samedi 12 juillet 2014

Islam & Cause palestinienne : les deux mamelles du populisme des islamistes !


Lettre ouverte aux peuples dits "arabes", formatés par leurs dirigeants à la cause palestinienne, comme d'un exutoire à leurs propres frustrations !

Ce que les pan islamistes, dont les frères musulmans, et autres pan arabistes, par populisme, ont parfaitement compris : en instrumentalisant cette "noble" cause, comme ils instrumentalisent la religion et l'identité "arabe" !
R.B


LA CAUSE PALESTINIENNE EST LA PLUS GRANDE IMPOSTURE APRÈS L’ISLAM !

En quoi les palestiniens sont vos frères, vos cousins, vos amis, vos voisins ? Ils sont opprimés paraît-il mais vous l’êtes pire encore qu’eux. 

Vous compatissez pour eux, est-ce qu’ils le font pour vous ? N’ont-ils pas été accueillis en Tunisie avec tous les honneurs et ils vous ont méprisés et humiliés chez vous en vous traitant comme de vulgaires séides, vous toisant de haut avec leur morgue suffisante coutumière. 
Que connaissez-vous de l’histoire de ce peuple et de son conflit avec Israël pour vous en faire ses défenseurs ? 

Feu Habib Bourguiba, homme lucide et pragmatique, n’a jamais voulu faire de cette cause son fond de commerce. La sienne c’était la Tunisie, l’image de son pays et le bien-être de sa population. 
Vous voulez être plus royalistes que les palestiniens eux-mêmes dont certains d’entre eux n’avaient eu aucun scrupule de passer dans le camp adverse, tel le fils des cofondateurs du Hamas Mosab Hassan qui a espionné l’organisation terroriste pendant 10 ans au profit de l’Etat Hébreu. 
Connaissez-vous le nombre de Gazaouis qui collaborent avec Israël qui sans eux n’aurait pas réussi à détruire les installations terroristes à Gaza, les points de transit des armes et de la drogue, les tunnels ?
800 000 touristes palestiniens ont goûté l’été dernier aux joies de vivre en Israël faisant ainsi un joli pied-de-nez à ceux qui se veulent plus ennemis d’Israël que les palestiniens eux-mêmes !
De quelle cause palestinienne êtes-vous défenseurs : de celle qui a engraissé les dirigeants palestiniens qui avaient détourné les aides européennes pour leurs propres comptes et qui avaient permis à Arafat d’empocher la bagatelle de 2,5 milliards US $ ou celle des terroristes du Hamas qui vous sèment la mort à Jebal Chaâmbi et à Jendouba et qui menacent de mettre l’Egypte à feu et à sang ? 

Quand on défend une cause on doit en connaître tous les tenants et aboutissants et savoir raison garder; et ne pas l’utiliser comme un objet de diversion pour détourner l’attention de la population en proie au chômage, à la cherté de la vie, à la misère, à la malnutrition, aux pénuries alimentaires, à la pollution, aux épidémies, à l’insécurité, à l’insalubrité de ses espaces publics, aux grèves sauvages des éboueurs, aux assassinats politiques, aux foyers de troubles ... 

Les Tunisiens ont certainement mieux à faire que d’inscrire la cause palestinienne dans leur agenda politique censé être la priorité absolue pour sortir le pays de son impasse. A Rome on donnait au peuple du pain et des jeux, panem et circenses; en Tunisie on donne au peuple l’Islam et la Palestine. 

Comment peut-on prêter secours à un peuple qui n’est pas lui-même uni autour d’une cause qui est la sienne et qui devrait transcender tous les clivages politiques et religieux ? Que les Palestiniens apprennent à parler d’une seule et même voix avant que les Tunisiens ne leur prêtent la leur dont les échos ne dépasseraient guère les frontières du Palais de l’infamie nationale, qu'est le palais du Bardo.

Que savent-ils réellement de l'histoire du Hamas (membre des Frères musulmans) et des dessous de sa création ? Savent-ils qu’aujourd’hui il n’y a plus l’ombre d’un laïc, d'un athée, d'un juif, d'un chrétien, d'un progressiste, d'un marxiste, d'un artiste, d'un intellectuel, d'un comédien, à Gaza ?
Les Tunisiens doivent apprendre à balayer devant leurs portes, plutôt que de jouer aux lèche-babouches des Palestiniens qui empestent la vénalité, la pleutrerie, l’avidité, la zizanie, la désunion, la félonie !

Toute cause est défendable quand elle est porteuse de message humaniste qui pourrait servir de phare pour éclairer les autres peuples, or la cause palestinienne que les tunisiens par aveu d’impuissance et de faiblesse en font leur cheval de bataille, est très loin de servir d’exemple pour le réveil des consciences citoyennes en Tunisie. 
Elle est surtout un puissant soporifique créé en son temps par les régimes antipatriotiques et despotiques arabes pour plonger leurs peuples dans un profond sommeil dont ils ne sortiront jamais. Elle est le tunnel qui les conduit vers le monde des ténèbres. 

Pendant qu’Israël avance à grands pas vers la lumière, la Tunisie s’empiffre de la cause palestinienne.
Il n’y a de cause que la cause de sa patrie et la recherche de l’excellence pour la remettre sur le chemin du progrès humain; dont Israël pourrait être l’exemple parfait pour la Tunisie.

Qu’espère obtenir le peuple tunisien en prenant fait et cause pour la Palestine ? Est-ce qu’il va pouvoir trouver un remède efficace à tous les maux qui sont en train de le gangrener ?
La Tunisie doit être la vraie cause pour tous les tunisiens et Mme Karboul n’a de compte à rendre qu’à son Premier Ministre qui l’a investie de sa confiance pour relancer le tourisme tunisien qui nourrit des centaines de milliers de familles tunisiennes dont la survie dépend du succès de son action. 

Est-ce que ceux qui font de la Palestine leur credo se sont demandés pourquoi les membres richissimes de la diaspora palestinienne ne mettent jamais les pieds en Tunisie et que s’ils devaient choisir entre leur pays et Israël, ils choisiraient incontestablement ce dernier pour leur confort et leur sécurité ainsi que l’esprit tolérant et ouvert de la société israélienne ?
Youssef Qaradawi, le frère musulman prédicateur vedette d'Aljazeera, 
vociférait des "fatouas" pour tuer Kaddafi, Al Assad ... 
mais n'a pipé mot de l'agression israélienne sur Gaza !!

