dimanche 13 août 2017

GHANNOUCHI, L’HOMME A LA CRAVATE BLEUE

.... il veut faire croire que l’habit fait le moine !
S'il a trompé les Occidentaux avec son prétendu islamisme modéré, il tente d'en faire autant avec les Tunisiens en se déguisant en occidental arborant costume et cravate !


Article paru dans : Kapitalis

 "On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, 
mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps."
Abraham Lincoln

Il aura suffit d'une cravate bleue pour que le Cheikh Ghannouchi 
devienne Le Professeur Ghannouchi !


Ou l'opportunisme des petits parvenus, quand certains vendraient leur âme au diable pour exister ; du moins le croient-ils ! S'ils savaient le mépris dans lequel les tient celui qu'ils courtisent. Le patron de Nessma-TV, après avoir retourné sa veste mainte fois, le voilà qui se prend pour faiseur de président ... et de calife !

Un Calife qui n'hésite pas à se déguiser en occidental portant cravate et costume pour donner l'illusion de l'homme moderne, lui qui n'a cessé de critiquer l'Occident et sa modernité; et qui ose pousser la supercherie jusqu'à se revendiquer " musulman-démocrate ", comme d'autres sont " chrétiens-démocrates " ;  lui qui reniait, il n'y a pas si longtemps, son appartenance à l'organisation internationale des Frères musulmans dont Erdogan donne un aperçu de leur islamisme " modéré " ...

Démocratie, concept occidental, longtemps rejeté par la confrérie, mais vite récupéré par Erdogan qui y trouve un moyen d'accession au pouvoir ; mais à usage unique, aime-t-il répéter : car une fois au pouvoir, les Frères s'assoient sur la démocratie. 

A l’approche des élections, Ghannouchi change non seulement de look mais aussi de langage ; puisqu’après avoir vilipendé la femme tunisienne, source de tous les maux de la société, voilà qu’il se dit pour son émancipation et prêt à défendre ses acquis octroyés par Bourguiba ! Alors que « hrayers tounes » (les tunisiennes libres) s’inquiètent pour ces acquis et Emna Menif dénonce une révolution confisquée par les Frères musulmans, obligeant les tunisiennes à lutter pour préserver leurs acquis ! A juste titre d'ailleurs, comme le rappelait Simone de Beauvoir : « N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. »

Même Lotfi Zitoun, la tête pensante de Ghannouchi, se la joue démocrate pour réclamer la Cour Constitutionnelle .... dont les Frères musulmans n'ont que faire parcequ'ils ont leur " majliss echoura " et leur " chambre des fatouas ", ces tribunaux religieux que Bourguiba avait supprimés et qu'ils veulent restaurer, en restaurant la chariaa, en lieu et place du code civil de Bourguiba !
Il pousse l'hypocrisie jusqu'à vouloir imposer le respect de la loi de façon objective, en séparant le législatif et le religieux; alors que tout le programme des Frères musulmans repose sur " la chariaa", leur raison d'être ! !
Et voilà qu'il se veut plus tunisien que les tunisiens, attaché à notre culture; lui et ses Frères qui n'ont cessé de critiquer la tunisianité, cette identité tunisienne produit de l'histoire trois fois millénaire de la Tunisie, et qui veulent les convertir au wahhabisme et à son model sociétal d'Arabie sous prétexte de leur faire recouvrer leur identité " arabo-musulmane " perdue ... pour nous rappeler nos traditions et notre histoire à laquelle il se découvre " attaché ", pour s'épancher avec nostalgie sur son passé tunisois !!
Curieux aussi l'éloge qu'il fait de la musique, des chanteurs et autres artistes tunisiens, que ses acolytes pourchassaient et violentaient quand la troïka était au pouvoir, dominée par Ennahdha; puisque toutes expressions artistiques est interdites dans le wahhabisme !
Les tunisiens tomberont-ils dans le piège de ce Frère musulman ?
  
Or nous savons que Ghannouchi a pour modèle Erdogan, qui ne trompe déjà plus l'Occident et encore moins les européens qu'il a pu berner par son islamisme "modéré"; dont ils découvrent la réalité depuis le prétendu putsch raté, qui n'était qu'une occasion pour lui pour passer à la vitesse supérieure dans l'application du programme des Frères musulmans : renvoyer les femmes à la maison, pour les cantonner dans leur rôle de reproductrice et celui de servir leur mari; rejeter la laïcité; instaurer la "chariâa" et rétablir la peine de mort pour éliminer physiquement tout opposant !

Curieux ceux qui bêtement (ou par calcul !) continuent à distinguer entre les islamismes, pour en trouver même le "modéré ". Alors que la doctrine qui les fonde tous est la même : le wahhabisme, dont s'est servi même Khomeiny le chiite, pour mener sa révolution islamiste et accéder au pouvoir en Iran pour y instaurer une dictature qui dure toujours !

