jeudi 31 mai 2018

La femme tunisienne, bête noire des wahhabistes

Le wahhabisme qui fonde tous les néo-salafismes, dits aussi islamismes, exècre la femme en général et plus particulièrement la tunisienne car elle est la seule dans le monde dit "arabo-musulman" à bénéficier d'un Code du Statut Personnel, unique en son genre, qui lui accorde des droits pour l'émanciper de la tutelle des hommes et du statut d'éternelle mineure où la maintenait la religion !
Dont les Frères musulmans d'Ennahdha qui ont tenté vainement de lui contester cet acquis bourguibien parcequ'ils n'aiment pas Bourguiba et encore moins ses filles. Et pour cause : 14 siècles les séparent de lui !
R.B
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J’accuse ces maîtres du commerce religieux juteux ! 

Intellectuel et syndicaliste tunisien éclairé, Tahar Haddad (1899-1935) est un défenseur farouche des droits civils de la femme en Tunisie et dans le monde arabo-musulman.

Et parce qu’avec respect et plaisir j’ai lu, et je continue toujours à relire "Notre femme, la législation islamique et la société" paru en 1930, ouvrage phare et exceptionnel de Tahar Haddad : j’accuse. 
Parce que j’aime la poésie d’Abou El Kacem Chabbi (1909-1934), écrivain tunisien rebelle dans un discours en fraîcheur et transparence, défenseur sans ménage de la liberté des peuples opprimés : j’accuse.

Parce que je respecte beaucoup l’érudit el alama (le savant) Mohamed El Fadhel Ben Achour (1909-1970), penseur libre, homme d’el ijtihad (exégèse) . Et parce qu’il est le seul religieux qui a défendu le Code du statut personnel (CSP) en le définissant comme étant un impératif des temps modernes : j’accuse.

Parce que j’ai une grande estime pour le Président Habib Bourguiba, un homme d’État courageux, visionnaire et hors du commun : j’accuse. 

Parce que j’aime la Tunisie : j’accuse.

J’accuse ce charlatan, prêcheur syrien, un chamelier wahhabiste qui a osé attaquer la femme tunisienne, produit de toute cette lumière. Le charlatan religieux s’appelle Mohamed Saklah al Monjed, résidant en Arabie Saoudite. Les charlatans, eux aussi ont leurs noms, et avant tout ils ont leurs écrans. Ce Monjed (puits de sciences !) vient d’émettre une fatwa (loi religieuse), sans précédent, unique dans toute l’histoire de l’Islam et des foukahas (érudits) islamiques.

Nous sommes dans le temps des fatwas, qui ne cessent de tomber en averse sur les têtes des femmes, d’un ciel haineux ! Ce prêcheur prénommé Al Monjed a déclaré dans sa fatwa ce qui suit : il est illicite, haram, aux musulmans de se marier avec les femmes tunisiennes ! 
Mais pourquoi ce cheikh interdit-t-il ce mariage ? Tout simplement parce que la femme tunisienne est bavarde ! Que signifie le mot “bavarder” dans la langue sainte de ce cheikh ? Être bavarde, au sens féminin, c’est réclamer ses droits !

Pourquoi ce cheikh interdit-il le mariage avec la Tunisienne ? Encore, tout simplement parce que la Tunisienne pose des conditions inacceptables par le musulman. Mais, mon Dieu, quelles sont ces conditions inacceptables par le musulman, aux yeux de ce cheikh ? 
Tout simplement, cette femme est égarée, elle soutient le droit à l’avortement et à l’adoption. Elle est contre la polygamie, droit divin pour l’homme musulman !!

En somme, ce cheikh a lancé sa fatwa à l’encontre de la femme tunisienne, arrière-petite-fille de cheikh Mohamed El Fadhel Ben Achour parce qu’elle est athée, parce qu’elle n’a pas rejeté le CPS qui défend la citoyenneté et la modernité. Il ne faut pas (plutôt c’est haram !), de se marier avec la femme tunisienne, arrière-petite-fille de Tahar Haddad, parce qu’elle fête les anniversaires !! 
C’est illicite de se marier avec une femme tunisienne, arrière-petite-fille du penseur Mohamed Talbi, parce qu’elle fête les nouvel-ans !!

Cher ami Abdelwahab Meddeb (1946-2014), toi fils de Tunis, amoureux des maîtres soufis El Bistami, Sohrawardi et Ibn Arabi, militant des droits des femmes, depuis l’au-delà, tu nous regardes, triste, en ce temps maussade, tu nous recommande la lecture, ou la relecture, de ton livre : "La maladie de l'Islam" 2002. Pour faire barrage à la modernité, à la citoyenneté, pour rendre leur commerce religieux plus juteux, les charlatans salafistes n’arrêtent pas de multiplier leurs attaques, en forme de fatwas, à l’encontre des faiseurs de lumière, les créateurs du bonheur : la femme, les écrivains et les artistes.

*****


LA FEMME VUE PAR L’AUTOPROCLAMÉ "CHEIKH" et "SOCIOLOGUE", GHANNOUCHI :

" L’égalité absolue entre les deux sexes n’est pas totalement compatible avec l’Islam " !
" Dieu a conçu la femme de telle manière que le sexe est un fondement principal de son existence " !!
Dans son livre " La femme dans le Coran et le vécu des musulmans ", considéré comme son oeuvre majeure et une référence pour les Frères musulmans, Ghannouchi écrit :
" La différence entre les deux sexes repose, essentiellement, sur les fonctionnalités sexuelles.
" Les spécificités de la femme tournent autour de ses fonctions sexuelles.
" Chaque spécificité de la femme a un lien avec sa fonction sexuelle ou bien est le résultat de cette fonction, essentielle chez la femme (...) qui est le fondement de la nature féminine, alors que toute autre caractéristique reste secondaire, fluctuante, tout aussi fondamentale soit-elle ".
Ce qui revient à dire que la femme selon le "sociologue" islamiste, est réduite à un simple objet sexuel !
Les tunisiennes libres et émancipées apprécieront !!

mercredi 30 mai 2018

Erdogan, le dictateur

« Le suffrage universel peut conduire à la dictature des imbéciles lorsqu’il n’est pas assorti d’une instruction publique éclairant les esprits. »
CONDORCET

LES MÉDIAS FRANÇAIS SE RÉVEILLENT ... Certains découvrent même que le Frère musulman Erdogan est un dictateur ! Il serait temps !!
Et dire que séduits par les Frères musulmans turc au pouvoir, les américains comme les européens, se sont mis en tête qu'il faut soutenir les Frères musulmans partout. Ce qu'ils ont fait quand l'opération "printemps arabe" a été déclenchée. 

