vendredi 20 mars 2020

Ghannouchi tente de diviser les destouriens


20 mars, fête de l'indépendance de la Tunisie. Mais aussi anniversaire du centenaire du Destour, premier parti qui a milité pour la libération du pays mais aussi pour la construction d'une nation et d'une République tunisienne que des aigris, complexés de l'Histoire, veulent détruire et réduire à un nouveau colonialisme, celui de leurs maîtres qataris ou turcs car Ghannouchi, se vendant au plus offrant, n'a toujours pas choisi entre l’Émir du Qatar et le Sultan turc !
R.B
Résultat de recherche d'images pour "jean pierre  ryf photo"

Depuis qu’Abir Moussi et son parti PDL, héritier du Destour, connaissent un succès de plus en plus grand chez les Tunisiens, on assiste à une manœuvre grossière des islamistes, manœuvre d’ailleurs, selon moi, vouée à l’échec le plus complet; et qui consiste à créer un nouveau parti dit destourien qui concurrencera Abir Moussi et viendra conforter, un peu, leur maigre et fragile majorité !

Quand on sait la véritable haine des islamistes à l’égard de Bourguiba dont ils ont, vainement, tenté de faire oublier l’action et l’amour des Tunisiens, on ne peut que s’étonner que, tout à coup, ils soutiennent en douce un parti destourien, normalement successeur de Bourguiba !
Mais comme ils sont prêts à tout pour essayer de contrer l’essor d’Abir Moussi, ils passent évidement sur cette question et, pour eux, un bon destourien c’est un destourien qui n’a aucune conviction, qui n’a aucun patriotisme et qui est seulement prêts à leur prêter main forte en reniant et son histoire et ses valeurs.

Comme beaucoup de politiques n’ont aucune conviction réelle, qu’en réalité ils ne connaissent pas leur histoire et qu’ils sont prêts à se vendre au plus offrant, nul doute que ce nouveau parti va naître.
La question est : sera-t-il crédible aux yeux des Tunisiens ?

Alors, bien sûr, il se trouvera toujours quelques ignorants, quelques opportunistes qui feront mine d’y croire. On peut imaginer que les démissionnaires de Qalb Tounes vont se prêter à ce petit jeu. Ne disent-ils pas que s’ils partent, c’est pour être dans une opposition « constructive » ! Or on sait ce qu’est, en Tunisie, une opposition constructive : elle consiste à se coucher devant les islamistes !

Mais la majorité des Tunisiens ne sera pas dupes car, ceux-là, qui connaissent l’histoire du Destour, son rôle dans la libération du pays, dans l’installation d’un Etat et d’une administration moderne, qui savent son rôle dans l’émancipation des femmes et dans le développement de l’éducation, ne tomberont pas dans le panneau grossier.
Ceux-là savent que le Destour avait des valeurs et parmi elles l’indépendance du pays et le rejet de toute vassalité à l’égard de pays étrangers. Or, en s’alliant aux islamistes, ces prétendus destouriens acceptent l’allégeance au Qatar ou à la Turquie, prônée par les obscurantistes Frères musulmans ! Le contraire exactement des principes du Destour !

Cette manœuvre grossière échouera mais ceux qui y auront prêté la main seront, cela est sûr, tout à fait déshonorés et seront sévèrement sanctionnés aux prochaines échéances électorales.



samedi 14 mars 2020

Il est libre Max !

Hervé Cristiani porte un regard d'humaniste sur une société qui marche sur la tête. Sa chanson, c'est un peu de poésie dans un monde de brutes.  
R.B
«  On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait quand il s’en va » 
Jaques Prévert
Résultat de recherche d'images pour "Herve Cristiani photo"

Il met de la magie, mine de rien, dans tout ce qu´il fait
Il a le sourire facile, même pour les imbéciles
Il s´amuse bien, il n´tombe jamais dans les pièges
Il n´se laisse pas étourdir par les néons des manèges
Il vit sa vie sans s´occuper des grimaces
Que font autour de lui les poissons dans la nasse

Il est libre Max
Il est libre Max !
Y en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler

Il travaille un p´tit peu quand son corps est d´accord
Pour lui faut pas s´en faire, il sait doser son effort
Dans l´panier de crabes, il n´joue pas les homards
Il n´cherche pas à tout prix à faire des bulles dans la mare

Il est libre Max
Il est libre Max !
Y en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler

Il r´garde autour de lui avec les yeux de l´amour
Avant qu´t´aies rien pu dire, il t´aime déjà au départ
Il n´fait pas de bruit, il n´joue pas du tambour
Mais la statue de marbre lui sourit dans la cour

Il est libre Max
Il est libre Max !
Y en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler

Et bien sûr toutes les filles lui font leurs yeux de velours
Lui, pour leur faire plaisir, il leur raconte des histoires
Il les emmène par-delà les labours
Chevaucher des licornes à la tombée du soir

Il est libre Max
Il est libre Max !
Y en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler

Comme il n´a pas d´argent pour faire le grand voyageur
Il va parler souvent aux habitants de son cœur
Qu´est-ce qu´ils s´racontent, c´est ça qu´il faudrait savoir
Pour avoir comme lui autant d´amour dans le regard

Il est libre Max
Il est libre Max !
Y en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler

Archive INA
Parolier : Hervé Cristiani
Sortie : 1981
Hervé Cristiani a raconté cette anecdote : Ma nièce qui était en classe de quatrième a eu une explication de texte à faire sur cette chanson. J'ai rédigé le devoir dans son langage et obtenu la note de 8 sur 20 ! Le professeur a inscrit, à l'encre rouge, dans la marge : « N'a pas saisi la pensée de l'auteur ». 

vendredi 13 mars 2020

Coronavirus, oblige ...

Il a suffit d'un virus pour ébranler le monde entier. Un virus qui a confirmé ce dont on se doutait : que les régimes de dictature comme les pays démocratiques, montrent leur limite quand il s'agit de santé publique. 

En Chine d'où ce virus est parti, un médecin a payé de sa vie d'avoir alerté les autorités qu'une épidémie s'est déclarée aux environs du marché central de Wuhan. Ce médecin, atteint lui même par le virus, a été jeté en prison car les autorités faisaient un déni d'épidémie qui jetterait l’opprobre sur le régime communiste totalitaire de ce pays. 
Quand la chose est devenue incontrôlable et les spécialistes ont désigné le mal par "grippe chinoise", la Chine a tout fait auprès de l'OMS pour que son nom ne soit pas associé à ce virus. D'où la trouvaille de CoVid-19 ! Virus qui va rappeler aux dirigeants occidentaux à quel point ils sont devenus tributaires de la Chine-atelier du monde, pour y avoir transféré leur savoir faire et leurs productions industrielles; au point que lorsqu'elle tousse, c'est tout l'Occident qui se grippe.

Et quand l'épidémie chinoise a viré en pandémie mondiale, les démocraties traditionnelles prises au dépourvu, ont montré les failles de leur système de santé : 

La France découvre qu'elle manque de médecins, d’infirmières et de lits d’hôpitaux, qui ne sont que le résultat de politique du court terme des présidents successifs, qui n'ont cessé de détruire un système que le monde entier envie aux français, quand ils maintiennent un numerus clausus pour la formation de médecins et ferment les hôpitaux non rentables ... pour finir par recourir à des médecins étrangers, pratiquant l'immigration sélective !
Quant aux EU, où Trump revient sur l' "Obama-care", il va se retrouver avec un gros problème ingérable; puisque les pauvres sans couverture de santé, ne pourront ni se faire diagnostiquer ni se faire soigner et contribueront à la propagation de la grippe chinoise ... la médecine étant réservée aux riches !

D'autre y voient une catastrophe planétaire de l'ordre des six autres, dont la dernière était à l'origine de l'extinction des dinosaures. Dinosaures qui formaient l’espèce qui s'est répandue sur toute la planète en nombre et en diversité, à l'instar de l’espèce humaine qui depuis, a colonisé la terre entière; causant l’extinction de nombreuses espèces animales par son avidité à tout consommer ...
Ce virus ou un autre encore plus virulent, pourront un jour être la cause de l'extinction de l’espèce humaine, cette apocalypse brandie par les religions monothéistes pour affirmer le pouvoir des religieux sur les hommes ! 
Et ce ne sera que justice pour les espèces animales qui retrouveront leur espace vital et ne seront plus menacées par l’expansion effrénée de l'homme ni maltraitées par lui, depuis qu'il a fini par se comporter comme un Dieu sur terre (ne lui disait-on pas que l'homme est à l'image de Dieu ?), pour tout s'approprier, tout régenter et tout saccager ...
R.B

CoVid-19 : " Je n'ai pas de jambes. J'utilise celles de ceux qui refusent le confinement " !



