samedi 12 janvier 2019

NON AUX POLITICIENS SANS CONVICTION ET SANS HONNEUR !

2019 : Une année cruciale pour les Tunisiens; puisqu'en octobre, ils seront appelés aux urnes pour les élections présidentielles et législatives pour en finir avec les politiques de l'échec ou continuer à régresser avec les Frères musulmans !
Et déjà des articles et des commentaires sur les réseaux sociaux prédisent que beaucoup de jeunes et de femmes n’ont pas l’intention de voter; ou que ceux qui voteront, se livreront au dégagisme. Est-ce étonnant ? Absolument pas. 

Les jeunes ont déjà voté en s’exilant massivement, notamment beaucoup de jeunes diplômés, médecins, ingénieurs et autres qui étaient l’avenir du pays. Ces jeunes ont dit clairement et fortement qu’ils n’avaient plus confiance dans l’avenir de ce pays livré aux obscurantistes islamistes et aux politiciens nuls et sans honneur.

En effet, qui peut dire aujourd’hui : voilà le parti ou la personnalité en qui nous avons confiance et qui nous proposent sans démagogie, un avenir meilleur ? Personne. Car tous les politiciens, sans exception, se sont compromis, se sont couchés devant les Frères musulmans. Même ceux qui les condamnaient et condamnaient leur projet de régression, ont cru devoir leur laisser une place sous le prétexte fallacieux qu’ils existaient et qu’il était nécessaire d’en tenir compte, comme s’il avait fallu tenir compte du nazisme, du fascisme ou du communisme, au lieu de les combattre !

Alors à quoi va-t-on assister ?  D’abord au retournement sans vergogne et sans honneur de nombreux partis et personnalités qui, en vue des élections, vont avoir des mots très durs contre les islamistes et vont jurer (mais qui de sérieux pourra encore les croire ?) qu’ils ne s’associeront jamais, au grand jamais, avec les obscurantistes ; et qu’ils leur feront la guerre !

Là, se pose en effet, un problème très sérieux de crédibilité en la parole politique. La trahison de Béji Caïd Essebsi a fait beaucoup de mal au pays sur tous les plans (économique, social, sécuritaire) mais a eu surtout pour résultat, de faire que le peuple Tunisien ne croit plus en la parole politique. Et c’est là, sans doute, sa plus grande faute devant l’histoire : avoir discrédité la démocratie et la parole politique. Sans doute il n'est pas seul responsable mais le fait est que la démocratie est un échec. Ce que traverse le pays résulte essentiellement du laxisme et de l’absence de vision sur le moyen et long terme. La classe politique toute entière se retrouve décrédibilisée.

On va voir aussi les petites mains des partis s’agiter pour nous dire qu’il faut tout de même voter pour éviter la victoire d’Ennahdha ! Qu’il faut, en somme, réitérer le « vote utile » qui a tant coûté au pays. Et que devant le pire, il faut accepter le moindre mal. Eh bien non !

Il faut que la politique retrouve ses lettres de noblesse. Pour cela, il faut une sanction sévère face à la trahison, à la violation éhontée des promesses, aux tromperies et aux petites ambitions. Il faut que ceux qui ont trompé le monde, soient punis. Il faut ne plus voter pour eux car ce serait trop facile : on ment, on trahit ; et parce que l’on jure de ne pas recommencer, on est pardonné.

Faut-il pour autant s’abstenir et prôner l’abstention ? Ceux qui feront ce choix, doivent savoir que d’autres décideront pour eux à leur place. Or voter, c’est un devoir de citoyen. 
Pour les plus déçus, l’unique choix serait d’écarter ceux qui se sont compromis en flirtant avec les islamistes. 

Refuser le vote et les partis politiques, c'est se comporter comme les "gilets jaunes" ce mouvement dont on voit mal comment il pourrait arriver à quelque chose. Ce mouvement produit des réseaux sociaux et qui a pris une ampleur inouïe, que nous apprend-il ? On y trouve du bon comme du mauvais. Les réseaux sociaux ont pris de l'importance jusqu'à faire et défaire les présidents. Cest un peu la faute aux politiques. 

Les Tunisiens leur doivent leur révolution et d'avoir dégagé leur dictateur. 
Le premier qui en a bénéficié, fut Barak Obama. Au bout de ses deux mandats, il y a eu beaucoup de déception chez ceux qui ont cru en lui aussi bien au niveau national qu'international. L'élection de Donald Trump, n'est que la conséquence de tous ses manquements. 
En France, le premier à en avoir bénéficié, est Emmanuel Macron. Mais lui laisse-t-on le temps de mettre en œuvre son programme, lui qui a le courage de s'attaquer aux réformes indispensables que ses prédécesseurs n'ont pas eu ? Non ! L'impatience des internautes ne le permet plus. Au bout de 18 mois de présidence, les voilà qu'ils demandent sa démission ! Que lui reproche-t-on ? De vouloir appliquer le programme pour lequel il a était élu. Et qui sont ses détracteurs ? Les mauvais perdants, ceux qui veulent rejouer les élections présidentielles de 2017 (FN & France Insoumise) ou pire, ceux qui se sont abstenus !

Ce mouvement qui se voulait apolitique, se heurte à la réalité de la vie politique ; et certains commencent à comprendre qu'il faille le transformer en parti politique pour être crédible et transformer les revendications en programme politique. Et ils ont raison car en démocratie, l'organisation de la politique requiert des formations politiques pour que les électeurs aient le choix. Et ce n'est que par les urnes que les responsables de ces partis seront élus, reconduits ou dégagés ! C'est ça la démocratie représentative, la seule qui vaille chez les peuples qui n'ont pas l'expérience de la démocratie et du débat.

