samedi 8 septembre 2018

SALAFISME & ISLAMISME

Article paru dans Agoravox

Les deux termes désignant l'action politique pour prendre le pouvoir et diriger les peuples.

Les salafistes tout comme les islamistes, instrumentalisent la religion pour conquérir ce pouvoir.
On peut y lire en arabe la première partie de la chahada, et le sceau de Mohamed qui contient une autre partie de la profession de foi de l'islam.

Dans l'histoire du monde musulman, la succession au pouvoir suivait souvent le même schéma. Pour chasser un sultan, un calife, un roi, un émir ... il suffit :
- de lui reprocher sa déviance par rapport aux "salafs" (les prédécesseurs), en revendiquant un retour aux pratiques coraniques du temps de Mohamed et de ses premiers successeurs/califes, les quatre premiers califes dits "errachidoun" (les sages) que sont les compagnons du prophète Mohamed qui se sont succèdés au pouvoir pour diriger les premiers musulmans et qui ont permis les premières conquêtes musulmanes ;
- et de l'accuser d'être un "mauvais" musulman où tous les griefs passent : la débauche, la luxure, la déviance sexuelle, le vin ... en se prétendant les gardiens de l'islam, d'Allah et de son prophète !
Jusqu'à ce qu'à leur tour d'autres contestataires les en chassent, toujours pour rétablir l'islam d'origine celui des "quatre sages" !

Les salafistes ont ainsi toujours pris le pouvoir. Ils ont tenté d’effacer de la mémoire des peuples celui auquel ils succédaient, souvent en détruisant et brûlant tout ce qu'il avait réalisé !

Avec l’avènement du wahhabisme, les salafistes vont adopter cette nouvelle doctrine expérimentée avec succès par les Anglais pour disloquer l'empire ottoman et en finir avec son califat. Les premiers à en avoir bénéficié, ce sont les Ibn Saoud !

Ce qui va donner des idées à d'autres qui vont adopter cette doctrine et l'affiner pour prendre à leur tour le pouvoir !

Hassan El Banna en sera de ceux-là. Il a compris tout l’intérêt de cette doctrine pour chasser un pouvoir en place, en "travaillant en profondeur la société" qu'il faut convertir au wahhabisme, pour faire tomber le pouvoir en question, comme un fruit mûr !
Il a en plus du wahhabisme, pris des idées et des pratiques aux nazis dont les milices, lui qui admirait Hitler.
Il va créer les "Frères musulmans", ces néo-salafistes des temps modernes.

D'autres vont le suivre comme Khomeiny qui a repris à son compte beaucoup des idées de Hassan El Banna et de celui qui sera plus tard l'intellectuel des Frères musulmans et qui a tout codifié de l'action politique, à l'action sociale, jusqu'à l'action terroriste ; pour toute prise du pouvoir : Saiyd Qutb !

Et bien d'autres vont aussi adopter le wahhabisme comme doctrine politique : tous les néo-salafistes que les médias de nos jours appellent plus communément "les islamistes" !
Leur nom change, mais le wahhabisme fonde leurs mouvements politiques ou partis Islamistes !

Ainsi une nébuleuse islamiste s'est déployée un peu partout dans le monde dit "arabo-musulman" avec des ramifications en Occident, avec des groupe s'alliant les uns aux autres ou se faisant la guerre, toujours avec le même objectif, créer un Etat islamiste où la Chariâa sera restaurée en lieu et place de toutes autres sources de droit :

1 - Afghanistan :
- "Les Talibans", créé en 1994 l'Émirat islamique d'Afghanistan

2 - Algérie :
- "Le Front islamique du salut" (FIS) créé en 1989,
- "Le Groupe islamique armé" (GIA) crée en 1989
- "Le Groupe salafiste pour la prédication et le combat", devenu Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) fondé en 2017, issu d'une dissidence du Groupe islamique armé (GIA).

