... ou le retour à la loi du plus fort, celle de la jungle !
Article publié dans : Agoravox
A la sortie de la première guerre mondiale, il y eut la SDN (Société des Nations) pour régler les problèmes entre les nations. Cette organisation internationale établie par le traité de Versailles en 1919, cherchait à prévenir les conflits par la coopération internationale, mais son incapacité à prévenir les agressions l’a conduite à disparaître en 1946, dominée qu'elle était par les puissances coloniales d'alors : l'Angleterre et la France, qui avaient redessiné le monde selon leurs intérêts et auxquelles bon nombres de pays doivent leurs "frontières" parfois dessinées en dépits des réalités ethniques des peuples, si elle n'étaient tracées à la serpe, en ligne droite ! Occasion pour ces puissances de s'accaparer des territoires comme l'avait fait la France en Algérie; quand pour agrandir ce nouveau département français, elle avait empiété sur le Maroc et la Tunisie... les amputant d'une bonne partie de leur territoire pour "le sécuriser" et mis la main sur tout le Sahara !
A la sortie de la deuxième guerre mondiale, en 1946 l’ONU a pris le relais, avec l’espoir que les leçons du passé seraient mieux appliquées. A son tour l'ONU, dominée par les nouvelles puissances que sont devenues les EU et l'URSS, vainqueurs de la deuxième guerre mondiale, sera à leur merci par leur droit de veto qui la ridiculise régulièrement quand elles bafouent le droit international !
Dès lors, il ne faut pas s'étonner que les populistes méprisent le droit : qu'il soit national ou international, et jouent jeu franco une politique sans tabou; contrairement aux démocraties qui instrumentalisent les droits humains, les principes universels et le droit international, à des fins non avouables !
Et le leadership sera réaffirmé par les "hommes forts" :
- Trump : positionnant les Etats-Unis comme gendarme et arbitre du monde, en alternant actions unilatérales et alliances circonstancielles, tout en affichant une rhétorique de sécurité nationale et d’intérêt national. Il s'en fiche de la démocratie, du droit international, des peuples. Ce qui l'intéressé, ce sont les richesses d'un pays : or jaune, or noir, or blanc et autres minerais... sur lesquels il veut mettre la main par tous les moyens.
- Poutine : veut consolider une sphère d’influence européenne et post-soviétique, utilisant des interventions directes et des formes de coercition hybridées (information, cyberespace, insinuations militaires).
La sécurité et les sphères d’influence seront les nouvelles lignes de fracture. Car si depuis l’après-guerre, le monde a tenté de s’organiser autour d’institutions et de normes destinées à limiter l’anarchie internationale, pour remplacer le droit du plus fort par un cadre commun, celui du droit international, des organisations multilatérales et des mécanismes de coopération; l’histoire récente montre que ce cadre est mis à rude épreuve lorsque des puissances majeures privilégient leurs intérêts nationaux au détriment des règles collectives.
La faute à qui ? Evidemment aux "démocraties" qui ont décrédibilisé les valeurs civilisationnelles, nées de la révolution française, quand elles pratiquent la règle de "deux poids, deux mesures" face aux abus des uns et des autres.
On se rappelle que les premiers bébés de l'ONU furent le Pakistan et Israël. Et c'est eux qui seront les premiers à décrédibiliser cette instance quand ils bafouent ses règles et le droit international, soutenus en cela par les puissances qui usent et abusent de leur droit de véto pour secourir leurs "protégés" pour des raisons stratégiques de politique interne ou internationale. Ridiculisant par la même ces instances internationales, devenues la risée du monde entier, quand leurs résolutions sont bafouées et que le droit internationale devient à géométrie variable.
Israël ayant même dépassé par ses abus toutes les limites, en bafouant sans cesse les valeurs qui ont présidé à la naissance de l'ONU... dont le droit international. Détenant le record de résolutions non respectées par ce pays !
Ainsi l'ONU finira enterrée par l'enfant qu'elle avait enfanté : Israël !
