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dimanche 13 août 2017

GHANNOUCHI, L’HOMME A LA CRAVATE BLEUE

.... il veut faire croire que l’habit fait le moine !
S'il a trompé les Occidentaux avec son prétendu islamisme modéré, il tente d'en faire autant avec les Tunisiens en se déguisant en occidental arborant costume et cravate !


Article paru dans : Kapitalis

 "On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, 
mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps."
Abraham Lincoln

Il aura suffit d'une cravate bleue pour que le Cheikh Ghannouchi 
devienne Le Professeur Ghannouchi !


Ou l'opportunisme des petits parvenus, quand certains vendraient leur âme au diable pour exister ; du moins le croient-ils ! S'ils savaient le mépris dans lequel les tient celui qu'ils courtisent. Le patron de Nessma-TV, après avoir retourné sa veste mainte fois, le voilà qui se prend pour faiseur de président ... et de calife !

Un Calife qui n'hésite pas à se déguiser en occidental portant cravate et costume pour donner l'illusion de l'homme moderne, lui qui n'a cessé de critiquer l'Occident et sa modernité; et qui ose pousser la supercherie jusqu'à se revendiquer " musulman-démocrate ", comme d'autres sont " chrétiens-démocrates " ;  lui qui reniait, il n'y a pas si longtemps, son appartenance à l'organisation internationale des Frères musulmans dont Erdogan donne un aperçu de leur islamisme " modéré " ...

Démocratie, concept occidental, longtemps rejeté par la confrérie, mais vite récupéré par Erdogan qui y trouve un moyen d'accession au pouvoir ; mais à usage unique, aime-t-il répéter : car une fois au pouvoir, les Frères s'assoient sur la démocratie. 

A l’approche des élections, Ghannouchi change non seulement de look mais aussi de langage ; puisqu’après avoir vilipendé la femme tunisienne, source de tous les maux de la société, voilà qu’il se dit pour son émancipation et prêt à défendre ses acquis octroyés par Bourguiba ! Alors que « hrayers tounes » (les tunisiennes libres) s’inquiètent pour ces acquis et Emna Menif dénonce une révolution confisquée par les Frères musulmans, obligeant les tunisiennes à lutter pour préserver leurs acquis ! A juste titre d'ailleurs, comme le rappelait Simone de Beauvoir : « N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. »

Même Lotfi Zitoun, la tête pensante de Ghannouchi, se la joue démocrate pour réclamer la Cour Constitutionnelle .... dont les Frères musulmans n'ont que faire parcequ'ils ont leur " majliss echoura " et leur " chambre des fatouas ", ces tribunaux religieux que Bourguiba avait supprimés et qu'ils veulent restaurer, en restaurant la chariaa, en lieu et place du code civil de Bourguiba !
Il pousse l'hypocrisie jusqu'à vouloir imposer le respect de la loi de façon objective, en séparant le législatif et le religieux; alors que tout le programme des Frères musulmans repose sur " la chariaa", leur raison d'être ! !
Et voilà qu'il se veut plus tunisien que les tunisiens, attaché à notre culture; lui et ses Frères qui n'ont cessé de critiquer la tunisianité, cette identité tunisienne produit de l'histoire trois fois millénaire de la Tunisie, et qui veulent les convertir au wahhabisme et à son model sociétal d'Arabie sous prétexte de leur faire recouvrer leur identité " arabo-musulmane " perdue ... pour nous rappeler nos traditions et notre histoire à laquelle il se découvre " attaché ", pour s'épancher avec nostalgie sur son passé tunisois !!
Curieux aussi l'éloge qu'il fait de la musique, des chanteurs et autres artistes tunisiens, que ses acolytes pourchassaient et violentaient quand la troïka était au pouvoir, dominée par Ennahdha; puisque toutes expressions artistiques est interdites dans le wahhabisme !
Les tunisiens tomberont-ils dans le piège de ce Frère musulman ?
  
Or nous savons que Ghannouchi a pour modèle Erdogan, qui ne trompe déjà plus l'Occident et encore moins les européens qu'il a pu berner par son islamisme "modéré"; dont ils découvrent la réalité depuis le prétendu putsch raté, qui n'était qu'une occasion pour lui pour passer à la vitesse supérieure dans l'application du programme des Frères musulmans : renvoyer les femmes à la maison, pour les cantonner dans leur rôle de reproductrice et celui de servir leur mari; rejeter la laïcité; instaurer la "chariâa" et rétablir la peine de mort pour éliminer physiquement tout opposant !