3 - Arabie Saoudite :
- "Al-Qaïda" (La base), est une organisation terroriste islamiste internationale fondée en 1987 par le cheikh Abdullah Yusuf Azzam (un Palestinien membre des Frères musulmans) et d'Oussama ben Laden.
- "Al-Qaïda" ayant lui même émergé de l'organisation "Maktab al-Khadamat" (bureau des œuvres caritatives), constituée pendant la première guerre d'Afghanistan par Azzam pour alimenter la résistance afghane contre les forces armées d'URSS.
- "Al Haramein" (Les 2 lieux saints de l'islam) est une ONG islamiste et humanitaire fondée en 2001 dont le siège est à Riyad. Des sections sont présentes dans 55 pays. L'organisation est considérée par l'ONU comme proche d'Al-Qaïda et des Talibans et placée sur la liste officielle des organisations considérées comme terroristes par la Russie et les États-Unis. Al Haramein participe à la construction et la rénovation de mosquées et d'écoles coraniques, soutient financièrement des imams,... tout en menant une action humanitaire.

L'Arabie Saoudite finance des mouvements fanatiques et des écoles wahhabites dans le monde entier.
Selon Pierre Conesa, un ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense, 30 000 personnes ont été formées dans ces universités islamiques saoudiennes. On les retrouve dans toute la bande sahélienne, au Mali, au Niger, en République centrafricaine.
Chaque année, les Saoudiens dépensent 7 à 8 milliards de dollars pour leur "diplomatie" religieuse.

L'Arabie Saoudite est lié aux attentats du 11 septembre. Sur les dix-neuf terroristes du 11 Septembre, quinze étaient Saoudiens.

4 - Belgique :
"ISLAM", est un parti politique islamiste belge fondé en 2012. Cette formation politique islamiste, qui compte deux conseillers communaux à Bruxelles depuis les élections communales de 2012, vise à l'établissement d'un État islamique en Belgique et à l'instauration de la charia.

5 - Chine :
- "Parti islamique du Turkestan" (PIT), créé en 1997
- "Mouvement d'indépendance du Turkestan oriental" est une expression qui se réfère de façon générale aux organisations combattant ou militant pour un Xinjiang, ou Turkestan oriental indépendant.

6 - Congo et Ouganda :
ADF ou ADF-Nalu (Forces démocratiques alliées – Armée de libération de l’Ouganda) fondé en 1995, soupçonnée de bénéficier du soutien des islamistes Shebab somaliens.

7 - Égypte :
- "Les Frères musulmans", organisation transnationale islamique sunnite créé en 1928.
- "Jihad islamique égyptien" est un groupe armé islamique égyptien actif depuis la fin des années 1970 avec des origines dans les Frères musulmans.
- "Province du Sinaï" est un sous groupe de l'État islamique.
Il s'appelait jusqu'en juillet 2015 "Ansar Baït al-Maqdis" (Les Partisans de Jérusalem), également connu sous le nom d’ "Ansar Jérusalem". Actif depuis 2011 dans la péninsule du Sinaï.

8 - France :
"Union des organisations islamiques de France" (UOIF) créé en 1983. Structures liées aux Frères musulmans, elle est inscrite en novembre 2014 sur la liste des groupes terroristes publiée par les Émirats arabes unis. À plusieurs reprises, des dirigeants de l'UOIF ont repris publiquement la devise des Frères musulmans : " Le Coran est notre Constitution !"

9 - Indonésie :
- "Dar ul Islam", (maison de l'islam) est un mouvement politique qui, de 1949 à 1963, voulait imposer par la force un État islamique en Indonésie. La rébellion prend fin en 1961 et après la mort de Kahar Muzzakar en 1965.
- "Al-Jama’a Islamiya" fondé en 1978, considérée proche d'al-Qaïda.

10 - Irak :
- "Ansar al-Islam" (Partisans de l'islam victorieux) organisation proche d'Al-Qaïda. Groupe armé jihadiste actif en Irak depuis 2001 et dont une branche, Ansar al-Islam (Syrie), est engagée dans la guerre civile syrienne depuis 2012.
- " L'État islamique ", (EI), a proclamé le 29 juin 2014 l'instauration d'un califat sur les territoires qu'il contrôle.
Sa création remonte à 2006, lorsqu'Al-Qaïda en Irak forme avec six autres groupes jihadistes "le Conseil consultatif des moujahidines en Irak".