PS : "Aljazeera TV" multiplie les émissions et documentaires pour pleurer misère sur le sort des palestiniens, alors que le patron de cette chaîne entretient de bonnes relations avec l'état hébreux et investit dans les projets immobiliers israéliens ... dans les territoires palestiniens occupés !
Or ce n'est plus un secret pour personne que cette chaîne est la voix de son maître l'émir du Qatar et celle de ses protégés, les "Frères musulmans"; dont elle assure la propagande !! 

Rappelez-vous l'hypocrisie de Ghannouchi recevant Ismaël Haniyeh le chef du Hamas et le cirque de ses sympathisants appelant à la mort aux juifs ... alors que ces deux frères musulmans sont amis de l'ami de Netanyahu : c'est à dire de l'émir du Qatar him self !!!





mercredi 9 juillet 2014

Les américains, des apprentis sorciers !

Comme Ben Laden, le nouveau monstre fabriqué par les américains semble leur échapper, lui aussi ! Puisque dans son délire, Abou Bakr al-Baghdadi s'est autoproclamé le "Wali" (parrain de la mafia islamiste) du Califat rêvé par tous les islamistes ! 
R.B

Plusieurs médias en parlent, mais aucun n’a osé dire qui était véritablement Ibrahim Awaad al-Bakri, alias Abou Bakr al-Baghdadi, à savoir une création de la CIA et des services qataris, qui a échappé au contrôle de ses créateurs, comme autrefois son prédécesseur, Oussama Ben Laden. Précision de taille: le ministère de l'Intérieur irakien a démenti que l'homme qu'on voit dans cette vidéo soit Abou Bakr Al-Baghdadi, qui aurait été gravement blessé il y a plus d'une semaine et transféré en territoire syrien.

Le chef du groupe ultra radical, l'Etat islamique (EI), Abou Bakr Al-Baghdadi (43 ans), récemment auto-désigné "calife", est apparu samedi 5 juillet pour la première fois dans une vidéo postée sur des sites jihadistes. Il a appelé l’ensemble des musulmans à lui obéir. Le premier à lui prêter allégeance est un tunisien, un certain Seifeddine Erraïes, porte-parole d’Ansar al-Charia au pays de la « révolution du jasmin » ! 

Homélie triomphaliste, califat fantomatique 

Lors de son homélie du vendredi, le supposé Abou Bakr al-Baghdadi a déclaré « Allah a promis la victoire aux combattants. Nous avons un Livre qui guide et un glaive qui vainc…Et voilà qu’Allah a fait triompher les musulmans qui, après de longues années de djihad et de patience, se sont empressés d’annoncer le califat et la désignation de l’imam, ce qui est un devoir des musulmans. L’instauration du califat est un devoir qui a été délaissé durant des siècles,  et c’est parce que le califat s’est éclipsé du monde que les musulmans l’ont ignoré… ». 

En reprenant mot pour mot le célèbre discours du premier calife de l’islam, Abou Bakr al-Siddik, qui a régné de 632 à 634, l’imposteur de Mossoul a ajouté : « Je suis le Wali (parrain) désigné pour vous guider, et cette lourde responsabilité m’accable parce que je ne suis pas le meilleurs d’entre vous. Si vous me voyez dans le droit chemin, aidez-moi ; si vous me voyez dévier, conseillez-moi et obéissez-moi. Si je n’obéis pas à Allah, vous ne me devez pas obéissance ». 

Poursuivant son délire, Abou Bakr al-Baghdadi a ajouté : « Je ne vous fais pas les promesses que vous font les rois et les dirigeants, à savoir la paix, la prospérité et la sécurité. Je vous promet par contre ce qu’Allah a promis aux croyants » ! 

Deux jours après, les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) ont proclamé l'établissement d'un califat sur les territoires qu'ils ont conquis en Irak et en Syrie voisine, avant d'annoncer qu'ils changeaient le nom de leur groupe en "Etat islamique", tout court sans référence à la géographie ni aux pays. 

Calife d’Allah ou mercenaire des américains ? 

Abou Bakr al-Baghdadi, terroriste sunnite notoire, qui agissait jusque-là dans l'ombre, a lancé cet appel lors d'un prêche vendredi à Mossoul, deuxième ville d'Irak (nord) conquise lors de l'offensive lancée par ses combattants le 9 juin en Irak, où ils occupent de larges pans de territoires. Mais, dans une déclaration à l’agence Reuters, le porte-parole du ministère irakien de l’Intérieur a indiqué qu’après « analyse de la vidéo, l’individu proclamé calife n’est pas Abou Bakr al-Baghdadi, celui-ci ayant été blessé dans la région des Al-Anbar avec son compagnon Abou Mohamed al-Tounissi et transféré dans les territoires syriens qui sont sous le contrôle des djihadistes ». 

Agé de 43 ans, le supposé calife à la montre Rolex s’appelle en réalité Ibrahim Awaad al-Bakri. Ancien étudiant en théologie, il a rejoint la résistance irakienne dès l’invasion impérialiste des troupes anglo-américaines en 2003. Fait prisonnier la même année, il a été mystérieusement libéré en 2006 avec pour mission l’infiltration d’Al-Qaïda en Irak. Plus exactement l’entrée en contact avec le chef d’Al-Qaïda en Irak, Abou Moussab al-Zarkaoui. 

D’origine jordanienne, ce dernier s’appelle en réalité Ahmad Fadil al-Nazzat al-Khalayla. Auteur de plusieurs attentats ayant fait des milliers de morts civils chiites, il était l’ennemi No1 des forces impérialistes et colonialistes en Irak. C’est lui qui avait fait exploser, le 19 août 2003, l'immeuble abritant le personnel de l'ONU au cœur de Bagdad, causant la mort de 22 personnes dont le représentant des Nations Unies, le brésilien Sérgio Vieira de Mello. Il est aussi le cerveau de l’attaque, le 29 août 2003, contre la mosquée d'Ali à Nadjaf, ville sainte chiite, qui a fait 85 victimes. Le 11 mai 2004, il a fait diffuser par Internet, une vidéo montrant la décapitation d'un jeune otage américain, Nicholas Berg. C’est à partir de ce moment là que sa tête a été mise à prix par les Américains, une récompense de 25 millions de dollars US pour sa capture, la même somme que pour Oussama Ben Laden ! 

