samedi 10 août 2019

SERAIT-IL UN SAINT, Abdelkrim ZBIDI N'EST PAS UN HOMME POLITIQUE CRÉDIBLE !

Article publié dans : Kapitalis
L’image contient peut-être : 3 personnes, personnes assises et costume
L'oiseau rare de Ghannouchi en bonne compagnie.
(Samir Dilou, Abdelkrim Zbidi, Rafik Bouchlaka)

Depuis que le calendrier des élections législatives et présidentielles a été chamboulé suite au décès du président de la République, les réseaux sont pris de fébrilité soudaine et portent aux nues un homme quasiment inconnu !
Les médias qui ne sont pas en reste, relayent cette fébrilité et les journalistes encensent l'heureux élu du cœur de bon nombre de tunisiens pour remplacer feu Béji Caïd Essebsi.

Le critère avancé et rabâché par tous les laudateurs de cet homme providentiel que certains comparent déjà à Mehdi al-mountadher (le guide attendu !), étant l’honnêteté que les tunisiens cherchent désespérément en leurs hommes politiques depuis le fumeux "printemps arabe" qui n'a fait que développer la corruption, l'opportunisme, le clientélisme et le népotisme; révélant  l'absence totale de patriotisme chez une majorité d'entre eux.

Comme exemple, une vidéo circule sur Facebook pour dire combien Abdelkrim Zbidi est un parfait honnête-homme, intègre; qui se distingue de tous les autres par son refus de profiter des avantages que lui confère sa fonction (appartement et villa de fonction, voiture de fonction et bons d'essence, salaire ...). Peut-être a-t-il toutes ces qualités, mais cela ne fait pas de lui pour autant, un vrai politique capable de sortir la Tunisie de l'ornière où elle se trouve.

Il faut rappeler qu'il a fait partie de tous les gouvernements de la troïka (de 2011 à 2014) et ceux d’après, que dominaient les Frères musulmans, sans jamais rien dire de leurs exactions. Il était déjà ministre de la Défense dans le gouvernement du Frère musulman Hammadi Jebali quand le leader de la gauche Chokri Belaid a été assassiné. La moindre des choses aurait été de démissionner. Rester dans le gouvernement, sans dire quoique ce soit, équivaut sinon à le cautionner, du moins à se laver les mains du crime commis ! Il n'a strictement pas fait avancer ce dossier que son mentor Béji Caïd Essebsi avait promis d'ouvrir; ni celui de la cellule secrète d'Ennahdha, alors qu'il était à un poste stratégique en tant que chargé de la défense du territoire et de sa sécurité.

Sous la Troïka, il a servi sous l'autorité du président par intérim Moncef Marzougui et a participé en raison de son poste, à la livraison à la Libye de l'ex premier ministre Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, dans des conditions plus que choquantes. Est-ce vraiment un comportement digne ? En réalité il est assez évident, qu'il accepte tout et se tait comme un simple exécutant. Ce n'est pas cela la dignité au sens politique.

Par ailleurs, il est plus qu'étonnant (pour ne pas dire préoccupant), de voir comment cet homme quasiment inconnu, qui n'a jamais rien dit de mémorable et qui ne dispose même pas d'un parti, se trouve propulsé du jour au lendemain au-devant de la scène, par des moyens puissants venus d'on ne sait où et financés par on ne sait qui.

Certains surfent sur l'émotion parce qu’il était un des derniers responsables du gouvernement à avoir été reçu par feu Béji Caïd Essebsi; et que ce dernier semble l'avoir désigné pour lui succéder selon ses plus audacieux thuriféraires, qui ont tiré hâtivement cette conclusion pour l'avoir vu ému de ce que lui disait son mentor quelques heures avant de mourir.

En réalité, il est l'homme de "ceux" qui, en Tunisie et ailleurs, veulent le maintien des Frères musulmans dans le jeu politique, et qui l'ont mis en avant en tant que "oiseau rare recherché par Ghannouchi" pour remplacer Youssef Chahed dont "ils" ne veulent plus.