Pour cela, il faut que les citoyens utilisent leur droit de vote, en VOTANT !

Il faut que ce vote, même s’il doit aboutir à l’arrivée des islamistes en Tunisie, soit un coup de semonce et une leçon pour l’avenir. Il faut que le peuple « dégage » ceux qui se sont mal comportés et n'ont pas été capables de tenir clairement et fortement une ligne de rejet absolu des islamistes. Il faut que ce scrutin dise clairement que les accommodements, le consensus, avec les obscurantistes ne sont pas acceptables car ils ruinent le pays, désespèrent sa jeunesse et vont faire régresser ce pays, parmi les premiers du « monde arabe ». Il faut que les Tunisiens progressistes disent clairement qu’ils ne veulent pas de compromis avec Ennahdha, ce parti qui les a volés et qui recourt à la violence chaque fois qu’il se retrouve dans une impasse politique ne reculant pas devant l'assassinat politique comme celui de Chokri Belaid; et dont le programme est celui de l’échec. Ce dont les Tunisiens ont pu se rendre compte, depuis qu’ils se sont accaparées leur révolution et le pouvoir.

Alors dira-t-on, ce n’est pas en préconisant le boycott des partis qui se sont compromis avec les islamistes que l’on arrivera à les écarter. Le vote servira à faire émerger de nouveaux partis qui affichent clairement leur opposition à l’islamisme et confirmera la mort des partis qui se sont compromis en s'alliant à Ennahdha. Comme ce fut le cas pour Ettakattol et le CPR lors des élections de 2014; et dont les chefs, pour le premier le groggy du perchoir Mustapha Ben Jaafar, a totalement disparu des radars; quant à son acolyte tartour * alias Moncef Marzougui, devenu fou, qui tente d'exister à travers un activisme populiste qui fait sourire les tunisiens s'il ne leur faisait pas peur par sa dangerosité; puisqu'il est prêt à mettre le pays à feu et à sang par dépit !

Si on cherche vraiment qui pourrait sauver ce qui peut l'être, il n'y aurait que Abir Moussi. Elle est la seule qui avec clarté et fermeté s'oppose aux islamistes et ne veut, en aucun cas, collaborer d'une manière ou d'une autre avec eux, puisqu'elle appelle à interdire tout parti politique qui instrumentalise la religion. Or c'est la question essentielle, celle qui détermine tout le reste. 
Elle est également très clair sur le fait que le mode électoral doit changer pour permette de dégager une réelle majorité de gouvernement, pour permettre qu'un véritable projet et un véritable plan de redressement puissent être conçus et mis en pratique. Elle remplit donc les deux conditions qui n'ont cessé d'être rappelées pour que ce pays s'en sorte.
Ses détracteurs nous disent qu'elle a été mêlée à l'ancien pouvoir de Ben Ali. Est-elle la seule ? On pourrait en citer des centaines. N'a-t-elle pas pu changer et tirer des leçons du passé ?
On nous dit aussi qu'elle est contre l'égalité dans l'héritage. C'est indiscutablement une faute pour l'avenir mais n'est-ce pas aussi une position tactique pour, tout en combattant les islamistes rétrogrades, ne pas heurter les musulmans conservateurs sans être islamistes, dans une société qui est assez conservatrice dans l'ensemble ? Et puis même, préfère-t-on les islamistes qui veulent revenir sur les droit des femmes acquises depuis l'indépendance ?
Enfin, le fait qu'elle soit une femme, peut être un handicap comme il peut être un atout si les progressistes se mobilisent pour que la Tunisie devienne le premier pays à avoir élu une femme au poste suprême. Ce serait là encore une belle leçon au monde entier.

Si, malgré tout, les islamistes emportaient la mise lors des élections à venir, au moins les choses seront claires : ils seront au pouvoir et l’on pourra leur opposer très vite leur échec ; alors qu'aujourd’hui, ils s’abritent derrière des alliés prétendument progressistes dont ils tirent les ficelles, se développent dans la société sans être officiellement responsables de la politique menée. Ce qui est mille fois plus dangereux car on les laisse pourrir la société sans réagir.

Enfin, même au pouvoir, le danger sera limité car aujourd’hui les islamistes sont menacés. Ils ont perdu de leur superbe et leur corruption dépasse de loin celle de Ben Ali et sa famille. Par ailleurs l’environnement international ne leur est plus favorable. 
Alors laissons-les montrer ce qu’ils savent faire : c’est-à-dire rien ; et sanctionnons les politiciens sans conviction et sans honneur. Il sera toujours temps de se ressaisir. 
Cela ne pourra pas être plus grave que la situation actuelle.

Rachid Barnat

* Zakaria Bouker

tartour (adj) origine arabe :
1 personnage insignifiant, de décor.
2 se dit d'un président sans prérogatives
● le terme a été introduit par l'agence AFP pour designer un président sans prérogatives


mercredi 2 janvier 2019

De la nécessité de lutter contre les islamistes et de ne pas les croire


2019 : ANNÉE CRUCIALE POUR LES TUNISIENS !
Déjà en 2012, Kamel Daoud mettait en garde les Tunisiens contre les Frères musulmans. Il sait de quoi il parle, lui l'ex-Frère musulman qui voit l'impact négatif de cette secte sur la société algérienne : une bigoterie galopante et une élite exterminée ou contrainte à l'exil ... lui-même menacé de mort !
Ce qu'il en disait, les Tunisiens ont pu le vérifier au quotidien depuis que Ghannouchi et ses Frères se sont emparés de leur révolution. En sont-ils pour autant vaccinés ?
On le saura en 2019, année cruciale pour eux ; puisqu'il seront appelés aux urnes : maintenir Ghannouchi ou le dégager, telle est la grande question vitale pour la Tunisie.