Par leur faute, cette organisation s'est installée partout : Turquie, Jordanie, Palestine, Egypte, Libye, Tunisie, Algérie, Maroc ... C'est dire que l'Europe est cernée par les Frères musulmans qui commencent à s'y implanter : Hollande, Belgique, France, Allemagne ...

En Tunisie ils ont imposé Ghannouchi à une immense majorité de tunisiens qui n'en voulaient pas et qui a manifesté durant presque deux mois dans les rues jours et nuit pour dégager les Frères musulmans d'Ennahdha ... en vain; puisque les responsables politiques européens, qui défilaient en Tunisie, rassuraient les tunisiens sur l'islamisme modéré des Frères musulmans et sa compatibilité avec la démocratie ! Ils sont derrière, même, la théorie du "consensus" pour maintenir au pouvoir les Frères musulmans par tous les moyens ... ce à quoi s'était résigné Béji Caïd Essebsi jusqu'à trahir ses électeurs !

Et voilà que l'Occident découvre la face "cachée" d'Erdogan et la réalité du prétendu "islamisme modéré" ! Va-t-il changer pour autant, son fusil d'épaule ? Pas si sûre. Erdogan s'amuse des démocraties occidentales qu'il a en face de lui, parcequ'elles sont molles; lui qui rêve de reconstituer l'Empire Ottoman en s'appuyant sur le wahhabisme, celui-là même dont se sont servis les anglais pour le démanteler  ! 