Ghannouchi ne peut plus duper grand monde avec son double langage, son travestissement occidental et encore moins par son "islam modéré compatible avec la démocratie".
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L'AUTRE FACE DE L'HOMME A LA CRAVATE BLEUE !
Le Frère musulman Ghannouchi :
renie son appartenance à l'Organisation des "Frères",
assure qu'Ennahdha est un parti civil modéré,
assure n'avoir aucun rapport avec le terrorisme ni avec les partis terroristes tels que celui des Frères musulmans Même une relation avec le terrorisme et les partis terroristes tels que celui des Frères musulmans et celui de Hizb Tahrir !

Chassez le naturel, il revient au galop : 
- Cet homme dont la culture n'est faite que de violence, a osé menacé les tunisiens s'ils refusaient le pouvoir aux Frères musulmans. Il a eu le culot même de menacer Youssef Chahed, l'actuel premier ministre, très populaire auprès des tunisiens depuis qu'il a déclaré la guerre à la corruption; pour le dissuader de se présenter aux élections présidentielles !
- La levée de boucliers de ses Frères musulmans, à propos des propositions de Béji Caïd Essebsi d'en finir avec 2 règles injustes et injustifiées envers les femmes, mettant ainsi au pied du mur son encombrant allié Ghannouchi; trahit les ex-Frères musulmans, rebaptisés "Musulmans-Démocrates" par ce dernier : leur haine de la femme reste intacte ! 

Curieusement Ghannouchi ne s'explique toujours pas sur les crimes commis par ces fidèles en Tunisie et encore moins sur ses financements étrangers. Il pense avoir à faire à des oublieux et à des aveugles !

Les tunisiens apprécieront et les occidentaux, aussi !

Rachid Barnat

PS : Après avoir persécuté juifs et homosexuels, Ghannouchi pousse son populisme jusqu'à les courtiser en perspective des élections municipales, prenant au mot Youssef Seddik qui le défiait de présenter un homosexuel aux élections municipales ... pour "confirmer" l'image d'ouverture qu'il veut donner à ceux qui commencent à douter de son islamisme "modéré"; particulièrement les occidentaux, parmi ses soutiens.
Pourtant les prêches appelant au meurtre des juifs, des homosexuels et de tous les mécréants, de Noureddine El Khademi membre du bureau politique d'Ennahdha et ex-ministre du culte dans la troïka au pouvoir .... résonnent encore dans les oreilles des tunisiens qui fréquentaient la mosquée El Fath à Tunis !
Et dire qu'il y a des tunisiens qui tombent dans le panneau des Frères musulmans pour louer leur "ouverture" ! 
Décidément le vieux est bon stratège en populisme, entouré d'une bonne équipe de communicants !!


vendredi 11 août 2017

Qu'est-ce que la laïcité ?

Aucune description de photo disponible.
La laïcité n’est pas une opinion, c’est la liberté d’en avoir une.
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Philosophe.

La laïcité c'est un cadre juridique et politique permettant à des êtres différents du point de vue des options spirituelles ou des convictions personnelles de vivre ensemble.

Les individus se distinguent selon trois types d'options spirituelles: 
- Les uns croyant à une puissance supérieure,
- D'autres sont athées et nient l’existence de Dieu
- Et finalement ceux qui ne prennent ni de position religieuse ou antireligieuse et suspendent leur jugement. On les appelle agnostiques.

La laïcité propose à ces personnes de vivre ensemble sur la base de trois principes :
- La liberté de conscience qui reconnaît à chacun le droit de croire ou non.
L'égalité de droits, qui veut dire qu'il n'y a pas de raison de donner plus aux uns qu'aux autres, excluant d'accorder tout privilège public, soit à la religion, soit à l'athéisme.
- L'universalisme. La puissance publique devant nous unir, ne peut le faire que si elle promeut ce qui est commun à tous. 

mercredi 9 août 2017

LA QUESTION DU VOTE

Article paru dans : Kapitalis


En Tunisie et en vue des élections qui se profilent, municipales, législatives et présidentielles, la question du vote ou de l’abstention va devenir cruciale. Il se lève, en effet, sur le pays et on s’en rend compte sur les réseaux sociaux, un vent de fronde contre les politiques, une désillusion de plus en plus grande face à leur incompétence et à leur absence totale de conviction.

