lundi 20 juillet 2015

Une histoire de voile ...





PURETÉ ET IMPURETÉ, OU COMMENT LES DÉESSES SONT TOMBÉES DE LEUR PIÉDESTAL !
Il fut un temps où les dieux étaient des déesses tant la femme intriguait les hommes par ses menstrues, par ses accouchements, par son allaitement, par la vie qu'elle donne .... toutes ces choses  lui conférant un pouvoir mystérieux dont les hommes ne comprennent rien; et qui ont fini par la déifier !
Mais l'homme devant tant de pouvoir des femmes, a fini par la jalouser. Et que mieux pour l'écarter du Temple que de l'accuser de le souiller par ses menstrues qu'il jugera impures pour justifier sa déchéance ?
Les religions monothéistes vont "affiner" cette notion d'impureté, jusqu'à accabler la femme de tous les maux de la terre ! D'ailleurs l'un des mythes fondateurs des religions monothéistes n'est-il pas révélateur du désir des hommes d'écarter les femmes de tout pouvoir "religieux" ? Ève s'est rendue coupable de l'expulsion d'Adam du paradis pour lui avoir "ouvert" les yeux sur son pouvoir de reproduction en le séduisant, lui faisant perdre son innocence en l'initiant à la connaissance !
Ce mythe constituera le Péché Originel, fondement des religions monothéistes, dont la femme sera châtiée éternellement en lui rappelant son impureté !
Et voilà comment l'homme a fini par prendre l’ascendant sur la femme en prenant le contrôle de son corps; jusqu'à lui nier le droit de vivre que certains extrémistes poussent à la mise à mort symbolique, en l'affublant vivante de son linceul; sinon par la mort effective !
Le voile, est le symbole de cette domination des femmes par les hommes qui ont pris le contrôle de leur utérus et se sont appropriés leur corps.
Qu'en pensent les femmes d'aujourd'hui ? Les féministes ont compris la supercherie et commencent à dénoncer le procès d'impureté pour combattre la phallocratie des religions monothéistes !
R.B


PETITE HISTOIRE DU VOILE

La première preuve textuelle du port du voile vient de la Mésopotamie où le culte de la déesse Ishtar est associé avec la prostitution sacrée. Ishtar, nom akkadien de la déesse, est représentée voilée. Dans un hymne, l’Exaltation d’Inanna (nom sumérien donné à Ishtar), écrit vers 2300 avant J.C. par le grand prêtre du dieu de la Lune à Ur, cette déesse est appelée hiérodule (prostituée sacrée) d’AnAn étant le plus ancien dieu des Sumériens.

Le premier document légal, qui mentionne les prostituées sacrées (ou hiérodules), est le Code d’Hammourabi qui date de 1730 av. J.-C. 10

Une loi de Téglath-Phalasar Ier (Tiglath-Pileser sous la forme hébraïque, Tukulti-apil-Esharra en assyrien), roi d'Assyrie de 1116 à 1077 av. J.-C., réglemente le port du voile (tablette A 40) : "Les femmes mariées […] qui sortent dans la rue n’auront pas leur tête découverte. Les filles d’hommes libres seront voilées. La concubine qui va dans les rues avec sa maîtresse sera voilée. La prostituée ne sera pas voilée, sa tête sera découverte. Qui voit une prostituée voilée l’arrêtera […]. Les femmes esclaves ne sont pas voilées et qui voit une esclave voilée l’arrêtera." 11

L'usage du voile existe dans le monde gréco-romain, chez les Celtibériens, les Mèdes, les Perses (les reines achéménides - 556 à 330 avant J.-C. - portent déjà le tchador 1), les Arabes, les peuples de l’Asie Mineure. 12