C’est le 7 juin 2006, lors d'un bombardement américain par deux F-16 dans la municipalité de Hibhib au nord de Bakouba, à 50 Km au nord-est de Bagdad, qu’Ahmad Fadil al-Nazzat al-Khalayla, alias Abou Moussab al-Zarkaoui, sera éliminé avec sept de ses adjoints, notamment son conseiller religieux cheikh Abdel Rahman. 24 heures auparavant, il avait organisé un « sommet » djihadiste auquel a pris part Abou Bakr al-Baghdadi et son groupe ! Selon Nabil Nouaym, un terroriste égyptien repentis, qui témoignait sur une chaine de télévision égyptienne, « par où est passé al-Baghdadi, l’aviation américaine a mené des frappes ciblées à peine quelques heures après » ! 

Mission accomplie, contrat reconduit 

La tête pensante d’Al-Qaïda en Irak éliminée, Abou Bakr al-Baghdadi peut alors constituer son propre groupe « Daech » pour éradiquer ce qui reste d’Al-Qaïda au pays de Saddam Hussein et s'occuper également de la vraie résistance patriotique et bathiste. 30 millions de dollars lui sont alors versés par de généreux donateurs Qataris et Saoudiens. De 2007 à 2009, Daech parviendra à supplanter Al-Qaïda en Irak. Mais avec le « printemps arabe », la priorité n’était plus la guerre contre l’influence iranienne en Irak mais la destruction de l’Etat syrien. Toutes les troupes de Baghdadi sont alors transférées en territoires syriens, où ils ont rejoint les mercenaires afflués des quatre coins du monde. Ils ne sont font plus appeler Daech, mais l’EIIL. 

Le nouveau contrat d’Abou Bakr al-Baghdadi avec ses commanditaires Américains, Qataris, Saoudiens et Turcs devait être à durée déterminé, un CDD que la résistance héroïque du peuple et de l’Etat syriens ont fait capoter. N’ayant pas réussi à faire tomber l’Etat syrien, les mercenaires islamo-atlantistes ont vu alors leur contrat prolongé et modifié en CDI : retour en territoires irakiens pour punir le chiite Nouri al-Maliki, accusé par les impérialistes de soutien au régime syrien, et livrer une guerre sans merci contre l’Iran, principal allié tactique de la Syrie dans la région. 

Pour preuve que les Américains tirent les ficelles, ils se sont contentés de dépêcher 200 conseillers militaires pour «encadrer » l’armée irakienne, plutôt que d’envoyer leurs troupes pour stopper l’offensive des djihadistes en Irak, qui ont mis la main depuis trois semaines sur Mossoul, deuxième ville du pays, une grande partie de sa province Ninive (nord), ainsi que des secteurs des provinces de Diyala (est), Salaheddine (nord) et Kirkouk (ouest) ; à l’inverse de la Russie, principale alliée stratégique de la Syrie, qui a immédiatement livré cinq avions de combat Sukhoi. 

Comme d’habitude, les Américains jouent aux apprentis-sorciers. Si leur plan a relativement réussi jusqu’à présent –le Kurdistan ayant profité de la situation pour amorcer son indépendance sur l’Irak, ce qui arrange Israël et les USA-, l’annonce du califat par Abou Bakr al-Baghdadi est une mauvaise surprise pour eux et surtout pour leurs Etats satellites, le Qatar et l’Arabie Saoudite. Comme autrefois leur robot Oussama Ben Laden, Abou Bakr al-Baghdadi ne semble plus en commande téléguidée. Sa destruction est donc imminente et sa tête a déjà été mise à prix par les Yankees: 10 millions de dollars. Beaucoup moins que la tête de celui à l'élimination duquel il avait collaboré, à savoir Abou Moussab al-Zarkaoui, qui valait 25 millions de dollars !  

dimanche 6 juillet 2014

L'islamisme au quotidien en Algérie : des pratiques et des pratiquants étouffants !

L'Algérie étouffe sous l'islamisme envahissant ! Bouteflika ferait-il machine arrière après avoir cédé aux "frères musulmans" du FIS et aux autres barbus le domaine social ?
R.B

 Mohamed Aïssa*: non-jeûneurs versus Islam cartésien

Invité au forum de « Liberté », le nouveau ministre* algérien des Affaires religieuses et des Waqfs ne s’y prend pas avec le dos de la cuillère pour bousculer et aérer d’un oxygène vivifiant le terrain religieux en usant de formules de tolérance des plus encourageantes.

Oser mettre sur un même pied d’égalité citoyenne ceux qui pratiquent le ramadan et ceux qui ne le pratiquent pas, tout en affirmant que le « jeûne est d’ordre privé », est une performance à laquelle on ne peut qu’applaudir, surtout venant d’un ministre de Bouteflika. Cela nous change des attitudes belliqueuses de Bouaddallah Ghoulamallah, son prédécesseur, lequel ne ratait jamais l’occasion de jeter la pierre et condamner tout ce qui ne rime pas avec sa vision cloisonnée du monde extra-religieux. Souvenons-nous de ces envolées scatologiques déversées sur le « Le Mensonge de Dieu » de Mohamed Benchicou, sans même l’avoir lu.

