Tarik Ramadan, tête de pont des Frères musulmans en France. C'est pourquoi il demande la nationalité française ... pour pouvoir agir politiquement en toute légalité, pour combattre la laïcité en France, berceau de la laïcité.
R.B
Six
choses que l’on ignore au sujet de Tariq Ramadan
Tariq
Ramadan est de retour… Après une période de relative absence dans les médias
français, et après ses déboires aux Etats-Unis et aux Pays-Bas, il fait à
nouveau la pluie et le beau temps sur le petit écran, où on lui donne
généreusement la parole, en le laissant présenter de lui une image avantageuse
et trompeuse. Le présent article vise à donner quelques éléments d’information
et de réflexion pour ceux qui ne savent pas (encore) qui est vraiment Tariq
Ramadan.
1. Sa
famille
Il est
bien connu que Ramadan est le petit-fils du fondateur de l’organisation des
Frères musulmans, Hassan al-Banna. Mais on ignore généralement que la famille
Ramadan joue un rôle essentiel dans l’histoire du mouvement islamiste, depuis
trois générations. Al-Banna, le grand-père, a créé le mouvement des Frères
musulmans, qui est la matrice de l’islamisme contemporain, à laquelle se
rattachent à la fois le Hamas palestinien et aussi (de manière moins directe)
la nébuleuse Al-Qaida. Said Ramadan, le père, beaucoup moins connu, a joué un
rôle essentiel dans l’implantation des Frères musulmans en Europe. C’est lui
qui a créé l’Internationale islamiste, au cours de ses périples incessants
(Pakistan, Israël, Arabie saoudite, Allemagne, Suisse…). Tariq Ramadan est un
acteur important de la réislamisation des populations musulmanes et de
l’islamisation de l’Occident.
2. Sa
jeunesse
Né en
1962 à Genève, Tariq Ramadan a connu une enfance dorée en Suisse. Son
itinéraire est – comme pour de nombreux autres militants islamistes – celui
d’un born again muslim, c’est-à-dire d’un musulman revenu sur le tard à sa
religion. Contrairement à son père et à son grand-père, en effet, il n’a pas
été élevé dans le strict respect de la tradition et son cursus scolaire a été
presque totalement profane. Comme il le reconnaît lui-même dans un livre
d’entretiens, la religion ne tenait pas une place importante dans sa jeunesse.
Jusqu’à l’âge de 30 ans, il était un citoyen suisse de confession musulmane,
beaucoup plus intéressé par le football que par l’islam ou la politique… Il a
même envisagé un temps de devenir footballeur professionnel.
3. Sa
rencontre avec Hassan Tourabi
Une des
rencontres décisives, qui a décidé de son avenir, fut celle du leader islamiste
soudanais, Hassan Tourabi. Francophone, Tourabi accueille le jeune Ramadan,
auquel il promet un brillant avenir. Il aura une influence durable sur
celui-ci, notamment concernant l’idée de « l’islamisation par le
haut » (c’est-à-dire par le biais des élites) et aussi par son recours au
double langage. Quelques années plus tard, en 1991, le leader islamiste
soudanais accueillera un autre dirigeant islamiste, encore inconnu du grand
public : Oussama Ben Laden.
4. Ses
amis et réseaux d’influence
Tariq
Ramadan est passé maître dans l’art de se créer des réseaux d’influence (qu’il
appelle des « partenariats »). Parmi ces réseaux, figurent notamment
celui des chrétiens de gauche (dont plusieurs ont avoué leur erreur après avoir
compris qui était vraiment Ramadan, comme Christian Delorme), certains
altermondialistes et plusieurs islamologues ou journalistes, comme François
Burgat ou Alain Gresh, rédacteur en chef du Monde diplomatique, qui est resté
jusqu’à aujourd’hui un des plus fidèles soutiens de Ramadan dans les médias
français.