11 - Iran :
- "Le Parti de la République Islamique", parti politique d'Iran, fondé en 1979 après la fin de la monarchie et l'instauration d'une république islamique d'Iran, avec un guide suprême spirituel en la personne de Khomeiny.
L’Iran soutient, finance et arme le Hezbollah et le Hamas.

12 - Jordanie :
- "Hizb Attahrir al-Islami" (Parti de la libération islamique), fondé en 1953, né d'une scission d'avec les Frères musulmans.
Actif surtout en Asie centrale, au Turkménistan, en Ouzbékistan, au Kazakhstan et en Tunisie.

13 - Liban :
- "Hezbollah" (Parti de Dieu), groupe islamique chiite fondé en juin 1982 classé par l'Union européenne et la Ligue arabe dans la liste des organisations terroristes.

14 - Libye :
- "Groupe islamique combattant en Libye" (GIGL),
- "Al-Jama’a al-Islamiyyah al-Muqatilah bi-Libya", aujourd'hui disparu, était une organisation islamiste armée qui luttait contre le régime de la Jamahiriya arabe libyenne, dirigé par Kadhafi, et s'était distinguée en menant des attaques meurtrières à Benghazi et à Darnah avant d'être mise hors d'état de nuire par les autorités libyennes.
- "Conseil national de transition" (CNT) autorité politique de transition créée à l'occasion de la révolte libyenne de 2011.
Le groupe libyen "Ansar Achariâa" (Soutien pour la chariâa), classé comme organisation terroriste par l’ONU et les Etats-Unis, a annoncé en mai 2017 sa dissolution, dans un communiqué publié sur internet (la plupart de ces membres ont rejoint l’organisation Etat islamique).

15 - Maroc :
- "Chabiba islamiya" (Jeunesse islamique) était la principale organisation islamiste clandestine marocaine des années 1970-1980, fondée vers 1969-1970 par Abdelkrim Moutiî. Elle a combattu avec violence les mouvements de gauche... Ses anciens militants se retrouvent aujourd'hui aussi bien dans les cercles dirigeants du parti islamiste légaliste, "le Parti de la justice et du développement", notamment son secrétaire général Abdelillah Benkirane et le chef de son groupe parlementaire El Mostafa Ramid, que dans des organisations terroristes clandestines comme "le Groupe islamique combattant marocain", lié à Al-Qaïda.
- "Groupe islamique combattant marocain" (GICM) est une organisation armée islamiste sunnite affiliée à Al-Qaïda, fondé en 2003 (Il recrute activement en France, y compris des Français non-Maghrébins d’origine)

16 - Mali (et Sahel) :
- "Ansar Ed Dine" (Les défenseurs de la religion) groupe armé.
Apparu au début de l'année 2012, c'est l'un des principaux groupes armés participant à la guerre du Mali.
Le 1er mars 2017, "Ansar Dine" (soutien à la religion) fusionne avec plusieurs autres groupes jihadistes pour former le "Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin" (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) (GSIM), est une alliance formée en mars 2017 par plusieurs mouvements islamiques, dont "Ansar Eddine", "Al-Mourabitoun" et l’"Emirat du Sahara".

17- Nigeria :
- "Boko Haram" (Livres interdits), fondé en 2002. Fait allégeance à l'État islamique le 7 mars 2015.

18 - Ouzbékistan :
- "Mouvement islamique d'Ouzbékistan", est une organisation militaire clandestine.

19 - Pakistan :
- "Jamaat-e-Islami", fondé en 1941.
- "Lashkar-e-Toiba", mouvement islamiste pakistanais armé fondé en 1981, proche d'Al-Qaïda.
- "Harkat-ul-Jihad-al-Islam", fondé en 1984.
- "Jaish-e-Mohammed" (Armée de Mohamed), rebaptisé en 2002 en "Khuddam-ul Islam" (serviteurs de l'islam), est un groupe armé islamiste pakistanais fondé en février 2000 par Masoud Azhar et agissant au Cachemire.
- "Harakat ul-Mujahidin" (Mouvement des jihadistes), est un groupe armé islamiste pakistanais apparu au début des années 1990.