En Palestine, du temps de Jésus, les femmes portent le voile.
Paul, dans la Première Epître aux Corinthiens (11,2-16), insiste sur la nécessité pour la femme de se couvrir la tête quand elle prie ou prophétise. La femme doit porter un voile à l'assemblée du culte, exprimant par ce symbole que sa dignité chrétienne ne l'a pas affranchie de sa dépendance à l'égard de son mari, ni du second rang qu'elle occupe encore dans l'enseignement officiel : elle ne doit pas parler à l'Église, c'est-à-dire qu’elle ne peut enseigner (I Corinthiens 14,34 ; I Timothée 2,12) ; tel est le "commandement du Seigneur" reçu par Paul (I Co 14,37).
Lin, successeur de Pierre comme évêque de Rome vers 67, interdit aux femmes d'assister nu-tête aux assemblées.
En 213, dans De Virginibus velandis (Du voile des vierges), Tertullien (vers 155-222), théologien chrétien de Carthage, demande aux jeunes filles de porter le voile hors de chez elles, comme les femmes mariées. Il ajoute : « Femme, tu devrais toujours porter le deuil, être couverte de haillons et abîmée dans la pénitence, afin de racheter la faute d’avoir perdu le genre humain. »
Depuis octobre 1964, les femmes sont autorisées à entrer tête nue dans les églises catholiques ; auparavant elles étaient tenues de porter une voilette (fixée au chapeau) ou une mantille (dentelle) ou un foulard (carré) ou un fichu (triangulaire). L'obligation pour les femmes de se couvrir la tête n'apparaît plus dans le code de droit canonique de 1983.
Dans la tradition religieuse chrétienne monastique, le voile de la religieuse signifie qu'elle se sépare du monde pour une plus grande intimité avec Dieu. Le pape Léon Ier (440-461) décrète que l'on ne donnerait aux religieuses le voile sacré qu'après qu'elles auraient gardé la virginité jusqu'à l'âge de quarante ans (âge canonique).

On peut lire dans le Coran dont le texte officiel est établi vers 650 :
"Commande aux femmes qui croient de baisser leurs yeux et d'être chastes, de ne découvrir de leurs ornements que ce qui est en évidence, de couvrir leurs seins de voile, de ne faire voir leurs ornements qu'à leurs maris ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, à leurs fils ou aux fils de leurs maris, à leurs frères ou aux fils de frères, aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes de ceux-ci, ou à leurs esclaves acquêts de leurs mains droites, ou aux domestiques mâles qui n'ont point besoin de femmes, ou aux enfants qui ne distinguent pas encore les parties sexuelles d'une femme. Que les femmes n'agitent point les pieds de manière à faire voir les ornements cachés. Tournez vos cœurs vers Dieu, afin que vous soyez heureux." (Sourate XXIV, 31) 3
"Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, Ô croyants, afin que vous récoltiez le succès." (XXIV, 31) 4
"O Prophète ! Prescris à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, d’abaisser un voile sur leur visage. Il sera la marque de leur vertu et un frein contre les propos des hommes. Dieu est indulgent et miséricordieux." (Sourate XXXIII, 57) 3
"Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux." (XXXIII, 59) 4
Les passages du Coran relatifs au port du voile ont été diversement interprétés selon les écoles juridiques, les époques et les régions.
Selon la tradition, Zainab, une des épouses du Prophète, étant sortie une nuit de 626 pour satisfaire un besoin naturel et ayant été importunée par des guerriers, Muhammad recommanda aux femmes de se voiler pour qu’elles pussent être reconnues comme telles et respectées.
"Tout le corps de la femme est awra (à cacher) excepté ses mains et son visage" est invoqué par la majorité des théologiens sunnites, chiites et ibadites, pour justifier l'obligation de voilement.
"Chez Abû Dâwûd on lit : "Aïsha a rapporté que sa sœur Asmâ est rentrée chez le Prophète avec des vêtements légers. Le Prophète se détourna d'elle et lui dit : ô Asmâ lorsque la femme atteint la puberté, elle n'a le droit de dévoiler que ça et ça en désignant le visage et les mains". Ce hadîth n'est pas faible comme prétendent certains : le Muhaddith Al-Albâny l'a mentionné dans les hadiths authentiques des Sunan d'Abû Dâwûd en le désignant par authentique / sahîh. Il l'est, également, par l'aval de Dahaby, Bayhiqy, Ahmad ; pourtant il n'est pas le seul hadîth à ce sujet." 5
Les femmes doivent obéir aux hommes :
"Les hommes sont supérieurs aux femmes en raison des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises ; elles conservent soigneusement pendant l'absence de leurs maris ce que Dieu a ordonné de conserver intact. Vous réprimanderez celles dont vous aurez à craindre l'inobéissance ; vous les reléguerez dans des lits à part, vous les battrez ; mais aussitôt qu'elles vous obéissent, ne leur cherchez point querelle. Dieu est élevé et grand". (Sourate IV, 38) 3
"Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leurs époux, avec la protection d'Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !" (Sourate IV, 34) 4

En 1516, l'empereur ottoman, Selim Ier, impose le port du voile aux femmes de Syrie : noir et blanc pour les musulmanes, jaune pour les juives et rouge pour les chrétiennes 1.

En 1923, au Caire (Egypte), Huda Sharawi, présidente de l'Union féministe, et ses amies, qui reviennent du Congrès féministe mondial tenu en Italie, retirent leur voile et sont acclamées par le peuple. 