Si certains comme l'actrice Leila Toubel en appellent au devoir citoyen de voter :
« Je me suis réappropriée ma citoyenneté et je ne vais pas l’abandonner de sitôt. J’irai voter parce que ma voix ne peut pas s’éclipser, n’a pas le droit de se taire, de se résigner devant une montagne de laideur, n’a pas le droit de se laisser emporter par toutes les tempêtes abjectes. J’irai voter comme une personne atteinte d’un cancer et qui, malgré le stade très avancée de la maladie, ira faire une séance de chimiothérapie qui peut être la dernière, mais elle y croit quand même. »

D'autres n’hésitent plus à appeler à ne plus voter. Ainsi, Olfa Youssef a appelé à ne pas voter et certains lui ont répondu sur les réseaux sociaux comme le montre ce petit texte paru sur Facebook :
« Mme Olfa Youssef, voter est un devoir ! Vous étiez toujours une combattante redoutable contre l’absurde et le médiocre. Vous avez à maintes reprises pris la bonne décision au bon endroit. Hélas, votre dernière décision n’est point conforme à votre statut d’intellectuelle suivie et écoutée par plusieurs milliers de personnes. Indirectement, vous appelez à sécher les isoloirs et à boycotter les urnes. Indirectement, vous voulez consacrer la victoire des extrémistes par manque de vote progressiste. Madame, si aucune personne ne vous plait et si vous estimez qu’aucun homme ou femme politique ne peut véhiculer vos idées, présentez-vous et développez un programme de gouvernance et présentez-le au public.
Voter est un devoir plus qu’un droit. La Tunisie ne peut se permettre l’abandon de ses enfants censés représenter la locomotive du progrès. Chaque voix compte pour lutter contre l’intégrisme et le sous-développement.
La déception n’est pas de bon conseil et je suis sûre que vous allez vous mettre en ordre de bataille pour faire front contre la médiocrité ! Sinon quel dommage ! HBS »

La position qu’a soutenue Olfa Youssef était prévisible. C’est un risque que beaucoup avait mis en évidence lorsqu’après son élection Béji Caïd Essebsi, soutenu par Nidaa Tounes, s’est rapproché des islamistes et, au terme de ce qui a été appelé le « consensus », a gouverné avec eux.

Dans un article un article paru le 17.1.2016, je soulignais que cette alliance de Nidaa avec les Frères musulmans allait avoir des effets dévastateurs car par cette trahison du vote clair, elle allait décourager les électeurs qui avaient vraiment cru, en votant pour Béji Caïd Essebsi, se débarrasser des islamistes.
Par ailleurs, cette alliance allait avoir pour résultat une absence de réelle politique faute d’une ligne claire et en raison des compromis boiteux que le pouvoir est contraint de faire sans arrêt.
Il était clair aussi que cette union des deux forces, allait créer une sorte de dictature soft en supprimant de fait toute possibilité d’alternance qui est le seul critère d’une véritable démocratie.

Les explications fournies à l’époque par Nidaa, à savoir le refus de certains partis progressistes de s’unir à lui, n’étaient pas convaincantes car si, en effet, on peut regretter amèrement l’irresponsabilité de certains partis, cela ne justifiait en rien une alliance contre nature entre des politiques totalement opposées sur le plan sociétal. Nidaa devait dans ce cas renoncer et appeler à de nouvelles élections pour clarifier la situation.

Quoiqu’il en soit, de très nombreux tunisiens qui avaient fait confiance à Nidaa ne revoteront pas pour ce parti. Cela leur sera moralement et politiquement impossible, sans parler du triste spectacle qu’a donné ce parti avec ses divisions et ses querelles de bas étage. 
Alors ! Devra-t-on dans ces conditions, comme le suggère Olfa Youssef ne pas voter ?

Il est trop tôt en tout état de cause pour prendre une décision car l’offre politique n’est pas encore connue et on doit continuer à espérer la naissance d’une offre nouvelle qui soit réellement une offre politique correspondant aux souhaits de la majorité des tunisiens.
Je ne crois pas me tromper en disant que cette offre qui doit regarder l’avenir et pas le présent uniquement, doit tourner autour de ces principes qui ont été souvent rappelés, mais hélas en vain :
- Prohibition d’une quelconque alliance avec les islamistes, avec comme but institutionnel l’interdiction des partis fondés sur la religion et l'instauration de la laïcité .
- Ancrage dans une économie libérale avec un volet clairement social, notamment par la mise en priorité de l’éducation nationale et le développement des régions longtemps abandonnées.
- Accent mis sur la lutte contre la corruption et le développement de l’état de droit, seule politique capable de faire venir (ce qui est souhaitable) des investisseurs.
- Développement d’un tourisme de qualité avec une diminution progressive dans certains lieux du tourisme de masse.
- Objectif de réformer, à terme, la Constitution pour modifier le système électoral lequel doit permettre l’émergence d’une majorité stable.

Pour l’instant, aucun parti ne propose clairement ces buts essentiels ; et si le parti de Mohsen Marzouk n’est pas loin dans ses objectifs de ces buts, on ne peut que se rappeler que son dirigeant a été très proche du Qatar et que dès lors son discours n’est pas crédible.

Si, lorsque les échéances arriveront, il n’existe aucune offre convenable, que pourra-t-on faire ? Voter pour les moins pires ?
C’est une option, mais qui ne ferait que maintenir la classe politique actuelle dans son indécision, son absence de véritable projet et ses petites combinaisons. 