20 - Palestine :
- Hamas, Mouvement du Jihad islamique, créé en 1987 par Sheikh Ahmed Yassin, Abdel Aziz al-Rantissi et Mohammed Taha, tous trois issus des Frères musulmans.
- "Usbat al-Ansar" (Ligue des partisans), est un groupe armé islamiste, lié à Al-Qaïda, installé dans le camp palestinien d'Aïn al-Héloué près de Saïda dans le sud du Liban.

21 - Philippines :
- "Front Moro islamique de libération" (FMIL) fondé en 1978.
Les Moros sont un groupe ethnique leur nom vient du mot espagnol Maure.
- "Abu Sayyaf" créé en 1990. Fait allégeance à l'État islamique en 2014 - Certains des membres d'Abou Sayyaf ont étudié en Arabie saoudite
- "Maute", se désignant également sous le nom d'État islamique de Lanao ou "Dawlat el Islamiya" (La république islamique) créé en 2013.

23 - Russie :
- "Sharia Jamaat", est une organisation islamiste et séparatiste armée, implantée au sein de la République du Daghestan et responsable de nombreuses attaques contre les forces fédérales de sécurité russes au Caucase du Nord. Fondée en 2002.
La majorité de ses membres sont des locaux ayant fait leurs armes lors de la Seconde guerre de Tchétchénie (1999-2000)

24 - Somalie :
- "Al-Chabaab" (Les jeunes), créé en 2006, lié à Al-Qaïda.
- "Al-Ittihad al-Islami" (L'Union islamique) est un groupe armé islamiste financé par l'Arabie saoudite, apparu au début des années 1980. Actif pendant la guerre civile.

25 - Syrie :
- "Front al-Nosra" (Front pour la victoire des Gens du Cham, province ottomane englobant la Syrie, le Liban et la Palestine avant sa partition par les empires coloniaux franco-anglais, rebaptisé en 2016 "Front Fatah al-Cham" ou "Jabhat Fatah al-Sham" (Front de la conquête du Cham), est un groupe rebelle et terroriste, apparu en 2012 dans le contexte de la guerre civile syrienne et affilié à Al-Qaïda de 2013 à 2016.
- "Front islamique de libération syrien" (le FLIS ou FLS, rassemble plus de 17 groupes armés, la plupart devenus l'État islamique (EI ou Daech).
- "Ansar al-Islam" (Défenseurs de l'islam) est un groupe de rebelles armés apparu au cours de la guerre civile syrienne.
- "Front islamique" est une alliance de groupes rebelles lors de la guerre civile syrienne. Elle est formée le 22 novembre 2013 par des brigades venues du "Front islamique de libération syrien" (islamistes "modérés") et du Front islamique syrien (salafistes) à la suite de la dissolution de ces deux mouvements. Selon des sources diplomatiques, sa création aurait été financée par la Turquie et le Qatar. Il est également parrainé par l'Arabie saoudite.
- "Front Ansar Dine" (Le Front des partisans de la religion) est une alliance de groupes rebelles, active de 2014 à 2017 au cours de la guerre civile syrienne.

26 - Soudan :
- "Mouvement pour la justice et l'égalité" (MJE), est un groupe militaire islamiste engagé dans le conflit au Darfour, au Soudan. Son dirigeant est Khalil Ibrahim Mohammed. Comme d'autres mouvements militaires tel "l'Armée de libération du Soudan", le MJE se bat contre les miliciens janjawid proches du gouvernement.
Soutenu par les Ibn Saoud, ils ont fini par obtenir la scission du Soudan en deux Etats le 9 juillet 2011 : un pour les catholiques, l'autre pour les musulmans.

27 - Thaïlande :
- "Barisan Revolusi Nasional" (BRN), fondé en 1963. Trois factions principales ont été discernées au sein du groupe.
- "Pattani United Liberation Organization" (PULO), fondé en 1968. La violente insurrection séparatiste du groupe a commencé en 2004. Au total, l'insurrection du sud a tué plus de 6 000 personnes en 12 ans (de nombreux moines bouddhistes et enseignants Thaï ont été décapités ou brûlés vifs.
- "Runda Kumpulan Kecil" (RKK) fondé en 2002.