Par contre, continuer à parler de provocation et d’outrage quand des groupes d’hommes et de femmes cherchent à affirmer et vivre leur différence en toute quiétude est un raccourci trop véloce pour ne pas entraîner quelques objections. Car en termes de provocations, il est quasiment impossible d’égaler ni d’espérer pouvoir se mesurer au zèle souvent arrogant et insolent, voire violent, d’une grande partie des croyants formatés à une exclusion sans appel des infidèles par ceux qui gèrent les questions liées à la pratique religieuse chez nous.
- Comment ignorer le fait qu’imposer ces intenses décibels nocturnes qui gênent le repos de l’ensemble des citoyens, qu’ils soient croyants pratiquants ou pas, du bébé au vieillard, du malade au mourant, ne rentre pas dans le cadre de cette tolérance pourtant si prônée par l’Islam et une grande partie des musulmans? Faut-il rappeler que le Maroc a franchi le pas vers une loi qui impose une restriction du débit sonore qui jaillit des mosquées aux heures de prière, et pas seulement la nuit ? En quoi le fait de nous targuer d’un islam spécifique doit-il nous empêcher de suivre le bon exemple donné par nos voisins ?
- Comment ne pas s’offusquer de ces intrusions multiples et quotidiennes sur nos petits écrans, de ces interruptions de programmes sur la quasi-totalité de nos ondes pour imposer des appels à la prière qui chamboulent en permanence le planning d’un large public, fut-il minoritaire? Si cela n’est pas de la provocation et du mépris vis-à-vis du non croyant et du non pratiquant, l’on peut se demander ce que ça pourrait bien être. Tant qu’à faire, pourquoi ne pas s’attaquer aux téléphones fixes ou mobiles et interrompre toute communication entre algériens au moment de la prière ? Pas trop difficile d’imaginer le scénario qui s’en suivrait :  Allo, ça va ? … bip, bip « hana el-wakt li-sallat elmaghrib, el-ittissal  maktou3 oua mamnou3 ! » (C'est l'heure de la prière, la communication est suspendue car interdite !). On peut même aller plus loin en poussant le ridicule jusqu’à facturer aux abonnés le temps de prière émis sur chaque combiné et en verser les bénéfices à tous ces fainéants proclamés gardiens du temple sacré.
- Comment un être doté d’un tant soit peu de raison peut-il s’empêcher de dénoncer ce déferlement d’imams souvent incultes sur nos ondes radios et télés et qui manipulent de façon hasardeuse des « hawadiths eddini » qui gravitent en permanence autour des moindres faits et gestes du prophète pour expliquer, justifier et défendre tout et n’importe quoi ?
Faut-il rappeler que le prophète lui-même en son temps ne se considérait pas supérieur aux autres hommes de la cité, en dehors des épisodes de révélations, et qu’il lui arrivait souvent d’être raillé par ses proches, notamment la petite Aïcha qui lui reprochait cette propension à faire appel au ciel chaque fois qu’il était en mauvaise posture par rapport à certaines querelles et contestations de son entourage immédiat, tel ce mariage discutable avec sa propre belle fille, union contre-nature qui laisse perplexe depuis des siècles les hommes et les femmes dotés d’un tant soit peu de jugeote? Comment dès lors faire de chaque fait et geste du prophète un exemple à suivre et chercher à tout prix à l’imposer aux autres ? D’autant qu’au vu de certaines anecdotes historiques, il y a matière à revoir en termes d’authenticité, au moins partielle pour le croyant, quant à la véritable source des saintes écritures.
Il est grand temps de dire les choses en toute objectivité Monsieur le ministre ; l’espace publique est occupé à étouffement par le fait religieux et il est urgent de l’oxygéner en laissant le non-croyant (bien plus pacifique car n’ayant aucune cause à défendre sinon celle de réclamer un peu de liberté) s’exprimer sans lui jeter l’opprobre et sans  lui attribuer de quelconques qualificatifs d’apostasie douteux et stériles!
Puis-je aussi rappeler que le galvaudage de la formule « Allah Akbar » chez nous remonte aux années de braise contre la France et qu’elle englobait  aussi les contours d’appels au meurtre des plus explicites, au même titre qu’elle fût utilisée par les sanguinaires des GIA et les combattants de Dieu sous couvert de fatwas délivrées par divers  illuminés  autoproclamés Ayatollah, que ça soit  en Iran hier ou en Syrie aujourd’hui ? Il ne suffit pas de prétendre à un Islam spécifique en se démarquant d’une Tunisie laïque ou d’un Iran islamiste pour pouvoir prémunir le pays d’une nouvelle folie encore plus dévastatrice que celle de la décennie noire.
A ce propos, dénoncer les dangers sous-jacents à  tous ces mouvements sectaires qui envahissent le terrain religieux est une bonne chose, encore faut-il trouver la solution « cartésienne » à même de mieux les contrôler et les faire reculer, voire les faire disparaître, d’autant que chaque mouvance verse dans une obstination effrayante, celle d’être convaincue que son interprétation des textes est absolue et conforme au message original. Toutes ces sectes s’obstinent à suivre la même démarche, celle d’imposer à la Terre entière leur lecture des sourates et des versets quitte à en appeler à l’arbitrage des armes. Ce n’est pas très moderne tout ça ! A ce rythme, l’occident n’a pas de souci à se faire pour nous vendre de quoi nous entre-tuer jusqu’à notre auto-extermination totale et définitive !
Et à propos de cartésianisme, je trouve Monsieur le ministre, lequel s’aventure à vouloir trouver une approche rationnelle à la gestion de l’Islam afin de prémunir la société de moult égarements extrémistes,  bien frileux et peu prolixe en la matière, car se contenter d’associer « Les savants de l’islam à leurs  homologues des sciences humaines » c’est chercher à éloigner le sujet de tout raisonnement rationnel auquel le terme cartésien s’applique. Les sciences exactes, ça ne vous parle donc pas ?
Faut-il rappeler à Monsieur le ministre que ce soit en termes d’évolutions sociologiques, d’histoire ou d’ethnologie,  les Sciences humaines procèdent toutes de démarches quasiment identiques à celles de la religion, celles du fait historique analysé à posteriori tel que légué par les générations qui nous ont précédées sur Terre? Telles démarches ne peuvent en aucun cas occuper quelconque espace cartésien. Prétendre le contraire est tout simplement farfelu!  En termes statistiques, on peut attribuer à des résultats d’études sociologiques, historiques ou ethnologiques un facteur d’incertitude du même ordre de grandeur que celui des certitudes, bien souvent subjectives, qu’ils sont supposés refléter. Concernant les religions, le facteur d’exactitude est tout simplement noyé dans l’immensité des inexactitudes qui leurs sont associées. Dans le référentiel d’analyse  d’un non-croyant, bien évidemment.