Quand on soutient de manière abstraite que voter est un devoir, on joue le jeu des politiciens qui, quoiqu’ils fassent, pensent que les électeurs voteront quand même pour eux, pour éviter le pire. Eh bien, c’est cette certitude qu’il faut combattre et en l’occurrence, beaucoup de tunisiens, quel que soit l’offre politique et quelque soient les risques, ne revoteront pas pour Nidaa, car le faire, ce serait avaliser sa trahison.

S’abstenir ? C’est évidemment ouvrir la porte aux islamistes qui, eux, sont organisés et disciplinés. C’est très dur à envisager, mais ne serait-ce pas aussi le moyen de créer dans le pays un électrochoc ?

Les partis actuels étant discrédités, certains suggèrent, notamment aux municipales, de constituer des listes citoyennes. L'idée est séduisante et pourrait, en effet, constituer une excellente solution mais elle est tardive et nécessite que des leaders décidés, compétents et actifs s'en occupent entourés d'équipes motivées. 
Je ne crois pas, hélas, à la faisabilité dans un délai prochain.

Il faut réfléchir à toutes ces options et attendre la réelle offre politique. Il sera temps, alors, de refaire le point.

Rachid Barnat










En Tunisie : est-ce la fin du rêve de démocratie ?


Les dernières élections ? Qui sait ?
J'ai arrêté d'intervenir dans les affaires politiques tunisiennes, depuis un certain temps. Je n'avais plus rien à dire. Se taire dignement, c'était plus honnête, plus respectueux à l'égard de mes compatriotes. 
Mais quand il s'agit du devenir de notre espace public, de nos communes, de notre existence au quotidien, de nos libertés fondamentales, chacun doit prendre ses responsabilités comme s'il s'agissait d’un dernier combat, du dernier carré des libertés, des dernières élections.

La région, le quartier, le village sont le dernier refuge à visage humain dans un monde globalisé où le pouvoir central n'a plus de souveraineté, plus de politique économique et sociale souveraine. Jacques Attali, il y quelques semaines, expliquait comment le pouvoir du Président en France a perdu de sa superbe régalienne et la gouvernance de la France au profit des banquiers et de la finance internationale. Alors que dire des prérogatives du pouvoir central dans notre Tunisie.

Ne pas aller voter c'est offrir la victoire à l'homme à la cravate bleue. Une victoire qui lui permettra une légitimité internationale et encouragerait ses alliés géopolitiques à lui fournir l'arme fatale pour asseoir son Califat : le pouvoir de disposer des crédits pour payer les salaires des fonctionnaires. C'est le seul pouvoir réel et le seul enjeu dans les années à venir en Tunisie, faute d'autres perspectives crédibles. Les pères et mères de famille n’auront d’autres choix que d’accepter l’autorité de cet homme "providentiel" à guichet ouvert les fins du mois.

Les régions c'est une affaire de la société civile, la base de L'UGTT, l'UTICA, les pêcheurs, les fellahs, les artisans ... dans les régions, qui jouent déjà le rôle de pompiers au moment des crises sociales, doivent participer aux élections, en mobilisant le reste des composantes de la société civile. Il ne s'agit plus de faire de la politique dans une Tunisie sans projet national, ni la souveraineté d’un idéal, mais, il s’agit d'organiser la solidarité, alléger les souffrances du quotidien des petites gens et donner un peu d’espoir aux jeunes des régions démunies. Lutter contre la corruption de "proximité", visible, dans un pays en faillite que guette le retour de la dictature et la perte de son indépendance. 

Il n'y a pas de choix entre la pègre et la mort.

Deux solutions, il n’y aura pas d’autres : 
- Soit se mobiliser dans les régions pour participer et voter, 
- Soit retourner au Bardo pour assiéger l'ARP jusqu'à faire tomber les régime de l'alliance mafieuse Ennahdha-Nidaa et imposer par la loi une guerre totale contre la corruption. 

S'abstenir pour se remettre à la Providence, c'est du suicide; et c'est toujours de la Providence.
Ghannouchi, le "pieux" islamiste, ne croit qu'à la terre brûlée, qu'à la force de l’argent et qu'à la force tout court !

lundi 7 août 2017

L'habit ne fait pas le moine ...

Le patron de Nessma-TV, après avoir retourné sa veste mainte fois, le voilà qui se prend pour faiseur de président ... et de calife !