Mais quel gâchis pour la Tunisie transformée en laboratoire pour démocratie spéciale pour "arabes", d'autant que Ghannouchi, prend pour modèle Erdogan en personne !
R.B
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Au pouvoir depuis quinze ans et candidat à la présidentielle du 24 juin, Recep Tayyip Erdogan bâtit un régime autocratique qui fait trembler l’Europe.
C'est une belle fête. Malgré la pluie, ils sont des milliers. Ce jour-là, le stade de basket de Bakirköy, à Istanbul, s’est transformé en salle de cinéma. Chacun agite un drapeau ou un fanion en attendant le début du film. Une musique grandiloquente rythme la légende du reis diffusée sur écran géant. Son enfance dans les rues populaires d’Istanbul. Sa rencontre avec sa femme. La naissance de ses enfants. Chaque étape de la vie de celui qui dirige la Turquie depuis quinze ans est saluée par des hurlements de joie. Rien n’est oublié. Ni son amour pour le foot. Ni son séjour en prison. Ni ses coups de gueule contre l’Occident.
Sur l’écran, Erdogan embrasse des femmes, des vieillards, des enfants. La voix off scande son bilan. «Il protège les opprimés du monde entier», «il construit pas à pas la grande Turquie », «c’est un réformateur démocrate»... La lumière s’allume. La foule déploie trois gigantesques portraits à l’effigie d’Erdogan, qui entre dans le stade à la manière d’une rock star. Il salue un à un chaque quartier d’Istanbul. Puis entame son discours. Il explique pourquoi les Turcs doivent voter pour lui à l’élection présidentielle ainsi que pour les candidats AKP, son parti, aux législatives. «Dans la nouvelle ère qui s’annonce, la Turquie s’élèvera au-dessus du niveau des civilisations contemporaines. La Turquie doit occuper une place de puissance mondiale sur la scène internationale. »
Drôle de campagne électorale. L’un des principaux concurrents d’Erdogan, Selahattin Demirtas, est en prison. L’état d’urgence interdit les rassemblements de plus de dix personnes. Les médias doivent contrôler leur expression : la moindre critique émise contre le président peut être considérée comme une insulte, passible de plusieurs mois de prison. La police surveille les réseaux sociaux. Elle tient aussi à l’œil les 150 000 fonctionnaires limogés depuis la tentative de putsch de l’été 2016. Les dirigeants de nombreuses ONG des droits de l’homme sont accusés de «liens avec une organisation terroriste».
Dans le stade de basket, Erdogan savoure déjà son tour de force. Dans quelques semaines - et sauf surprise -, il aura les pleins pouvoirs grâce à la réforme constitutionnelle qu’il a réussi à faire adopter par référendum. Par anticipation, Erdogan célèbre donc sa victoire avec les siens, les habitants de ces quartiers populaires d’Istanbul qui l’ont fait roi. C’est là que ce fils de capitaine de bateau a grandi en partageant sa jeunesse entre l’école religieuse et le foot. C’est grâce à eux qu’il a accompli une performance politique inédite: construire un régime autocratique avec le soutien de ses électeurs.
Une innovation qu’il a mise en place progressivement. Celui qui n’avait pas les codes traditionnels de l’élite turque lorsqu’il a pris la tête des jeunesses du Milli Selamet Partisi (le parti islamiste), la formation de son mentor, Necmettin Erbakan, alors qu’il avait tout juste 20 ans, a très vite compris qu’il ne fallait pas aller chercher des sympathisants dans les mosquées, mais dans les cafés, en parlant comme un homme de la rue. La religion constitue certes la source de ses convictions, mais il sait que celle-ci ne suffit pas à remporter une élection dans un pays comme la Turquie, où Mustafa Kemal a imposé la laïcité il y a plus d’un siècle.
Lorsqu’il se lance à la conquête de la mairie d’Istanbul, sa première victoire, il adapte aussi son discours aux préoccupations concrètes de son électorat. Les deux précédents maires sont tombés pour corruption ? Il dénonce « ceux qui se mettent des millions dans les poches» et promet un grand coup de balai, l’amélioration de la gestion des ordures et des réseaux d’électricité et d’eau.
« Libéralisme ». A chaque étape, il élargit un peu plus son discours. Les arguments islamo-populistes ne suffisent pas pour séduire les classes moyennes? II faut un véritable programme. Après avoir passé quatre mois en prison en 1997 pour avoir lu un poème lors d’une réunion: «Les minarets seront nos baïonnettes, les coupoles seront nos casques, les mosquées seront nos casernes et les croyants seront nos soldats», il affine sa stratégie. Il défend la «démocratie», « l’égalité des citoyens», et le «libéralisme» économique. En 2003, il est Premier ministre.
Abdullatif Sener est le cofondateur de l’AKP, le Parti de la justice et du développement, dont il a conçu le programme « réformateur ». Il a surtout été vice-Premier ministre entre 2002 et 2007. «A l’époque, nous avons réussi l’impensable: arriver au pouvoir sans que les militaires ne nous en empêchent. Au sein de notre majorité, toutes les tendances étaient représentées. Des islamistes conservateurs, des réformateurs qui voulaient moderniser le pays, des nationalistes, etc.»
Sener, alors numéro deux du gouvernement, chargé de l’économie et des réformes, comprend petit à petit le projet personnel d’Erdogan. «Il avait un ego démesuré et nous faisait déjà sentir qu’il ne valait mieux pas se mettre en travers de sa route. Il plaçait des hommes à lui partout. Pour les privatisations, je souhaitais que nous fassions des appels d’offres internationaux. Il exigeait de céder les entreprises à ses proches. Il ne me répondait plus au téléphone. J’ai ensuite compris qu’il avait des réflexes de commerçant politique et qu’il n’était motivé que par les gains électoraux immédiats pour son profit. J’ai décidé de quitter le navire car cette dérive clientéliste ne me plaisait pas du tout.»
Sener en a payé le prix fort : depuis son départ du gouvernement, alors qu’il souhaitait revenir à l’université (il est professeur d’économie), il est dans le collimateur de celui qui ne lui a jamais pardonné ses critiques. «Mon téléphone est sur écoute, mes enfants n’ont pas pu trouver d’emploi dans de grandes entreprises turques... Nous sommes comme des parias.»
Le sultan conserve toujours un œil sur son électorat. Lorsqu’il sent que sa base est désorientée, l’islamo-conservateur s’attaque aux mœurs. «L’avortement est un crime», annonce Erdogan, qui demande a chaque femme d’avoir au moins trois enfants. Il encourage la construction d'écoles religieuses. Les mosquées poussent comme des champignons. Autrefois proscrit, le voile a fait son retour à l’université, dans les administrations. La vente d’alcool est sévèrement contrôlée. Et les martyrs de l’islam sont élevés au rang de héros nationaux. Il distribue aussi des aides sociales généreuses et favorise les régions déshéritées.
Un programme très coûteux, financé par une économie en pleine expansion (celle-ci affiche chaque année de 7 à 8 % de croissance) qui inquiète aujourd’hui les experts. La dette publique flambe, l’inflation explose. Le chômage reste endémique. Et beaucoup parient sur un effondrement prochain de l’économie turque.
Orgueil national. Four démontrer à tous qu’il est le maître absolu de la Turquie, Erdogan lance d’innombrables projets pharaoniques. Sa nouvelle résidence présidentielle à Ankara, le « Palais blanc», compte 1150 pièces et 200 000 mètres carrés (quatre fois la taille du château de Versailles). Coût : un demi-milliard d’euros. Le troisième pont sur le Bosphore, qu’il fait construire pour des centaines de millions d’euros, sera l’un des plus hauts du monde. Et, à sa mort, la titanesque mosquée de Camlica, en construction sur les hauteurs d’Istanbul, devrait abriter son mausolée.
N’y voir que de la mégalomanie serait une erreur. Erdogan flatte l’orgueil national et veut sur tout prouver aux Turcs que sa « nouvelle Turquie » n’est pas une idée en l’air. Avec la même stratégie, ces dernières années, il multiplie les références historiques à coups de célébrations grandiloquentes.
Ceux qui n’adhèrent pas à ce grand projet ont vite compris qu’ils doivent se taire. En 2013, dans le centre d’Istanbul, aux abords de la place Taksim, le parc Gézi, un des rares espaces verts de la ville, devient pendant quelques semaines un lieu de contestation. La révolte est matée dans le sang avec d’autant plus d’acharnement que la paranoïa du sultan est de plus en plus manifeste. Celui-ci voit la menace partout. La liste de ses ennemis s’allonge de jour en jour. Erdogan se persuade que Turgut Ozal, l’ancien président turc dont il se sent proche, a été assassiné en 1993 en buvant une limonade alors qu’il s’opposait aux militaires. Il fait désormais goûter ses repas.
La psychose prend un tournant majeur fin 2013 lorsqu’une vaste affaire de corruption frappe plusieurs ministres et certains de ses proches, dont l’un de ses fils, Bilal. Erdogan sait d’où vient le coup : le réseau « güléniste », fort de 2 à 3 millions de membres. Cette confrérie, qui dispose de relais dans les banques, dans l’armée et dans les affaires, a aidé Erdogan lors de sa conquête du pouvoir. Plusieurs journaux qui dénonçaient son influence ont été fermés par décision de justice. Des milliers de Turcs ont été mis sur écoute. A présent qu’elle s’attaque à lui, il écarte ses fidèles un à un.
L’étrange coup d’Etat avorté de l’été 2016 lui donne l’occasion de réduire à néant ceux qui l’ont aidé à construire son régime autoritaire. Celui-ci, mené par quelques officiers supérieurs assez désorganisés, est rapidement déjoué. Deux cent soixante-cinq personnes perdent la vie. Le leader turc est sauvé par « son » peuple. Mais la répression est massive. La chasse aux sorcières, d’une ampleur considérable. Le «Sultan» exige de ses «alliés» américains qu’ils expulsent le leader de la confrérie, Fethullah Gülen. En quelques semaines, 50 000 personnes sont privées de passeports et 150 000 fonctionnaires dans l’armée, l’éducation et la justice sont limogés. Des dizaines de journalistes sont envoyés en prison. Le président turc annonce qu’il pourrait, «si le peuple le souhaite», réintroduire la peine de mort.