Curieux ceux qui bêtement (ou par calcul !) continuent à distinguer entre les islamismes, pour en trouver même le "modéré ". Alors que la doctrine qui les fonde tous est la même : le wahhabisme, dont s'est servi même Khomeiny le chiite, pour mener sa révolution islamiste et accéder au pouvoir en Iran pour y instaurer une dictature qui dure toujours !

Ghannouchi ne peut plus duper grand monde avec son double langage, son travestissement occidental et encore moins par son "islam modéré compatible avec la démocratie".
L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes souriantes, personnes debout, barbe et plein air
L'AUTRE FACE DE L'HOMME A LA CRAVATE BLEUE !
Le Frère musulman Ghannouchi :
renie son appartenance à l'Organisation des "Frères",
assure qu'Ennahdha est un parti civil modéré,
assure n'avoir aucun rapport avec le terrorisme ni avec les partis terroristes tels que celui des Frères musulmans Même une relation avec le terrorisme et les partis terroristes tels que celui des Frères musulmans et celui de Hizb Tahrir !

Chassez le naturel, il revient au galop : 
- Cet homme dont la culture n'est faite que de violence, a osé menacé les tunisiens s'ils refusaient le pouvoir aux Frères musulmans. Il a eu le culot même de menacer Youssef Chahed, l'actuel premier ministre, très populaire auprès des tunisiens depuis qu'il a déclaré la guerre à la corruption; pour le dissuader de se présenter aux élections présidentielles !
- La levée de boucliers de ses Frères musulmans, à propos des propositions de Béji Caïd Essebsi d'en finir avec 2 règles injustes et injustifiées envers les femmes, mettant ainsi au pied du mur son encombrant allié Ghannouchi; trahit les ex-Frères musulmans, rebaptisés "Musulmans-Démocrates" par ce dernier : leur haine de la femme reste intacte ! 

Curieusement Ghannouchi ne s'explique toujours pas sur les crimes commis par ces fidèles en Tunisie et encore moins sur ses financements étrangers. Il pense avoir à faire à des oublieux et à des aveugles !

Les tunisiens apprécieront et les occidentaux, aussi !

Rachid Barnat

PS : Après avoir persécuté juifs et homosexuels, Ghannouchi pousse son populisme jusqu'à les courtiser en perspective des élections municipales, prenant au mot Youssef Seddik qui le défiait de présenter un homosexuel aux élections municipales ... pour "confirmer" l'image d'ouverture qu'il veut donner à ceux qui commencent à douter de son islamisme "modéré"; particulièrement les occidentaux, parmi ses soutiens.
Pourtant les prêches appelant au meurtre des juifs, des homosexuels et de tous les mécréants, de Noureddine El Khademi membre du bureau politique d'Ennahdha et ex-ministre du culte dans la troïka au pouvoir .... résonnent encore dans les oreilles des tunisiens qui fréquentaient la mosquée El Fath à Tunis !
Et dire qu'il y a des tunisiens qui tombent dans le panneau des Frères musulmans pour louer leur "ouverture" ! 
Décidément le vieux est bon stratège en populisme, entouré d'une bonne équipe de communicants !!


jeudi 23 juillet 2020

Abir MOUSSI DÉRANGE TOUT LE MONDE

En premier Ennahdha et ses partis satellites dont Iitilef al karama, résurgence de la fameuse LPR (Ligue de protection de la révolution), dissoute juridiquement.
Mais aussi les partis dits progressistes, comme Tahya Tounes, Nidaa Tounes … qui courent toujours après Ghannouchi. Mais  aussi certains journalistes !

Depuis bientôt 10 ans de comédie islamiste pour prouver l'ouverture d'esprit de Ghannouchi "pour les femmes non voilées" (Souad Abderrahim), "pour les juifs" (René Trabelsi), "pour les homosexuels", "pour la modernité", jusqu'à porter "costume et cravate bleue", pour mieux berner les Tunisiens; il y a un seul homme à ne pas tomber dans son panneau. Il se trouve que cet homme est une femme. Et quelle femme ! Une authentique fille de Bourguiba. C’est Abir Moussi.

Elle dénonce méthodiquement la stratégie de Ghannouchi pour rester au pouvoir et les moyens qu'il se donne pour le faire, comme sa trouvaille du fumeux "consensus", puis sa recherche de "l’oiseau rare" ; ses discours où il dit une chose et son contraire avec aplomb ; ses menaces et son terrorisme s’il ne recourait à l’élimination physique de ses opposants (Chokri Belaid, Lotfi Naghedh, Mohamed Brahmi … ).