Et comme l'histoire le démontre régulièrement, derrière ces instances internationales, il y a toujours des puissances qui s'en servent pour masquer leurs convoitises, sous de bons sentiments :
- Bush sous prétexte de répandre la démocratie au Moyen Orient et de faire tomber le dictateur Saddam Hussein qui entraînera, selon lui, dans sa chute les autres dictateurs de la région comme dans un jeu de domino, il a déclenché la guerre en Irak, alors qu'il convoitait son or noir !
- Trump sous le prétexte fallacieux de "sécurité des EU", prétend combattre lui aussi les dictateurs et les narcotrafiquants; alors qu'il convoite la richesse de leur pays, en l'occurrence l'or jaune et l'or noir du Venezuela dont il vient d'enlever le président Nicolas Maduro; en totale contradiction avec lui-même; puisqu'il demande de gracier son ami, le dictateur Jair Bolsonaro !
Et voilà comment le président Trump transforme les EU, gendarme du monde et champion de la démocratie, en bandit ; et donne ainsi le feu vert à Poutine pour faire de l'Ukraine et des ex-pays du pacte de Varsovie, sa chasse gardée; ainsi qu'à Jinping de pouvoir désormais récupérer Taiwan sans coup férir ni subir les foudres des EU; puisque lui-même veut faire de l'Amérique du Nord et celle du sud, la chasse gardée des EU !
Ainsi, "donnant-donnant", les trois nouveaux maîtres du monde reconfigureront, à leur tour, la nouvelle mappemonde, en acceptant les convoitises des uns et des autres, au mépris des règles universelles et du droit international, avec un pied-de-nez à l'UE marginalisée par ses divisions internes et que ces nouveaux maîtres du monde feront tout pour l'affaiblir.
Comment s'étonner dès lors, de la multiplication des dictateurs parmi les "petits" ; quand les "grands" bafouent le droit international et le droit national pour suspendre les élections et les libertés civiles, pour proclamer l’état d’urgence pour un oui pour un nom, pour gouverner par décret, pour réprimer leurs opposants politiques, pour ne pas respecter les procédures de l’État de droit; et pour instaurer le culte de la personnalité centré sur eux-mêmes, en semant la terreur ?
- Netanyahu peut réaliser son grand Israël et chasser ce qui reste de Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza ... au nom de la "sécurité" d'Israël !
- Poutine peut récupérer l'Ukraine et d'autres pays de l'ancien pacte de Varsovie; lui aussi au nom de la " sécurité de la Russie !!
- Jimping peut récupérer Taiwan qui faisait partie de la Chine d'antan...
- Erdogan qui se rêve nouveau Sultan d'un empire Ottoman disloqué par les puissances coloniales franco-anglaise, peut récupérer les provinces ottomanes, confisquées par les Anglais et les Français ...
Tout compte fait, ce sont toujours les puissances qui ont "dessiné" le monde à leur guise. Les "frontières" changeant selon leurs intérêts. Celles établies par les puissances coloniales espagnoles & portugaises, ont été changées par les puissances coloniales franco-anglaises; lesquelles à leur tour seront redessinées par les puissances actuelles EU & Russie... ainsi va le monde, l'homme étant un loup pour les hommes, guidé par sa cupidité... et le reste n'est qu'hypocrisie.
Triste réalité !
Triste humanité !!
Rachid Barnat
Dominique Villepin :
RépondreSupprimerL’opération militaire américaine en cours contre le Venezuela est un basculement géopolitique majeur. Les Etats Unis se mettent volontairement et indiscutablement hors du droit international en violant la charte et l’esprit des Nations Unies. C’est un acte lourd de conséquences pour l’ordre international issu de la Seconde Guerre mondiale.
C’est la légitimation des changements de régime par la force. Aussi détestables soient les gouvernements renversés, les précédents montrent que les changements de régime ne mènent ni à la démocratie, ni à la paix, mais au chaos, à la guerre civile et à la dictature. Qu’on se réfère à la situation de l’Irak ou de la Libye.
C’est la légitimation des sphères d’influence impériales au nom du « corollaire Trump » de la doctrine Monroe formulé dans la stratégie nationale de défense de décembre 2025. L’objectif à peine voilé de la politique de la canonnière reste l’imposition d’un ordre idéologique conforme aux visions de Donald Trump dans toute l’Amérique Latine.