Député de Kars, Ayhan Bilgen est l’un des responsables du HDP (Parti démocratique des peuples), un parti de gauche qui défend la minorité kurde. Il a récemment passé plusieurs semaines en prison. «Il est aujourd’hui impossible d’organiser des élections fiables dans le pays. Notre candidat à la présidentielle, Selahattin Demirtas, est en prison. La presse est réduite au silence. Nous sommes considérés comme des traîtres à la nation. Et nous n’avons pas le droit d’évoquer les opérations militaires menées en Syrie sous peine d’être accusés de haute trahison. Nous nous sommes fait voler la démocratie. »
Purge. Les ONG ne sont pas épargnées. Teray Salman, la présidente de l’Ihop, une association de défense des droits de l’homme, en témoigne : «Plusieurs de nos membres ont été emprisonnés. Ils ont été décrits dans la presse proche du pouvoir comme des espions à la solde de l’Occident. L’idée, c’est de discréditer tout opposant et de faire peur. »
La purge touche aussi ses derniers compagnons de route au sein de l’AKP qui osent émettre quelques critiques. Militante du port du voile, Fatma Bostan Un-sal était, jusqu’en 2016, un pilier du parti, dont elle fut membre fondatrice. Elle en a été exclue pour avoir signé une pétition pour la paix dans les régions kurdes avant de perdre son poste à l’université. «Beaucoup de gens qui ont construit l’AKP et qui, un jour, ont été critiques ont été éloignés ou sont partis.»
Certains, pourtant, refusent de baisser la tête. Ancienne ministre de l’Intérieur dans les années 1990, Meral Aksener a décidé de se présenter contre Erdogan aux prochaines élections «parce que la réputation et l'avenir du pays sont enjeu. Les apparences sont sauvegardées puisqu’il y a des élections, affirme-t-elle. Mais Erdogan aimerait que le jeu démocratique consiste a choisir lui-même ses compétiteurs. Je sais qu’il est fou de rage contre ma candidature parce qu’une femme, ancienne ministre, ose le contredire.»
Cette dérive dictatoriale d’Erdogan n’inquiète plus seulement les Turcs eux-mêmes. Chantage, coups de gueule, menaces... Depuis quelques années, la Turquie effraie de plus en plus les Européens et les Américains. Leur « allié » (il est membre de l’Otan et a entamé le processus de candidature à l’Union européenne) est un pays dont l’Occident a besoin. Stratégiquement et économiquement.
Entre le reis et les Occidentaux, tout avait pourtant commencé par une lune de miel. A son arrivée à la tête de l’Etat, Erdogan multiplie les gestes d’ouverture. Poussé par ses conseillers les plus réformateurs, il accélère le processus d'adhésion à l’UE, entamé en 1999. Il donne des gages. II supprime la peine de mort et multiplie les réformes, notamment à destination des Kurdes, autorisés à enseigner leur langue dans les écoles. Les Européens sont sous le charme. Décidément, ce nouveau leader turc, bien qu’islamiste et nationaliste, est un interlocuteur moderne et séduisant. A Bruxelles, on applaudit et on multiplie les aides financières considérables (1 milliard d’euros par an jusqu’en 2020) pour aider la Turquie à accomplir sa marche vers l’intégration.
Les fiançailles sont rapidement rompues. Les Turcs accusent aujourd’hui l'Europe de les avoir menés en bateau. Chypre a refusé l’accord de réunification de l’île en 2004, ce qui a marqué le premier coup d’arrêt à l’adhésion de la Turquie à l’UE. Dans ses meetings, Erdogan accuse désormais les dirigeants européens de ne pas avoir tenu leurs promesses et d'avoir cédé à leurs opinions publiques qui n’ont jamais accepté l’éventualité d’une adhésion de ce pays qui compte 80 millions d’habitants, par «islamophobie», dit-il.
La démission en mai 2016 du Premier ministre Ahmet Davutoglu symbolise cette rupture. Il était celui qui négociait concrètement depuis une décennie avec Bruxelles.
Depuis deux ans, la guerre est ouverte. Dans cette partie de bras de fer, Erdogan est gagnant. Il a choisi de ne faire aucun cadeau à l’Europe, qui a tant besoin de lui. Et il utilise la faiblesse des Européens à son plus grand profit. En mars 2017, les Pays-Bas ont ainsi refoulé deux ministres turcs qui venaient faire campagne sur le sol européen : l’avion qui transportait Mevlüt Cavusoglu, le chef de la diplomatie, a été interdit d’atterrissage à Rotterdam et sa collègue, chargée de la Famille, a été raccompagnée à la frontière allemande. La police néerlandaise a ensuite utilisé des chiens et des canons à eau pour disperser plusieurs centaines de manifestants turcs. Du pain bénit pour Recep Tayyip Erdogan, qui a aussitôt déclaré: «Je pensais que le nazisme était mort, mais j’avais tort. Le nazisme est encore très répandu en Occident. Il montre son vrai visage. »
Avec l’Allemagne, il souffle sur les braises. Les fameux Gastarbeiter (travailleurs étrangers) sont près de 3 millions. C’est la plus importante communauté turque expatriée au monde. Près de 1,2 million de Turcs en Allemagne ont la nationalité allemande et, par conséquent, le droit de vote. Angela Merkel est donc particulièrement vulnérable au chantage et aux provocations d’Erdogan, qui le sait et en joue, n’hésitant jamais à commenter la vie politique allemande. En septembre 2017, lors du duel télévisé entre Angela Merkel et Martin Schulz, juste avant les élections législatives allemandes, il avait accusé les deux dirigeants des deux grands partis politiques de pratiquer des « méthodes fascistes et nazies ». L’été dernier, le président turc a même pris de haut Sigmar Gabriel, alors ministre des Affaires étrangères, avec une saillie d’une violence digne d’un boxeur : « Qui es-tu pour parler au président de la Turquie ? Connais tes limites! Il tente de nous faire la leçon... Depuis combien de temps fais-tu de la politique ? Quel âge as-tu ?»
La France n'est pas en reste. Erdogan aime s’attaquer à la laïcité républicaine. Il sait que cela paie dans son électorat. Il y a quelques jours, dans un meeting,
il a ainsi tourné en ridicule le manifeste dénonçant un « nouvel antisémitisme » en France signé par 300 personnalités, dont Nicolas Sarkozy, appelant notamment à rendre caducs des passages du Coran. Extrait de son discours : « Qui êtes-vous pour prendre d’assaut ce qui nous est sacré ? Je me pose la question : les signataires de ce manifeste ont-ils lu leurs propres textes sacrés ? Si c’était le cas, ils devraient sans doute interdire le Nouveau Testament. Nous voyons cela comme l’expression de leur ignorance. Ces signataires sont les idiots, les barbares du XXIsiècle. C’est la version occidentale de Daech. » Emmanuel Macron n’est pas épargné pour sa politique syrienne et son soutien direct et militaire aux Kurdes qui combattent Daech : « Ceux qui dorment et se lèvent avec les terroristes, ceux qui les reçoivent dans leur palais comprendront tôt ou tard leur erreur.»
Face à ces sorties, les Européens sont comme paralysés. Ils ont tellement besoin de la Turquie. En mars 2016, Angela Merkel a ainsi négocié et imposé un « accord » à ses partenaires européens pour que la Turquie joue, en échange d’un chèque de plusieurs milliards d’euros, le rôle de garde-frontière pour contenir les 4 millions de réfugiés syriens qui vivent en Turquie. Erdogan le sait et n’hésite pas à brandir la menace. Il y a quelques mois, après un vote du Parlement européen sanctionnant la Turquie, nouvelle colère : « Lorsque 50 000 réfugiés se sont présentés à la frontière, vous vous êtes lamentés et avez commencé à dire : “Que ferons-nous si la Turquie ouvre ses frontières ?” Sachez-le, si vous allez plus loin, ces frontières s’ouvriront. Sachez-le, ni moi ni mon pays ne craignons des menaces vides. »
Les Américains ne savent pas non plus comment se comporter avec cet allié encombrant au sein de l’Otan. Ils en ont besoin pour continuer à jouer un rôle dans la région. L’embarras ne date pas de l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, à qui Erdogan demande fréquemment de « modérer ses propos ».
Comme les Européens, les Américains ont pourtant commencé par tomber sous le charme du sultan. En 2008, la Turquie a même été le premier pays musulman visité par Barack Obama, qui vantait un «partenariat modèle» entre les deux pays en encourageant le maître d’Ankara à jouer le rôle de leader régional. La Turquie est alors le pôle, moderne, de stabilité dans la région dont Washington rêvait. Mais la belle relation vole en éclats avec la guerre en Syrie et les révolutions arabes.
Avertissement. Problème, les Américains n’ont aucun de moyen de pression. Ils ont besoin des bases militaires turques pour rester actifs dans la région et lutter contre Daech. En juillet 2016, le soir du putsch et pendant vingt-quatre heures, l’espace aérien turc a été fermé à tous les avions militaires. Le commandant turc de la base d’Incirlik (il avait participé au putsch) a été mis aux arrêts. Résultat : les avions de PUS Air force sont restés cloués au sol. Un avertissement que les Américains ont compris. Pour bien faire comprendre à ses anciens « alliés » qu’ils doivent le traiter avec tous les égards, Erdogan s’est récemment tourné vers Vladimir Poutine, alors même que la Russie soutient Bachar el-Assad, l’ennemi juré de la Turquie.
Professeur de relations internationales à l’université d’Abant Izzet Baysal, Veysel Ayhan est candidat de l’AKP aux législatives. Dans son bureau qui donne sur une mosquée en construction dans un nouveau quartier d’Ankara, il défend sans nuance le bilan de son mentor. Pour lui, les Européens et les Etats-Unis respectent Erdogan parce qu’il est fort. Il en va de même pour les Turcs. «Notre pays a besoin d’un chef pour assurer sa stabilité. Le parlementarisme a de bons côtés, mais, en Turquie, dans la période actuelle, nous ne pouvons pas nous permettre ces combats politiques inutiles. Un président fort, c’est un pays fort.» Les Occidentaux n’ont plus qu’à supporter les caprices d’Erdogan. Sans mot dire. 
Il a gagné son pari. Il est tout-puissant.