Le 27 août 1925, Mustapha Kemal, président de la République turque, déclare (Discours dit "du chapeau" 8), entre autres : « En certains endroits, j'ai vu des femmes qui mettent un bout de tissu, une serviette ou quelque chose de ce genre sur leur tête pour cacher leurs visages, et qui tournent le dos ou s'accroupissent sur le sol lorsqu'un homme passe auprès d'elles. Que signifie ce comportement ? Messieurs, la mère et la fille d'une nation civilisée peuvent-elles adopter ces étranges façons, cette posture barbare ? C'est un spectacle qui couvre la nation de ridicule. Il faut y remédier sur-le-champ. »
En 1934, le droit de vote est accordé aux femmes mais le port du voile est prohibé dans les administrations et les écoles publiques ; il est déconseillé fortement dans tous les lieux publics.
Nathalie Clayer, historienne à l'EHSS, explique : "Mustafa Kemal n'a jamais interdit la burka ; il y a eu à son époque des campagnes antivoile, menées d'ailleurs surtout au niveau local, sans véritable coordination, touchant surtout les élites."

En 1928, les Afghanes et les Persanes peuvent se promener tête nue (le port du voile est facultatif).

Par décret royal du 21 mars 1935, Reza, Shah d’Iran, interdit le port du voile en public.
A compter du 7 janvier 1936 (7 dey 1315), le voile est interdit en tous lieux, dans la rue comme dans les universités. Reza Shah demande à la reine et à ses filles, les princesses Ashraf et Shams, de donner l'exemple. La police iranienne arrache aux femmes réticentes le tchador traditionnel.
En mars 1979, l’ayatollah Khomeyni proclame que toutes les femmes travaillant dans l'administration doivent porter le hijab. Par la suite, des manifestations de proclamation de femmes des classes moyennes et hautes, contre le port du voile, alternent avec les manifestations de femmes traditionnelles, qui militent pour le respect de la tenue islamique. Par la suite, les commerçants sont invités à ne pas accepter les femmes sans foulard islamique, et finalement, pendant le printemps et l'été 1982, une campagne vigoureuse est lancée par les pasdaran pour faire respecter la règle dans chaque ville ou village 2.

Au Maroc, à l'avènement de l'indépendance en 1956, le roi Mohammed V demande à sa propre fille d'ôter son voile en public pour marquer la libération de la femme.

En Tunisie, le 10 janvier 1957, Habib Bourguiba interdit le port du hijab dans les écoles.
Le décret 108, promulgué en 1981, interdit le port du voile dans l'administration publique et déconseille fortement aux femmes de le porter en public.

Au cours des dernières années de la guerre d'Algérie, les Français, sans grand succès, organisent des cérémonies de dévoilement collectif pour démontrer l'œuvre civilisatrice de la France en Algérie en faveur de l'émancipation des femmes algériennes 6.

En mai 2000, en Afghanistan, les talibans exigent des femmes (y compris les non-musulmanes) le port du voile.

En Syrie, le 18 juillet 2010, le ministre de l'Education supérieure publie le décret interdisant aux étudiantes des universités de porter la burqa ou le niqab.

Les autorités musulmanes du Kenya affirment qu'elles continueront à s'opposer à la décision prise par les évêques qui ont annoncé le 19 août 2011 que les élèves de leurs écoles catholiques ne sont pas autorisées à porter le hijab. "Si vous voulez envoyer votre enfant dans une école catholique, alors il faut en accepter les règles" déclare l'évêque Mgr Maurice Crowley, du diocèse de Kitale, lors d'une conférence de presse à Nairobi 9.


Le 17 juin 2015, le Premier ministre du Tchad, Kalzeube Pahimi Deubet, annonce que "le port de la burqa, ou tout autre système de port de turban où on ne voit que les yeux (...) est désormais interdit dans les lieux publics par mesure de sécurité, afin d'éviter la dissimulation d'explosifs".
Femme portant un tchador, 
Le Tour du Monde de Dieulafoy, 1881-1882

Différents voiles portés par les musulmanes



En usage surtout en ville, le voile intégral est généralement ignoré dans les villages et chez les nomades ; il est souvent remplacé par un foulard cachant cou, gorge et cheveux.