Un Calife qui n'hésite pas à se déguiser en occidental portant cravate et costume pour donner l'illusion de l'homme moderne, lui qui n'a cessé de critiquer l'Occident et sa modernité ; qui renie son appartenance à l'organisation internationale des Frères musulmans; et qui ose pousser la supercherie jusqu'à se revendiquer "démocrate-musulman", comme d'autres sont " démocrates-chrétiens " !
Démocratie, concept occidental, longtemps rejeté par la confrérie, mais vite récupéré par Erdogan qui y trouve un moyen d'accession au pouvoir; mais à usage unique aime-t-il à répéter : car une fois au pouvoir, les Frères s'assoient sur la démocratie. 

Oubliant que son modèle Erdogan, ne trompe déjà plus l'Occident et encore moins les européens qu'il a pu berner par son islamisme "modéré" dont ils découvrent la réalité depuis le prétendu putsch raté, qui n'était qu'une occasion pour lui pour passer à la vitesse supérieure dans l'application du programme des Frères musulmans : rejeter la laïcité, instaurer la "chariâa" et rétablir la peine de mort pour éliminer physiquement tout opposant !
Curieux ceux qui bêtement (ou par calcul !) continuent à distinguer entre les islamismes, pour en trouver même le "modéré ". Alors que la doctrine qui les fonde tous est la même : le wahhabisme, dont s'est servi même Khomeiny le chiite, pour mener sa révolution islamiste et accéder au pouvoir en Iran !

Ghannouchi ne peut plus duper grand monde par son double langage, son travestissement occidental et encore moins par son "islam modéré compatible avec la démocratie".

Chassez le naturel, il revient au galop : cet homme dont la culture n'est faite que de violence, a osé menacé les tunisiens s'ils refusaient le pouvoir aux Frères musulmans.
Il a eu le culot de menacer Youssef Chahed, l'actuel premier ministre, très populaire auprès des tunisiens depuis qu'il déclaré la guerre à la corruption, pour le dissuader de se présenter aux élections présidentielles !

Les tunisiens apprécieront et ceux d'Occident, aussi !

R.B
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Nabil Karoui, spin doctor de Rached Ghannouchi
Il fut un temps où le communiquant faisait partie de la galaxie de Béji Caïd Essebsi (BCE). Il s’est imposé auprès de l’homme d’Etat charismatique comme le monsieur Com’ par excellence et ce depuis 2011. Déjà, à l’époque où BCE était à la Kasbah, il lui a mis à sa disposition Moez Sinaoui, ancien directeur de la communication de Nessma devenu conseiller porte-parole du chef du gouvernement. Et après avoir quitté la primature, « la chaîne de la famille » est devenue un relais médiatique pour celui qui était alors chef de l’opposition et qui accédera, après la présidentielle de 2014, à la magistrature suprême. Aujourd’hui, les temps ont changé et le tonitruant Nabil Karoui a changé de cheval de course.

Nabil Ghannouchi et Rached Karoui : « Rassin fi chéchia »

Certes, il a mis dans sa poche Hafedh Caïd Essebsi, le fils du président de la république, et l’a aidé à faire main basse sur le parti Nidaa Tounes, dont il se targue d’être le co-fondateur, mais aujourd’hui les rapports ne sont plus comme avant entre les deux hommes.
Egalement, Béji Caïd Essebsi n’est pas docile au goût de Karoui, surtout depuis l’avènement de Youssef Chahed à la tête du gouvernement, poste que ce même Karoui briguait le plus sérieusement du monde, et l’offensive du locataire du palais de la Kasbah contre la corruption, qui a vu la chute du copain de Nabil Karoui, le sulfureux Chafik Jarraya, poursuivi par le tribunal militaire pour trahison, atteinte à la sûreté publique et intelligence avec une armée étrangère (excusez du peu !).
Ces deux derniers sont devenus inséparables, « rassin fi chéchia » (deux têtes dans un même bonnet), comme le dit si bien l’adage bien de chez nous.

Il convient aussi de rappeler, dans ce contexte, l’enquête publiée par l’Ong I Watch en juillet 2016 accusant le groupe Karoui & Karoui d’évasion fiscale via une nébuleuse de sociétés dans plusieurs pays, ce qui a donné lieu à l’ouverture d’une enquête par le parquet.
Tous ces éléments font que le vent a tourné. Le communicant se sent vulnérable et se cherche une protection donc la nouvelle stratégie c’est devenir le spin doctor, l’architecte de la communication politique de Rached Ghannouchi et d’en faire le prochain président en 2019.
Le numéro médiatique de la soirée du mardi 1er août 2017 sur Nessma, avec l’entretien du président du parti islamiste Ennahdha, en est la parfaite illustration. Se rendre indispensable aux islamistes et porter leur chef à la présidence est en soit le meilleur moyen pour se protéger et pour qu’ils lui deviennent redevables. Dans l’espoir que les dossiers ouverts par la justice sur ses activités financières pas très orthodoxes soient… enterrés, comme ont été enterrés ceux relatifs aux prévarications de Rafik Abdessalem Bouchlaka, ancien ministre des Affaires étrangères et, accessoirement, gendre de Ghannouchi, qui a dilapidé d’importants fonds publics. Et jusque-là impunément.
Le coup du « frère musulman cravaté »