mardi 22 mai 2018

L'ISLAM DE FRANCE .... SE WAHHABISE !

Emmanuel MACRON veut un Islam de France
C'est bien ! Mais lequel ?
- Celui de ses anciennes colonies fait de malékisme et de soufisme ; ou
- Celui importé par les pétromonarques et diffusé par les Frères musulmans, ce wahhabisme totalement étranger aux anciennes colonies françaises et qui fonde tous les islamismes et leur terrorisme !

Les responsables politiques français sont enfin d’accord de soustraire le contrôle de l’islam de France par des pays étrangers : Algérie, Maroc, Turquie, Qatar, Ibn Saoud… qui le financent et "l’animent" par l’envoi de leurs imams et de leurs prédicateurs.

Ils ont décidé d’interdire le financement par ces pays étrangers, d’interdire leurs imams et leurs prédicateurs de venir officier en France …
Ils ont convenu de former des imams de France  issus de la population française, dans des universités françaises !

Or les prédécesseurs de Macron n’ont rien trouvé de mieux pour former les imams de France pour un islam de France, que de confier cette tâche aux Ibn Saoud !

Autrement dit, c'est la poursuite assurée de l'islamisation de la France en officialisant le wahhabisme qui fonde tous les islamismes, qui remplacera l'islam traditionnel de France, celui de ses anciennes colonies fait de Malékisme et de soufisme, essentiellement !


Quand on sait que l'islamisme produit la violence et le terrorisme, on se demande si les responsables politiques français ne sont pas naïfs et aveugles pour admettre de lutter avec les Ibn Saoud contre le terrorisme.

Ainsi les Ibn Saoud se retrouvent dans la position du pompier pyromane ... avec délectation ; puisqu'ils se foutent du monde !

Gerard Collomb, ministre de l’intérieur et du culte, confirme que Macron est toujours sur cette ligne !
Alors Jean Jacques Bourdin lui demande si l'islam de France sera le wahhabisme; puisque ce sont les Ibn Saoud qui forment les imams français …. 
Et le ministre interloqué, reconnaît qu’il faut revoir cette formation !