Il existe plusieurs sortes de voiles, intégraux ou partiels, portés par les musulmanes :

burqa ou burka (long voile, bleu ou marron, couvrant complètement la tête et le corps de la femme, avec une grille de coton devant les yeux, et remplaçant le tchador) en Iran et Afghanistan ; la burqa est appelée parandjah (ou parandja) en Asie centrale,

tchador ou tchadri (mot persan ; il ne couvre pas le bas du pantalon des femmes et est adapté pour que les femmes puissent sortir leurs bras pour faire le marché, par exemple ; les mains sont visibles ; certains types de tchadri sont même ouverts par devant, légèrement en dessous de la taille, laissant paraître robe et pantalon ; en Iran, en Inde ; il est porté en Afghanistan depuis plus de 1.000 ans),
niqab (grand drap ne laissant apparaître que les yeux) en Arabie Saoudite,
sitar (rideau en arabe ; voile qui complète le niqab en couvrant les yeux d'un voile assez fin pour que la femme ainsi couverte puisse voir au travers sans que ses yeux ne puissent être vus des autres ; il peut aussi simplement compléter le jilbab : voir plus loin)
hijab en Arabie ou hijeben dans les pays du Maghreb (voile cachant les cheveux, les oreilles et le cou et ne laissant voir que l’ovale du visage) ; le hijab est appelé kichali aux Comores, Tudung (en Malaisie) et Ibadou (au Sénégal),
haïk en Afrique du Nord (grande pièce de laine ou de coton, blanche ou noire, dissimulant les formes du corps et voilant le visage),
sefseri ou safsari ou sefsari en Tunisie (voile traditionnel composé d'une large pièce d'étoffe blanche ou jaune couvrant tout le corps de la femme, en soie naturelle, en coton ou en satin),
abaya (de couleur noire, elle doit couvrir le corps sauf le visage, les pieds et les mains ; elle peut être portée avec le niqab qui couvre tout le visage sauf les yeux) en Arabie Saoudite et dans les pays du Golfe persique,
- tcharchaf (voile noir léger dissimulant le visage des femmes turques),
jilbab (foulard cachant les cheveux, les oreilles et le cou) en Indonésie ; il n'a rien à voir avec le jilbab utilisé par les Saoudiennes (longue robe, souvent noire, couvre l'intégralité du corps mais ne cache pas le visage)
Le voile s’appelle aussi litham ou lithem (cache-nez) ou encore khimbr, terme générique désignant tout ce qui couvre la tête.

La laïcité française et les signes religieux

A l'automne 1989, des élèves musulmanes refusent de se rendre en classe sans leur foulard ; des proviseurs s'y opposent, invoquant le principe de la laïcité de l'école publique.

Le 27 novembre 1989, le Conseil d’Etat rappelle que, si le port par les élèves de signes par lesquels ils manifestent leur appartenance à une religion n’est pas incompatible avec le principe de la laïcité, cette liberté ne permet pas aux élèves d’arborer des insignes d’appartenance religieuse qui constitueraient un acte de pression, de provocation, de prosélytisme ou de propagande.

Le 2 novembre 1992, le Conseil d’Etat revendique pour chacun "l'exercice de la liberté d'expression et de manifestation de croyances religieuses" et fait valoir que "le port d'insignes religieux n'est pas a priori une entorse à la laïcité, à condition que les personnes concernées s'interdisent tout prosélytisme et remplissent normalement leurs obligations scolaires, sans troubler l'ordre public".

Le 20 septembre 1994, une circulaire du ministre de l’Education, François Bayrou, distingue les "signes religieux ostentatoires par principe interdits et les signes discrets" qui sont admis.

De 1994 à 1998, on dénombre quatre cent cas de port du foulard islamique.

Le 14 février 2000, le Conseil d’Etat considère que "l’exercice de la liberté d’expression et de manifestation de croyances religieuses ne fait pas obstacle à la faculté pour les chefs d’établissement, et le cas échéant les enseignants, d’exiger des élèves le port de tenues compatibles avec le bon déroulement des cours, notamment en gymnastique et en technologie".
Les proviseurs qui veulent interdire le port du foulard islamique, motivent l’exclusion par le prosélytisme et par l’absentéisme : en effet, les porteuses de voile refusent de participer aux cours d’éducation physique et de natation et d’assister à certains cours de sciences naturelles.

Le 19 juin 2003, la cour d’Appel de Paris confirme la décision du Conseil des prud’hommes du 17 décembre 2002 ordonnant la réintégration d’une employée portant le foulard islamique.