R.B
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Les islamistes peuvent-ils jouer le jeu de la démocratie ? Non. Il ne faut pas se raconter des histoires, ni les écouter. Les islamistes peuvent épouser la démocratie mais dans le cadre polygame de leurs croyances : elle sera assise à côté du féodalisme, du salafisme et du totalitarisme. Ils peuvent l'utiliser mais comme une chamelle pas comme une favorite. Il ne s'agit pas d'une hypocrisie mais d'un fondement : l'islamisme est un totalitarisme. Il vise la fin de l'histoire, le Califat universel, l'utopie et l'utopie est la seconde raison, après la religion, qui a tué le plus d'humains, par des humains. 
Au Pouvoir depuis à peine quelques mois, les gens d'Ennahdha en Tunisie montrent déjà leur nature : contrôle, abus, vision hégémonique, tendance au contrôle total, refus de l'autre et gentillesse avec les émirats minuscules des salafistes dans les villages et les quartiers.
Les islamistes sont le dernier colis piégé laissé par nos dictateurs en débandade : formés aux écoles des régimes conservateurs, choyés, combattus et donc légitimés, séduits, associés. Et quand le dictateur tombe, ils sont les premiers à se relever pour lui succéder. Les dictateurs, comme l'a écrit le chroniqueur, ne laissent pas après eux des citoyens mais des croyants en colère.
Un combat s'annonce donc : celui contre ces voleurs de printemps. Ils n'ont pas raison, ne parlent pas à Dieu à la place de chacun de nous et ne peuvent pas gouverner au nom de la vérité tant qu'ils sont aussi mortels que nous. Il s'agit de rappeler partout que les mosquées ne sont pas des usines, que la terre est pour le travail et pas pour les ablutions et qu'aucun homme n'a la procuration de Dieu pour gouverner en son nom. Il s'agit d'expliquer partout, autour de soi, que les islamistes mangent, vont aux toilettes, ont des désirs et des envies et des tentations et des faiblesses comme chacun. Il s'agit de sauver nos enfants de leurs écoles et d'expliquer, patiemment, la liberté et la souveraineté de l'individu et de ne jamais se sentir coupable sous leurs yeux et leurs fatwas et leurs hurlements, ni reculer devant leur insolence et leurs interprétations.
- Les islamistes ne croient pas à l'alternance au pouvoir, car ils estiment avoir raison. Ils ne jugent pas les autres sur leurs programmes mais sur le critère de la « Vérité ». Les islamistes ne lâcheront jamais le Pouvoir, car ils estiment que c'est Dieu qui le leur a donné.
- Les islamistes n'admettent pas l'opposition, car ils la voient à travers le filtre de l'Absolu : tout opposant est un opposant aux volontés de Dieu.
- Les islamistes ne peuvent pas résoudre les problèmes économiques : leur vision est morale, émotionnelle, visant un logement pour tous, le gazon pour tous, les bananes pour tous et la richesse pour tous mais après la mort. Au paradis. Pas ici.
- Les islamistes ne peuvent pas admettre leurs torts, car c'est Dieu qui agit par eux, selon eux.
- Ils ne peuvent pas respecter la liberté, car c'est une femme non voilée.
- Les islamistes sont populistes et le populisme est un plat qui ne se mange ni froid ni chaud, car c'est une assiette vide avec une bouche pleine.
- Les islamistes ne visent pas l'histoire mais sa fin. Ce sont des messianiques : leur but c'est la fin, pas le début.
Ce qu'il faut faire c'est donc constamment rappeler qu'il ne s'agit que d'hommes comme nous tous. Le rappeler dans les villages et les quartiers et les familles et les cafés. Aux chômeurs comme aux attristés et aux femmes qui ont peur de leurs propres corps. Ce qu'il faut c'est ne pas culpabiliser, ni baisser les yeux, ni se cacher, ni changer ses mœurs pour plaire à leur fatwa, ni reculer, pas d'un seul centimètre et sur le plus petit détail de sa vie quotidienne. Ni se sentir amoindri dans son humanité et sa nationalité par leur masse morte et leur nombre. Car s'ils étaient aussi forts, ils auraient fabriqué le printemps arabe au lieu de le voler sur les étalages.





samedi 29 décembre 2018

Giacomelli, le peintre des oiseaux

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Le fanatisme qui mine le monde ...