En le dénonçant systématiquement, elle a permis aux tunisiens de découvrir le double langage de Ghannouchi et ses accords secrets avec le Qatar et la Turquie; son mépris pour le droit, pour la constitution et pour les règles internes à l'ARP (Assemblée des représentants du peuple), pourtant élaborés par ses Frères musulmans d'Ennahdha ...

Ennahdha s'est crue invincible, incontournable et indispensable aux Tunisiens, au point de jouer l'arrogante ! Abir Moussi a pu démontrer qu'Ennahdha n'est qu'un tigre en papier, Ghannouchi ne tirant sa force que de la faiblesse et de la lâcheté des dits "progressistes". 
Mais le tigre en papier, Abir Moussi a su trouver son talon d'Achille : le non-respect du Droit et de la Constitution que Ghannouchi avait imposés aux Tunisiens ! 
Abir Moussi & le PDL ont démasqué Ghannouchi; et par la même, le démocrate qu'il prétend être.
Puisque hormis elle, personne parmi la classe politique ni les médias, n'a ouvertement démenti les discours des islamistes, encore moins ceux de leur cheikh Ghannouchi devant lequel tous font semblant de le croire, poussant l'obséquiosité à lui donner du Sidi Cheikh avec moult courbettes ! Elle est la seule à dénoncer l'imposteur marchand du Temple, droit dans les yeux, en rappelant que le wahhabisme qu'il diffuse en Tunisie n'a rien à voir avec le malékisme et le soufisme qui ont façonné durant des siècles la tunisianité des Tunisiens, cette identité qui leur est si particulière.

Si La popularité de Abir Moussi a fini par inciter les partis dits progressistes à prendre en considération ses "révélations", il n'en demeure pas moins que l'adhésion de leurs chefs à son combat, se fait du bout des lèvres dans un attentisme toujours opportuniste !
Et s'ils admettent le retrait de leur confiance à Ghannouchi, reconnaissant ses abus de pouvoir; et qu'ils aient signé la motion de son éviction du perchoir; ils n'iraient pas jusqu’à la voter, car ils "marchandent leur voixdans les coulisses, contre une promesse de poste ou d'un strapontin dans un futur gouvernement qu'il concoctera ... ou autres faveurs, pour les plus corrompus d'entre eux !

Alors faut-il ou non que Abir Moussi poursuive son combat contre la dictature islamiste que met en place Ghannouchi sous la menace des terroristes (Hafedh Barhoumi) ?
La réponse est OUI, car elle est la seule à faire ce « travail » salutaire pour la Tunisie.
Ce travail, est salutaire aussi pour les Tunisiens qui sauront en fin de compte le moment venu, faire barrage aux islamistes mais aussi aux partis prétendument progressistes mais qui se sont dévoyés ainsi qu'à leurs chefs quand de compromis en compromission, ont fini par se coucher devant Ghannouchi ! 

Abir Moussi leur a permis de distinguer le bon grain de l'ivraie de leur classe politique ; autrement dit distinguer les patriotes, des traîtres à la Tunisie.

Le PDL (Parti Destourien Libre) par son opposition frontale aux Frères musulmans et grâce à la vigilance de ses responsables, a clarifé le débat politique. Désormais la question est de savoir qui est pour et qui est contre la Tunisie ?

En obligeant Ghannouchi de tomber le masque, Abir Moussi a révélé qu'il n'est ni démocrate, ni progressiste, ce qu'il prétend être; et surtout qu'il est traître pour la Tunisie ! Qu'il est toujours membre actif de l'organisation mondiale des Frères musulmans malgré ses négations. Sa culture politique étant toujours la violence et le terrorisme !

Les partis qui se disent progressistes, doivent choisir leur camp : non pas celui d'être avec ou contre Abir Moussi mais celui d'être avec ou contre Ghannouchi ! 
Le PDL a pris une position on ne peut plus claire : contre Ghannouchi et pour la Tunisie !!

Sans la vigilance du PDL, Ghannouchi aurait continué à se moquer des Tunisiens et du monde avec son cirque de moderniste démocrate, et aurait poursuivi son funeste projet pour la Tunisie; puisque TOUS les prétendus progressistes, lui mangent dans la main pour des miettes de pouvoir !