28 - Tunisie :
- "Ennahdha", fondé en 1981, branche tunisienne de l'organisation mondial des Frères musulmans. C'est un parti islamiste conservateur qui se dit modérée et proche du "Parti de la justice et du développement", le parti turc de Recep Tayyip Erdogan.
- "Ansar al-Chariâa" (Partisans de la chariâa) est un groupe islamiste salafiste actif en Tunisie et comptant plusieurs milliers de partisans depuis 2014.

29 - Turquie :
- "Les Loups gris" ("Bozkurtlar" en turc) est le nom donné aux militants des "Foyers idéalistes" (Ülkü Ocaklari en turc), mouvement dont la doctrine principale est le nationalisme islamiste turc (ce groupe est derrière la tentative d'assassinat du Pape Jean Paul II en 1981).
- "Refah Partisi" (RP) (Parti du bien-être), parti islamiste fondé en 1983. Le parti arrive en force au parlement turc aux élections générales de décembre 1995. Il finira par être dissous par la Cour constitutionnelle de Turquie en 1998, pour violation de la clause constitutionnelle de séparation de la religion et de l’État. Recep Tayyip Erdogan, alors membre du RP et maire d'Istanbul, est condamné à un an de prison pour incitation à la haine et à l'hostilité religieuses.
Le RP dissous est reconstitué en 1998 sous l'appellation de "Parti de la vertu" ("Fazilet Partisi" ou FP). Le nouveau parti, bien qu’étant dans la droite ligne du précédent, subit un recul lors des élections législatives de 1999 (passant de 21 à 15 % des voix). Il est dissous par la Cour constitutionnelle le 22 juin 2001 pour les mêmes motifs que le "Refah".
De cette dissolution naît le 14 août 2001, le "Parti de la justice et du développement" (AKP) fondé par Erdogan, ce "nouveau" Parti capte la totalité de l'électorat des anciens partis islamistes et mettra au pouvoir Erdogan en 2002, jusqu'a nos jours.

30 - Turkestan :
"Parti islamiste du Turkestan" (PIT), est une organisation militaire et terroriste, d'idéologie salafiste jihadiste, active en Chine, au Pakistan et en Syrie lors de la guerre civile syrienne.

31 - Yémen :
- "Jaych Aden Al Islami-Abyane" (Armée islamique d'Aden-Abyane) est une organisation islamiste armée yémenite fondé en 1997.

... tous, ils veulent être Calife à la place du Calife !

Rachid Barnat

lundi 3 septembre 2018

Les caisses de retraites des tunisiens sont vides, dites-vous !

La Tunisie est en faillite : où va l'argent des contribuables ? 
Ennahdha considère la Tunisie comme sa prise de guerre. Un butin à se partager entre prétendus militants ! Les Frères musulmans veulent faire payer aux tunisiens ce qu'ils ont subi de privation et de prison de la part de ZABA, pour un militantisme que les tunisiens ne leur avaient pas demandé de faire et pour une idéologie qu'ils ne partagent pas avec eux ! Mais c'est ainsi, les Nahdhaouis monnayent leur militantisme. Ayant la majorité à la constituante, ils se sont pressés pour faire voter nuitamment, la loi d'indemnisation qui continue à scandaliser les tunisiens.
Par ailleurs, sous les gouvernements de Hammadi Jebali puis celui de Ali Larayedh, les Frères musulmans ont recruté dans l'Administration publique, et ce en dépit des règles de recrutements dont le concours national, leurs proches et sympathisants; à la rendre pléthorique de gens incompétents ... s'ils ne foutaient rien ! Augmentant subitement la charge salariale de la Fonction Publique, déjà élevée et la paralysant par la même occasion. 
Les Tunisiens ont dégagé Ali Baba et ses 40 voleurs en chassant ZABA & les Trabelsi; et se retrouvent avec des Ali Baba et leurs milliers de voleurs ! 
R.B


" Si tu veux gouverner les ignorants, couvre tes intentions nuisibles et pernicieuses 
d'une enveloppe religieuse "
Ibn Khaldoun 

Selon Kamel Souissi, directeur du service juridique et retraité de la Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance Sociale (CNRPS), la cause qui a vidé les caisses de retraite des tunisiens est illustrée à travers le cas de Moncef Ben Salem, ce ministre éphémère qui s'est accordé tout ce dont il estimait avoir été lésé par ZABA !