Une grande conscience d'Israël s'en va. Écrivain engagé pour la paix, la grande crainte d'Amos Oz, est le retour du fanatisme; comme si l'humanité n'a pas été immunisée contre; puisqu'on le retrouve aussi bien chez les sionistes que chez les islamistes !
R.B
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Amos Oz *

Le Point : Quelle est la place de l'écrivain dans la société israélienne d'aujourd'hui ? 
Amos Oz : Un écrivain, ce n'est pas un dentiste, pas non plus le directeur d'une compagnie d'aviation. Chaque écrivain décide lui-même de sa place. Et vous n'en trouverez pas deux prêts à occuper la même place. Le seul rôle de l'écrivain, c'est de raconter des histoires. Il est vrai qu'en ce qui me concerne, j'en ai endossé un autre : celui de « détecteur de fumée » de la langue hébraïque. Très souvent, j'ai écrit des articles en réaction à ce qui me semblait être une perversion de la langue. Par exemple : il y a cinquante, soixante ans, lorsque j'ai entendu des gens parler de « territoires libérés », j'ai immédiatement pris mon stylo pour écrire un article. Ce n'était ni pour, ni contre - mes idées, mes positions sont connues. Non, c'était pour dire que des territoires libérés cela n'existe pas. Le mot « libéré » n'existe que pour les humains. Ce qu'Israël doit faire de Naplouse à Ramallah, nous pouvons en discuter. Mais là-bas, nous n'avons libéré personne. Quant à la libération de la terre, c'est juste un mythe. Un mythe dont on meurt. J'écris donc des articles politiques qui, pour la plupart, naissent d'une corruption, d'une manipulation de la langue. C'est ce que j'appelle être le « détecteur de fumée » de l'hébreu. 
Vraiment, je ne sais pas. L'influence, c'est une chose très, très mystérieuse. Jamais, je pense, au sein d'un Parlement, il n'est arrivé qu'un député, très grand orateur, ait prononcé un discours et que son rival en politique se soit levé pour dire : « Je pensais le contraire. Je vous ai écouté et vous avez raison. » Les mots ont-ils une influence ? Peut-être. Mais on ne peut pas la mesurer. La force des idées, ce n'est pas quantifiable. De toute façon, même si quelqu'un était venu vers moi en me démontrant de façon arithmétique que je n'avais aucune influence, j'aurais continué à écrire des articles, à prononcer des discours. 
Il y a quelques mois, vous avez publié un essai intitulé en hébreu : Shalom Lekanaïm. En Français, on peut le traduire par « Bonjour, les fanatiques ». Alors qui sont les fanatiques ? 
Oh ! Oh ! pour le savoir, il faut lire mon livre. Mais trêve de plaisanteries. Je pense que chaque homme porte en lui le gène du fanatisme. La grande erreur est de dire que les musulmans sont fanatiques, que les fascistes sont des fanatiques ou que les Brigades rouges sont des fanatiques. Le fanatisme existe partout et il y en a de toutes les sortes. Reste qu'au XXIsiècle, c'est, dans le monde, le problème le plus sérieux. On est en pleine éruption de fanatisme. La droite fondamentaliste américaine est fanatique. Les mouvements nationalistes religieux en Europe de l'Est sont fanatiques. Une partie de la droite israélienne est fanatique. Une partie de la gauche radicale est fanatique. Il y a même un féminisme fanatique. 
D'où vient ce phénomène ? 
Au fait que nous nous éloignons d'Hitler et de Staline. Ces deux-là, et ce n'était bien sûr pas intentionnel chez eux, nous avaient un peu immunisés contre le fanatisme, contre la radicalité totalitaire. Cela a duré une cinquantaine d'années. Aujourd'hui, c'est fini. Les gens ont oublié. Ils veulent des slogans. Des formules-chocs. Les plus courtes et les plus simples possible. Ils veulent savoir qui tuer afin que tout soit parfait ! Les musulmans, les sionistes, les capitalistes, les tenants de la globalisation, il faut déterminer qui tuer pour que tout aille bien. Cela me fait très peur. 
Avez-vous le sentiment que l'Israël d'aujourd'hui a trahi l'Israël d'autrefois ? 
Pas du tout. Lorsque les Israéliens évoquent le passé de leur pays, ils pensent que les femmes et les hommes qui l'ont fondé avaient un rêve et ils se demandent ce qu'il en reste. Eh bien moi, je dirais d'abord que les fondateurs de ce pays n'avaient pas un seul rêve, mais plusieurs. Cela n'existe pas le rêve sioniste. Il y en avait de toutes sortes. Ce qu'il en est sorti ? Ce qui est inéluctable, lorsque les rêves se réalisent : la déception. Si vous avez un rêve et que vous voulez le laisser entier, n'essayez pas de le réaliser. L'État d'Israël, ce sont des rêves qui se sont réalisés et c'est moins attrayant que lorsque ce n'était encore que des livres. Prenez L'État des Juifs, il y a cent trente ans, c'était seulement le titre d'un livre, un roman futuriste signé Theodor Herzl. Et je pourrais vous citer d'autres titres : Tel-Aviv (de Nahum Sokolow), L'Amour de Sion (d'Avraham Mapou), Jusqu'à Jérusalem (d'Aaron Reuveni). Des œuvres qui détaillaient les rêves de leurs auteurs. Nul doute qu'ils étaient beaucoup plus beaux en livre qu'une fois réalisés.
Et vous, Amos Oz, de quoi êtes-vous déçu ? 
Je ne suis pas déçu. J'ai seulement peur du fanatisme. De celui d'ici comme de son expression dans le monde. Surtout le fanatisme violent, celui qui tue, celui dont on meurt. Mais déçu ? Si mes grands-parents revenaient parmi nous et regardaient autour d'eux, ils diraient : « C'est beaucoup plus que ce dont nous rêvions. Mais beaucoup moins aussi. » Aujourd'hui, nous sommes 6 millions de juifs en Israël. C'était impensable pour eux. Ne serait-ce qu'1 million, ils n'y croyaient pas ! Prenez mon père : un jour, lorsque j'étais enfant, il m'a dit : « Ici, 1 million de Juifs, je ne le verrai pas de mon vivant. Peut-être toi, le verras-tu ! » Vous voyez, c'est beaucoup plus que ce qu'ils avaient rêvé. Mais c'est aussi beaucoup moins. Si on avait dit à mes parents ou mes grands-parents qu'un jour, ici, il y aurait des juifs capables de brûler toute une famille arabe dans leur maison, ils auraient répondu : impossible, cela ne peut pas arriver. C'est intentionnellement que je choisis les extrémistes. Alors, c'est vrai, je suis déçu de beaucoup de choses, mais pas de tout. Je le répète : une partie de ces rêves se sont réalisés. Ce qui leur a fait perdre de leur attrait. 
Le messianisme en Israël ? 
Tout messianisme est un fanatisme. Quiconque dit : « je réparerai le monde. Donnez-moi seulement quelques jours ou quelques années. Cela va faire mal, du sang va couler, mais j'aurai réparé le monde » est un fanatique. Et le messianisme en Israël n'échappe pas à cette définition. Mais comme je l'ai déjà dit, c'est un phénomène universel, auquel je réponds : « Laissez tomber le monde, ne le réparez pas. Et si vous tenez tout de même à le réparer, faites-le à tous petits pas. »