Rachid Barnat


mercredi 9 août 2017

En Tunisie : est-ce la fin du rêve de démocratie ?


Les dernières élections ? Qui sait ?
J'ai arrêté d'intervenir dans les affaires politiques tunisiennes, depuis un certain temps. Je n'avais plus rien à dire. Se taire dignement, c'était plus honnête, plus respectueux à l'égard de mes compatriotes. 
Mais quand il s'agit du devenir de notre espace public, de nos communes, de notre existence au quotidien, de nos libertés fondamentales, chacun doit prendre ses responsabilités comme s'il s'agissait d’un dernier combat, du dernier carré des libertés, des dernières élections.

La région, le quartier, le village sont le dernier refuge à visage humain dans un monde globalisé où le pouvoir central n'a plus de souveraineté, plus de politique économique et sociale souveraine. Jacques Attali, il y quelques semaines, expliquait comment le pouvoir du Président en France a perdu de sa superbe régalienne et la gouvernance de la France au profit des banquiers et de la finance internationale. Alors que dire des prérogatives du pouvoir central dans notre Tunisie.

Ne pas aller voter c'est offrir la victoire à l'homme à la cravate bleue. Une victoire qui lui permettra une légitimité internationale et encouragerait ses alliés géopolitiques à lui fournir l'arme fatale pour asseoir son Califat : le pouvoir de disposer des crédits pour payer les salaires des fonctionnaires. C'est le seul pouvoir réel et le seul enjeu dans les années à venir en Tunisie, faute d'autres perspectives crédibles. Les pères et mères de famille n’auront d’autres choix que d’accepter l’autorité de cet homme "providentiel" à guichet ouvert les fins du mois.

Les régions c'est une affaire de la société civile, la base de L'UGTT, l'UTICA, les pêcheurs, les fellahs, les artisans ... dans les régions, qui jouent déjà le rôle de pompiers au moment des crises sociales, doivent participer aux élections, en mobilisant le reste des composantes de la société civile. Il ne s'agit plus de faire de la politique dans une Tunisie sans projet national, ni la souveraineté d’un idéal, mais, il s’agit d'organiser la solidarité, alléger les souffrances du quotidien des petites gens et donner un peu d’espoir aux jeunes des régions démunies. Lutter contre la corruption de "proximité", visible, dans un pays en faillite que guette le retour de la dictature et la perte de son indépendance. 

Il n'y a pas de choix entre la pègre et la mort.

Deux solutions, il n’y aura pas d’autres : 
- Soit se mobiliser dans les régions pour participer et voter, 
- Soit retourner au Bardo pour assiéger l'ARP jusqu'à faire tomber les régime de l'alliance mafieuse Ennahdha-Nidaa et imposer par la loi une guerre totale contre la corruption. 

S'abstenir pour se remettre à la Providence, c'est du suicide; et c'est toujours de la Providence.
Ghannouchi, le "pieux" islamiste, ne croit qu'à la terre brûlée, qu'à la force de l’argent et qu'à la force tout court !

vendredi 20 septembre 2019

QUE CEUX QUI CRAIGNENT LE RETOUR DE Ben ALI, SE RASSURENT : Il ne reviendra plus !


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Les tunisiens qui croyaient s'être débarrassés d'un dictateur, ne perdent rien pour attendre : ils en auront bien pire, celle des Frères musulmans !

Quant à la corruption qu'ils croyaient révolue après avoir dégagé Ali Baba et ses 40 voleurs, ils se sont retrouvés avec un nouvel Ali Baba et ses 400 000 voleurs ... si ce n'est plus !

Si Ben Ali et sa clique volaient par "participation au capital" des investisseurs à hauteur de 51 %, Ghannouchi et ses prétendus militants ont fait mieux : ils razzient en toute légalité la Tunisie devenue butin de guerre pour les Frères musulmans, en prenant tous les tunisiens en otage pour payer leurs tributs aux islamistes. 

En effet si Ben Ali et sa famille rackettaient les hommes d'affaire, Ghannouchi et ses Frères rackettent tous les tunisiens. 
Comment ? Pour payer les indemnisations de leur prétendu militantisme, ils obligent l'Etat à souscrire des emprunts qui serviront en premier à les indemniser ... emprunts que les Tunisiens payeront d'une façon ou d'une autre !

Ça, c'est le vol organisé par Ghannouchi dans lequel tout le peuple est mis à contribution pour indemniser des militants auxquels il n'a rien demandé ! 
Ben Ali et sa clique à côté, font figure d'enfants de chœur à côté des Frères musulmans !!