Toujours est-il que s’aventurer à faire glisser les religions vers un espace cartésien, c’est prendre le risque de tout faire s’écrouler. Nous sommes nombreux sur ces colonnes à faire s’effriter moult textes et les incohérences qui les caractérisent, et nous ne demandons qu’à être associés à « onques » débats sereins et constructifs dès lors que le facteur apostasie ne soit pas invoqué pour nous exclure de ces polémiques de société qui engagent l’avenir de toutes les générations futures. D’ailleurs, il est utile de rappeler que le cartésianisme est né d’une volonté et d’un combat précis, ceux de faire cesser les immiscions de la religion dans le domaine des avancées scientifiques qu’elle a de tout temps freinée en divers endroits de la planète.
Le siècle des lumières n’a pu engendrer ce foisonnement de productions intellectuelles et scientifiques que l’on connait, et dont l’impact positif sur les civilisations modernes n’est plus à démontrer, que grâce au recul des religieux et de leur emprise sur le génie des hommes. Faut-il rappeler qu’avant ce siècle lumineux, l’église chrétienne avait le monopole du contrôle des sciences et veillait scrupuleusement à la conformité de nouvelles découvertes avec les saintes écritures? Et sans cet extraordinaire combat de la raison contre l’attitude irraisonnée et bornée des religieux, la planète Terre continuerait de ne pas tourner tout en demeurant le centre de l’univers, dans la petite cervelle des hommes. Les ecclésiastiques de tous bords, à leur tête le pape, se sont toujours opposés à l’idée d’un univers dans lequel la Terre n’en serait pas le centre et l’homme la créature préféré du créateur! Il n’est pas difficile d’imaginer le désarroi qui s’est abattu sur les croyants quand on leur a expliqué que la Terre n’est pas le centre de l’univers, et qu’en plus elle tourne! Quant à l’Homme, préféré du créateur, autant en rire quand on sait que les gènes des animaux tels le singe, le poisson ou la fourmi ne diffèrent que de quelques millièmes de cellules ADN par rapport à celles de l’homo-sapiens que nous sommes.
Mais malgré toutes ses contradictions et ses inconsistances, la religion pourrait être bénéfique à la société si tant est qu’elle jette un regard de protection sur le citoyen, que le croyant apprenne la tolérance envers les autres et que cessent ces immiscions insensées sur tous les terrains de la vie des Algériens. Encore faut-il qu’elle soit confiée et manipulée par de bonnes mains avec de bonnes intentions. Les images de prosternation collective de nos jeunes et vaillants footballeurs après avoir marqué le but contre la Belgique est un exemple à na pas reproduire, car en faisant cela, c’est affirmer au monde un excès de zèle qu’il est urgent d’apaiser. Il est grand temps que cette agitation excessive autour du fait religieux cesse si on veut embarquer au plus vite dans le TGV d’un monde en accélération permanente. Dans le cas contraire, nous resterons sur les quais à nous contenter de regarder les trains passer, ou tout au plus dans les wagons de queue, ad vitam aeternam! Tariq Ramadan s’en fout, il vit en Suisse, dans l’une des locomotives du monde moderne.
Quant à ces centaines de mosquées érigées en Kabylie, il faudrait peut-être que notre ministre sache qu’en terre berbère, la plupart des bâtisses transformées et dénommées mosquées depuis l’indépendance sont en fait des lieux de rencontre (thadjmaâth) pour les gens du village et au sein desquelles les sages représentants de chaque famille ont de tout temps réglé les affaires de la cité, en toute démocratie ! Ce schéma a été remplacé, dans de nombreux endroits, par une entité moderne, celle du comité de village, laquelle organise des démarches de conciliations substantielles pour apaiser de petites frictions, somme-toutes normales, entre voisins, en toute vigilance et avec une impartialité qui mérite respect et estime. En tous-cas, c’est ce qui ressort des échos qui me parviennent régulièrement de Tighil-el-Hadj-Ali, ma petite colline, mon petit berceau, ma petite racine !
Ceci dit, si tout le monde pouvait accepter la simple idée que la pratique religieuse ne peut en aucun cas servir de jauge pour quantifier l’amour du pays, c’est déjà ça de gagné. Malheureusement, le quotidien du citoyen est gangrené par des « imameries » encouragées tous azimuts par tous ces illuminés qui font du combat contre tout ce qui ne rime pas avec invocation et prosternation, une mission sur Terre. Il serait temps de mettre un peu d’ordre dans tout cela. Mais comment y parvenir si on muselle toute voix discordante, voire à contre-Coran ? D’autant que moins de trois jours après l’intervention en toute tolérance de Monsieur le ministre, le président de la commission nationale des fatwas au haut conseil islamique, cheikh Mohamed-Cherif Kaher, via une interview incendiaire sur Echourouk, appelle l’état à se montrer intransigeant vis-à-vis des non-jeûneurs. Idem pour Abderrezak Guessoum, président de l’association des oulémas musulmans algériens, qui lui n’exige pas moins qu’une « intervention sévère pour arrêter ces apostats qui menacent la stabilité de l’Algérie en portant atteinte à sa religion ». A quelles Katibas du GIA appartenaient donc ces augustes personnages pour ainsi en appeler à l’état pour sévir? Ces non-jeûneurs et leurs défenseurs n’ont tué ni agressé personne messieurs les oulémas, pouvez-vous en dire autant des islamistes que vous représentez ?
Vous voilà averti Monsieur Mohamed Aïssa, avant de promettre l’ouverture de synagogues, le ménage s’impose d’abord et avant tout dans vos rangs, pas dans les nôtres, car sur le terrain cartésien, nous universalistes convaincus, sommes bien seuls. Nous vous attendons désespérément depuis  si longtemps. Et sachez que sur cet espace débordant d’humanisme, du juif, du musulman, du chrétien, du bouddhiste ou du non croyant, nous ne faisons aucune différence, Allah non plus, très certainement, même si cela doit blesser un certain ego de « kheira oumatine! » (le meilleur peuple).