5. Son
mentor, le cheikh Qaradawi
Parmi les
théoriciens de l’islamisme qui ont le plus influencé Tariq Ramadan – outre son
père, Said Ramadan, et Hassan Tourabi – figure le cheikh Qaradawi. Animateur
d’une émission très suivie sur Al-Jazira, ce décisionnaire de l’islam proche
des Frères musulmans s’est exilé au Qatar, après avoir été expulsé d’Egypte. Il
a été interdit de séjour aux Etats-Unis (tout comme Ramadan) en raison de ses
liens avec la banque Al-Taqwa, affiliée à Al-Qaida. Il est surtout célèbre pour
avoir autorisé les attentats-suicides contre des civils israéliens, y compris
ceux commis par des femmes (précisant que la femme kamikaze « peut même
retirer son voile pour mener l’opération [suicide], car elle s’apprête à mourir
pour la cause d’Allah et non pas à exhiber sa beauté »… Ramadan ne s’est
jamais démarqué des positions extrémistes de Qaradawi, qui est en fait son
véritable mentor politique.
6.
Ramadan et les convertis
La femme
de Tariq Ramadan, Isabelle, est une convertie. Ce point pourrait sembler
anecdotique, mais il ne l’est pas du tout. Les convertis jouent en effet un
rôle essentiel dans la stratégie islamiste de conquête de l’Occident, comme je
l’ai montré dans mon dernier livre. Tariq Ramadan, comme son mentor Qaradawi et
comme d’autres dirigeants islamistes, consacre une grande partie de sa
propagande (da’wa) à destination des convertis potentiels, et plus généralement
du public occidental non musulman. Un fait récent en témoigne : pendant de
nombreuses années, Tariq Ramadan a publié ses livres chez des éditeurs
musulmans spécialisés (comme l’éditeur Taw’hid de Lyon), touchant
essentiellement un public musulman. Depuis quelques années, il publie des
ouvrages s’adressant à un public beaucoup plus large, chez un éditeur qui a
pignon sur rue à Paris, les Presses du Châtelet. Cela traduit sans aucun doute
un changement qui n’est pas purement commercial, mais stratégique.
L’analyse du parcours de Tariq Ramadan et de son discours montre
qu’il n’est pas un « réformiste » ou un réformateur de l’islam, mais
qu’il poursuit la stratégie de conquête entamée par Hassan Al-Banna et par Said
Ramadan, dont il est l’héritier et le continuateur. Le premier avait fondé, à travers
l’organisation des Frères musulmans, une « avant-garde » de l’islam
politique conquérant, aspirant à prendre le pouvoir en Egypte et dans les pays
musulmans. Le second avait déplacé le combat islamiste vers l’Europe,
anticipant avec beaucoup de lucidité l’importance grandissante des populations
musulmanes installées en Occident. Tariq Ramadan, quant à lui, poursuit le même
combat, en l’habillant d’un discours trompeur, et en prenant pour cible de sa
propagande tant les musulmans d’Occident que les non-musulmans, convertis
potentiels ou compagnons de route de l’islamisme militant.
Ils vont par la suite beaucoup œuvrer en France, pays qui compte l’une des plus importantes populations musulmanes en Europe. Plus fondamentaliste que Tariq, Hani est le premier à se faire connaître dans le pays, au cours des années 90, notamment dans la région lyonnaise à travers les réseaux de l’Union des jeunes musulmans (UJM). Tariq, plus charismatique, va finalement supplanter son aîné et s’affirmer comme le vrai leader, en parvenant à rassembler autour de lui des franges importantes de jeunes musulmans français issus de l’immigration. Depuis le milieu des années 2000, Tariq Ramadan et sa famille partagent leur vie entre le Royaume-Uni (le théologien ayant un poste à Oxford), la Suisse et le Qatar. Marié à une Franco-Suisse convertie à l’islam, le prédicateur est le père de quatre enfants, dont l’un est chirurgien au Royaume-Uni.
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Les Ramadan
Maryam Ramadan fille de Tariq Ramadan, vit au Qatar et dit que son père influe dans les débats sur l’islam dit de France !
Au début les Frères musulmans avaient pour soutien les Ibn Saoud jusqu'à ce qu'ils leur fassent la guerre pour se réfugier chez leur frère ennemi, l'émir du Qatar. Et s'ils ont pu bénéficier du soutien des pétromonarques c'est parcequ'ils partagent avec eux le wahhabisme !
