dit assez que son rapport avec ses créatures est direct et qu'il est seul juge de leurs comportements pour qu'on ose s'ériger en défenseur de ce qui relève du respect de sa majesté et ce qui n'en relève pas.
Contrairement à ce que dit notre cheikh, le musulman est parfaitement libre de croire ou de ne pas croire, et donc de blasphémer, car la liberté de conscience est le fondement même de l'islam. Osera-t-il prétendre le contraire?
On a donc bien le droit d'être musulman ou de ne pas être musulman; et en étant musulman, on a le droit d'être un bon ou un moins bon ou même un mauvais musulman; seul Dieu est en mesure de juger de la qualité de notre islam.
Faut-il rappeler à M. Ghannouchi qu'il n'existe pas d'église en Islam?
Aussi, prétendre qu'il y a un sacré à respecter et en faire une lecture étriquée, c'est défigurer l'islam en y érigeant de nouvelles idoles, morales cette fois-ci.
Le respect du sacré est le respect de l'unicité divine et ne peut être élargi aux mœurs - dont la conception est appelée par définition à évoluer - et encore moins au blasphème, notion totalement étrangère à l'islam.

La censure est contraire à l'islam
Pareillement, il ne peut y avoir de censure en islam, Dieu seul jugeant de ce qui est punissable et sanctionnable.
Certes, M. Ghannouchi est bien aise d'invoquer la notion de trouble à l'ordre public; mais on sait qui est souvent derrière pareil trouble : des minorités d'activistes. Car les musulmans dans leur majorité sont attachés à leurs libertés et refusent la moindre censure pour vivre leur foi comme elle le leur permet : en toute liberté.
Un journal satirique a donc bien sa place dans une société musulmane dont le caractère et les mœurs sont d'ailleurs marqués par un esprit de contradiction très développé, porté sur la critique, parfois acerbe, et la caricature. Et cela est vérifiable particulièrement dans notre société tunisienne.
Alors, de grâce, M. Ghannouchi, apprenez à connaître vos concitoyens au lieu d'essayer de les coucher dans votre lit de Procuste importé de l'étranger!
L'homosensualité est un trait anthropologique de nos sociétés
S'agissant de ce qu'on appelle à tort homosexualité, invention de l'Occident au 17e siècle, et qui n'est que de la sensualité, M. Ghannouchi fait le plus grand écart. Il affirme d'emblée ne pas l'approuver alors qu'il n'est aucune prohibition de cette pratique du sexe en islam. Nous l'avons démontrée.
Toutefois, se basant sur le respect de notre religion de la vie privée, il prône une pratique homosensuelle en cachette, comme s'il était honteux de vivre selon la nature placée par Dieu en certaines de ses créatures.
M. Ghannouchi affirme donc, contraint et forcé par ses amis d'Occident, qu'il est contre la criminalisation de l'homosensualité, mais il exige que les gens ne vivent leur nature que cachés. Drôle de démocrate!
De plus, que ne propose-t-il déjà par un projet de loi à l'assemblée d'abrogation d'une loi qui a assez brimé des gens innocents. Est-ce de l'islam que d'être injuste?

L'avortement et l'égalité successorale des sexes
Sur l'avortement, M. Ghannouchi dit qu'il y est opposé par principe, car il s'agit d'une agression contre la vie. Si cela peut se justifier du point de vie islamique, il ne reste pas moins qu'une telle attitude fait fi d'une autre agression, celle faite à la femme enceinte qui n'aurait pas voulu de l'enfant; car si on avorte, c'est bien que l'on n'a pas désiré l'enfant à naître.
Aussi, au lieu de pointer du doigt le comportement sexuel des femmes, il aurait été plus judicieux de la part de M. Ghannouchi d'appeler à une libéralisation des mœurs de nature à permettre l'équilibre psychique des jeunes qui est le meilleur antidote contre des grossesses non voulues.
Enfin, la nature misogyne et machiste de M. Ghannouchi apparaît clairement dans son attitude mensongère quand à l'égalité entre les deux sexes puisqu'il n'ose l'étendre à l'héritage, prétextant contre toute logique et évidence que le chef de famille est toujours de sexe masculin. On se demande si M. Ghannouchi vit son temps et s'il connaît bien la société tunisienne !
En somme, ce livre d'entretiens est au mieux un chapelet d'approximations et d'à-peu-près, sinon de tromperies sur l'islam. S'il dénote de la part du chef islamiste un effort sincère pour évoluer, alors il serait bienvenu. Toutefois, on craint qu'il ne soit destiné à apporter une pierre supplémentaire à l'édifice construit par M. Ghannouchi d'un islam politique qui n'a rien d'éthique, juste une pratique politicienne faite de la pure jonglerie.
Or, cela ne marche plus, et il est temps de savoir qu'il existe un autre islam politique qui est d'abord et avant tout une politique compréhensive prônant un islam poléthique, l'i-slam postmoderne!

samedi 11 avril 2015

Faiza SKANDRANI, UNE AUTHENTIQUE MILITANTE NOUS A QUITTÉS


Hommage paru dans :
Kapitalis
Faiza Skandrani, 
la militante politique a été de tous les combats de la transition démocratique.