Califat irakien : le rêve de l'Oumma peut-il devenir réalité ?

Les Frères musulmans et leur émir du Qatar se font doubler : leur rêve de Califat leur passe sous le nez ! Un coup monté par les Ibn Saoud et l'oncle Sam ? 
R.B


Renaud Girard, analyse les conséquences de la proclamation du nouvel Etat islamique, à cheval entre l'Irak et la Syrie.
FigaroVox: Les djihadistes ont annoncé lundi qu'ils instauraient un califat à cheval sur l'Irak et la Syrie. Cet Etat islamique peut-il durer, voire s'étendre? Quelles sont les conséquences pour la région?
Renaud GIRARD: Le califat s'étend de la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, jusqu'à celle de Diyala, dans l'est de l'Irak, frontalière de l'Iran. En Syrie, contrairement à ce croyait une partie des dirigeants occidentaux, Bachar el-Assad est solidement installé et n'est pas prêt de laisser tomber Damas. S'il y avait des élections vraiment libres, il n'est pas certain qu'il recueillerait moins de 50% des voix. Les combattants islamistes sont donc retranchés dans le désert. Les communautés chrétiennes et kurdes en sont les victimes. En Irak, la prise de Mossoul est loin d'être négligeable, mais Bagdad n'est pas menacé. Pour que cet émirat puisse avoir une consistance et faire fantasmer encore plus qu'il ne le fait aujourd'hui, il faudrait qu'il prenne les deux grandes capitales historiques que sont Damas et Bagdad. Damas fut le siège du califat des Ommeyades (671-750) et Bagdad le siège du califat des Abbassides (750-1258), jusqu'à ce que l'invasion mongole balaie tout ça. Tant que l'Etat islamique en Irak et au Levant ne détient pas ces deux lieux symboliques, il lui manquera toujours quelque chose.
Quelles sont les motivations des djihadistes?
La motivation idéologique de ces combattants est très forte car elle est fondée sur un rêve comme ce fut le cas pour les soldats de la révolution bolchevique ou pour les soldats fanatisés du Troisième Reich. Ils adhèrent à l'idéal du retour à l'âge d'or des Califes Rachidoun (les «bien guidés»), Abou Bakar, Omar, Osman et Ali, qui sont les quatre califes des premiers temps de l'islam. Ils pensent qu'il faut, comme au 7ème siècle, un califat unique pour gouverner l'ensemble du monde musulman, l'Oumma. Face aux humiliations successives qu'ont constitué le déclin de l'Empire ottoman, la colonisation européenne, et l'échec du nationalisme arabe de type nassérien, beaucoup de jeunes musulmans se raccrochent à l'islamisme et rêvent d'un retour à l'époque où les musulmans ne subissaient pas l'histoire, mais la faisaient, à l'époque de la conquête de l'Afrique du Nord et de l'Espagne au 7ème et 8ème siècles.
Ceux qui adhèrent à cette idéologie islamiste sont politiquement et culturellement frustrés: ils ont le sentiment que les musulmans ne sont pas représentés dans l'histoire, dans la science ou dans la culture dominante. Leur rêve est aussi fou que celui du Troisième Reich ou du monde sans classe dont rêvaient les communistes. Mais il faut se souvenir que les Rouges de Trotski et Lénine ont battu les armées des Russes Blancs financées par l'Occident.
Leur prétention à abattre les frontières du Moyen-Orient vous paraît donc réaliste?
C'est le rêve de l'Oumma musulmane sous-tendu par l'idée que les nations, les Etats, les frontières, sont des créations de l'Occident. Pour eux, toute la politique qui vient de l'occident, que ce soit la démocratie, les élections, l'égalité hommes-femmes, c'est une politique du diable. Ce qui compte, c'est l'ensemble de la communauté musulmane et non les Etats. Néanmoins, je ne pense pas que ce soit réaliste. J'en veux pour preuve deux exemples. La guerre Irak/Iran a montré que le nationalisme arabe était plus fort que les solidarités religieuses puisqu'aucun soldat chiite irakien n'a fait défection pour l'Iran. Ce qui a prévalu, dans cette guerre de 1980 à 1988, c'est la nationalité. Deuxième exemple de la prégnance du fait national dans le monde arabo-musulman: lorsque le général de Gaulle a proposé en 1960 au roi du Maroc Mohammed V de discuter d'un éventuel partage du Sahara avec une Algérie qu'il avait l'intention de décoloniser, les Marocains ont répondu qu'ils régleraient directement la question du Sahara avec leurs «frères» algériens. Ce «règlement entre frères» a bien eu lieu en 1963: il s'est appelé la «Guerre des Sables»…
Comment la communauté internationale peut-elle faire reculer les islamistes? Cela passe par une nouvelle intervention armée ou par la diplomatie?
L'intervention militaire de George W Bush s'est soldée par un désastre dont nous payons aujourd'hui les conséquences. Sur le plan diplomatique, Obama aurait une carte à jouer en Iran, mais le président américain n'est pas très à l'aise au Moyen-Orient, en raison notamment de son Congrès. C'est une région qui lui déplaît et il n'arrive pas à saisir au bond la possibilité d'une entente stratégique entre les Etats-Unis et l'Iran qui est pourtant une nécessité historique.
Le grand rival de l'Iran est la Russie et non les Etats-Unis. D'autant plus que le chiisme iranien est beaucoup plus ouvert par nature que le sunnisme car il tolère la critique et les différentes écoles d'interprétation de l'islam. Il y a toujours eu en Iran même sous Khomeiny des écoles libérales de l'islam chiite. C'est un pays beaucoup plus ouvert et moins radical que l'Arabie Saoudite: aujourd'hui, il y a des Eglise et des synagogues en Iran, les femmes conduisent et peuvent travailler. Lorsque vous vous promenez à Téhéran, vous constatez que les gens sont plutôt pro-occidentaux et que les mosquées sont vides le vendredi. Lorsque les gens ont voté pour Rohani (qui a été élu président de la République islamique dès le premier tour), ils ont voté pour le plus pro-occidental des candidats que le système ait jamais eu. L'Iran n'a jamais non plus été une menace sérieuse pour Israël. Dans l'histoire, les Perses ont toujours soutenu les Juifs. Les Etats-Unis devraient donc aller beaucoup plus loin dans la réconciliation pour faire barrage au wahhabisme radical. Il est dommage que cette entente ne se fasse pas.
Malheureusement, les Américains sont tenus par le pacte du Quincy, scellé le 14 février 1945 sur le croiseur USS Quincy entre le roi Ibn Séoud, fondateur du royaume d'Arabie saoudite, et le président américain Franklin Roosevelt, de retour de la conférence de Yalta. Le deal était simple: l'Arabie saoudite donnait le monopole de l'exploitation du pétrole aux compagnies américaines, en échange de quoi les Etats-Unis assuraient la protection du pays contre ses voisins, et s'engageait à ne pas se mêler des affaires intérieures du royaume. Tant pis si avec la manne pétrolière, les Saoudiens financent partout l'islamisme et le terrorisme… Dans cette absence de dialogue stratégique entre l'Occident et l'Iran, Téhéran a également sa part de responsabilité. Le pays est paralysé par la querelle interne entre les libéraux et les conservateurs qui ont peur de l'ouverture, pour des raisons idéologiques, mais aussi économiques. Si l'Iran devient un pays ouvert, les pasdarans, qui contrôlent tous les trafics, risquent de perdre une bonne partie de leur business!