La Loi 2004-228 du 15-3-2004, précisée par la circulaire du 18-5-2004 (J.O. du 22), interdit le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics :
« Article 2.1. La loi interdit les signes et les tenues qui manifestent ostensiblement une appartenance religieuse. Les signes et tenues qui sont interdits sont ceux dont le port conduit à se faire immédiatement reconnaître par son appartenance religieuse tels que le voile islamique, quel que soit le nom qu'on lui donne, la kippa ou une croix de dimension manifestement excessive. La loi est rédigée de manière à pouvoir s'appliquer à toutes les religions (les turbans des sikhs sont également visés, ndlr) et de manière à répondre à l'apparition de nouveaux signes, voire à d'éventuelles tentatives de contournement de la loi. La loi ne remet pas en cause le droit des élèves de porter des signes religieux discrets. Elle n'interdit pas les accessoires et les tenues qui sont portés communément par des élèves en dehors de toute signification religieuse. En revanche, la loi interdit à un élève de se prévaloir du caractère religieux qu'il y attacherait, par exemple, pour refuser de se conformer aux règles applicables à la tenue des élèves dans l'établissement. »
De septembre 2004 à janvier 2005, 48 élèves sont exclus de leur établissement pour non-respect de la loi précitée 7.

La LOI n° 2010-1192 du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public est publiée au JORF n°0237 du 12 octobre 2010 :
"Article 1 : Nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage.
Article 2 : 
I. Pour l'application de l'article 1er, l'espace public est constitué des voies publiques ainsi que des lieux ouverts au public ou affectés à un service public. 
II. L'interdiction prévue à l'article 1er ne s'applique pas si la tenue est prescrite ou autorisée par des dispositions législatives ou réglementaires, si elle est justifiée par des raisons de santé ou des motifs professionnels, ou si elle s'inscrit dans le cadre de pratiques sportives, de fêtes ou de manifestations artistiques ou traditionnelles.
Article 3 : La méconnaissance de l'interdiction édictée à l'article 1er est punie de l'amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe. L'obligation d'accomplir le stage de citoyenneté mentionné au 8° de l'article 131-16 du code pénal peut être prononcée en même temps ou à la place de la peine d'amende.
Article 4 : Après la section 1 bis du chapitre V du titre II du livre II du code pénal, il est inséré une section 1 ter ainsi rédigée : "Section 1 ter "De la dissimulation forcée du visage. "Art. 225-4-10. - Le fait pour toute personne d'imposer à une ou plusieurs autres personnes de dissimuler leur visage par menace, violence, contrainte, abus d'autorité ou abus de pouvoir, en raison de leur sexe, est puni d'un an d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende. Lorsque le fait est commis au préjudice d'un mineur, les peines sont portées à deux ans d'emprisonnement et à 60 000 € d'amende."
Article 5 : Les articles 1er à 3 entrent en vigueur à l'expiration d'un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi (11 avril 2011, ndlr)."
Le 1er juillet 2014, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a jugé "légitime" l'interdiction du voile intégral en France et rejeté la requête d'une Française, adepte du niqab et de la burqa, qui contestait la loi de 2010. La Cour a souligné que "la préservation des conditions du vivre ensemble était un objectif légitime" des autorités françaises, qui disposent à cet égard d'une "ample marge d'appréciation", et que, par conséquent, la loi française de 2010 n'était pas contraire à la convention européenne des droits de l'Homme.

En Belgique, la loi, adoptée en avril 2011 par le Parlement et entrée en vigueur le 23 juillet, prévoit que les personnes qui se "présenteront dans l'espace public le visage masqué ou dissimulé, en tout ou en partie, par un vêtement de manière telle qu'ils ne soient plus identifiables seront punis d'une amende" (137,50 euros) et/ou d'une peine de prison de un à sept jours.

Citations

Les femmes grecques, lorsqu'elles sortaient, se voilaient le visage au moyen d'un coin de leur péplum ou de la draperie appelée credemnon, calyptra, etc., usage encore soigneusement conservé par les femmes d'Orient (...) Les plus anciens auteurs grecs parlent de voiles. Hésiode en a paré Pandore. Pénélope parait voilée devant ses prétendants. Phèdre, dans ses ardeurs, supporte impatiemment son voile. Les femmes thébaines avaient un voile d'une sorte particulière ; elles se l'appliquaient exactement sur la figure comme un masque et le perçaient de deux trous pour les yeux. Chez les Spartiates, les jeunes filles paraissaient en public découvertes ; les femmes mariées seules se voilaient. Toutefois, dans l'antiquité, les femmes obtinrent parfois quelque extension à leurs droits de coquetterie, et l'on voit par des médailles et des pierres gravées qu'elles s'entouraient la tête d'un voile, sans toujours s'en couvrir le visage ; femmes et jeunes filles devaient pourtant être voilées quand elles sortaient. Leurs voiles étaient d'ordinaire teints en rouge ou en pourpre. L'usage du voile existait aussi chez les Celtibériens, chez les peuples de l'Asie Mineure, les Mèdes, les Perses, les Arabes, etc. (…) Le voile fut adopté et conservé par les femmes chez les premiers chrétiens. Elles avaient la tête voilée, non-seulement quand elles sortaient, mais pour prier et prophétiser. Mais le voile, flammeum virginale, fut surtout l'insigne des vierges. Les évêques consacraient les vierges par l’imposition du voile. Il était simple, court, sans ornements, en laine pourpre. Quelques-unes cependant en portaient de flottants, de couleur violette (…) Les femmes au moyen âge firent souvent usage du voile comme principal ornement de coiffure, notamment au IXe siècle, ou il enveloppait les épaules et descendait presque à terre ; au XIe, ou elles s'en paraient surtout le dimanche pour aller à l'église. Le voile s'appelait alors le dominical, et les statuts synodaux enjoignaient de l'avoir sur la tête quand on allait communier. (Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle. Pierre Larousse)