Concernant les Palestiniens, vos positions sont connues. Aujourd'hui, comment voyez-vous les choses ? On lit et on entend de plus en plus d'analyses en faveur de l'État binational… 
Les gens disent aussi que le Messie va arriver d'ici deux jours. Tout ce débat autour de l'État binational, ce n'est pas sérieux. Pourquoi ? Parce qu'il me paraît vraiment impossible, après cent vingt ans de sang, de haine, d'humiliation, de prendre les Israéliens et les Palestiniens pour les mettre dans le même lit et leur dire : « Faites l'amour pas la guerre ! » ou bien : « Soyez une même et seule famille. » Non ! Commençons par faire deux États. Puis apprenons aux Israéliens et aux Palestiniens à se dire bonjour dans l'escalier, comme des voisins. À la suite de quoi, ils se recevront chez eux pour un café et peut-être finiront-ils par cuisiner ensemble. Après, qui sait, il sera temps de penser à une fédération ou à une autre formule. Mais le premier pas doit être de partager la « maison » en deux États pour chacun des deux peuples. 
Est-ce encore possible ? 
Pourquoi pas ! Donnez-moi une seule raison pour laquelle ce serait impossible. Ici, en Israël, on entend de plus en plus l'expression : « Bilti Afir ». « Irréversible » en français. Or la seule chose d'irréversible, c'est la mort. Et même cela, je n'ai pas encore pu le vérifier. Regardez l'Histoire de France : si quelqu'un m'avait dit en 1958 que Charles de Gaulle sortirait la France d'Algérie, je lui aurais dit : « Impossible ! Avec, là-bas, 1 million de Français, l'Algérie fait partie de la France. C'est irréversible ! » Et je pourrais multiplier les exemples en piochant dans l'Histoire de la fin du XXe siècle : Gorbatchev et le démantèlement de l'Union soviétique ; Churchill et le démembrement de l'Empire britannique. Begin et la rétrocession de tout le Sinaï à l'Égypte en échange de la paix. Vous voyez bien que rien n'est irréversible. Excepté la mort. Ce qui reste à vérifier ! 
Vous êtes un irréductible optimiste… 
Non ! Seulement je ne sais pas ce que l'avenir nous réserve. Mais aujourd'hui, dire cela c'est passer pour un optimiste. Pourtant, vous ne m'avez pas entendu une seule fois vous dire : tout ira bien. Ou bien : il y aura une solution. J'ai seulement répété que la situation n'était pas irréversible. Au fond, je suis comme un vieux médecin qui a vu et voit encore beaucoup de patients. Parmi eux, il s'en trouve un qui est très malade. Mais je sais qu'il n'est pas au stade terminal ; que son état n'est pas irréversible ; qu'il ne va pas mourir. Mais peut-être va-t-il devenir fou, se suicider ? Je ne sais pas. 

Amos Oz  est décédé ce vendredi 28 décembre à l'âge de 79 ans. Ardent défenseur de la paix, dont le roman autobiographique Une histoire d'amour et de ténèbres avait connu un succès mondial, s'est éteint des suites d'un cancer, a déclaré Fania Oz-Salzberger sur Twitter, remerciant « ceux qui l'ont aimé ». 
Propos recueillis par Danièle Kriegel  : Sa dernière interview au « Point ».

mercredi 26 décembre 2018

La magie du gilet jaune ...




" La foule, trahit le peuple "

Victor HUGO
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Sophia Aram 
La magie de Noel et celle du gilet jaune
Car oui, le gilet jaune est magique. Sophia Aram vous explique pourquoi.

Ah la magie de noël !

Dès le début, quand j'ai vu que les premiers Gilets jaunes étaient soutenus par Le Pen, Mélenchon, Wauquiez, Philippot, Corbières, Ruffin et Asselineau, j'ai tout de suite compris qu'en plus de la magie de noël, il y avait celle du gilet jaune lui-même. Parce que oui, le gilet jaune est magique.

Franchement, s'il n'était pas "magique", comment expliquez-vous que Wauquiez ait troqué sa parka rouge pour du fluo ? D'ailleurs, Wauquiez lui-même ne s'en rappelait plus, il a fallu lui remontrer les photos pour lui rafraîchir la mémoire !