Les Tunisiens dont le souci premier est d'éliminer du jeu politique ce virus islamiste, ne doivent pas tomber dans le piège grossier qui leur est tendu. Et ne pas céder au sentimentalisme primaire, pour choisir la personne qui veut dégager les islamistes; source de tous leurs malheurs, depuis le 14 janvier 2011 !

Indéniablement, Abdelkerim Zbidi poursuivra la politique de son mentor Béji Caïd Essebsi : il acceptera le consensus avec les ennemis de la République et n'ouvrira aucun des dossiers qui fâchent Ghannouchi ! C'est en cela qu'il est son oiseau rare !!
D'ailleurs, ces dossiers, M. Zbidi n'en a jamais pipé mot; et on peut parier qu'il n'en parlera jamais car il restera ce qu'il a toujours été, un serviteur zélé des islamistes.

Quand on pense que Béji Caïd Essebsi, pourtant politique très chevronné, n'a rien pu faire contre Ghannouchi ; qui peut croire que ce technocrate sans charisme, sans autorité et sans expérience politique réelle, pourra le faire et surtout voudra le faire, lui qui a déjà déclaré lors de sa candidature qu'il se plaçait à égale distance de TOUS les partis ? Ce qui rassure avant tout Ennahdha. D'ailleurs, que savent ses laudateurs de ses idées et de son projet pour la Tunisie ? Rien !

L'élire, c'est accepter qu'il soit la nouvelle marionnette de Ghannouchi, comme le furent avant lui Mustapha Ben Jaafar, Mohamed Moncef Marzougui, Béji Caïd Essebsi, Mehdi Jomaa et Youssef Chahed ! Combien d'expériences de ce genre faudra-t-il aux Tunisiens, pour enfin comprendre l'emprise des Frères musulmans sur le pays et leur machiavélisme ?

En conclusion, le choix des Tunisiens est maintenant simple, contrairement à ce que le foisonnement des candidatures (une centaine !) pourrait faire penser :

- Ils veulent la continuation du consensus avec les islamistes. 
Et là, ils ont l’embarras du choix au point qu'ils pourraient choisir directement les Frères musulmans au lieu de faire mine de choisir des progressistes dont la première action est de se coucher devant les islamistes.
- Ou bien, ils veulent changer radicalement.
Et ils choisiront Abir Moussi et son parti qui veut mettre un terme à cette comédie de "démocratie islamiste" que joue Ghannouchi parceque des forces étrangères veulent le maintenir au pouvoir coûte que coûte, sous la menace du terrorisme ou par le consensus, pour donner l'illusion d'une démocratie ... qui n'est en réalité qu'une démocratie au rabais ; puisqu'elle rend le pouvoir totalement impuissant, ce que malheureusement les résultats de huit années de gestion islamiste, démontrent amplement !


Quant à ceux qui rejettent Abir Moussi pour son "passé" d'RCD-istes et s'emballent pour Zbidi, faut-il leur rappeler que Abdelkrim Zbidi fut ministre de Ben Ali et de Ghannouchi ?

Rachid Barnat



10 commentaires:

  1. LES IDIOTS UTILES DES FRÈRES MUSULMANS ...

    Zbidi comme Chahed, d'avoir collaboré avec Ghannouchi, ne peuvent plus être fiables, quelles que soient leurs qualités et leurs compétences.

    Ce n'est pas par hasard que Ghannouchi voulait soutenir Chahed puis il lui a préféré Zbidi.

    Tout ce que demande Ghannouchi à son oiseaux rare, est de ne pas ouvrir les dossiers qui fâchent : assassinats, corruption, crimes en tous genres, terrorisme ...

    L'expérience de 8 ans d'islamisme nous montre que les "progressistes" qui ont collaboré avec les Frères musulmans, n'ont pas pu faire grand chose ni ouvrir les dossiers qui fâchent pour les traiter comme ils l'auraient voulu. YC n'a-t-il pas dit "déclarer la guerre à la corruption " ! Qu'en a-t-il fait : rien qui ait atteint les Frères musulmans !
    C'est ça la réalité.