Au début les Frères musulmans avaient pour soutien les Ibn Saoud jusqu'à ce qu'ils leur fassent la guerre pour se réfugier chez leur frère ennemi, l'émir du Qatar. Et s'ils ont pu bénéficier du soutien des pétromonarques c'est parcequ'ils partagent avec eux le wahhabisme !
L’histoire commence à la fin des années 20, en Egypte. L’instituteur Hassan el-Banna y crée la confrérie des Frères musulmans, un des supports de l’islam politique qui va infuser dans le monde arabo-musulman. Son secrétaire personnel, Saïd Ramadan, épouse sa fille aînée, Wafa. Au cours des années 50, le régime nassérien pourchasse la confrérie et, en 1958, Saïd Ramadan et sa famille s’installent en Suisse, sur les bords du lac Léman. C’est là que naît Tariq, en 1962, le cadet d’une fratrie de six enfants.
Dans ces années-là, Saïd Ramadan ouvre, avec l’appui des Saoudiens, le Centre islamique de Genève, premier point d’attache des Frères musulmans en Europe. Très investi dans la cause palestinienne, le gendre de Hassan el-Banna traîne aussi derrière lui une réputation sulfureuse, due à une vie privée mouvementée. Mort en 1995, il finit ses jours seul dans un petit studio à Genève. En pleine guerre froide, il a été proche, selon plusieurs enquêtes journalistiques, de services occidentaux de renseignement, notamment américains.
Dans la fratrie Ramadan, ce sont Tariq et Hani, né en 1959, d’abord professeurs de français dans des établissements scolaires genevois, qui ont repris le flambeau du père en diffusant à leur tour la pensée frériste en Europe occidentale. Leur frère aîné, Aymen, est quant à lui un neurochirurgien à la renommée internationale. «Les Ramadan, c’est une véritable entreprise familiale», estime le politologue Haoues Seniguer, spécialiste de l’islam. La famille est ainsi propriétaire du Centre islamique de Genève, où les frères Ramadan sont connus.
Ils vont par la suite beaucoup œuvrer en France, pays qui compte l’une des plus importantes populations musulmanes en Europe. Plus fondamentaliste que Tariq, Hani est le premier à se faire connaître dans le pays, au cours des années 90, notamment dans la région lyonnaise à travers les réseaux de l’Union des jeunes musulmans (UJM). Tariq, plus charismatique, va finalement supplanter son aîné et s’affirmer comme le vrai leader, en parvenant à rassembler autour de lui des franges importantes de jeunes musulmans français issus de l’immigration. Depuis le milieu des années 2000, Tariq Ramadan et sa famille partagent leur vie entre le Royaume-Uni (le théologien ayant un poste à Oxford), la Suisse et le Qatar. Marié à une Franco-Suisse convertie à l’islam, le prédicateur est le père de quatre enfants, dont l’un est chirurgien au Royaume-Uni.
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Tariq Ramadan aurait usurpé ses titres universitaires
Avant Oxford, Ramadan se présentait comme « professeur de philosophie et d'islamologie à l'université de Fribourg ». Alors qu'il n'était même pas assistant.
En novembre 2003, lors de l'émission 100 minutes pour convaincre, c'est le clash entre Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et Tariq Ramadan. Pour paraître plus modéré que son frère Hani, favorable à la charia, le prédicateur propose un « moratoire sur la lapidation », provoquant la consternation dans le public comme chez les téléspectateurs. Au début de l'émission, pour le présenter, Olivier Mazerolle déclare : « Vous enseignez l'islam à Genève et la philosophie à Fribourg. » Or, ce n'est pas le cas, il enseigne le français dans le collège de Saussure à Genève.
Malgré la controverse, Tariq Ramadan tient à son moratoire. Dans la page « Débats » du Monde, il publie le 31 mars 2005 un long texte intitulé « Pour un moratoire sur l'application de la charia dans le monde musulman », et signe : professeur de philosophie et d'islamologie à l'université de Fribourg (Suisse). Face à d'autres prédicateurs parfois peu cultivés, cette carte de visite lui permet de se faire passer, en particulier dans les banlieues françaises, pour un éminent universitaire. Or, à cette époque, il ne l'est pas. Le 26 février 2018, le député Xavier Ganioz, vice-président du Parti socialiste fribourgeois, a demandé à l'université de Fribourg de s'expliquer sur les conditions d'arrivée de l'islamologue dans l'institution.