La Nahdha a selon la banque mondiale, puisé dans les caisses de sécurité sociale la somme faramineuse de 1 500 Milliards DT en reconstitutions de carrières fictives et en pensions conséquentes pour tous ses amnistiés parmi ses fidèles militants. 

Vous savez comment on procède pour vous piquer vos sous, puiser dans vos économies, vos cotisations et vos impôts ? Non ? Je vais essayer de vulgariser pour vous le processus de l'arnaque à travers un cas spécifique connu de tous : celui de l’ex ministre de l’enseignement supérieur : Moncef Ben Salem. 
Vous verrez l’ampleur des dégâts et constaterez de vous-même la razzia opérée sur le pays.

Tenez-vous bien; vous allez mieux comprendre !

1 - Moncef Ben Salem s'auto proclame Professeur d'enseignement supérieur depuis 1987, en tant que Ministre signe un décret en conséquence, calcule son salaire conformément au titre qu’il s’est attribué, présente ça au trésor public et au Ministère des finances et se fait indemniser : 385 000 DT si ce n'est plus selon certaines sources qui disent que ça avoisine les 600 000 DT en monnaies sonnantes et trébuchantes ; frank yhokk fi frank, comme on dit chez nous

2 - Figurez-vous que l'Etat tunisien, c'est à dire vous, moi et tous les contribuables de ce pays, lui a versé ce pactole tout en continuant à lui verser son salaire de ministre de 4 000 DT environ pendant 3 ans, soit = 144 000 DT

3 - Bon ! Vous croyez que le processus s’arrête là ? Oh que non ! 
3 ans de ministre, donne une retraite de 45 % de salaire de ministre, cumulable avec sa pension de carrière FICTIVE sans aucun service effectif de professeur d’université depuis 1987 (70 % du salaire actuel en tant que professeur, soit une retraite arrondie à un maximum de 90 % du salaire de ministre. Notre ministre ayant fait une année de retraite, il a donc perçu une pension de 3 600 DT x 12 mois x 90 % = 38 400 DT, conformément à la loi de Ben Ali. ZABA qui était si décrié par les Frères musulmans d'Ennahdha. 
Bon, mais personne n’en dit mot du coté de Monplaisir (siège du parti Ennahdha); puisqu’elle leur profite.

4 - Une fois mort, vous croyez en avoir fini ? Pas encore !
Vous continuerez à casquer, toujours selon les lois de Ben Ali que ces nahdhaouis récusent sauf quand elles leur sont favorables, beaucoup d'argent à sa veuve : Sa veuve recevra un capital décès égal à 30 mensualités de ministre, soit la coquette somme de 120 000 DT / 2 = 60 000 DT ; puisque mort à 62 ans après la retraite. De plus, elle perçoit maintenant une rente mensuelle à vie = 2 700 DT /mois, environ (75 % de la pension du mari).

En 5 ans de révolution, un seul nahdhawi vous a déplumé de la coquette somme qui avoisine un milliard de millimes. Il estime que c’est son dû parce qu’il a combattu ben Ali, celui-là même qui lui a fait toutes ses lois pour se faire dédommager. Il n’est pas le seul figurez-vous. Ce sont des milliers comme lui. Vous n’avez qu’à regarder les 4x4 qui circulent dans le pays, toutes conduites par des nanas voilées avec des lunettes Christian Dior, fixées ostentatoirement sur leur voile pour vous apercevoir de l’ampleur de votre désastre.