La romancière romaine, raconte le quotidien dans un pays en quarantaine pour lutter contre la grippe chnoise.
Image
Le télétravail pour lutter contre le coronavirus.
"C'est votre pilote qui vous parle. Aujourd'hui je fais du télétravail"
L’image contient peut-être : texte

Chers cousins français,

Si on arrive à survivre, le problème, en Italie, sera de comprendre si les couples, avec ou sans enfants, les femmes et les hommes seuls, résisteront à l’enfermement dans leur maison, s’ils réussiront à rester ensemble, à jouir encore de la compagnie réciproque ou de la solitude choisie, après une convivance forcée et ininterrompue d’un mois entier. Le décret du gouvernement dit que nous pouvons sortir pour faire une promenade, mais seulement avec ceux qui vivent déjà avec nous, pas d’amis ou d’amies, pas même de visites à des parents qui vivent dans d’autres maisons. Seule la famille proche, ou personne si nous sommes seuls. Pas de cinémas, pas de théâtres, pas de concerts, musées, restaurants, bureaux, écoles, universités. Seul un membre de la famille peut aller faire les courses. Devant les supermarchés, il y a des queues silencieuses de gens portant le masque, chaque personne doit être à 1 mètre de distance d’une autre, qui attend la sortie de quelqu’un pour pouvoir entrer à son tour. Même chose devant les pharmacies. Dans la rue, on fait un écart quand on croise un autre passant.

Beaucoup d’entre nous ont pensé au Décaméron de Boccace. Vers l’an 1350, fuyant la peste, un groupe de jeunes, sept femmes et trois hommes, se réfugient hors les murs de Florence, et, pour passer le temps, se racontent des nouvelles, substituent un monde imaginé au monde réel, en train de s’écrouler. D’autres relisent la Peste d’Albert Camus ou les pages des Fiancés d’Alessandro Manzoni qui décrivent une autre épidémie de peste, celle de 1630, au cours de laquelle tous les nobles qui pouvaient le faire fuyaient Milan, comme cela s’est passé ces jours-ci, dès que la ville a été classée «zone rouge». Comme si on pouvait fuir sans apporter les dégâts dans les lieux où l’on se réfugie, ou en considérant que le sort des autres nous est indifférent.


Les journalistes écrivent qu’il ne faut pas nous plaindre et nous rappellent ce qu’ont subi nos parents durant la guerre. D’autres accusent les jeunes de ne pas respecter les règles parce qu’ils sortent le samedi soir, n’ont pas peur, sont jeunes et pensent que les vieux sont les seuls qui tomberont malades. Un acteur italien d’un certain âge leur a demandé s’il était juste de faire mourir tous les grands-pères en même temps. On voudrait qu’un poète vînt à la maison pour nous raconter des histoires, et amuser nos enfants. Jamais Internet n’a été aussi important. Les tchats en ligne entre amies, sœurs, membres de la famille, sont très fréquentés. Dans les jours qui ont précédé la fermeture de tout, on s’échangeait des milliers de gifs et d’images amusantes sur le virus, des vidéos désopilantes tirées de vieux films. A présent l’atmosphère est plus lourde, nous restons dans le silence – avec l’ordre intimé par le gouvernement : ne bougez pas ! Ça a l’air facile. Dans l’un des posts drôles qui circulent, on lit : «Ça n’arrive pas tous les jours de sauver l’Italie en restant en pyjama.» On rit – mais jaune.

Est arrivé le moment de la vérité, pour les couples qui ne se supportent pas, pour ceux qui disent s’aimer, ceux qui vivent ensemble depuis une vie entière, ceux qui s’aiment depuis peu de temps, ceux qui ont choisi de vivre seuls par goût de la liberté ou parce qu’ils n’avaient pas d’autre choix, pour les enfants qui n’ont plus école, pour les jeunes qui se désirent mais ne peuvent pas se rencontrer… Nous sommes tous appelés à nous inventer une nouvelle vie, à nous sentir proches même si nous sommes éloignés, à régler nos comptes avec un sentiment que nous évitons à tout prix : l’ennui. Et la lenteur aussi, le silence, les heures vides – ou pleines des cris des enfants enfermés à la maison. Nous avons en face de nous la vie que nous nous sommes choisie, ou que le sort nous a donnée, notre «foyer» – non celui de la maladie mais celui que nous avons construit au cours des années. Je nommerais cela une épreuve de vérité. Ces jours-ci, ce qui gagne, c’est aussi la vie virtuelle, étant donné que nous ne pouvons pas nous toucher. Les films à la télé, les séries, Netflix, Amazon, Google… Nous passons encore plus d’heures devant nos ordinateurs, ou la tête penchée sur nos portables.