Le numéro médiatique auquel nous avons assisté mardi dernier était sacrément «karouiste», jusqu’aux moindres détails. La cravate, c’était lui car l’image et son effet sont primordiaux pour les communicants. Surtout quand l’objet marketing qu’on présentait ce soir-là était le chef des islamistes en personne. Donc lui faire porter une cravate, c’est tout un symbole car chez les Frères musulmans, la cravate n’est pas un simple bout de tissu, c’est un symbole d’acculturation et d’aliénation à l’Occident.
Pour se la jouer moderne et réussir son numéro de bluff consistant à faire croire qu’Ennahdha a évolué, Ghannouchi s’est prêté volontiers au jeu préparé à l’avance. Mais comme ils aiment bien prendre les téléspectateurs pour des imbéciles, ils lui ont posé la question sur le choix du port de la cravate comme s’ils ne savaient rien. Peut-être que la cravate provient d’un dressing de Nessma ou de la garde-robe de Nabil Karoui lui-même ?
Et le numéro de bluff continua, Ghannouchi nous demanda de ne plus parler d’islam politique, mais de parler de musulmans démocrates par référence aux chrétiens démocrates, comme si la comparaison pouvait, historiquement et idéologiquement tenir. Ce leurre ne trompera que ceux qui voudront bien se faire tromper. Et ils sont malheureusement foison les opportunistes toujours prêts à manger dans tous les râteliers : de Ben Ali à Ghannouchi, il n’y a finalement qu’un pas, et beaucoup l’ont déjà fait.
N’est pas Jacques Pilhan qui veut

Le chef d’Ennahdha a, en tout cas, bien appris et bien récité sa leçon de Com’ dictée par Karoui. Ce dernier croit qu’il est le fabricant des présidents tunisiens. Il croit qu’il est devenu le Jacques Pilhan tunisien, celui qui était surnommé en France le sorcier de l’Elysée et qui fut le gourou médiatique de Mitterrand puis de Chirac.
Avec Gérard Collé, Pilhan a fait gagner Mitterrand en 1981. Le candidat socialiste avait une image qui lui collait à la peau, celle d’un homme ambigu, looser, ringard, bref d’un homme du passé, sauf que les deux communicants ont décelé en lui un produit mal exploité. Ils ont travaillé dans la plus grande discrétion et ont produit le document fondateur de la stratégie de François Mitterrand intitulé « Roosevelt contre Louis XV ou l’homme qui peut contre l’homme qui plaîtt ». Ce document confidentiel jetant la base de la communication politique moderne a été rendu public en 2016. Et ainsi doté d’une équipe de Com’ professionnelle et d’une stratégie implacable, « Tonton » a battu Giscard d’Estaing. Le même tandem a œuvré pour lui en 1988 et l’a fait réélire. En 1993, Pilhan s’est mis à rencontrer Chirac secrètement et l’a fait gagner en 1995 en établissant la stratégie pour inverser la tendance qui était au début en faveur d’Edouard Balladur.
Pilhan a formé Claude Chirac avant d’être emporté par un cancer en 1998. Après sa disparition, c’est la fille du président qui s’occupera de la communication de son père jusqu’en 2007 en appliquant les recettes apprises auprès de Pilhan.
Ceci est important et indispensable pour comprendre les enjeux de la communication politique. Nabil Karoui se rêve en Pilhan tunisien. Sauf qu’il y a un hic, lui et Rached Ghannouchi ont commis une grave erreur et se sont plantés. En disant que Youssef Chahed ne doit pas se présenter en 2019, Ghannouchi croyait choisir lui-même ses adversaires et se libérer la voie pour Carthage mais c’était une faute monumentale et une stratégie contre-productive car ceci n’a fait qu’augmenter la popularité de Chahed et accru les soupçons dans lesquels les Tunisiens tiennent le chef du parti islamiste, qui plus est coaché aujourd’hui par un orfèvre des volte-face, des mensonges et des retournements de veste.
De toutes les façons, la partie est loin d’être terminée, Nabil Karoui peut tout entreprendre pour faire gagner Ghannouchi en 2019 et espérer qu’une fois ce dernier élu, il sera lui-même protégé et gagnera en puissance.
En mettant au pouvoir un président bleu et sans la moindre connaissance de l’Etat, il pourrait croire qu’il lui sera docile contrairement à Béji Caïd Essebsi, homme d’Etat sachant faire la part des choses.
Il peut jouer au gourou du gourou. Bilou Karoui peut devenir Cheikh Nabil mais les dés sont loin d’être jetés et la Tunisie n’acceptera pas de subir un destin « erdoganien », elle résistera avec tous ses anticorps et finira par rejeter les islamistes et les opportunistes qui les servent.


jeudi 3 août 2017

Youssef CHAHED POURRAIT ÊTRE LE MACRON TUNISIEN ...