dimanche 2 septembre 2018

Le Takfirisme des islamistes extrémistes

Les tunisiens se souviennent avec effroi du discours hystérique de Sahbi Atig, la tête pensante et l' "intellectuel" d'Ennahdha, sur l'avenue Habib Bourguiba; les menaçant de faire couler leur sang jusqu'à inonder les rues de la ville et d'y patauger, en guise de représailles s'ils persistaient à contester la légitimité des "Frères" de rester au pouvoir au-delà du mandat d'un an qu'ils leur avaient accordé pour la constituante ! 
Comme ils se souviennent des menaces de Habib Ellouz qui recommandaient aux constituants, d'écarteler et de démembrer tous ceux qui refusent l'établissement de la chariaa comme unique source du droit !
Ce qui en dit long sur la doctrine à laquelle adhèrent l'un et l'autre : le takfirisme. La même que met en pratique la milice d'Ennahdha, que les tunisiens appellent faussement "les salafistes", et qui ne sont autres que le bras armé de Ghannouchi qu'il lâche tels des pitbulls terroriser les tunisiens chaque fois qu'il se trouve devant une difficulté ou une impasse "politique" ! C'est eux qui ont brûlé les mausolées de Sidi Bou Saïd et de Saïda Manoubia.
Et dire que depuis l'assassinat de Chokri Belaid par les Frères musulmans, les responsables politiques d'Ennahdha faisant profil bas, tentent de faire croire que leur islamisme, est modéré ... jusqu'à renier leur appartenance à l'organisation des Frères musulmans: et depuis leur congrès d'Hammamet, renier même l'instrumentalisation de la religion qu'ils délaissent aux religieux pour affirmer que leur parti politique est devenu un parti "civil" !
Qui peut les croire ? Il suffit de voir le parcours d'Erdogan, modèle pour Ghannouchi, pour comprendre qu'ils tentent de leurrer le monde; jusqu'au jour où ils auront tous les pouvoirs pour montrer leur véritable visage ... ce que fait Erdogan depuis le prétendu putsch !
R.B
L'islamisme n'est pas l'islam. 
C'est une idéologie, pas une religion.