Mais de temps en temps, on sature, on n’en peut plus de ça, on lève la tête et on découvre plein de choses. Le fils qu’on pensait être encore un enfant est devenu un jeune homme, et on ne s’en était pas aperçu ; il nous dit, en souriant : «Maintenant, t’es bien obligée de rester avec nous, hein ?» On fait frénétiquement le ménage dans les maisons, on nettoie le frigo, on met en ordre les livres – puis on fait une pause, et on remarque que dans la cour le cerisier est en fleurs, on reste une demi-heure à le regarder et on a l’impression qu’on ne l’avait jamais vu. On envoie de façon compulsive des messages pour ne pas se sentir seul, et un coup de fil peut durer une demi-heure, comme lorsqu’on était jeunes et que les temps n’étaient pas ceux d’aujourd’hui, qu’on faisait l’amour au téléphone. Il arrive aussi qu’une amie te dise : «Peut-être demain on peut faire une promenade ensemble, en se tenant à distance, qu’est-ce que tu en penses ?» Et l’idée te fait venir un frisson de plaisir interdit. Nous sommes en train de vivre de façon différente des moments de notre vie de toujours, et elle nous paraît nouvelle parce qu’elle est la même mais renversée : les objets, les personnes sont devenus visibles, et l’habitude s’est dissipée, l’«habitude abêtissante, comme l’appelle Proust, qui cache à peu près tout l’univers».

Chers cousins, je souhaite de tout cœur que tout ça ne vous arrive pas, ou, si ça devait arriver, que ce soit une expérience à ne pas oublier. Demain, lorsque la porte de la maison se rouvrira, que nous courrons à la rencontre du temps rapide, des fragments de choses et de personnes seulement effleurées, et que les rêves, l’art, seront la seule et unique partie renversée de notre vie, souvenons-nous qu’une autre couche peut recouvrir les jours et les révéler dans le bien comme dans le mal – une fois surmontés le vide, l’ennui et la peur.

mercredi 11 mars 2020

Al KARAMA - LPR : LES DEUX FACES D'UNE MÊME PIÈCE

Des voyous siègent au Bardo. Ils insultent, intimident et menacent verbalement et physiquement, ceux qui s’opposent à Ghannouchi. Ces membres de Iitilaf al-karama (recouvrons notre dignité), sont allés jusqu'à lancer des appels au meurtre à l'encontre de Abir Moussi, parcequ'elle a osé critiquer et dénoncer Ghannouchi et ses Frères musulmans.

L'attentat à proximité de l'ambassade américaine, ayant coûté la vie à un policer, s’avère être le fait d'un terroriste, ancien client et ancien garde du corps de Seifeddine Makhlouf, chef du parti Iitilaf al-karama; et qui serait passé à l'acte juste après que deux de ses députés ont appelé au meurtre, en invoquant l’anathème (takfir), visant Abir Moussi, ce qui peut induire une condamnation pour apostasie suivie de mise à mort ! 
Pur hasard ou était-ce un signal donné aux terroristes pour passer à l'acte ? Scénario qui avait déjà coûté la vie à Chokri Belaid, quand le constituant Habib Ellouz, un excité d'Ennahdha, avait appelé au meurtre des mécréants ! 

Ces sinistres individus paradent, grâce à des journalistes complaisants, de plateaux TV en studios Radio; débitent les pires menaces et narguent tout le monde, dans une impunité totale : ni la justice ne peut les poursuivre ni personne n'ose leur retirer leur immunité parlementaire. Leur dada étant de salir la mémoire du président Habib Bourguiba et de cracher leur haine des destouriens !