Article publié dans : Kapitalis


POUR ETRE CRÉDIBLE,
Y.C DOIT S’ÉMANCIPER DE BCE,

NE PAS SE LAISSER CORROMPRE PAR GHANNOUCHI !

En Tunisie le régime politique choisi par les Frères musulmans, n'est ni présidentiel ni parlementaire : il est bâtard et permet les compromis boiteux paralysant l'évolution du pays ! Il est entre les deux. Il ne reste au président, que peu de pouvoir : il dirige la politique étrangère, il est le chef des armées et il peut dissoudre l'assemblée nationale.

Les prochaines élections en Tunisie, sont les municipales en 2017 ; puis les législatives, suivies de quelques mois par les présidentielles, en 2019.
Inutile de dire que les municipales, sont absolument essentielles car beaucoup de choses du quotidien se jouent dans les municipalités : la propreté, les constructions anarchiques, l'utilisation du domaine public c'est à dire de la rue et des places ; et par ailleurs, le pouvoir municipal a un contact direct avec la population. Dès lors, imaginez que les islamistes gagnent les municipales comme c'est malheureusement assez probable ... si les tunisiens ne se mobilisent pas !
Pour gagner la première des prochaines élections, cela se joue sur un nom : celui d'un candidat, charismatique de préférence et de l'équipe qui l'entoure. 
Et ceux qui gagneront les mairies, seront évidemment un tremplin pour le reste !

Il n'est pas nécessaire d'avoir un grand parti pour cela. Macron a créé son mouvement politique "En Marche !" en partant de rien. Il a attiré sur son nom des personnalités politiques d'envergure mais aussi des inconnus de la société civile auxquels il a tenu un discours clair pour les mobiliser. Il a gagné les élections présidentielles, puis les législatives avec une majorité confortable à l'assemblée nationale ; et tout cela réalisé en quelques mois seulement !

Or YC bénéficie d'un capital sympathie immense depuis qu'il a déclaré la guerre à la corruption qui mine et gangrène le pays. Il a compris que les tunisiens en sont écœurés, d'autant qu'ils avaient dégagé ZABA et sa belle-famille Trabelsi pour cause de corruption et de népotisme ! 
Un mécontentement similaire chez les français déçus de leurs responsables politiques, qu'avait compris Macron qui s'est donné pour objectif de renouveler la classe politique ! Ce qu'il a fait avec brio.

YC peut donc attirer sur son nom une majorité présidentielle qui réunira les dissidents de Nidaa Tounès et autres démocrates, des membres de la société civile heureux de rejoindre son mouvement car trop déçus des querelles intestines de leur parti, des trahisons à répétition et de l'absence de chef charismatique.

En politique, ce qui compte c'est l'appui populaire ; le reste se fait et se défait en fonction de cette donne. Il suffit de se rappeler la fulgurance avec laquelle BCE est arrivée au pouvoir, tout comme celle de Macron. Le tout est de savoir mobiliser en s'adressant à l'intelligence des hommes et non en pratiquant le populisme qui n'est que mépris pour les électeurs.

Comme les élections législatives se déroulent avant les présidentielle, il serait bon quelques mois avant les législative que YC crée son propre parti comme l'ont fait avant lui BCE et Macron. Un parti qui récupère tous les progressistes déçus de BCE, de Nidaa Tounes et autres partis qui se disent "démocrates".
Ce qu'a fait Macron en transformant son mouvement politique "En Marche !" en un parti politique "En Marche Pour La République !"

Pour rassembler "large", il faut que YC annonce la couleur clairement :
- Instauration de la LAÏCITÉ ,
- Reprise de la voie progressiste voulue par Bourguiba ;
- Libéral en économie mais avec un volet social clairement assumé et détaillé ; choix retenu par le pragmatique Macron ;
- Rejet de toute ALLIANCE avec les Frères musulmans ni avec l'islam politique, sous toute ses formes !

Il n'aura pas de mal à attirer tous ceux qui aspirent à la laïcité et refusent l'islamisation rampante de la Tunisie ; autrement dit, tous ceux qui refusent l'obscurantisme et la régression de la Tunisie si jamais les Frères musulmans restaient au pouvoir ! Et ils sont majoritaire en Tunisie à vouloir poursuivre l'oeuvre de Bourguiba, et maintenir la Tunisie dans la modernité !

Quant à Nidaa Tounes et ses petits chefs, ils finiront par mourir de leur belle mort comme sont morts le CPR & Ettakattol. Car la sanction tombera vite lors des prochaines élections. Les progressistes laïcs les quitteront et les tunisiennes qui ont cru en BCE et l'ont porté au pouvoir massivement, s'en détourneront pour la même raison : parceque leurs chefs ont trahi leurs électeurs en pactisant avec les islamistes alors qu'ils juraient tous leurs dieux qu'ils ne le feraient jamais !