Yasmina Khadra
Les takfiri (تكفيري), de Takfir wal Hijra (تكفير والهجرExcommunication et Immigration, groupe fondé en 1971), sont des extrémistes islamistes nés d'une scission des Frères musulmans et adeptes d'une idéologie ultra-violente, à savoir le takfīr. Le terme takfir signifie littéralement « excommunication » prononcée contre les kâfir (كافر, « mécréant, incroyant, ingrat, infidèle », pluriel kouffar, كفار / kuffār), une accusation qui justifie la mise à mort. Les takfiris considèrent les musulmans ne partageant pas leur point de vue comme des apostats, ce qui les autorise - selon eux - à verser légitimement à leur sang. Pour mettre au pas leurs coreligionnaires, ils recourent donc systématiquement à l'arme du takfir. Autrement dit, le takfirisme se définit comme un terrorisme intellectuel, joignant la parole aux actes.
Takfir wal Hijra
Le mouvement Takfir wal Hijra est fondé, à sa sortie de prison en 1971, par Moustafa Choukri (en) (1942–1978), un ingénieur agronome égyptien originaire d'Assiout, emprisonné par Nasser à la suite de la grande répression des islamistes de 1965. Initialement, le nom de Takfir wal Hijra a été donné ironiquement par la police et la presse égyptienne, ses membres se désignant sous le nom de Jama'a al-muslimun ("association des musulmans")1. Ce mouvement est issu d'une scission des Frères musulmans par un groupe de puristes qui non seulement excommunient (Takfir) les autres groupes musulmans, mais refusent de prier avec eux et se mettent donc en état d'immigration (Hijra) pour rompre totalement avec la congrégation religieuse, en contradiction avec les principes régissant l'Oumma2. Ces théories trouvent leur origine dans la pensée de l'Égyptien Sayyid Qotb, dont elles sont une application littérale3. "L'immigration" souligne la rupture totale avec la société musulmane traditionnelle qualifiée donc de mécréante (kufr)2. Les partisans de cette doctrine s'isolent alors dans des communautés alternatives, ou même dans des grottes en Haute-Égypte.
Ce mouvement recrute des personnes marginalisées ou aliénées dans l'Égypte moderne, et qui trouvent dans le groupe une nouvelle communauté4. Le mouvement attire beaucoup de femmes. Celles-ci peuvent alors rompre tout lien avec leur famille, considérée comme mécréante, se dessaisissant ainsi de leur responsabilité de femme au sein de leur famille. Bénéficiant d'une autorité incontestée à l'intérieur du groupe, Choukri s'autoproclame comme une sorte de Mahdi, arrangeant les mariages et interdisant les contacts externes, ce qui entraîne des plaintes des familles dont les filles ont rejoint le groupe.
En 1977, les autorités égyptiennes sévissent contre le groupe, arrêtent ses membres et exécutent Moustafa Choukri à la suite de l'assassinat d'un ancien ministre des biens religieux. Le groupe semble avoir disparu, mais en 1995 la police égyptienne découvre des vidéos de propagande takfiri, et met au jour tout un réseau se réclamant de son héritage1.
Utilisation dans les conflits modernes
Plutôt que l'organisation structurée originale, le terme Takfir wal Hijra désigne aujourd'hui plusieurs mouvements néo-fondamentalistes développant une rhétorique de retour à une pureté de l'Islam originel5. Le terme a été popularisé dans les médias occidentaux par le journaliste d'investigation de la BBC Peter Taylor, dans un documentaire intitulé Le Nouvel Al Qaida. Il désigne par là des groupes armés particulièrement violents et cruels dont l'inspiration idéologique et religieuse vient du kharidjisme et du ikhwanisme, et dont les atrocités qu'ils commettent sont rarement dénoncées.
Aujourd'hui, le Takfir wal Hijra inspire des groupes dans plusieurs pays où est aussi présent Al-Qaïda, notamment en Libye6, en Éthiopie7 ou en Russie8Chérif Kouachi, l'un des auteurs de la fusillade au siège de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, se réclamait du Takfir wal Hijra lorsqu'il préparait l'évasion de l'un des responsables de l’attentat de 1995 dans le RER C9.
Les combattants takfiristes ont des pratiques de guerre qui les caractérisent :
- profanation de tombes10, destruction des mausolées11, et de lieux de cultes ;
- atrocités, parfois filmées, utilisées pour intimider et terroriser les populations12 ;
Les salafistes jihadistes sont également souvent qualifiés de « takfiri » ou de « kharidjites » par leurs adversaires musulmans, en particulier par les chiites et les salafistes quiétistes. Termes jugés péjoratif par les salafistes jihadistes qui les rejettent, tout en l'appliquant parfois à d'autres groupes13,14,15,16,17,18. Ainsi dans les années 1990Oussama ben Laden appelle les jihadistes algériens à adopter une ligne plus « salafiste » en dénonçant les dérives « takfiri » du GIA de Zouabri et Zitouni, ce qui provoque la scission du groupe19.
Doctrine et traits psychologiques
Les opposants musulmans aux takfiristes considèrent souvent ces derniers comme les équivalents modernes des Kharijites20, un mouvement religieux qui, au viie siècle, lança la guerre contre le calife `Ali ibn Abi Talib. Ses membres furent mis en déroute mais réussirent finalement par le faire assassiner (en 661). Au départ les Kharidjites étaient des disciples d'Ali qui refusèrent que ce dernier accepte un traité de paix avec Muʿāwiya Ier qui eut lieu après la bataille de Ṣiffīn en arguant que « Alī est choisi par Dieu pour être calife et qu'il ne doit pas lui désobéir ». Ali reçut alors l'ordre de tuer les opposants à ce traité. C'est pour cette raison que les Kharidjites décidèrent d'entrer simultanément en guerre contre les deux mouvances chiites et sunnites, afin de détruire ceux qu'ils considéraient comme des apostats, se référant pour cela au verset coranique suivant :
« Si deux partis de croyants se combattent, rétablissez la paix entre eux. Si l'un se rebelle encore contre l'autre, luttez contre celui qui se rebelle jusqu'à ce qu'il s'incline devant l'ordre de Dieu. » Le Coran, Sourate « Les Appartements », XLIX [archive], 9, (ar) الحجرات [archive].
Le takfirisme est souvent perçu comme idéologiquement proche (ou même comme une émanation) du kharidjisme, à la différence majeure que le takfirisme use systématiquement de l'excommunication comme arme pour arriver à ses fins, là où le kharidjisme peut user du dialogue pacifique afin de tenter d'établir la paix entre les intervenants. En outre, les takfiristes peuvent venir d'horizons spirituels très divers et donc ne pas être issus directement de la doctrine kharidjite.