Le "foulard islamique" : quelle fichue histoire !
Celles qui mettent le voile n'ont pas forcément envie de mettre... les voiles. (Autocitations, Jean-Paul Coudeyrette)


Notes

L'Histoire des Papes et des Saints, n°8, avril 2010, Ed. SENO.

http://dictionnaire.sensagent.com/tchador/fr-fr/

Le Coran. Traduction de Kasimirski. GF Flammarion 1970 ; http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Koran_%28Traduction_de_Kazimirski%29

http://www.coran-en-ligne.com/coran-en-francais ; html ; http://quran.al-islam.com/frn/ 

5 Cheikh Tahar Mahdi Ben Belkacem : http://www.taharmahdi.fr/articles.php?lng=fr&pg=216

Todd Shepard, La bataille du voile pendant la guerre d'Algérie, in Le foulard islamique en questions, sous la direction de Charlotte Nordmann, Paris, éditions Amsterdam, 2004

Quid 2007
Jean-François Solnon, Le turban et la stambouline, extrait du Discours du chapeau du 27 août 1925 par Mustapha Kemal Pacha Ataturk, P561
http://infocatho.cef.fr/fichiers_html/archives/deuxmil11sem/semaine34/210nx342afriquec.html
10 http://www.questionsenpartage.com/le-voile-une-histoire-qui-commence-avec-la-prostitution-sacr%C3%A9e-en-assyrie
11 Odon Vallet, Le Dieu du croissant fertile.
12 "VOILE s. m. [.] Encycl. Les femmes grecques, lorsqu'elles sortaient, se voilaient le visage au moyen d'un coin de leur péplum ou de la draperie appelée credemnon, calyptra, etc., usage encore soigneusement conservé par les femmes d'Orient. Les voiles grecs étaient d'une étoffe légère et transparente, fabriquée dans les îles de Cos et d'Amorgos, en Lydie, à Tarente et à Siris, d'où ils prenaient le nom de coa, amorgina et sirina. Cette étoffe se faisait avec la plus belle espèce de lin, le byssus. Les voiles phéniciens étaient teints en pourpre, et on en exportait dans la Grèce. Les plus anciens auteurs grecs parlent de voiles. Hésiode en a paré Pandore. Pénélope paraît voilée devant ses prétendants. Phèdre, dans ses ardeurs, supporte impatiemment son voile. Les femmes thébaines avaient un voile d'une sorte particulière ; elles se l'appliquaient exactement sur la figure comme un masque et le perçaient de deux trous pour les yeux. Chez les Spartiates, les jeunes filles paraissaient en public découvertes; les femmes mariées seules se voilaient. Toutefois, dans l'antiquité, les femmes obtinrent parfois quelque extension à leurs droits de coquetterie, et l'on voit par des médailles et des pierres gravées qu'elles s'entouraient la tête d'un voile, sans toujours s'en couvrir, le visage ; femmes et jeunes filles devaient pourtant être voilées quand elles sortaient. Leurs voiles étaient d'ordinaire teints en rouge ou en pourpre. L'usage du voile existait aussi chez les Celtibériens, chez les peuples de l'Asie Mineure, les Mèdes, les Perses, les Arabes, etc. Dans les cérémonies nuptiales des Grecs et des Romains, la fiancée était couverte d'un voile. Se voiler, s'envelopper la tête était un signe de deuil, dans l'antiquité. Certaines cérémonies religieuses, le respect dû à certaines divinités exigeaient aussi le voile à Rome et en Grèce. Enée se voile pour sacrifier à Minerve, Œdipe pour prier les Euménides ; les vestales ont la tête couvertes du suffibulum (un long voile blanc qui, s’étendant le long du corps, était retenu par une boucle au-dessous du menton, ndlr) pour offrir leurs sacrifices. Les voiles de deuil des Grecs étaient de couleur noire ; ceux, des Romains étaient blancs. Aux funérailles, chez ces derniers, les fils sont voilés lorsque c'est le père qui est mort, et les filles ont, au contraire, la tête découverte. Les hommes, à Rome, sortaient souvent aussi la tête enveloppée pour toutes sortes de motifs, soit pour ne pas être reconnus ou dérangés, soit pour raison de santé. Toutefois, quand ils rencontraient alors quelque personnage important, ils devaient par respect se découvrir. Le voile fut adopté et conservé par les femmes chez les premiers chrétiens. Elles avaient la tête voilée, non-seulement quand elles sortaient, mais pour prier et prophétiser. Mais le voile, flammeum virginale, fut surtout l'insigne des vierges. Les évêques consacraient les vierges par l'imposition du voile. Il était simple, court, sans ornements, en laine pourpre. Quelques-unes cependant en portaient de flottants, de couleur violette. Le voile et la prise de voile jouent encore aujourd'hui le même rôle dans les congrégations de femmes qu'aux premiers siècles du christianisme. Les femmes au moyen âge firent souvent usage du voile comme principal ornement de coiffure, notamment au IXe siècle, où il enveloppait les épaules et descendait presque à terre ; au XIe, où elles s'en paraient surtout le dimanche pour aller à l'église. Le voile s'appelait alors le dominical, et les statuts synodaux enjoignaient de l'avoir sur la tête quand on allait communier. Au XIIIe siècle, les chaperons, les chapels rivalisèrent avec les voiles dans le costume des femmes. A partir de cette époque, l'importance des voiles diminua, et ils commencèrent à devenir ce qu'ils sont actuellement. Les voiles modernes, en étoffe transparente, gaze, tulle, dentelle, servent à préserver le visage du froid ou de la poussière. Ils sont de couleur blanche, noire, brune ou bleue. Toutefois, en Espagne et dans tous les pays d'Amérique conquis par les Espagnols, le voile est resté la coiffure nationale. Dans tous les pays mahométans, les femmes sont toujours strictement voilées lorsqu'elles sortent..." (Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle. Pierre Larousse. 1863-1890)