Ce qui prouve qu’un an après l'arrivée au pouvoir de Macron, et bien qu'il ne se soit jamais prononcé sur le wahhabisme qui fonde tous les islamismes ; sa politique vis-à-vis des pétromonarques n’a pas changée et qu’il ne touchera pas à leur pré carré en France !

Donc Emmanuel Macron poursuit la politique de ces prédécesseurs en la matière !


Bonjour les dégâts ! Bienheureux Frères musulmans !! Ils surfent sur la duplicité entre les présidents français et les pétromonarques. Il ne faut pas s'étonner dés lors, qu'ils s'infiltrent dans les rouages de l'Etat et ses institutions; et que la présidente de l'UNEF soit une de leur recrue.

Les Français vont pouvoir apprécier l'islamisme modéré des Frères musulmans tant vanté par leurs responsables politiques, de droite comme de gauche: et qui semble convenir à Emmanuel Macron !

Rachid Barnat


PS : En Belgique c'est pire, le roi des Belges a concédé un terrain aux Ibn Saoud pour construire un centre cultuel & culturel en leur remettant la clef et la gestion du centre autrement en leur laissant le champ libre de diffuser leur wahhabisme parmi les musulmans belges !
Pourquoi s'étonner alors de l’existence d'un Molenbeek ? Et bientôt d'autres "Molenbeek" un peu partout en Europe et en France aussi !

jeudi 17 mai 2018

Vous avez dit antisémitisme musulman ?

L'antisémitisme antijuif a traversé l'histoire des deux religions monothéistes qui sont apparues après le judaïsme. Dans le christianisme, pour raison de peuplé déicide responsable de la mort de Jésus. Dans l’islam, pour raison de trahison des juifs du prophète Mohammad quand les tribus juives de Yathrib, actuelle Médine, ont rompu le pacte qu’il avait avec elles ; ce que de nombreuses sourates relatent et dans lesquelles Allah leur promet les pires châtiments.

Cependant le regain d’antisémitisme en Europe comme dans les pays dits arabo-musulmans, concordent avec deux phénomènes nouveaux : Le sionisme et l’islamisme, deux entités qui ont pris en otage leur religion respective et les pratiquants de ces religions. 

En France, le CRIF par sa politique de soutien inconditionnel à la politique expantionniste des gouvernements sionistes d’Israël; et les Frères musulmans dont on sait l'admiration que vouait Hassan Al Banna à Hitler dont il s'est beaucoup inspiré pour créer son parti politique, représenté par l'UOIF dirigée en sous main par Tariq Ramadan petit fils du fondateur de ce parti. 

Le reste découle de l'activisme de ces deux entités : le CRIF soutient de plus en plus ouvertement la politique d'occupation et de colonisation de la Palestine, et les Frères musulmans en profitent pour instrumentaliser la "cause palestinienne", dont on sait qu'ils n'en ont rien à foutre ... à commencer par leur sponsor l'émir du Qatar qui entretient d'excellentes relations avec Israël ! 
Quant aux chefs "arabes" en manque de légitimité, ils exploitent eux aussi la "cause palestinienne" comme dérivatif de la colère contenue des peuples contre la dictature. 

R.B
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Antisémitisme musulman

Le manifeste des trois cents sur le nouvel antisémitisme a quelque peu agité Landerneau. Il fallait s’y attendre. Certes, on a un peu moins entendu les formules automatiques habituelles, « islamophobie », « racisme », « faire le jeu du Front national », « ne pas stigmatiser ». Ça devient un peu usé, et il faut croire que passé un certain stade d’évidence, le déni systématique, c’est un peu gros, il faut trouver autre chose. Mais on a bien sûr employé tous les arguments possibles pour noyer le poisson : « et l’extrême droite, alors ? », « les musulmans aussi sont victimes », « il y a des juifs islamophobes », etc. Le classique « c’est pas moi, m’sieur, c’est lui » du cancre persécuteur de son camarade qu’on prend la main dans le sac.
 
Lorsque j’étais étudiant, à la fin des années 70, l’antisémitisme nous paraissait un truc de martiens. Qui pouvait être antisémite après 1945 ? Quelques vieux pétainistes rancis, et c’est tout. Par ailleurs, le racisme était réservé aux Dupont-Lajoie à moustaches que nous vomissions, et il ne fallait pas toucher à nos potes arabes ou maliens. Les problèmes de « race », de couleur, de religion n’existaient pas pour nous, c’étaient à la rigueur des survivances locales d’un monde périmé, ça ne nous concernait pas.
 
Et puis il est apparu progressivement que le racisme, l’antisémitisme, l’intolérance religieuse et la soumission des femmes étaient de retour. Non ! Pas croyable ! On revient au moyen-âge, ou quoi ? Et surtout, plus gênant, ils revenaient par où on ne les attendait pas : ces populations immigrées que nous considérions comme nos alliées évidentes dans la marche glorieuse vers l’égalité et le progrès. Ah zut ! ça alors : nos amis musulmans, des fanatiques religieux, antisémites, racistes, oppresseurs des femmes ? Non, non, pas possible, c’est encore une manœuvre de la droite, habile à diviser le camp du progrès. On monte des exceptions en épingle, on stigmatise une population innocente, on fait le jeu de Le Pen.
Pourtant, pourtant, les faits étaient têtus, répétitifs, obsédants. Que faire ? Que penser ?
 
En gros, deux attitudes ont commencé à se dessiner : Ceux qui ne pouvaient pas renoncer à la pureté de leurs idéaux, et qui ont préféré ne pas voir, ne pas entendre. Ceux qui ont tenté d’intégrer l’information, aussi difficile que cela ait pu être.
 
En France, lorsque se pose un massif problème de culture, de société, de politique, qui perturbe certaines conceptions, le déni est la règle. Circulez, y’a rien à voir. Cachez ce sein que je ne saurais voir. Nous sommes des Tartufes intellectuels.

Mais quelle dose d’aveuglement volontaire faut-il pour ne pas voir ?

Si on ne voit pas, si on ne formule pas le problème, comment veut-on le résoudre ?

Il ne faut tout même pas être un grand théoricien de la politique pour pouvoir admettre que les victimes d’un système trouvent souvent le moyen de devenir elles-mêmes des bourreaux, les oppressés, des oppresseurs. Le film Yol le montrait éloquemment, c’était en 1982, pas en 2018, et par un Turc, Yilmaz Güney, pas par Alain Finkielkraut.
  