Si pour Macron il y a eu un alignement des planètes pour lui permettre de réaliser l'exploit que le monde entier salue, il faut dire que la donne internationale est favorable pour la Tunisie et pour celui qui saura saisir l’opportunité de remplir le vide béant que nous constatons aujourd’hui en matière de leadership politique.

Si 2011 et son fameux "printemps arabe" ont permis l'émergence des Frères musulmans que soutenaient les pétromonarques mais aussi un Occident cupide. Ce dernier se réveille et se rend compte de son immense erreur de les soutenir, d'autant qu'il découvre la réalité de l'islamisme "modéré" d'Erdogan, comme celle de Ghannouchi qui a fait de la Tunisie le premier pays exportateur de terroristes dans le monde ... mais surtout aux portes de l'Europe !

Ce que Macron a fait, d'autres peuvent le faire ! Il y a aujourd'hui une fenêtre de tir pour YC. Saura-t-il la saisir ? Une grande partie des tunisiens progressistes est prête à l'aider et le contexte international devrait le servir depuis que les Frères musulmans et le Qatar sont mis à l'index et que l'Occident et particulièrement l'UE, critiquent de plus en plus le régime d'Erdogan et son totalitarisme. Or faut-il rappeler que Ghannouchi prend pour modèle Erdogan et se rêve président lui aussi ! 

YC a montré sa capacité à faire bouger les lignes mais a-t-il suffisamment d'ambition politique pour lui et pour son pays, comme Macron ? Aura-t-il l'audace nécessaire pour s'affranchir des deux vieux devenus un boulet pour les tunisiens ? Entre le premier qui a trahi ses engagements électoraux en faisant alliance avec les obscurantistes, et le second que rejette une majorité de tunisiens, il y a peut-être cette voie ! Aura-t-il assez de cran pour s'émanciper des deux pour mettre un terme au consensus qui mine le pays, une fois président ?


C'est là la question essentielle car l'opposition des vieux politicards, sans réelles convictions et qui n'agissent qu'en fonction de leurs petits intérêts immédiats, n'aura aucune influence, comme elle n'en a pas eu sur le parcours de Macron.

Rachid Barnat

YC nous rejoue-t-il le coup de "divorce" de BCE avec Ghannouchi ?
Après avoir collaboré avec Ennahdha depuis 1.8.2016 en tant que premier ministre; voilà qu'il découvre qu'ils sont des Frères musulmans et un danger pour la Tunisie ! Qui peut le croire encore ?
Or tout le monde se souvient des discours anti-islamistes de BCE ... qui a fini par s'allier à leur chef !



lundi 31 juillet 2017

Il y a ennahdha* et Ennahdha ...

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Khaled Oueghlani, un poète pédagogue

Un poète tunisien fait le distinguo entre ennahdha * en tant que concept et le parti islamiste du même nom, dont les Frères musulmans se sont emparés pour mieux duper leur monde ! Puisque Hassan el Banna, le fondateur de cette confrérie, lui-même usait et  abusait déjà de ce vocable; persuadé qu'il va libérer les peuples du joug de leurs colonisateurs en restaurant la "chariâa ** ", en leur faisant miroiter l'âge d'or de l'islam, celui des siècles des premiers Califes "errachidoun" (les sages), qu'il considère comme siècles des lumières "arabes", en opposition au Siècle des Lumières d'Europe !

Ce que Bourguiba dénonçait déjà comme une supercherie, puisqu'il rappelait sans cesse que si les peuples ont été colonisés, c'est qu'ils étaient devenus colonisables à cause de leurs dirigeants religieux réfractaires à tout progrès !

Ce faisant, notre poète dénonce le populisme de Ghannouchi et celui de sa bande.

* Ennahdha : renaissance, renouveau, essor ...
** Chariâa : corpus des jurisprudences établies par les théologiens souvent cumulant la fonction de "cadi" (juge) et d'imam.

Ghannouchi et les Frères musulmans jouent sur le mot "ennahdha", pour faire croire à une avancée dans le progrès, alors que leur programme est tout le contraire ; puisqu'ils veulent restaurer la "chariâa" vieille de 14 siècles et ramener les peuples à des pratiques moyenâgeuses ! 
Ce qui faisait dire à Bourguiba en réponse à un journaliste qui lui demandait ce qui le différencie des islamistes : " 14 siècles nous séparent ! ". 

Accès à la vidéo pour écouter le poème : " J'adore ennahdha ! " 


Très beau texte dans la langue tunisienne, accessible et compréhensible par tous !

NB : En réponse à ceux qui le menacent de mort pour avoir dénoncé les marchands du temple, Khaled Oueghlani répond par un poème : " Ton terrorisme ne me terrorise pas " !

Rachid Barnat