Le gilet jaune est magique, il peut transformer n'importe quelle endive en Che Guevara des ronds-points. 
Prenez Eric Drouet, il a suffi que ce garçon enfile un gilet jaune pour qu'on l’invite sur tous les plateaux TV et que suite à son arrestation samedi, on finisse par le comparer à Nelson Mandela !
Non mais comparer Drouet à Nelson Mandela, c'est vraiment la chasse d'eau qui se prend pour les chutes du Niagara non ?!
Comment peut-on expliquer qu'avec son charisme de morne gouape et ses appels à la sédition, ce type passe pour un martyre, autrement que par la magie du gilet jaune ?

Prenez le dénommé Fly rider.
Qui aurait pu imaginer une seconde que l'on inviterait une tarte molle du complotisme benêt et décérébré à venir commenter ses dernières élucubrations et l'actualité politique à une heure de grande écoute ?
Sans la magie du gilet jaune, comment tu l'expliques ?!

Je ne vois pas non-plus comment Etienne Chouars, un complotiste convaincu que le 11 septembre n’a jamais existé, adepte de Soral et Asselineau, a été réhabilité par la bouche d'un député de la France insoumise ? 
Et bien c'est possible, Ruffin l'a fait. C’est magique !

Saccager l'arc de Triomphe et se faire passer pour des patriotes ?  Avec un gilet jaune, c’est possible. 
Huer, menacer, frapper, des journalistes et industrialiser la désinformation au nom de la vérité et du droit à l'information. C'est possible.

Menacer des élus, jusque dans leur vie privée, demander la démission ou appeler au meurtre d'un président démocratiquement élu, le tout, au nom de la démocratie. Possible aussi.
Prenez 250 000 personnes marchant dans les rues en gueulant. D'habitude, c'est 250 000 manifestants... Et bien par la magie du gilet jaune, ça devient "le peuple“. Magique ! 
Et c’est tellement magique que ça marche aussi avec 35 000.

Quand on voit le nombre d'exactions, de violences, de haines, de propos antisémites, racistes, homophobes, sexistes proférées pendant ces manifestations par des gens portant un gilet jaune, pensez-vous vraiment qu'il y aurait aussi peu de gilets jaunes que ça dérange, sans magie ?
Ça ferait longtemps que les manifestants normaux auraient trouvé le moyen de se débarrasser des fachos ou auraient quitté le mouvement. Et bien que dalle, ça gêne personne.
Et tout ça par la magie d'un vulgaire bout de tissu acrylique et fluo, c'est dingue non ?

Alors, je ne sais pas si la magie va continuer d’opérer longtemps, ce que je sais, c'est qu'il y a un miracle qui tarde à se produire, c’est que la justice sociale soit portée par un mouvement efficace et pérenne, parce que je crains que ce ne soit pas exactement ce qui se profile pour ceux qui l’attendent encore sur les ronds-points...

mardi 25 décembre 2018

Le mythe de Sisyphe par Camus

Est-ce pour accepter sa condition humaine que l'homme a créé les religions pour remettre sa destinée entre les mains de dieu ? Ce que refusait Sisyphe en tenant tête aux dieux.
R.B
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Albert Camus

Suicide et philosophie : Le Mythe de Sisyphe et la philosophie de l’absurde

Image associée
De quoi le Mythe de Sisyphe est-il le nom ? D’un châtiment infligé par les dieux à celui qui eut l’audace de les berner deux fois et d’enchaîner la mort. D’une condamnation à porter sans répit, jusqu’au sommet d’une montagne, une pierre plus lourde que soi, avant qu’elle ne roule de l’autre côté. De l’inutilité, de la vanité et donc de la beauté des activités humaines. Se battre, lutter, s’indigner, est une fin en soi, qui n’est soutenue par aucun espoir, ni étayée par aucune foi, sinon l’étrange fidélité qui vaut à un homme d’accepter sa condition, d’entendre le néant lui commander de bien faire et de se contenter de vivre sans trouver de raison à cela. Sisyphe n’est pas un Dieu. Mais Sisyphe est un héros, s’il le veut. Et tous les hommes en sont là.

Selon Camus, le suicide est un signe de manque de force face au “rien”. Car même si la vie est une aventure sans signification absolue, elle vaut toujours la peine. Comme il n’y a rien d’autre que la vie elle-même, la vie devrait être vécue à son maximum afin de comprendre la signification de l’existence. Pour Camus, c’est aux hommes eux-mêmes de donner sens à la vie.

Dans un monde soudainement dépourvu de l’illusion et de lumière, l’homme se sent comme un étranger. L’homme est isolé de toute logique, sans explication de l’existence,  ce qui provoque chez lui une “angoisse existentielle” (Camus n’a jamais utilisé cette expression existentialiste, nous interprétons).

Comment peut-on exister sans utilité ou signification ? Comment peut-on créer du sens ? Le Mythe de Sisyphe répond à cette question en utilisant le célèbre mythe. Considérant le sort de Sisyphe, condamné à pousser une pierre au sommet d’une montagne, laquelle retombe à chaque fois. Camus affirme qu’il est facile de déclarer son existence absurde et sans espoir. Il serait facile de croire Sisyphe pourrait préférer la mort. Or, Camus tente une autre analyse de ce mythe.