UNE GUERRE DES RELIGIONS, QUI NE DIT PAS SON NOM ... SUR FOND D'OR NOIR !

LES AMÉRICAINS : APPRENTIS SORCIERS ? 

Depuis qu'ils ont "réactivé" le wahhabisme, ils en ont fait une arme de destruction massive ! Ils déclenchent les guerres et laissent aux pétromonarques de les financer et d'en fournir la chair à canon, assurée par leurs miliciens les islamistes de tous poils ... dont les Frères musulmans ! 

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Curieux américains ! Ils ont fait une chasse systématique aux communistes, jusqu'à l'obsession avec le maccarthysme; qu'ils soient marxistes, léninistes, trotskistes, staliniens, maoïstes. Comme ils ont lutté avec le même acharnement contre le communisme; qu'il soit cubain, vietnamien, chinois, ou celui des pays de l'est ... Car ils savaient que ce qui les fonde, c'est la doctrine de Hegel et la pensée révolutionnaire de Marx qui s'en inspira ! 
Or depuis la chute du mur de Berlin en 1989 qui a signé la fin du communisme et la fin de la guerre froide avec la fin de l'URSS en 1991; il semble que les américains ont choisi le wahhabisme pour remplir le vide laissé par le communisme. S'ils ont combattu avec autant d'énergie le communisme, c'est parce qu'il est la négation de ce qui fonde leur nation, puisqu'il prône l’inexistence de dieu, interdit les religions et s'est déclaré pour ennemi le capitalisme !
Avant eux, les Anglais ont compris l’intérêt à instrumentaliser le wahhabisme dans l'empire ottoman pour accélérer sa chute. Ce qu'ils ont parfaitement réussi, voyant dans les adeptes de cette obédience obscurantiste, plutôt des alliés. Si les américains ont repris à leur compte cette stratégie de domination des peuples "arabes" par le biais d'un système politico-religieux qui a fait ses preuves, c'est parcequ'il prône le capitalisme sauvage et rejoint leur vision messianique du monde. Ce n'est pas par hasard que les évangélistes extrémistes américains rejoignent les sionistes, tous deux s'appuyant sur le wahhabisme qui sert parfaitement leur vision du monde selon "les écritures saintes". Puisque le wahhabisme non seulement encourage la pratique du capitalisme sauvage, mais il a un autre avantage qui n'a pas échappé aux américains : l'individu n'est pas au centre de la préoccupation de ce système politico-religieux, puisqu'il est noyé dans la masse dite la Oumma, dominée par le chef à la fois spirituel et temporel ! Donc point de liberté pour les individus ni de démocratie. Ce qui facilite bien les affaires, le commerce ... et le reste !!
... ou le nouveau Lawrence d'Arabie

Autrement qui peut croire que les américains se soient laissés duper par toutes les chapelles "islamistes" pour les classer de "modérées" à "extrémistes" ... alors que ce qui les fonde toutes, c'est le wahhabisme .... Sayid Qotb étant pour Mohamed Abdelwahhab, ce que fut Karl Marx pour Hegel ? Pourquoi s'obstinent-ils à soutenir les frères musulmans; et ce, contre la volonté manifeste des peuples qui n'en veulent pas ? Pourquoi font-ils semblant de croire que les "frères" prônent un islamisme modéré compatible avec la démocratie ? Pourtant leur passage au pouvoir que ce soit en Egypte ou en Tunisie a suffit pour révéler leur triste vérité de parti totalitaire fasciste, sans foi ni loi, intéressé uniquement par l'argent ! Faut-il rappeler que même Khomeiny, qui a instauré l'islamisme au pouvoir en Iran, avait pour livre de chevet à Neauphle-le-Chateau quand il était réfugié en France, le livre de Sayid Qotb, "le penseur révolutionnaire" des "Frères musulmans", qui a codifié le wahhabisme "politique" pour en faire un moyen pour prendre le pouvoir et le conserver ? !

A moins que les américains jouent de la confusion générale, utilisée par les islamistes eux-mêmes, pour brouiller les pistes; multipliant les chapelles et les partis : "Frères musulmans", "Salafistes", "Al Qaïda", "Ansar Chariaa", "Ansar Eddin", "Mujao", "Bokoharam" ... trouvant leur intérêt dans le wahhabisme comme système parfait pour dominer le monde dit "arabo-musulman" et faire échec au "printemps arabe" pour avorter les révolutions dans les républiques et empêcher les peuples d'accéder à la démocratie; à fin de contrôler son or noir grâce à leurs protégés pétromonarques et leurs mercenaires "islamistes" ! D'où leur soutien aux "jihadistes-terroristes" de tous poils, et plus particulièrement aux frères musulmans, les mieux organisés "politiquement" ! Parcequ'un bon jihadiste pour eux, est celui qui sert leurs intérêts ! D'où la "coopération" des adeptes du wahhabisme avec les américains devenus leurs alliés par intérêt, chacun voyant dans cette obédience le moyen de parvenir à ses fins : les uns pour le contrôle géostratégique d'une région qui regorge d'or noir; les autres plus naïfs, pour réaliser leur lubie califale ! Le deux allant dans le sens des intérêts des sionistes.
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Les américains ont formé et soutenu Ben Laden !
 Et depuis, ils soutiennent tous les jihadistes, de tous poils !

Alors pourquoi toute cette comédie de prétendre défendre le droit des peuples à la démocratie et aux droits de l'homme ? D'avoir choisi de jouer avec la religion comme d'une carte "politico-militaire", les américains jouent avec le feu et s'avèrent de piètres apprentis sorciers. L'état où se trouvent l'Afghanistan, le Pakistan et l'Irak ... leurs peuples, le leur doivent ! Rappelez-vous, la guerre en Irak avait pour but déclaré, l'instauration de la démocratie en ce pays. Qui par effet de contagion se transmettra aux pays de la région. Qui par effet dominos, fera chuter les dictateurs "arabes" ! Et comme par hasard, "les pays de la région", sont tous des pétromonarchies sous contrôle américain et dont les petromonarques sont leurs protégés depuis leur indépendance de l'empire colonial anglais. Curieux que les américains veulent de la démocratie dans une république (Irak) et qu'ils aient toujours fermé les yeux sur les régimes monarchiques absolues et totalitaires. Quelle hypocrisie ! Avec pour résultat : un Irak tombé sous l'hégémonie de l'Iran ... ennemi des EU depuis l'arrivée des islamistes au pouvoir !