8 commentaires:

  1. Passionnant rappel historique.
    Que de bêtises érigées en loi divine.
    Le "vivre ensemble" devient problématique.

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  2. Le voile n'est pas une obligation, a tranché Al-Azhar

    http://www.elgoual.com/index.php?option=com_content&view=article&id=2318%3Ale-azhar-tranche-sur-la-question-du-port-du-voile&catid=17%3Asociete&Itemid=109

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  3. DISCUSSION ENTRE DEUX MUSULMANES : instructive !

    Christophe Piguet​ :

    Je viens d’être témoin d’une scène extraordinaire dans le tram 12 à Genève.
    Assise à côté de moi, une femme entièrement voilée (y compris gants et tout le tralala), seule une fente horizontale d’un petit centimètre laissait entrevoir ses yeux.

    Une femme d’une quarantaine d’années, vêtue à l'occidentale est assise en face de nous et s’adresse à elle avec douceur :
    - Bonjour Madame, comme vous je suis musulmane, mais je ne comprends pas pourquoi vous vous déguisez ainsi.
    Pourriez-vous m’expliquer ?
    - Madame, ce n’est pas un déguisement, c’est le prophète qui nous demande de nous vêtir comme cela.
    - Le Prophète ? Vous êtes sûre ?
    Auriez-vous la gentillesse de m’indiquer où se trouve ce texte et quel en est le contenu ? Je vous demande cela car je ne connais pas ce texte.
    - C’est dans le Coran !
    - Ahhh, j’ai lu et étudié le Coran, mais je n’ai vraiment aucun souvenir d’avoir lu le Prophète nous demander de nous déguiser comme les femmes de la tribu machin-chose-bidule (là, c’est moi qui n’ai pas retenu le nom de la tribu) qui vit dans une zone du désert arabique et dont les femmes portaient ce type de vêtement bien avant la naissance du Prophète.
    En plus, cette zone est très éloignée des routes empruntées pour ses voyages par notre Prophète.
    Historiquement parlant, notre Prophète ne devait même pas connaître cette tribu.
    Comment se fait-il dès lors qu’il ait demandé aux femmes musulmanes de s’habiller dans un accoutrement qu’il ne connaissait pas ?
    - Ça suffit Madame, c’est le Prophète qui l’a écrit. Je l’ai lu.
    - Vous avez lu le Prophète… d’accord.
    Dans une traduction ?
    - Non en arabe.
    - Ahhh, vous lisez et parlez l’arabe très couramment donc ?
    - Oui absolument.