La solution de Camus consiste à vivre l’absurde, ce qui signifie une absence totale d’espoir (qui n’est pas la même chose que le désespoir), une réflexion permanente (ce qui n’est pas la même chose que le renoncement), et une insatisfaction consciente (ce qui n’est pas la même chose que l’anxiété juvénile).

Camus et le héros absurde

Pour Camus, Sisyphe est le héros ultime de l’absurde. Il a été condamné pour avoir défié les dieux et combattu la mort. Les dieux ont pensé qu’ils avaient trouvé une forme parfaite de torture pour Sisyphe, qui attendrait l’impossible, que la pierre reste au sommet de la montagne. Les dieux pensaient générer une frustration permanente, fondé sur l’espoir sans cesse renouvelé de Sisyphe.

Pourtant, défiant à nouveau les dieux, Sisyphe est sans espoir. Il abandonne toute illusion de réussite. C’est à ce moment de désillusion que Camus considère Sisyphe comme un héros. Sisyphe commence à voir sa capacité à continuer, encore et encore, à supporter le châtiment, comme une forme de victoire.

La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir le cœur d’un homme. Nous devons imaginer Sisyphe heureux, heureux d’accomplir son devoir d’homme, celle de continuer à vivre malgré l’absence de sens du monde.

Plus tard, Camus appellera à la révolte contre l’ordre métaphysique du monde.

Citations extraites du Mythe de Sisyphe :

– “Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie”
– “L’absurde, c’est la raison lucide qui constate ses limites”
– “A partir du moment où elle est reconnue, l’absurdité est une passion, la plus déchirante de toutes”
– “Ce monde en lui-même n’est pas raisonnable, c’est tout ce qu’on peut en dire. Mais ce qui est absurde, c’est la confrontation de cet irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l’appel résonne au plus profond de l’homme”
– “Les grandes révolutions sont toujours métaphysiques”

dimanche 23 décembre 2018

LE WAHHABISME ET SES MEFAITS SUR LES MUSULMANS

Article paru dans :

A l'article " L'islam n'a rien apporté à l'humanité ", Marie Barat répond : 
"Rien, vraiment rien ? " - " Et l’architecture ; les nombreux mots de la langue arabe passés en occident ; la géniale invention du zéro, (terme signifiant au départ le vide...) ; l’algèbre avec l’idée de remplacer l’inconnue par x, qui permettra la résolution d’équations ... et j’ajouterai les algorithmes !"

Marie Barat a raison : l'intitulé de l'article aurait dû être " Les arabes n'ont rien apporté à l'humanité : ils sont un poids mort qui pèse sur elle " ! ... en parlant bien entendu des arabes de la péninsule arabique, les autres étant faussement assimilés aux arabes parce qu’arabophones !

Certains confondent l'islam avec les arabes, jusqu'à parler de civilisation "arabo-musulmane"; terme réducteur, véhiculé par des occidentaux trahissant leur manque de curiosité ou leur paraisse intellectuelle sinon leur manque de culture, pour amalgamer tant de peuples disparates sous ce vocable; pour la simple raison qu'ils sont musulmans et pour certains, arabophones; la langue arabe étant celle du Coran et parfois celle du conquérant ! 

Ce qui laisse croire que les arabes d'Arabie sont les producteurs de cette civilisation tant admirée, puisque le peuple arabe désigne bel et bien celui de la péninsule arabique ! D'ailleurs les Arabes sourient quand ils entendent d'autres se revendiquer arabes, eux qui cultivent la pureté de leur ethnie et méprisent celles des autres !

La civilisation que l'islam a engendrée, est le fait des peuples conquis à l'islam !
Toutes ses merveilles, on les doit en réalité au génie créatif des Perses, des Afghans, des peuples d'Asie mineure, des peuples de l'ancienne Byzance, des espagnols de l'époque andalouse, des berbères d'Afrique du Nord ... qui ont apporté leur savoir dans tous les domaines qui ont fait de la civilisation musulmane ce qu'elle fut : les sciences, les technologies, la médecine, l'architecture, l'astrologie, les mathématiques, la philosophie, la sociologie, l'agriculture ...  

Autrement les arabes d'Arabie qu'avaient-ils produit d'utile à l'humanité ? Certes leur poésie anté-islamique est une merveille. Mais autre que le commerce, ces bédouins au tempérament farouche, primitif et guerrier, pratiquaient la razzia !
De nos jours ils ne font rien de plus : ils vendent leur pétrole et consomment tout ce que les autres peuples produisent. Et nostalgiques des razzias* d'antan, ils veulent conquérir le monde par la diffusion du wahhabisme qui assure à leurs monarques leur trônes ! 

Les Frères musulmans, concurrents des Ibn Saoud, reprennent à leur compte le wahhabisme, idéal pour conquérir le pouvoir politico-religieux. Ils se sont inspirés des Frères wahhabites dont se sont servis Lawrence d'Arabie et les Ibn Saoud pour prendre le pouvoir et que le roi Ibn Saoud a fini par exterminer, devenus trop vindicatifs et donc dangereux pour son trône.

Si les peuples « arabo-musulmans » ont fini par se libérer de leurs colonisateurs occidentaux pour devenir des nations libres et indépendantes et rattraper leur retard civilisationnel, ils vont retomber très vite dans un nouveau colonialisme, pour subir cette fois-ci la domination des bédouins d’Arabie et leur obscurantisme !

Le drame des peuples « arabo-musulmans », est que des gisements de pétroles furent découverts chez les arabes de la péninsule arabique ; autrement dit, sur les terres des bédouins !