Lorsque des collégiens en France refusent l’enseignement de la Shoah, parce qu’ils sont arabes et musulmans, que faut-il penser ?

Lorsqu’une amie juive qui en a marre d’être harcelée dans le bus par des jeunes « issus de l’immigration » décide de quitter la France, que dois-je penser ?

Lorsque des gamins juifs se font régulièrement traiter de « sales juifs » par des jeunes « issus de l’immigration », que devons-nous penser ?  

Que devons-nous penser des agressions de juifs en kippa dans la rue, des enfants juifs tabassés, des meurtres d’Ilan Halimi, Mireille Knoll, Sarah Halimi ?

Que devons-nous penser de l’attentat de la rue des Rosiers, du massacre de gamins d’une école juive aux cris d’Allahou akbar, du carnage de l’hypercasher, de l’attaque du musée juif de Bruxelles par un musulman français ?

Et je ne parle que de la France. Dans les pays arabes, ou non arabes mais musulmans, comme l’Iran et le Pakistan, l’antisémitisme est une donnée massive, un trait culturel parfaitement intégré. Je ne remonterai pas aux accointances du grand mufti de Jérusalem avec Hitler, avant même l’existence d’Israël. 

Mais lorsqu’une amie qui enseignait l’histoire en Algérie me disait que ses élèves regrettaient ouvertement que Hitler n’ait pas tué plus de juifs, que devais-je penser ? Et c’était il y a plus de trente ans.

Mais le négationnisme assumé des dirigeants iraniens ?  Mais la circulation du Protocole des sages de Sion, un faux antisémite destiné à accréditer l’existence d’un complot juif mondial, dans les pays arabo-musulmans, jusqu’à être exposé à la bibliothèque d’Alexandrie comme un exemple de la culture juive ?
Mais les ouvrages de Boualem Sansal qui montrent l’antisémitisme quotidien au Maghreb ? Mais L’Arabe du futur, où Riyad Sattouf raconte ses souvenirs d’enfance en Libye et en Syrie, où « sale juif » est une insulte courante, et le juif une figure honnie, repoussante ? Ce sont des œuvres de propagande lepéniste ?

Et donc, parce que les Allemands étaient vaincus et misérables en 1925, on n’avait pas le droit de dire qu’ils étaient antisémites ? Ou alors il fallait tout de suite ajouter que tous ne l’étaient pas, et qu’il y en avait aussi en France et en Pologne ?

Que faut-il penser de tout ça, MM les recteurs de mosquée, MM Pascal Boniface, Michel Wieviorka, Edwy Plenel, Alain Gresh, Alain Badiou ?

Rien ?  Ça n’existe pas ? Pure imagination, faux problème ?

Bon, OK. Mettons que je n’ai rien dit.   


Lire : Évangiles et Coran antisémites ?  "La demande d’expurger les textes est irrecevable" - Depuis le Moyen Age, ce sont des chrétiens qui ont persécuté les juifs en Europe. Ils ont promu l’antijudaïsme, intolérance religieuse déjà virulente en France sous Saint Louis, et l’ont fait évoluer en antisémitisme, c’est-à-dire en racisme, à la fin du XIXe siècle. La destruction des juifs d’Europe est le fait d’un peuple entièrement christianisé, protestants et catholiques confondus. Résultat : six millions de morts.



LES EXTRÉMISTES RELIGIEUX MÈNENT LE MONDE VERS L'APOCALYPSE !

Article paru dans :
Kapitalis
Agoravox

Israël fête ses 70 ans et les palestiniens commémorent leur nakba (Catastrophe) ! Pour marquer le coup, Nétanyahu officialise l'annexion de Jérusalem Est capitale des Palestiniens ! Et comme cadeau d'anniversaire, Trump lui offre le transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem Est, confirmant cette nouvelle annexion au mépris du droit international ! Encore un coup de force des sionistes au pouvoir en Israël et encore des morts par centaines parmi les Palestiniens toujours sous le statut de réfugiés qui manifestent pour réclamer leur droit au retour promis par l'ONU !

Après avoir annexé de force des territoires palestiniens et colonisé ce qu'il en reste, les sionistes viennent de concrétiser ce à quoi ils tenaient depuis la création de l'Etat d’Israël en 1948 : l'annexion pure et simple de Jérusalem ! Trump se moquant du monde, espère que "ce coup" permettra la relance des négociations de paix entre palestiniens et israéliens ! Trump nargue le monde entier et passe outre le droit international alors que les américains veulent imposer son respect aux autres : Iran, Iraq ....
Quelle sera la prochaine annexion ? Le plateau du Golan, en territoire syrien occupé ? 

Il faut rappeler que Nétanyahu, étudiant, avait soutenu une thèse dans laquelle il exposait sa stratégie pour reconstituer le Grand Israël. Depuis qu'il est chef du gouvernement sioniste, il n'a fait qu'appliquer ce qu'il avait théorisé. Il est clair que son intention ne s'arrêtera pas à l'annexion de Jérusalem Est !

Certains, soutenant les sionistes, nous expliquent qu'il est normal que les juifs reprennent la Terre que leur avait promise Dieu ! Evidemment si on remonte au déluge, les histoires de tous les peuples sont à réécrire ! Et à commencer pas celle des indiens d'Amérique comme celle des aborigènes d'Australie qui pourraient prendre exemple sur les sionistes pour reprendre leurs terres.

Or la thèse des sionistes est que le droit divin est au-dessus de celui des humains. Et comme la terre d’Israël leur était promise par Dieu, il leur fallait par tous les moyens la reprendre. Et quand on sait que les lois divines sont fabriquées par les hommes, on peut être certain que la politique n'est jamais trop loin ! 

La chance de Netanyahu, c'est l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, cet idiot utile à sa politique de colonisation. Car si jusque-là tout le monde savait que les américains tenaient le rôle de juge et d'arbitre dans le conflit israélo-palestinien avec une  position pro-israélienne qui ne dit pas son nom; Trump, lui, a le mérité d'officialiser la préférence de l'administration américaine pour Israël. D'autant que son coup de pouce pour Netanyahu n'est pas gratuit; puisqu'il en récupère un bénéfice auprès de son électorat de la droite religieuse, populisme oblige !