Une heure de cours bénévolement
Reprenant des informations parues dans les médias, l'élu écrit dans son interpellation : « L'accusation de “faux professeur“ est lourde de sens. Elle impliquerait que notre université ait pu se faire berner sur le statut académique de Tariq Ramadan. Elle impliquerait aussi et surtout que les étudiant-e-s qui ont été élèves dudit islamologue aient été trompé-e-s ». Le rectorat de Fribourg a déjà répondu qu'effectivement Tariq Ramadan n'était ni professeur ni même assistant à l'université. Il se serait contenté de proposer bénévolement, une heure par semaine, un exposé sur l'islam. « L'université de Fribourg n'est pas responsable des titres académiques qui ont été attribués à M. Ramadan après son départ en 2004 », ajoute le rectorat.
En 2005, alors qu'il a quitté l'université, Tariq Ramadan continue pourtant dans Le Monde de se présenter comme professeur. « Fribourg n'est qu'une ville de 38 000 habitants. L'université est une véritable institution. Il est important de savoir pourquoi Ramadan a pu exercer son enseignement sans poste officiel de professorat ou d'assistanat. Le contenu de son enseignement était-il connu de la direction de notre université ? » s'interroge Xavier Ganioz. Un recrutement pour le moins contestable.
Charles Genequand, ancien doyen de la Faculté de lettres de Genève et spécialiste du monde arabe, avait refusé la thèse universitaire de Tariq Ramadan, consacrée à Hassan al-Banna, le fondateur des Frères musulmans égyptiens. Très remonté contre son ancien élève, Charles Genequand avait traité Tariq Ramadan dans la presse de « pseudo intellectuel », d'« opportuniste vaniteux ». « Ses idées ? poursuivait le professeur : une vision étriquée et assez rétrograde de l'islam. »
En France, le politologue et sociologue Gilles Kepel, spécialiste de l'islam et du monde arabe contemporain, n'était guère plus charitable : « Tariq Ramadan est un produit de consommation jetable (…) Ce n'est pas un universitaire, je ne le considère absolument pas comme un collègue », m'avait-il confié alors que j'écrivais La Vérité sur Tariq Ramadan. Sa famille, ses réseaux, sa stratégie (1).
Des réserves sur les cours de biologie
Le petit-fils d'Hassan al-Banna n'avait pas non plus que des amis parmi ses collègues de collège. En 1994, dans Les Musulmans dans la laïcité (2), Il écrivait que « les cours de biologie peuvent contenir des enseignements qui ne sont pas en accord avec les principes de l'islam. Il en est d'ailleurs de même des cours d'histoire et de philosophie ». Il ajoutait : « La gymnastique n'est pas "interdite en soi" aux jeunes musulmanes. Il faut, dans ce dernier cas, discuter des aménagements possibles qui permettraient que soient respectées les convictions des jeunes filles. »
Les professeurs de biologie du collège de Saussure à Genève s'étaient alors demandé dans Le Journal de Genève s'il était moralement possible, d'un point de vue déontologique, « d'enseigner dans une école tout en dénigrant l'enseignement d'une branche dispensée par une partie de ses collègues ».
(1) 2007, éditions Favre.
(2) 1994, Tawhid.
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Quand Tariq Ramadan dénonçait les relations
extraconjugales
Dans un enregistrement de 1999, le
prédicateur, qui a reconnu une relation hors mariage, s'en prend violemment aux
musulmans qui trompent leur femme.
"Les Grands Péchés" est l'une des cassettes les plus marquantes de Tariq Ramadan. Abandonnant sa voix suave, il y dénonce, apparemment très en colère,
le comportement qu'il juge inadmissible de certains musulmans. En l'occurrence
ceux de l'île de La Réunion. En 1999, le prédicateur revient dans ce
département français de l'océan Indien après deux ans d'absence.