Imed Dghij, bien que non élu, est toujours présent au titre d'observateur et d'accompagnateur du groupe d'Iitilaf al-karama au Bardo. Cet ex-chef de la ligue autoproclamée protectrice de la révolution, la fameuse LPR; est un barbouze notoire sans foi ni loi, ancien serviteur de Imed Trabelsi (fils naturel de Leila Ben Ali, ou son neveu ?) voyou notoire !  
Il s'est distingué par le passé en soutenant Marzougui et Ghannouchi, quand la troïka était au pouvoir; et depuis, il soutient Makhlouf et le couple diabolique Abbou ... allant de l'un à l'autre pour "préserver le pays, le peuple et la révolution", répète-t-il comme pour se donner de l'importance; posant ses conditions aux uns et aux autres, comme un marchand de tapis, jouant l’entremetteuse pour marier ceux qu'il pense, réaliseraient les "objectifs de la révolution" !

Le plus grave, est de le voir reçu par tous les chefs de partis, qui lui donnent une importance dont il tire la "légitimité" du fait d'être le protégé de Ghannouchi ! Il a été reçu par Sihem Ben Sedrine et par les chefs des gouvernements successifs de Ghannouchi.

Ses amis "politiques" se servent de lui et de sa bande de voyous comme d'une milice pour terroriser leurs opposants; et protègent ces barbouzes des poursuites policières et judiciaires !

Les progressistes lors de leurs manifestations, s'en souviennent encore, quand Ghannouchi, Zitoun, Tartour, Larayedh ... les lâchaient tels des pitbulls pour les terroriser, afin de les empêcher de manifester ou de se réunir !

Or la LRP a été dissoute en 2014 ! Cette milice qui était au service d'Ennahdha, Ghannouchi va la récupérer et la légaliser. Comment ? Il suffisait d'y penser : en créant Iitilaf al-karama, un nouveau parti politique, en réalité une filiale d'Ennahdha, avec à sa tête Seifeddine Makhlouf, avocat des anciens membres de la LPR, au service de Ghannouchi assurant ses sales besognes d'intimidation et de terroriser ses opposants par toutes les voies de violences, verbales comme physiques !

Et pour brouiller les pistes, ce parti nous dit-on, est à l’extrême droite d'Ennahdha et opposé à Ghannouchi "jugé" trop "mou" et "consensuel" ! Ainsi la LPR renaît de ses cendres sous le label d'Iitilaf al-karama, regroupant ses anciens membres, cette fois-ci doublement légitimés par un parti politique légalisé et par leur statut de député, conférant l'immunité parlementaire à son président et aux membres les plus virulents de l'ex-LPR, ou par l'octroi de fonction d'observateur et d'accompagnateur parlementaire que lui accordait Habib Khedher qui détenait les clefs du Bardo ! Comme Imed Dghij et Rached Khiari ! 

Voilà comment Ghannouchi conserve sa milice, puisque Iitilef al-karama n'est autre que le bras armé d'Ennahdha, composé de gros bras et de grandes gueules, indispensables pour Ghannouchi en cas de difficultés "politiques". Car malin, la stratégie de Ghannouchi est machiavélique. Il instrumentalise les "démocrates", sinon il recourt à sa milice. En délégant tout, il n'est responsable de rien ! Il lui suffit de faire le marionnettiste ! Ce que Abir Moussi découvre à ses dépens, lors des incidents à répétition au Bardo, et craint à tout moment pour sa sécurité à chaque fois qu'elle les dénonce. 

Et le tour est joué ! 

Voilà comment la bande de malfrats, repris de justice, révolutionnaires de la 25éme heure, auto-proclamés gardiens de la révolution, continue à sévir en toute impunité, pour faire commerce de la "révolution", mettre "son grain de sel" (ou celui de Ghannouchi ?) dans tous les choix des gouvernants : premiers ministres, ministres, intimider et menacer ceux qui s'opposeraient à Ghannouchi. Elle lui sert au Bardo pour semer le chaos et faire diversion à son projet d'islamisation de la Tunisie !

Quand Abir Moussi dénonçait les terroristes au sein du Bardo, les enfants de Ghannouchi l'accusaient de perturber les travaux de l'assemblée. L'incident grave qui vient de se produire dans l'aéroport de Tunis Carthage, prouve qu'elle avait raison ! Makhlouf aidait une terroriste fichée S17 à sortir du pays et terrorisait les policiers qui faisaient leur travail, pour la laisser embarquer !

