mardi 11 juillet 2017

L'ECOLE VETERINAIRE NATIONALE DE Sidi THABET ... OU CE QU'IL EN RESTE !

LES HÔPITAUX TUNISIENS, TOUT COMME L'ECOLE VÉTÉRINAIRE NATIONALE, MANQUENT DE TOUT ... DEPUIS QUE LES FRÈRES MUSULMANS SONT AU POUVOIR !  

Un ami dont le chien a eu une gastro-entérite infectieuse contractée en léchant une saleté qui traînait dans les rues du quartier devenues poubelle à ciel ouvert, il l'a présenté à une consultation médicale à l'ENV de Sidi Thabet pour lui faire en même temps un bilan de santé, persuadé qu'il y trouvera le meilleur service médical et surtout les équipements nécessaires qui manquent souvent chez les vétérinaires des villes : radio, échographie, laboratoire d'analyse médicale, ...

Il va vite déchanter :
- le matériel est vétuste et souvent en panne,
- l'enseignant est d'un niveau qui laisse perplexe.

La visite en question :
- Plutôt que de faire la prise de sang à la jugulaire pour un si petit chien (3kg), le maître assistant lui a massacré les deux veines brachiales,
- Pas de labo à l'école. Il faut porter soi-même les tubes au labo à Tunis.
Le labo est fermé pour cause de séance unique.
Il faut mettre les tubes au frigo et les porter le lendemain matin au labo.
- Le chien a eu le ventre complètement rasé pour l'échographie, car ses poils empêcheraient la lecture de l'image, selon le maître assistant, qui au final n'a pas su lire l'échographie.
- La radio n'est pas lisible non plus, car trop d'organes gênent sa lecture, explique le maître assistant le plus sérieusement du monde ...
- L'interne qui assistait à la consultation, propose alors une laparotomie exploratrice (ouvrir le ventre du chien) pour pallier à la radio et à l'échographie qu'ils n'ont pas su lire,
- Le maître assistant veut revoir le chien un autre jour pour poursuivre le check-up demandé par son propriétaire, car il a d'autres animaux à examiner : exploration cardio-respiratoire, ...

Effaré par tant d'indigence intellectuelle et matérielle, mon ami a préféré épargner à son chien de nouveaux traumatismes et renoncer à le soigner dans l'école nationale vétérinaire !
Il est ahuri devant tant d’incompétence et de manque d'organisation !
Il est choqué de voir l'état de saleté à l'extérieur mais aussi à l'intérieur des bâtiments, où l’hygiène laisse à désirer !
Il réalise la catastrophe pour les animaux en Tunisie : si les élèves sont formés dans de telles conditions où tout manque et le peu de matériel dont ils disposent est vétuste sinon en panne et par de tels enseignants, il se demande qu'en est-il des vétérinaires sortis de cette école nationale, exerçant dans les villes ?

Certains lui rétorqueront :
- qu'il en est de même dans beaucoup d'hôpitaux en Tunisie ... faute de moyens matériels et financiers; et surtout faute d'une politique de la santé digne de ce nom ! Et
- que les humains sont prioritaires devant les chiens !!

En gros, les chiens peuvent crever en Tunisie, faute de soins et d'examens adéquats !!!

Par ailleurs, cette argumentation fait l'impasse sur le fait qu'un meilleur entretien des locaux et du matériel avec une meilleure formation des vétérinaires, ne sont pas liés à une augmentation budgétaire mais à l'application d'une certaine dose de responsabilité et d’honnêteté.

Rachid Barnat

2 commentaires:

  1. Désolant,pauvres gens, pauvres bêtes.....

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  2. ETAT DE LA TUNISIE : DE QUOI PERDRE LE MORAL ...

    Claude Youssef :

    Je ne voudrais pas vous gâcher et vous plomber votre dimanche mais je pense qu'il est bon de rappeler qu'en Tunisie aujourd'hui :

    1 - La corruption est à un niveau jamais atteint, même au temps de la splendeur de Ben Ali.
    2 - Tous les mois des militaires ou des civils sont tués par des terroristes dans le centre ouest du pays.
    3 - L'éducation nationale du primaire au supérieur en passant par le secondaire est totalement à revoir.
    4 - Le nombre de chômeurs est en hausse constante.
    5 - Les élections municipales vont avoir lieu très prochainement;
    Les islamistes sont bien placés pour les emporter;
    Pour rappel, cela a valu 200 000 morts aux algériens dans une situation identique.
    6 - L'économie parallèle prend son envol et les hors la loi veulent se syndiquer.
    7 - Plusieurs secteurs de l'économie comme l'agriculture, le textile et le tourisme, sont sinistrés.
    8 - Le taux de change du dinar est catastrophique puisque le dinar ne cesse de perdre de sa valeur depuis que les islamistes dirigent le pays.
    9 - L'environnement est dans une situation tragique.
    Le pays est devenu une poubelle à ciel ouvert. Chose qui ne s'est jamais vue avant la "révolution".
    10 - Le désespoir a gagné la jeunesse qui ne rêve que de partir. Et cela touche tous les milieux sociaux et tous les secteurs économiques.
    11 - Les touristes reviennent mais la seule chose qu'on leur vend c'est la faiblesse du dinar et un "sun and sea" bradé. Et avec çà, le tourisme ne reprend pas.
    12 - Le syndicalisme, il y a peu de temps encore, était respecté et considéré comme un rempart contre la régression et une assurance pour préserver les acquis depuis l'indépendance; malheureusement il ne tient plus son rôle depuis qu'il est infiltré d'islamistes.

    En réponse à tout cela, les tunisiens se déchirent .... pour un spectacle, celui de Michel Boujnah : Faut-il l’accueillir ou l'interdire, oubliant qu'il est tunisien !
    Désespérant !!

    Le pays a perdu le sens de l'urgence et des réalités; et c'est surement ce qu'il y a de plus grave !!

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