    Là, la dame vêtue à l’occidentale se met à lui parler en arabe à grande vitesse. La femme entièrement couverte bredouille des réponses hésitantes.
    La femme reprend en français :
    - Madame, je suis professeur d’arabe et de civilisation musulmane à l’Université et je peux affirmer que vous ne comprenez rien à l’arabe.
    Je vous ai posé des questions dans un arabe classique littéraire.
    Des questions très ambiguës, à double sens et vous n’y avez rien compris.
    Vous m’avez répondu complètement à côté.
    Vous êtes née où ?
    - Je suis née ici !
    - Donc si je récapitule :
    ° Vous portez des vêtements fait pour lutter contre les tempêtes de sable, que portait une petite tribu vivant dans une certaine zone saharienne dont le Prophète n’a jamais entendue parler,
    ° Vous avez lu le Coran, mais vous êtes incapable de comprendre les finesses de la langue arabe,
    ° Vous dites y avoir trouvé des instructions vestimentaires,
    ° Mais vous ne pouvez pas me dire quel est ce texte.
    - Ça suffit Madame, vous m’agressez !
    - Non chère Madame, c’est vous qui agressez et injuriez ma religion, par votre déguisement, par votre inculture.
    Vous nous faites tous passer nous autres musulmans pour des imbéciles fanatiques.

    Bravo à cette femme courageuse, la vraie musulmane c’est elle !
    Merci à notre amie Pascale Golay.

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  4. JE RÉCUSE !

    Par Wassyla Tamzali​

    Je récuse l’idée qu’il faudrait porter le voile pour être une bonne musulmane. Je récuse l’idée qu’il permettrait d’être plus libre et plus respectée - c’est un piège. Je dénonce l’instrumentalisation de ces femmes par les partis politiques intégristes qui ont bien compris l’impact médiatique d’une "voilée" à la télévision. Ne nous y trompons pas, elles leur servent de caution. Elles ne représentent pas l’islam et les musulmans.

    Le voile signifie beaucoup de choses, mais ce qu’il signifie le moins, c’est un acte de foi spirituel.
    La première des raisons pour lesquelles des jeunes femmes le portent aujourd’hui en France est politique, et c’est la plus dangereuse. Ce voile ostentatoire cache des positions idéologiques réactionnaires : contre l’émancipation des femmes, contre la libération des individus, contre les autres cultures.

    La seconde est sans doute identitaire. Mais l’on sait bien que, quand on commence à parler d’identité, on parle toujours de ses pathologies. L’émergence du voile serait comme un pic de cette maladie. L’expression de la difficulté qu’éprouve la jeune génération à s’accepter comme Français avec, dans l’inconscient, le poids des relations passées entre la France et le pays de leurs parents.

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  5. Lettre aux nouvelles voilées.

    De Chahdortt Djavanna.

    http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2015/10/lettre-aux-nouvelles-voilees.html

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  6. Erreur sur la traduction du verset 57 de la sourate 33, il nest pasquestion devoile dans ce verset le mot visage n apparaît pas,

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  7. QUI PEUT CROIRE AU FÉMINISME ISLAMISTE ?
    C'est tout simplement antinomique.

    Jean-Pierre Ryf :

    Si il y a une chose à laquelle je ne crois absolument pas c'est au féminisme islamique.

    Comme le dit cet article, une chose est absolument certaine c'est qu'une religion ne permet l'égalité des hommes et des femmes.
    On peut toujours se bercer d'illusion mais si l'on va au texte fondateur, sans même tenir compte des commentaires, force est de constater que l'égalité n'y est pas.

    Par ailleurs les femmes qui portent certains voiles peuvent toujours nous dire que c'est leur liberté et leur foi. Il n'en demeure pas moins que ce voile est signe d'infériorité et d'absence de liberté.

    J'ajoute que le développement actuel du voile est, que les femmes en aient conscience ou pas, un drapeau non pas pour l'Islam en tant que religion mais pour l'islamisme qui instrumentalise la religion dans un but politique pour conquérir le pouvoir.

    J'en donne à chaque fois la même preuve : Si le port du voile est uniquement religieux, pourquoi les femmes n'ont-elles pas gardé le voile traditionnel de leur mère et se sont plutôt affublées du voile d'Arabie et du Qatar ?

    http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20160308.OBS5966/le-probleme-avec-le-feminisme-islamique.html

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  8. AVEC OU SANS VOILE : Tout est question de niveau de civilisation des hommes !

    Maya Ksouri* à un barbu :

    " Monsieur, si vous me voyez sans voile ni hijab, ce n'est que par respect pour vous car je suppose que vous êtes un homme civilisé et non une bête que la vue de mes cheveux ou de mon visage, terrasserait !

    * Avocate et journaliste

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