Le cynisme des américains est affligeant, puisque le paradis qu'ils promettent aux "arabes" est devenu un enfer pavé de bonnes intentions : LIBERTÉ, DÉMOCRATIE, DROIT DE L'HOMME ! Beaux principes, devenus tartes à la crème, totalement vidés de leur sens, mais prétextes pour toutes leurs "interventions militaires" !
Avec le wahhabisme, tout est bon pour les américains; puisque Hillary Clinton confirmait que les EU ont crée Al Qaïda et affirmait devant le congress que les arabes ont fait du bon travail, parlant des pétromonarques évidemment ! Ils fournissent la chair à canon et financent les guerres qu'ils déclenchent avec le feu vert de l'oncle Sam. Que peuvent espérer de mieux les américains : pas de pertes humaines ni de budget de guerre pour contrôler l'or noir "arabe", sinon le strict minimum. Tout est bénef' pour eux.
Ils leur suffisait de jouer des ambitions des uns et des autres, parmi les adeptes du wahhabisme : les Ibn Saoud et leur frère ennemi l'émir du Qatar se rêvant Calife du monde dit "arabo musulman"; et leurs concurrents "Les frères musulmans", soutenus par l'émir du Qatar, se rêvant calife à la place du calife ... auxquels les Ibn Saoud font la guerre de peur pour leur trône.
Puisque à la faveur de la guerre froide, les américains vont "réactiver le wahhabisme" pour d'autres raisons que celles de ses adeptes qui rêvent de réaliser leur vieille lubie : la reconstitution du Grand Califat de l’âge d’or de l'Islam. Comme elle sera l’occasion pour les Ibn Saoud de donner des gages aux religieux wahhabites pour respecter le deal passé entre leur tribu et celle d’Ibn el Wahhab pour diffuser le wahhabisme dans le monde. Ainsi après l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS, les américains n’ont rien trouvé de mieux que de jouer la carte des "religieux" pour bouter les russes "mécréants" hors de ce pays. Ce qu’ils feront avec succès avec l’aide des saoudiens qui trouveront là une opportunité pour "occuper" les religieux wahhabites hors du royaume, où leur revendications incessantes commencent à exaspérer le monarque.  
... et l'émir proposait à François Hollande de lui acheter des avions rafales !
Ce qui explique le soutien de Hollande à Ghannouchi.

Une opportunité pour les Ibn Saoud et leur frère ennemi, l'émir du Qatar, pour diffuser le wahhabisme par le financement des guerres de "libération" des peuples, des écoles coraniques et des universités religieuses à travers le monde entier. Mais aussi par le financement de plusieurs chaînes de TV religieuses et par la formation de "cheikh" et autres prédicateurs, aussi bien en Orient qu'en Occident ; sans parler du financement des mosquées partout dans le monde. 

Dans un marché de dupes, les pétromonarques ont compris que l'Occident a besoin de leurs pétrodollars pour renflouer son économie pour tout acheter ... jusqu'à ses responsables politiques ! Pour cela il suffit de passer de grosses commandes d'armes, d'avions ... pour permettre à l'industrie occidentale de ne pas sombrer ! Armes, soit dit en passant, qui ne leur servent en rien dans leur pays; puisqu'ils se méfient de leur propre armée, préférant confier leur sécurité aux américains ... mais qu'ils destinent à leurs mercenaires "jihadistes" dans les guerres "saintes" qu'ils déclenchent dans le monde "musulman" : Irak, Syrie, Libye ... !
En contre partie, les pétromonarques exportent ce qu'ils maîtrisent le mieux : le wahhabisme. Ils financent les écoles coraniques, les centres cultuels et "culturels"; et fournissent les cheikhs pour les animer ; à charge pour les américains de former aux techniques de guerre, les talibans sortis de ces écoles ; et les armer pour le "Jihad" contre les "kouffar" (mécréants), ... ceux qu'ils désigneront à la "vindicte" des pétromonarques, comme ennemi des EU ! 
Ainsi les deux pétromonarques vont profiter du "printemps arabe" pour tenter d'avorter les révolutions, mais aussi pour se bousculer dans leur course à l’hégémonie sur ces républiques ! L’émir du Qatar soutient le frère musulman Ghannouchi comme il a soutenu Morsi et ses "Frères" en Egypte ; pendant que son rival Ibn Saoud tente de créer des partis encore plus radicaux et plus extrémistes pour essayer de rattraper son retard sur l’émir du Qatar … car à tort ou à raison, l'installation de la démocratie dans ces pays, signera pour eux le début de la fin des monarchies arabes !

Un jeu de dupe qui n'échappe pas aux ennemis des EU : Russie, Iran, Chine ... pour dénoncer les bédouins d'Arabie et contrer l'offensive américaine sur les régions pétrolifères. Mais dont les Occidentaux découvrent à leur dépens les dégâts du wahhabisme, cancer du siècle instrumentalisé par leurs dirigeants, qui leur revient comme un boomerang !
Les américains par cupidité et par stupidité, ont déclenché une nouvelle guerre des religions qui ne dit pas son nom, avec un wahhabisme devenu arme de destruction massive qui a fait des millions de morts depuis sa "réactivation" en Afghanistan, au Pakistan, jusqu'en Syrie en passant par la Libye et bien d'autres pays africains comme l'Algérie, l'Egypte, le Soudan, la Somalie, le Niger, le Mali ..., où ce cancer s'est implanté, faisant des musulmans ses premières victimes !
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Il ne reste aux peuples que de résister au wahhabisme et à ceux qui l'instrumentalisent, que ce soit les occidentaux, les sionistes ou les islamistes; pour ne compter que sur eux-mêmes car dans la realpolitik des "dirigeants" du monde, il n'y a que les intérêts qui priment : chacun pour soi ! Le reste et les belles idées du siècle des Lumières, ne sont que pour les berner.

Rachid Barnat


LE WAHHABISME : ARME DE DESTRUCTION MASSIVE !
Il a fait des millions de morts depuis sa "réactivation" par les américains en Afghanistan, au Pakistan, jusqu'en Syrie en passant par la Libye et bien d'autres pays africains comme l'Algérie, l'Egypte, le Soudan, la Somalie, le Niger, le Mali ..., où ce cancer s'est implanté, faisant des musulmans ses premières victimes !!