« J'entends des choses gravissimes à La Réunion. Des frères se permettent
des choses interdites », dénonce-t-il, dans cette cassette enregistrée
lors d'une de ses conférences. Encore peu connu du public français, Tariq
Ramadan est à cette époque enseignant dans un collège à Genève.
Écroué depuis sa mise en examen le 2 février 2018 pour deux viols et actuellement détenu à Fresnes, Tariq Ramadan nie toujours les faits. Pendant
de longues semaines, il affirmait n'avoir jamais eu de relations sexuelles hors
de son mariage, célébré en 1986 à l'âge de 24 ans.

L’adultère est puni de lapidation jusqu'à mort s'en suive,
dixit la chariaa, chère au Frère musulman T. Ramadan !

L’adultère est puni de lapidation jusqu'à mort s'en suive,
dixit la chariaa, chère au Frère musulman T. Ramadan !
Mais
mardi dernier, devant les juges d'instruction, le prédicateur suisse a reconnu avoir eu des relations sexuelles consenties avec une de ses accusatrices,
Mounia R.. Cette ancienne escort-girl, citée dans l'affaire du Carlton de Lille,
accuse Tariq Ramadan de l'avoir violée à plusieurs reprises entre
février 2013 et juin 2014. En reconnaissant cette relation adultère,
éloignée des enseignements qui ont fait sa célébrité, Tariq Ramadan a terni un
peu plus son image auprès de ses soutiens.
« Il faut demander
pardon à Dieu »
Dans la cassette des « grands péchés », le prédicateur se montre
particulièrement impitoyable avec les musulmans qui commettraient l'adultère.
« Protège ton corps ! C'est une énormité de vivre quelque chose en
dehors du cadre du mariage. De vivre des choses qui ne sont pas
islamiques. »
À plusieurs reprises, Tariq Ramadan revient sur les
relations extraconjugales. « Des maris font des choses totalement
illicites. Ils vont voir d'autres femmes ! (…) Il faut arrêter tout de
suite de tromper sa femme. Il faut demander pardon à Dieu et reprendre une vie
de famille saine. »
Par « grands péchés », il faut comprendre « les péchés les
plus profonds, les péchés que tu es le seul à connaître ». Tariq Ramadan
considère que regarder la femme d'un autre est déjà l'un de ces grands péchés.
Surtout si cette femme est en maillot de bain ! « Les piscines ne
sont pas islamiques. Qu'est-ce que tu regardes à la piscine ? Ton regard
est posé sur des choses que tu ne dois pas voir ! »
Pour le
prédicateur, les musulmans réunionnais sont également coupables de ne pas
élever correctement leurs enfants. « Avant le mariage, des jeunes de 15,
16, 17 ans font n'importe quoi. On laisse sortir les garçons et ils
font des choses qui ne sont pas islamiques », s'indigne-t-il, de manière
répétitive.
« Le faux
témoignage amène à l'enfer »
Dans cette cassette, Tariq Ramadan traque tous les vices qui éloignent de
Dieu, comme celui d'emprunter de l'argent, car les intérêts sont interdits dans
l'Islam. « Il faut trouver une autre façon de gérer ton argent, pour
éviter l'usure et les intérêts. Si tu es négligeant avec ton argent, tu n'es
pas exigeant avec ton cœur », lâche-t-il.
Peut-être peut-on se demander
comment, sans avoir recours à l'emprunt, Tariq Ramadan a réussi à acquérir
plusieurs biens immobiliers, notamment à Londres, à Paris et
en région parisienne. Quant au faux témoignage, « c'est une chose qui
amène en enfer », prévient-il.
Dans "Les Grands Péchés", Tariq Ramadan n'explique pas comment un
musulman coupable d'adultère doit se repentir pour échapper aux flammes de
l'enfer. En 2003, face à Nicolas
Sarkozy, il s'était prononcé pour un moratoire sur la lapidation.
En
revanche, son frère Hani Ramadan, directeur du Centre islamique de Genève,
prône toujours la mort à coups de pierres pour les musulmans coupables de
relations extraconjugales.