Que va faire Mechichi ministre de l'intérieur par intérim ? Va-t-il tolérer que sa police soit ridiculisée et humiliée par cet individu ? Que va faire la Justice face à cet énergumène qui se croit au-dessus des lois ? Va-t-on enfin lui retirer son immunité parlementaire, qu'il croit l'immuniser contre tout et contre tous ? Ou tiendrait-il sa véritable immunité de Ghannouchi devant lequel tout ce petit monde s'est mis à plat ventre ?

Juste après ces incidents, Makhlouf présente un projet de loi urgent, pour autoriser les mairies d'établir des passeports ! Comme les mairies sont majoritairement entre les mains des Frères musulmans, il leur sera plus facile d'accorder les passeports aux enfants de Ghannouchi, pour rejoindre Daech ! Projet de loi qui entend court-circuiter le ministère de l'intérieur dans la gestion des passeports depuis que l'amie de Makhlouf fichée S14, s'est vue interdite d'embarquement à Tunis Carthage !!
Alors qu'un autre projet plus important celui-là, déposé par le PDL, pour lutter contre le terrorisme et la violence faite aux femmes, n'est toujours pas à l'ordre du jour pour en débatte au Bardo ! On ne peut plus clair : Bardo est bel et bien sous la coupe des terroristes que protègent Ghannouchi !

Cette dérive est très grave ! Il faut une réaction forte des patriotes progressistes pour retirer la confiance au président de l'Assemblée nationale et pour déférer Makhlouf devant la justice, si l'on ne veut pas que petit à petit la Tunisie se trouve comme l'Iran sous la domination tyrannique des pasdaran, ces prétendus gardiens de la révolution islamistes, au service des ayatollahs au pouvoir; et qui vont jusqu'à fouetter les opposants; voire les poignarder; pour mettre au pas tout un peuple et le soumettre à la dictature islamiste !

Rachid Barnat


dimanche 8 mars 2020

Quand les islamistes s'emparent de la mode féminine


A l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, il y a eu un défilé de mode organisé à l'institut français de Tunisie ayant pour thème "Over 50 et alors ?" célébrant la féminité des femmes de 50 ans et plus, de toutes morphologies, juste pour le plaisir d'être bien dans leur peau, comme un pied de nez à l'islamisme rampant qui instrumentalise aussi la mode, que diffusent à coup de pétrodollars les pétromonarques, véhiculant par la même, le model sociétal d'Arabie et le wahhabisme qui le fonde; et ce, à travers le monde entier, Occident compris !
R.B  
Résultat de recherche d'images pour "florence bergeaud-blackler photos"

Marketing islamique : Quand fondamentalisme et capitalisme s’allient contre la liberté des femmes

À l’approche de la journée des droits des femmes, l’anthropologue Florence Bergeaud-Blacker analyse l’émergence du marketing islamique. Selon elle, le marché contribue à acclimater nos sociétés aux normes de l’islam fondamentaliste.

Le marketing islamique, discipline académique aujourd’hui enseignée dans quelques-unes des plus grandes écoles de commerce du monde, joue un rôle croissant dans la dissémination et la légitimation de normes islamiques. La mode pudique (modest fashion) est l’exemple d’un «marché de niche» qui, sous des allures modernes et émancipatrices, véhicule une norme rétrograde. Celle des fondamentalistes religieux pour lesquels le «droit des femmes» n’a aucune pertinence dans un système théocratique indifférent à ce que les démocraties appellent les «droits humains».


Une telle affirmation peut paraître étrange pour qui a assisté aux défilés des fashion weeks de la mode pudique dans les grandes capitales du monde de la mode. Ces mannequins qui déambulent élégamment dans des tenues de luxe assez éloignées des canons religieux, ne symbolisent-elles pas l’occident plutôt que l’islam? Ces femmes aux voiles colorés interrogées en marge de ces événements qui revendiquent leur liberté, leur indépendance et leur choix ne sont-elles pas plutôt l’avant-garde féministe du monde musulman?

L’histoire du marketing islamique suggère que ce message d’émancipation est bien celui qui est envoyé aux investisseurs du monde et aux élites musulmanes, mais il n’a pas vocation à atteindre le monde musulman pour lequel il figure plutôt un «contre-modèle» contre lequel le projet fondamentaliste forge une identité islamique universelle.

Le marketing islamique est né du mariage arrangé entre deux visions du monde: l’une néo-libérale qui construit la marque «islam» comme culture de consommation, l’autre fondamentaliste, ethnocide, pour qui le marché islamique global est porteur d’un projet califal économique mondial. Le premier ne sait pas que le second existe, le second sait que le premier existe et tente de le mettre à son service.