    Comment voulez-vous qu'ils changent et refusent l'alliance avec Ghannouchi ou refusent le consensus qu'il a imposé à ses alliés "progressistes" !

    Zbidi tout comme Chahed recommenceront les erreurs de leurs prédécesseurs et c'est le statu quo pour eux .... et le recul et les difficultés pour la Tunisie garantis pour les tunisiens.

    RépondreSupprimer
  2. Si c'est pour perpétuer le système initié par Ghannouchi et confirmé par BCE en acceptant la politique du "tawafuk" (consensus) avec les ennemis de la République : NON, merci !

    On ne peut marier la carpe et le lapin ... ça ne donne rien. Et huit ans les tunisiens ont vu où cela les a menés.

    RépondreSupprimer
  3. PATHÉTIQUE ZBIDI !

    Cornaqué par Rania el Barrak et par un "inconnu", Chakib ... les deux soufflant les mots au candidat à la présidence Zbidi, qui semble téléguidé !

    https://www.businessnews.com.tn/rania-barrak-sexcuse-aupres-des-journalistes,520,90053,3

    RépondreSupprimer
  4. ZBIDI PRÉSENTANT SES VŒUX ...

    A le voir peiner à lire le prompteur pour dire des banalités à l'occasion de l'Aid el kébir, du retour des haj de la Mecque et de la fête de la femme ... on découvre un homme mièvre, parfait dans son rôle d'idiot pour Ennahdha !!

    Donc c'était ça l'oiseau rare que recherchait Ghannouchi ?
    Il faut dire qu'il l'a bien trouvé son idiot utile aux Frères musulmans !!!

    C'est pas Zbidi qui va les inquiéter : il n'ouvrira aucun dossier qui fâche Ghannouchi et lui obéira au doigt et à l'oeil !

    RépondreSupprimer
  5. CURIEUX CEUX QUI CRAIGNENT LE RETOUR DES RCD-istes !

    Ils ont la mémoire courte !!

    Ils vouent aux gémonies Abir Moussi, qui n'était au RCD qu'une année (2010 - 2011) et sans pouvoir réel mais plébiscitent Abdelkrim Zbidi dont ils semblent oublier qu'il fut ministre de Ben Ali !

    Aucune cohérence !!

    A moins que les RCD-istes collabos de Ghannouchi, leur soient devenus plus fréquentables !!

    RépondreSupprimer
  6. Voilà quelqu'un qui a fait partie de gouvernements de Ben Ali comme de Ghannouchi, tous deux jugés catastrophiques; que peut-on vraiment espérer de lui sur le plan politique, aussi bonnes soient-elles par ailleurs, ses qualités humaines personnelles et professionnelles ?
    Ayant pour mentor BCE, il est certain qu'il poursuivre la politique du consensus initiée par ce dernier ... avec les résultats que l'on sait : paralysie des institutions, blocage des réformes, islamisation de la société, dinar en berne et une économie moribonde ...

    RépondreSupprimer
  7. Jean-Pierre Ryf : La passion électorale en Tunisie.

    https://www.youtube.com/watch?v=odRUFWJIEbY&feature=share

    RépondreSupprimer
  8. L'ISLAMISME, CE VIRUS QUI A CORROMPU TOUTE LA CLASSE POLITIQUE TUNISIENNE !

    Ennahdha machiavélique, "approche" ses opposants, "démocrates", "progressistes", "centristes", "communistes" ... pour les corrompre par tous les moyens, pour mieux les tenir en laisse :
    - argent et autres biens matériels,
    - promesses de postes,
    - proposition de poste de ministre,
    - parrainage de candidature aux élections ...

    Et le plus étonnant, c'est que beaucoup de ses opposants tombent dans son piège !

    Car Ennahdha en bon stratège maléfique, les "tient" par le "service rendu" et les fait chanter par le "dossier" qu'elle a contre eux ... en révélant le cas échéant, le "service" rendu au récalcitrant, aux médias !!