Militante féministe, enseignante de la littérature française à l'université de Tunis, éditrice, actrice majeure de la scène culturelle tunisienne au cours des 30 dernières années et fondatrice du groupe Egalité & Parité; Faiza Skandrani est décédée, ce samedi 11 avril 2015.

Je ne connaissais pas personnellement Madame Faiza Skrandani mais je suivais toujours son importante activité sur les réseaux sociaux et j’admirais son énergie, sa volonté, sa détermination indomptable à défendre la cause des femmes. 
Elle a beaucoup fait pendant toute cette période que nous venons de vivre pour défendre le droit des femmes.
Elle ne se contentait pas de réfléchir et d’écrire : elle était une vraie militante donnant, sans cesse de sa personne, animant des centaines de réunions, allant dans les régions les plus reculées de la Tunisie pour informer les femmes.
Elle a été une de celles qui ont milité pour la parité homme/femme dans l’assemblée et son combat a été entendu, même si, après les élections et la formation du gouvernement elle a estimé que les femmes, malgré les beaux discours de Béji Caïd Essebsi, n’étaient pas suffisamment représentées.

De toute manière, il est clair que le combat pour l’égalité homme/femme n’est pas et ne sera pas avant longtemps encore résolu. Cependant, grâce à des femmes comme madame Faiza Skhrandani, ce combat progresse.

Dans ce grand mouvement de progrès de notre pays, elle restera un nom que l’histoire retiendra, j’en suis sûr, même si sa modestie ne recherchait pas les honneurs et les postes.
Car ce qui m’a également frappé, c’est qu’elle œuvrait pour ses idées et non, comme, hélas beaucoup, pour des postes ou des honneurs.

Que sa famille et notamment sa fille Aïcha qui partageait son combat pour la lecture et les livres, acceptent mes condoléances les plus sincères.

Rachid Barnat

lundi 6 avril 2015

MÉFIEZ-VOUS DES POSTURES D'UN FRÈRE MUSULMAN QUI SE REPENT ...

Voilà que Ghannouchi se repentirait ! : « J'ai été induit en erreur par les salafistes »

Qui peut croire cette énième posture du gourou de la secte des Frères musulmans ?
Il fait semblant de découvrir le salafisme et son horreur, alors qu'il l'a vu sévir en Afghanistan, au Pakistan, au Soudan, en Somalie ... et en Tunisie où il s'en est servi pour lâcher ses "enfants" tels des pitbulls pour terroriser les tunisiens à chaque fois qu'il se trouvait en difficulté "politique" !

La violence fait partie de la culture des Frères musulmans : leur histoire le prouve; et Sayid Qutb l'a érigée comme moyen pour accéder au pouvoir ... prenant exemple sur le père du salafisme : Omar qui a pris le pouvoir par le sabre !!

Alors qui croit-il duper ce vieux machiavélique ?

Ghannouchi sur i-Télé :

Une fois de plus Ghannouchi s'est moqué des journalistes français, cette fois-ci d'Audrey Pulvar la journaliste d'iTélé, en lui racontant ce qui lui plaît, pour se donner une image d'islamiste modéré telle que l'Occident la croit ou fait semblant de la croire, pour la "vendre" aux tunisiens; quitte à se contredire par rapport à d'autres déclarations !

Mais çà on le sait : il ne fait qu'appliquer la "taqyia" des Frères musulmans, ou le mensonge pieux pour adapter son discours à ce qu'attend de lui son interlocuteur ... car pour le reste le programme de sa confrérie est immuable et hélas bien connu depuis plus de 60 ans, consigné dans le livre de Sayid Qutb !

Mais le plus étonnant, c'est qu'il se prenait pour un guide spirituel, et tel un gourou, l'imam autoproclamé, lui le chef d'un parti politique, disait ce qu'il interdit et ce qu'il tolère ... évidemment parlant au nom d'Allah, lui faisant dire ce que les Frères musulmans ont dans leur programme !

J’espère que cette fois-ci ce faux-cul ne dupera plus grand monde, journalistes français compris !
D'ailleurs s'il n'y avait la barrière de la langue pour répliquer du tac au tac, on sentait qu'Audrey Pulvar n'en croyait pas un mot de ce qu'il lui raconte, souvent en contradiction avec son fameux livre à propos de l'Islam de France, rédigé par le journaliste d'iTélé, Ravanelo !
Il suffit de remarquer son sourire en coin, pour comprendre qu'elle se moque de lui comme il se moque d'elle !!

PS : Pour l'image, tout le monde a remarqué le drapeau tunisien dans son bureau mais aussi sur le revers de sa veste ! 
Le message trompeur qu'exhibe sans conviction Ghannouchi, c'est un "nationalisme" et un "attachement au drapeau national". Drapeau qui durant ses 3 années de pouvoir a été malmené par les siens et ses "enfants salafistes", sans qu'il lève le petit doigt !

J’espère que les patriotes ne se laisseront pas duper par cette mise en scène grotesque de la part d'un pan islamiste qui se contrefiche de la nation tunisienne qui a vocation selon son idéologie, à se dissoudre dans la grande Oumma musulmane; dans le Califat que Hammadi Jebali appelle de tous ses vœux !!

Rachid Barnat