Dès lors que les Etats Unis s’affranchissent de la légalité, que dirons-nous à la Chine si elle renverse un régime qui lui déplait, en Corée, au Vietnam ou à plus forte raison à Taiwan ? Quels arguments aurons-nous à opposer à la Russie si elle renverse un gouvernement qui lui déplait en Moldavie, voire dans les Pays Baltes ?
La France et l’Europe doivent clairement réaffirmer avec les pays du Sud Global leur attachement aux principes du droit international, et d’abord la souveraineté des Etats et la sécurité collective, et défendre l’ordre juridique des Etats-nations contre la collision brutale des empires.
BIENTÔT LA FIN DE L'ISLAMISME EN IRAN ?
RépondreSupprimerLa révolution de 1979, menée par le "Bazar de Téhéran", a porté au pouvoir Khomeiny adepte des Frères musulmans, et c'est ce même "Bazar" qui veut en finir avec l'islamisme qui a ruiné le pays et tué des millions d'Iraniens en 47 ans de pouvoir, plus que le Shah n'avait tué quand il était au pouvoir !
Les barbus enturbannés, ont montré leur vrai visage d'hypocrite, puisque l'actuel ayatollah Ali Khamenei, s'est constitué une fortune estimée à 64 milliards; tout comme les Frères musulmans arrivés au pouvoir en Turquie, Algérie comme en Tunisie, qui se sont remplis les poches sur le dos de leur peuple, prouvant bien que ces marchands du Temple n'ont pour dieu que l'argent !
Et le pire en cas de fuite, ces Ayatollah iront se réfugier chez les "mécréants", c'est à dire en Europe ou mieux encore chez Poutine !
Bande d'hypocrites !
Espérons que les peuples finiront par se réveiller et par séparer la religion de l'Etat.
https://www.tf1info.fr/international/direct-manifestations-iran-contestation-bilan-morts-violences-trump-suit-situation-de-pres-les-dernieres-informations-aujourd-hui-samedi-10-janvier-2026-2417787.html?fbclid=IwY2xjawPO7u1leHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEedyC3nPmG08UR7pATS2sBijAt5RMGIuP6aKqHJyVoBeJx8MXZxWyr0ldz7M0_aem_C83lyuaPSlrH9plAspMVMQ
TRUMP L'ARBRE QUI CACHE LA FORET ?
RépondreSupprimerTrump choque par ses prises de positions.
On parle de rupture, de folie, de dérive autoritaire, de fin de la civilisation à propos de ce président américain.
Mais il ne fait que révéler au mondes des pratiques que les "démocraties" cachaient sous de "bons sentiments" !
L’Amérique latine vit depuis des décennies sous la menace permanente de coups d’État, de sanctions, d’asphyxie économique, d’ingérences directes ou indirectes, de la part des EU.
En Afrique, la colonisation n’a jamais cessé : l’extraction des ressources, les frontières imposées, les guerres par procuration, les dictatures soutenues tant qu’elles servent les intérêts des puissants. Pour beaucoup de peuples africains, la brutalité impériale n’a jamais porté de masque.
En Asie aussi, entre guerres, occupations, sanctions, bombardements, famines organisées, expérimentations militaires et économiques, la violence occidentale est permanente.
Alors quand Trump parle d’annexer, de punir, de voler, de sanctionner, de bombarder, rejette le droit international ... il ne fait que dire et faire tout haut, ce que les autres faisaient en douce !
Ce qui change aujourd’hui, c’est que cette violence devient visible, qu’elle s’adresse à tous : Amérique, Asie, Afrique ..., à leurs institutions, à leurs valeurs universelles, qu'eux-mêmes ne respectaient pas.
Le génocide est en cours à Gaza, en est la plus flagrante illustration ! Netanyahu a le soutien des puissances occidentales, des États membres de l’OTAN, des gouvernements qui se disent démocratiques, dont le Canada et la France, qui continuent à soutenir politiquement, militairement ou diplomatiquement ce génocide.