    Un candidat * pour Carthage, membre de l'UGTT, concurrent du candidat communiste, raconte qu'Ennahdha l'a proposé pour être ministre et qu'il a démissionné au bout de 6 mois parcequ'il n'a pu ouvrir aucun des dossiers qui fâchent les Frères musulmans ... dont celui de Chokri Belaid, dit-il !
    Naïf le mec ? Ou stupide ??
    Comment pouvait-il croire un seul instant pouvoir "travailler" contre la volonté de son piston nahdhaoui ? !!

    Amateurisme ?
    Opportunisme ??

    Navrante classe politique !
    Elle a fini par croire que les Frères musulmans sont incontournables et indispensables à la vie politique tunisienne pour accepter que Ghannouchi soit le faiseur de roi !!

    * Abid El Briki - Président du parti "Haraket Tounes ila'l amam" ! dans l'émission "Le locataire de Carthage" sur Ettassia TV :
    https://www.youtube.com/watch?v=bN66PpWELGU&list=PLTGtCMX0-RuI8w2bwA70n5ZYL6ggYsVGi&index=3&t=0s

    RépondreSupprimer
  9. VOUS AVEZ DIT LA MEILLEURE CONSTITUTION AU MONDE !

    On se souvient de l'euphorie qui s'est saisie de la classe politique tunisienne pour reprendre en chœur avec des responsables politiques étrangers que la Tunisie s'est dotée de la meilleure constitution au monde, le 26 janvier 2014 !

    Une constitution islamiste qui a très vite montré ses failles et ses limites en paralysant l'exécutif !!

    La seule à avoir dénoncé cette constitution et la loi électorale qui va avec, est Abir Moussi; qui, faisant le bon diagnostic des difficultés que vit le pays, propose l’amendement de la loi électorale voire le changement de constitution pour changer le régime en proposant un régime présidentiel avec un pouvoir fort pour remettre la Tunisie sur le chemin du progrès !
    Elle était la seule à désigner l'ennemi de la République en pointant du doigt les Frères musulmans et leur cheikh Ghannouchi !!

    Et voilà que, campagne électorale oblige, ses concurrents de droite comme de gauche, reprennent ses thématiques, dont certains étaient pourtant dans les sphères du pouvoir mais qui n'avaient rien dit alors et n'avaient rien fait en ce sens !!

    Dont Abdelkrim Zbidi, Mohsen Marzouk, Abid El Briki, Liés Fakhfakh ... qui font le même constat et proposent des amendements et des changements !
    Certains même, admettent même qu'Ennahdha est un danger pour le pays mais cela ne les a pas empêchés de collaborer avec Ghannouchi !

    Ils pourraient au moins avoir la décence de rendre à César ce qui est à César et dire qu'Abir Moussi avait fait depuis longtemps le bon diagnostic et propose le bon remède !

    Peut-on les croire ?

    RépondreSupprimer
  10. ZBIDI CHEZ Myriam Belkadhi - Al Hiwar Tounsi :

    Un homme inconsistant pour devenir président des tunisiens !
    Parfait pour faire de la figuration !!

    Il tient sa popularité de son inaction : il ne veut se mêler de rien pour ne fâcher personne !
    Ce qui expliquerait sa longévité au pouvoir, pour avoir servi ZABA et son ennemi Ghannouchi !!

    Il dit tenir à la vérité et ne sait pas mentir ... mais depuis qu'il servait ZABA et Ghannouchi il n'a révélé aucune vérité !

    Il est ami de Lotfi Zitoun, de Hammadi Jebali ...

    Il veut réconcilier tous les tunisiens avec les islamistes !
    Il approuve le consensus initié par BCE ...

    En somme, un homme au profil d'oiseau rare pour Ghannouchi même s'il conteste être un oiseau parcequ'il ne sait pas chanter, dit-il !
    Parfait pour être sa nouvelle marionnette.

    Une chose est sûre, avec lui à Carthage, Ghannouchi peut être tranquille pour poursuivre le programme des Frères musulmans.

    Rien que de parler, semble une souffrance pour lui !
    On se demande alors comment demain saura-t-il prendre la parole pour défendre la Tunisie à l'étranger ?

    Pathétique personnage !!

    RépondreSupprimer