Deux visions du monde pour un même projet: le marketing islamique

Le marketing islamique est investi par deux visions du monde que j’appelle «inclusive» pour la première, et «ummique» (de l’Umma, la nation musulmane universelle) pour la seconde. Deux livres ont paru en 2011 qui représentent assez bien ces deux weltanschauung. L’un est signé par le libéral professeur Paul Temporal de l’Université d’Oxford spécialiste du marketing, l’autre par le professeur Bakr Ahmad Alserhan de l’Université des Émirats Arabes Unis. Ce dernier dédie ses livres académiques à Dieu et au prophète de l’islam, ainsi qu’il est d’usage dans les universités du monde musulman, un geste qui n’a rien d’anodin, et qui se répand dans les universités européennes.

Les néo-libéraux du marketing considèrent la mode islamique comme un sous-ensemble de la mode, nécessairement changeante avec le temps et variable selon les cultures. Ils visent la maximisation des actes d’achat. Pour eux les valeurs «éthiques» sont des variables sur lesquelles indexer leur stratégie de vente. Ils prétendent ne produire aucune norme ni ne véhiculer de valeurs, mais simplement s’adapter à l’existant. Informés par les reader-digest de la littérature islamique produites par les fondamentalistes, ils répètent que l’islam est un «mode de vie», un ensemble de règles qui gouverne chaque geste de la vie du fidèle et donc la consommation. Par un curieux réflexe pavlovien, ils vantent en même temps «sa grande diversité». Ils ont besoin des «musulmans» pour valider leur prétention à faire du marketing islamique. Certains d’entre eux pensent qu’en faisant entrer le monde musulman dans le grand marché mondial, ils contribueront à pacifier le monde.

Les experts musulmans en marketing islamique ont le plus souvent une socialisation religieuse fondamentaliste. Qu’ils soient au service d’États musulmans, de partis islamistes ou d’entrepreneurs pieux, ils servent un projet religieux en plus d’un projet de réussite personnel. Le marketing islamique est un instrument qui doit permettre d’intégrer les règles du marché dans l’espace normatif islamique pour parvenir à un grand marché commun islamique, une sorte de califat économique. Pour eux, l’activité économique est un des domaines d’activité humaine au service de leur enrichissement sur terre, et de leur salut dans l’au-delà. Ils ont besoin des meilleurs experts occidentaux en économie, culture et communication afin de se former aux dernières techniques du marketing, mais aussi pour les faire travailler à leur service. Les fondamentalistes savent que les Occidentaux ne considèrent leur projet califal que comme une utopie religieuse, mais cela ne les gêne pas, bien au contraire.

Un mariage arrangé

On peut se demander comment s’est formée cette discipline au nom unique bien que recouvrant des visions du monde aussi adverses. La crise des caricatures danoises (2005-2006) semble avoir été l’événement déclencheur de ce mariage arrangé. Les firmes danoises, et toutes celles qui ne se sont pas excusées de «l’offense» faite aux musulmans à la suite de la publication par les journaux de leur pays de caricatures mettant en scène leur prophète, ont subi des pertes colossales: des millions de dollars en quelques mois, laissant abasourdis les conseillers stratégiques des plus grandes firmes du monde.

La réaction dans les milieux d’affaires a été d’empêcher qu’une telle crise ne se reproduise. Ils ont planché sur le problème, consulté leurs homologues musulmans qui avaient participé à calmer le jeu au plus fort de la crise, et sont revenus avec des recommandations managériales simples: tenir compte des caractéristiques spécifiques des «consommateurs musulmans» auxquels une religion de salut dicte quotidiennement les comportements, partout et pour tout.

Ainsi était lancé, sur la base de ce simplissime message, le «marketing islamique».

Le projet califal des entrepreneurs fondamentalistes, inscrit dans l’article 9 de la charte de l’Organisation de la Coopération Islamique publiée en 1972: «Renforcer la coopération économique et commerciale intra islamique, en vue de réaliser une intégration économique devant aboutir à la création d’un Marché Commun Islamique», allait désormais recevoir l’appui des meilleurs experts occidentaux du marketing, issus des plus prestigieuses écoles de commerce mondiales.