Trump n’est pas l’origine du problème. Il est le symptôme, brutal, grotesque, d’un système impérial qui a toujours fonctionné ainsi, mais qui ne prend plus la peine de se justifier.
Ce que nous vivons dans les sociétés blanches occidentales, ce n’est pas l’arrivée de la barbarie.
C’est la fin de l’illusion d’immunité.
Et si cela nous choque aujourd’hui, c’est peut-être parce que, pour une fois, la violence du monde ne reste pas cantonnée à la périphérie (Afrique, Amérique latine, Asie) ... elle commence à frapper l'Occident aussi (UE, Canada ...) !
INCORRIGIBLES INTELLECTUELS DE GAUCHE*, AVEUGLES PAR LE COMMUNISME POUR N'AVOIR PAS VU LES ATROCICITES DE LENINE, DE STALINE, DE MAO .... ET DE CHAVEZ; JUSQU'A TOMBER DANS LE PIEGE DE L'ISLAMISME !
RépondreSupprimerEt pourtant Simon Leys, n'a cessé de vouloir leur ouvrir les yeux à ces intellectuels qui n'ont rien trouvé de mieux que de l'accuser d'agent de la CIA !!
Et dire que certains de nos jours, ont la mémoire courte pour continuer leurs errements dans la stupidité, pour défendre encore bec et ongles le communisme ou pire encore, l'islamisme !!!
* dont : Foucault, Sartre, Beauvoir, Rodinson ...
https://www.publicsenat.fr/emission/documentaire/leys-lhomme-qui-a-deshabille-mao-e0?fbclid=IwY2xjawPP9aJleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEeeILsdgYU63J0hz4DY4OhoifJvDiyJXImnM76fVvFIr2mXuLk8ryzHzbKMrs_aem_z_o5Gj7mint4IICauQfJ8Q
Pierre Haski : Témoin passif de la mort du droit international, l’Europe se condamne à la vassalisation
RépondreSupprimerhttps://www.youtube.com/shorts/s3Shuh99Fgs
Jean Pierre Ryf : "Le crépuscule des hommes" - essai d'Alfred de Montesqiou.
RépondreSupprimerCet essai qui a un côté romanesque, est le récit jour après jours du procès de Nuremberg. C'est captivant car l'on voit d'abord la grande idée qui a présidé à ce procès hors norme qui devait juger des criminels auteurs de crimes jamais vus auparavant.
C'est là qu'est née véritablement la justice internationale dont on connaît hélas les faiblesses.
C'est là qu'est apparue pour la première fois la notion de génocide et de crimes contre l'humanité.
Mais en dehors de ces questions fondamentales, l'intérêt de ce récit est de voir vivre au jour le jour juges, procureurs et journalistes du monde entier.
On apprend ainsi à connaître la vie des uns et des autres car, en marge du procès, la vie continue.
On voit aussi comment la politique interfère avec le droit et notamment comment s'affronte procureurs américains et procureurs soviétiques.
Je pensais en lisant ce livre, à la dérive des États Unis, à l'origine des grandes idées qui gouvernent ce procès et ce que ce pays est devenu aujourd'hui pourchassant les Juges Internationaux. Choquante régression !
L'UE MARCHE A COTE DE SES POMPES ...
RépondreSupprimerN'aurait-il pas mieux valu aux bâtisseurs de l'UE de doter l'Europe d'une force militaire commune et d'un représentant des Affaires étrangères commun ... plutôt que de faire de l'UE un "machin" comme dirait de Gaulle, qui ponde sans cesse des "normes communes" pour des petites choses de la vie quotidienne des Européens et qui leur coûtent un pognon de dingue, comme dirait l'autre !
Kissinger fut le premier à relever cette incongruité, quand il demandait "quel numéro de téléphone" pour s'adresser à l'UE ?
Il aura fallu l'arrivée de Trump au pouvoir, pour que l'UE découvre le roi nu, qu'elle est depuis qu'elle s'est élargie aux nouveaux membres !
https://www.facebook.com/reel/1659676188326623