Seifallah Ben Hassine alias Abou Iyadh, Recruté par les frères
musulmans nahdhaouis et présenté à Ghannouchi, celui-ci l'envoie se former aux
maniements des armes auprès de Ben Laden pour en faire le chef de sa milice
armée le moment venu en Tunisie. Et qu'il a
lâchée effectivement contre les tunisiens chaque fois qu'il s'est trouvé
dans une difficulté ou une impasse politique ! Exactement comme le
rappelait Chokri Belaïd à propos des Frères musulmans qui recourent à la
violence devant chaque obstacle "politique" ... pour pouvoir avancer
!
Mais voilà le bougre s'est
rebellé contre Ghannouchi : il veut être chef à la place du chef; en attendant peut-être d'être calife à la place du calife !
Ghannouchi tentera mainte
fois de le raisonner. Il plaidera même sa cause auprès des tunisiens en le
présentant lui et sa bande de racaille salafistes, comme ses enfants, porteur
d'une nouvelle culture ...
Rappelez-vous comment Ali
Larayedh a exfiltré Abou Iyadh de la mosquée Al Fath à Tunis, ridiculisant la police
"qui l'attendait par devant, alors qu'il leur a échappé par derrière" s'excusera-t-il devant le tollé que cela avait soulevé auprès des tunisiens !
C'est parce que Ghannouchi voulait lui donner sa chance en le laissant s'enfuir.
C'est parce que Ghannouchi voulait lui donner sa chance en le laissant s'enfuir.
Rien n'y fait; Abou Iyadh
rejoint Ansar Chariaa, pour en devenir le chef !
Est-ce parcequ'il a compris
que la racaille islamiste court après l'argent facile; et que tous veulent se
faire leur fortune à la faveur du chaos dans les pays du "printemps
arabe" ?
Rappelez-vous la vidéo "fuitée" où Ghannouchi
demandait aux "salafistes" d'être patients et de ne pas brûler les
étapes ... mais ceux-ci sont avides de tout; et veulent tout, tout de suite :
pouvoir, argent et tout ce qui va avec !
Alors pourquoi rester au
service de Ghannouchi dans ce cas et ne pas voler de ses propres ailes ... ?
De l'avoir fait, il a
courroucé Ghannouchi qui ne tolère : ni qu'on s'oppose à lui ni qu'on lui fasse
de l'ombre.
Alors il n'est pas impossible
qu'il l'ait "abandonné" aux américains pour
l'éliminer .
Car Ghannouchi est sans pitié
pour les gênants qu'ils soient de son camp comme de celui de ses opposants :
- il a éliminé Salah Karker
cofondateur en 1981 du Mouvement de la
tendance islamique (MTI), devenu Ennahdha en 1989 (mort d'une crise
cardiaque suspecte !); parce qu'il menaçait de révéler ses magouilles et
l'origine de sa fortune* douteuse.
- comme il a éliminé Chokri Belaïd
qui en savait trop sur les Frères musulmans nahdhaouis ... et pour cause : il
était leur avocat bénévole !
Que les américains éliminent
Abou Iyadh parce que "terroriste" est grotesque, alors que jusque-là
son "jihadisme" leur convenait puisqu'il allait dans le sens de leur
projet pour le monde dit "arabo musulman" !
Or les américains soutiennent les Frères musulmans où qu'ils soient :
- AKP d'Erdogan en Turquie,
- Ennahdha de Ghannouchi en
Tunisie,
- Fajr Libya, en Libye ...
Le capitalisme sauvage des
"Frères" leur convient parfaitement, de même que leur "islamisme
modéré" (sic !) !
Il faut décrypter donc le langage américain :
- Un bon jihadiste, est un
bon soldat qui obéit aux Frères musulmans et reste dans la ligne de la
politique "arabe" américaine;
- Le même jihadiste devient
terroriste dés lors qu'il s'oppose aux "Frères" et aux américains !
Ghannouchi doit souffler !
Car d'une pierre deux coups :
- La mort de Abou Iyadh le
débarrasse d'une épine dans le pied car il devenait sérieusement gênant;
- Tout en s'abritant derrière
les américains, "ses exécuteurs" !
De voir les tunisiens
soulagés par la mort de celui qu'on leur a présenté comme leur "ennemi n°
1", pur produit d'Al Qaïda; est en soi un bon point pour Ghannouchi !
Rachid Barnat
* D’OÙ VIENT LA FORTUNE DE GHANNOUCHI ... le milliardaire londonien ?
La fortune qu'il s'est constituée à Londres ne provient surement pas de son salaire de simple instituteur puis de professeur de lycée !!
Selon Salah Karkar, l'un de ses proches "mort de crise cardiaque", Ghannouchi recevait des sommes colossales du Qatar pour aider les familles des islamistes emprisonnés en Tunisie : charge à lui de les distribuer aux "frères" et à leur familles victimes de la dictature de ZABA ...
Mais avait préféré conserver cet argent pour son compte !
D'ailleurs sa "sortie" de Tunisie a été négociée avec ZABA : il a du dénoncer ses "amis" pour avoir la vie sauve ... selon un proche de Jebali et du parti islamiste !
Voilà l'esprit fraternel des "Frères Musulmans" : chacun pour soi et Dieu instrumentalisé par tous !
Ghannouchi en est le parfait exemple !!


Contrat rempli : Faïçal Karaoui comme à son habitude a donné un très beau spectacle devant un public assez nombreux dans un amphithéâtre romain à moitié plein.
Il y avait présent dans la "loge" des invités d'honneur, pèle mêle : François Bayrou, maire de Pau et quelques conseillers municipaux comme Jean Paul Brin accompagné de son épouse et Josy Poueyto; Noomane El Fehri ministre des technologies de la communication, Ahmed Néjib Chabbi et son épouse ....
A l'arrivée de François Bayrou, certains espiègles, ont scandé "Bayrou, président", ce qui l'a fait sourire et par le geste (chut !), il leur a dit : " pas ici !".
Lui et ses accompagnateurs se sont prêtés avec bonhomie aux "séances" photos d'un public bon enfant, comme le sont les tunisiens.
Faïçal Karaoui, toujours très élégant, portait une chemise et une veste blanche avec un mouchoir de poche rouge comme un clin d’œil aux tunisiens et pantalon noir. Il s'est démené comme d'habitude avec sa baguette ... au point d'être en nage malgré la petite brise du soir.
L'ouverture de Figaro de Mozart était l'entrée en matière : un air connu pour mettre les tunisiens dans le bain.
Suivi du concerto pour violon de Tchaïkovski avec la soliste au violon Satenik Khourdoian : brillante !
Puis il y a eu le gros morceau de la soirée : le poème symphonique Shéhérazade, avec Allia Sellami comme récitante.
Allia Sellami était belle en Shéhérazade et sa voix l'était tout autant.
Elle racontait le Drame de Shahryar dont le guérira Shéhérazade par ses comptes; qui, courageusement au péril de sa vie, sauvera les jeunes filles desquelles veut se venger ce prince malheureux et jaloux, qui ne s'est pas remis de la trahison de son épouse.
Entre sa voix mélodieuse et les douces mélodies de Tchaïkovski, le public était transporté dans le monde enchanteur des milles et une nuit.
En guise de "bis", Faïçal nous a gratifié du prélude de Carmen de Bizet ... en s’éclipsant pendant que l'orchestre philharmonique de Pau Béarn exécutait les dernières notes !
Très beau spectacle dans un endroit magique : l'amphithéâtre romain de Carthage.
NB : Les organisateurs du festival de Carthage seraient bien inspirés de réinviter cet orchestre et son talentueux chef !