Droite religieuse qui soutient les sionistes bien qu'elle soit raciste et antisémite (anti-juifs  et anti-musulmans), juste pour que l'Apocalypse prévue dans la Bible, advienne; et qu'enfin le Messie arrive ! Si la droite religieuse américaine considère les sionistes comme leurs idiots utiles pour accomplir les prophéties bibliques; les sionistes, eux, trouvent dans ces religieux, les parfaits idiots utiles pour l'accomplissement de leur projet politique ! 
Ce qu'a parfaitement bien compris Netanyahu qui exploite le filon au maximum en mobilisant les juifs américains pro-sionistes d'une part et les évangélistes américains; les  deux ayant le même objectif celui de la reconstitution du Grand Israël biblique. Les deux pesant leur poids électoral, ils mènent par le bout du nez le président des EU ! 

Il est probable que Netanyahu méprise cette droite raciste pour son antisémitisme affiché antijuif mais il doit en apprécier l'antisémitisme anti-musulman qui le sert politiquement pour chasser les palestiniens de la Palestine ou ce qu'il en reste; du moins ceux de confession musulmane !

Le comble est que Trump pousse l'hypocrisie jusqu'à dire que ce nouveau coup de force, est un pas vers la paix ! 

Elle est belle la démocratie quand elle est abandonnée aux extrémistes religieux !
Qui peut encore croire au droit international ? Sûrement pas les peuples dits "arabo-musulmans" et encore moins les Palestiniens.

Voilà pourquoi il faut dénoncer les extrémismes religieux qu'il soient sioniste ou islamiste, car les deux prétendent mettre les lois divines au-dessus de celles des hommes !

Rachid Barnat

PS Cette droite religieuse n'est pas à un paradoxe prés : elle a beau être raciste anti-noirs, anti-juifs, anti-musulmans .... elle soutient quand même les Frères musulmans et veut imposer Ghannouchi aux Tunisiens ! Pourquoi ? Pour la simple raison qu'ils partagent avec eux le capitalisme sauvage ! Car "business is business" (les affaires sont les affaires).
Et les Marchands du Temple se comprennent bien dans le domaine où l'argent est roi !

PS : Gare à ceux qui critiqueraient les sionistes, ils seront taxés d'antisémitisme; tout comme les islamistes accuseront d'islamophobie, leurs détracteurs !


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Pourquoi la droite religieuse américaine soutient Israël

Si Donald Trump a décidé de déménager l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, c'est en partie pour plaire aux chrétiens évangéliques, qui rêvent d'accélérer la fin du monde.
Ami de Donald Trump, Robert Jeffress, le pasteur qui a lu ce lundi la prière lors de l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem, est un drôle de zig. Selon lui, les défenseurs des droits des homosexuels sont des "militants de la pédophilie" et l’islam est une "hérésie sortie du puits de l’enfer". Et puis, il est convaincu que les juifs qui ne se convertissent pas ne connaîtront pas le salut : logiquement, ils devraient connaître les flammes du châtiment éternel…
Cette dernière conviction du pasteur est conforme avec le récit futuriste de la fin des temps, que de nombreuses églises évangéliques américaines promeuvent depuis une vingtaine d’années et dans laquelle Jérusalem et le peuple juif jouent un rôle central.  
Le paradoxe de la situation actuelle, c’est que si Donald Trump aide tant les Israéliens, ce n’est pas seulement pour plaire à Benjamin Netanyahou. C’est aussi (surtout ?) pour séduire les fondamentalistes chrétiens qui composent une partie de sa base électorale. Des Américains qui prennent la Bible au sens littéral.

Apocalypse

On estime que plus de 80% des blancs fréquentant ces églises évangéliques ont voté Trump. Or, depuis une vingtaine d’année, ces églises défendent bec et ongle Israël. Pas forcément par sympathie pour les Israéliens, mais parce qu’ils préparent le retour du Messie et la fin du monde. Or, dans le scénario que ces églises ont dessiné à partir de l’apocalypse de Saint Jean et d’autres textes (Isaïe, Jérémie, Ezechiel, Daniel, Thessaloniciens, Jean, Mathieu...), le peuple juif doit revenir à Jérusalem, y reconstruire le temple et se battre à mort avec ses voisins.

Pour ces églises évangéliques, les événements actuels au Proche-Orient s'inscrivent dans ce programme prophétique : l'instauration d’un ordre mondial satanique (certains désignent les Nations-unies), le retour du peuple d’Israël à Jérusalem, la chute de Babylone (est-ce Bagdad ? Ou, disent certains, Téhéran ?), la grande bataille contre l’Antéchrist ("Armageddon"), des désastres naturels et au final, l’enlèvement au ciel des bons chrétiens et des juifs convertis ("the rapture").  Commenceront alors les temps paradisiaques, avec Dieu vivant éternellement au milieu des hommes.

Calcul politique

Petit détail qui a son importance : dans ce scénario eschatologique, les deux tiers du peuple d’Israël périssent dans la bataille de l’Armageddon. Et seuls les survivants qui se convertissent échapperont à l'enfer. Autrement dit, ces chrétiens flattent les Israéliens… tout en étant convaincus qu’ils sombreront.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce galimatias a infusé dans une partie de la société américaine. En 2002, un sondage pour "Time" et CNN montrait que 59% des Américains étaient convaincus que les événements annoncés dans l’Apocalypse se dérouleraient bel et bien.

D’où les pressions de cette droite religieuse sur la Maison-Blanche, pour que Trump agisse au Proche-Orient : il s’agit d’accélérer le processus pour hâter la venue du Christ.

Le président n’est pas insensible à ces pressions. La décision de transférer l’ambassade a été prise malgré l’avis négatif de ses propres conseillers diplomatiques.  Son calcul est purement politique. Selon Elizabeth Oldmixon, qui enseigne les sciences politiques à l’Université du nord du Texas, un tiers des Américains des églises évangéliques seraient des fondamentalistes sensibles au sort d’Israël et à son rôle dans la fin des temps. 
Soit environ 15 millions de personnes…