Or au lieu que la manne générée par les revenus du pétrole serve aux bédouins à se développer pour rejoindre les nations civilisées ; c’est tout le contraire qui va se produire : Ils se sont mis à exporter leur culture et leurs « savoirs » dans le monde, jusqu’en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique !

Et pour répandre le wahhabisme qui fonde leur model sociétal, barbare et sauvage et qui ne reconnaît pas la civilisation des autres nations ; ils ont dépensé des milliards de dollars pour imposer leur civilisation archaïque au monde entier !

Après tant d’années et de milliards dépensés, ils ont réussi à tisser une toile de relais entre centres « culturels » et centres cultuels essaimés dans le monde entier, pour diffuser le wahhabisme !
Ce que découvrent effarés les Français, les Belges, les Allemands, les Danois … que leurs pays sont gangrenés par un islam rigoriste, comme ils disent ; et qui n’est autre que le wahhabisme, cette obédience qui dénature l’islam et scandalise les musulmans des autres obédiences, malékite et soufie pour l'essentielles !

Au lieu que les pétrodollars des pétromonarques, dépensés en Occident, servent à aider les « musulmans » à mieux s’intégrer dans leurs pays d’accueil, c’est tout le contraire qui s’est produit !

Car si durant l’époque coloniale des réformateurs tels que Mohamed AbdouEl AfghaniKawakibi … ont compris la nécessité de réformer l’islam pour sortir les peuples de leur torpeur religieuse qui les avait rendu colonisables, pour se libérer et se développer à fin de rattraper leur retard civilisationnel; ces réformateurs seront combattus et leurs idées dénoncées par l’égyptien Hassan El Banna et sa confrérie des Frères musulmans fondée en 1928 !

Au lieu d’admettre que si l’Occident est prospère, il le doit au progrès qu’il a réalisé dans les sciences, la médecine, les technologies, la culture et les droits de l’homme ; les Frères musulmans soutiennent que les occidentaux sont décadents et par conséquent leur modèle est à bannir !

Ils ont lancé le slogan que « l’islam est la solution ! » et recommandent le retour à l’islam d’origine, pour retrouver l’époque « heureuse » où l’islam conquérant a connu son apogée :  celui de Médine de l’époque de Mohammed.

Et au lieu de reconnaître le retard dans lequel végétaient les peuples « arabo-musulmans » et d’admettre qu’il est consécutif aux retards accumulés dans le savoir, les sciences, la technologie et de façon générale de la culture ; ils prétendent que le problème est du côté des occidentaux, aux mœurs dissolus et non du côté des musulmans !

Ils se sont mis à convaincre les peuples musulmans de leur supériorité sur les occidentaux par le simple fait d’être musulmans !
Ainsi ces « arabes » bien qu’ils aient accumulé des retards sur tous les plans, ont fini par se croire le peuple élu, pour la simple raison qu’il est musulman ! Ce qui n'incite pas le croyant à autre chose que de se contenter d'être un musulman et de porter sa religion en sautoir, la pratiquant de façon ostentatoire ... tout en consommant ce que produisent les autres peuples qu'il méprise par ailleurs ; parce que "koffar" (mécréants). Ce qui semble contradictoire, mais pas pour eux. 

Et depuis, l’islam n’a pu être reformé !

Cette notion de peuple « élu » par l’adoption du wahhabisme, s’est transmuée en donne politique de conquête, que les pétromonarques vont répandre d’abord en Afrique du Nord puis en Afrique noire et en Asie; et par la suite dans le monde, Occident compris, par le biais de ses ressortissants de confession musulmane et de celui des immigrés en provenance de pays « arabo-musulmans » dans un but d’hégémonie, à défaut de colonisation pure et simple !

Ainsi l’immigré de confession musulmane, plutôt que de chercher à s’intégrer, le wahhabisme l'en dissuade en le persuadant de sa supériorité sur l’occidental, par le simple fait qu’il soit musulman !
Alors pourquoi l’immigré chercherait-il l’intégration dès lors que le wahhabisme le convainc que la population d’accueil ne vaut rien ? Que les occidentaux sont des cochons, des mécréants ; et qu’il leur est supérieur, puisqu’il est musulman ! Et qui sont les cochons ? Ce sont les peuples évolués à qui ces immigrés demandent asile et du travail ! 
Ingratitude doublée d'une schizophrénie incommensurable. 
Et pour mériter le paradis et les houris que lui promettent les pseudo-imams wahhabis, il suffit de devenir martyr en entraînant dans sa mort celle d'un maximum de "koffars" !  

Et voilà comment l’immigré remercie son pays d’accueil qui lui assure une vie meilleure qu'elle ne l'était dans son pays d’origine, assure sa sécurité et celle de ses enfants, le soigne et éduque ses enfants …, par le mépris et le refus de la citoyenneté ; jusqu'à y semer la mort !

Voilà ce que produit le wahhabisme sur les musulmans : immobilisme, fatalisme puisqu'Allah pourvoit à tout ; doublé d'une stupide arrogance, puisqu'ils se croient supérieurs aux autres parce que adeptes de cette obédience sectaire !

Rachid Barnat


Les Tunisiens en savent quelque chose : ils ont vu comment Ghannouchi et ses "Frères" les razzient ; puisqu'ils considèrent la Tunisie comme un butin de guerre ! Ils ont même voté des lois pour indemniser leur prétendu militantisme.

PS : Lire les commentaires de l'article paru dans Kapitalis : débat instructif !