La très réputée Saïd Business School de l’Université d’Oxford au Royaume Uni inaugurait fièrement en 2010 le premier forum de la nouvelle discipline avec des invités de marque: académiques comme Philip Kotler l’inventeur du marketing moderne, du monde des affaires comme les puissantes agences américaines Ogilvy & Mather Worldwide et J. Walter Thompson MTT. Le Forum a ensuite débouché sur la création du Journal of Islamic Marketing mêlant personnalités académiques, religieuses et des affaires, défiant les segments disciplinaires et les logiques géopolitiques. On trouvait ainsi parmi les membres du comité éditorial des professeurs émiratis aux côtés d’un personnage comme Tariq Ramadan proche des Frères musulmans, ami du Qatar et grand ennemi des Émirats.

Depuis lors, les EAU derniers financent chaque année le rapport annuel sur l’économie islamique signé par Thomson Reuters et Ogilvy pour garder la main sur l’information économique du halal business mondial. Tous les journaux de la planète reprennent ses chiffres sans sourciller.

La mode pudique: habituer et acclimater au fondamentalisme

La mode pudique est un des sept secteurs du marketing islamique qui inclut, par ordre d’importance, la finance islamique, l’industrie alimentaire halal, le secteur du tourisme, de la mode, des médias et loisirs, l’industrie pharmaceutique et cosmétique halal.

De grandes marques de prêt-à-porter comme Zara, Mango, H&M, Uniqlo ou Nike, ont été formées au marketing islamique version inclusive. Dans les pays non musulmans, le message est calibré pour s’adresser à une audience occidentale: mettre en avant l’empowerment des femmes, la lutte contre les discriminations, la paix dans le monde, etc. Il faut ainsi produire pour les musulmanes, mais s’adresser aux Occidentaux. L’esthétique, la liberté de choix sont donc mises en valeur plutôt que les raisons religieuses du voilement obligatoire que sont l’impudeur du corps des femmes et la nécessité de protéger les hommes de leur vue. Le Marketing islamique inclusif se nourrit d’études de psycho-sociologie sur les identités, sur les discriminations, sur «l’islamophobie», qui permettent de faire passer les effets de la contrainte religieuse (se comporter religieusement en permanence) pour ceux de l’ adversité sociale: une société occidentale intolérante et islamophobe fermée à la «génération M» (génération Y version musulmane) selon l’expression de Shelina Janmohamed la directrice de la branche islamique d’Ogilvy à Londres, une des figures médiatiques de l’islam britannique.

Le décollage de la mode pudique est principalement dû aux ventes en ligne. The Modist par exemple, le Net-à-porter de la mode pudique permet de ne pas sortir de chez soi, de ne pas se déshabiller dans une cabine d’essayage.

Le Marketing ummique essentiellement représentés par des hommes ne communique pas directement sur la mode pudique, un domaine réservé aux femmes. Son message passe par des «influenceuses» via les réseaux sociaux, parfois par le biais des grands médias lorqu’ils évoquent les questions féminines ou de discrimination. Shelina Janmohamed est régulièrement invitée sur les plateaux TV pour parler des discriminations subies par les femmes, ce qui lui donne l’occasion d’évoquer les «valeurs islamiques» et d’être entendues par son cœur de cible, sans recourir à une publicité ostentatoire. Elle réaffirmera ainsi, de façon détournée, les règles islamiques en matière de pudeur, de discrétion, de modestie, en le présentant comme un choix de vie.

Ainsi le partage des rôles est-il bien rodé. Le marketing inclusif habitue et acclimate aux normes dites pudiques de l’islam fondamentalistes, pendant que le marketing ummique apporte et relaie la substance islamique par le biais de médias tels que AJ+ qui relaie tout ce qu’une sociologie spontanée produit d’analyses sur les discriminations, le colonialisme, l’impérialisme occidental pour implicitement défendre les «droits de la femme musulmane».

Beaucoup de femmes tentent de se dévoiler dans le monde, là où comme en Iran le voile est imposé par la loi. Dans les pays européens, cette pression ne se fait pas par la loi, mais par le marché qui acclimate à un islam fondamentaliste que les firmes néolibérales croient juguler, mais dont elles sont en réalité les simples exécutantes.

* Florence Bergeaud-Blacker est chargée de recherche au CNRS et au Groupe Sociétés, Religions, Laïcité de l’Université Paris sciences et lettres. Elle a notamment publié Le marché halal ou l’invention d’une tradition (Seuil, 2017).