Si le premier flic de Tunisie a peu de sang sur les mains, commuant souvent les peines de mort prononcées contre les islamistes, en travaux forcés ou en prison à perpétuité ... on ne peut pas dire autant de Ghannouchi et de ses Frères musulmans dont les tunisiens découvrent la violence et la barbarie depuis leur fumeuse "révolution" : assassinats politiques, massacres de soldats, de gendarmes de policiers avec des actes de barbaries d'égorgement, de décapitation et d'émasculation de leurs victimes ...


Quant aux élections trafiquées pour rester au pouvoir, Ben Ali est une fois de plus un enfant de chœur devant les Frères musulmans ! Bien que Ghannouchi jure être démocrate et porte depuis la cravate bleue, il tuerait père et mère pour conserver le pouvoir; quitte à mettre en prison un de ses opposants, lui faire un chantage "sa libération contre son désistement en faveur de Mourou arrivé en 3 éme position"; ou mieux, menacer d'annuler les élections présidentielles. 
Tu parles d'un démocrate !

Que l'ancien résident repose en paix.

Rachid Barnat

samedi 4 juillet 2020

Quand Ghannouchi est trahi par ses enfants ...


La vérité sort de la bouche des enfants ...
Sauf que les enfants en questions sont "les enfants de Ghannouchi", porteurs de nouvelle culture affirmait le cheikh pas peu fier des voyous repris de justice pour certains, qui lui rappellent avec émotion, son propre terrorisme quand il avait leur âge ! 
Demeurés pour certains et incultes de surcroît, confondant l'assemblée nationale avec une cour de récréation pour agresser les opposants de leur "père" !
Ils menacent, insultent, terrorisent, agressent verbalement et physiquement Abir Moussi et les membres du PDL, les seuls à lutter contre la pieuvre islamiste des Frères musulmans ! 
Or depuis le congrès de Hammamet, Ennahdha serait devenu un parti politique civil; et le cheikh pour le confirmer avait délaissé la "jebba" et tout l'attirail d'un cheikh/guide spirituel, pour se déguiser en démocrate portant costume ... et cravate bleue ! 
Il pensait duper le monde mais ses "enfants" lui rappellent régulièrement son appartenance à l'organisation mondiale des Frères musulmans, quoiqu'il raconte; en arborant au Bardo les symboles de la confrérie.
R.B

3 juillet 2013 : Le jour où tout a basculé

Mercredi, 17 juin dernier,  à l’ARP (assemblée des représentants du peuple), les députés takfiristes (jeteurs d’anathèmes), exhibent le portrait de Mohammed Morsi, emporté, il y a juste un an, par une foudroyante crise cardiaque, en pleine audience de son procès, pour haute trahison. 
La photo est  légendée : « Président martyr, les lions demeurent des lions ». L’homme, n’avait rien d'un lion. Mais quand on manque de référence, on s’enfonce dans la jungle.
L’année dernière, à la même époque, les islamistes et leurs satellites, imposèrent à l’ARP la récitation de la Fatiha (priére qu'on dit aussi pour les morts) pour le repos de l’âme de leur « héros » et le pleurèrent à chaudes larmes, à travers la Tunisie. 
La chaîne Al Jazeera, les Tunisiens s’en souviennent, a diffusé les longs sanglots de notre inconsolable ex-président provisoire dit Tartour, toujours dévoué au bon patron qatari. 
Protestant contre cette violation du sens national et de cette parcelle de notre souveraineté qu’est l’ARP, Abir Moussi tint à interpeller Mme Samira Chaouachi, vice-présidente de l’Assemblée. Celle-ci justifiant l'action des takfiristes : " Vous, personne ne vous a empêché de brandir votre portrait (sous-entendu celui de Bourguiba) ". 
Cette mise en parallèle des deux hommes est, à tout point de vue, scandaleuse. 
Le comportement des salafistes ne m’a guère étonné. Ils ont toujours clamé leur obédience à l’Internationale ikhwanjiste (Frériste). En revanche, la confusion des genres, chez Mme Chaouachi, mérite correction.
D’abord, Bourguiba est au-dessus de toute comparaison. Mohammed Morsi, lui, quelle que soit la sympathie qu'on puisse lui porter, n’a en aucun cas sa place à l’ARP. Homme bourru et irrémédiablement rustique, rien ne le prédestinait à la magistrature suprême. Déclaré élu à l’issue d’élections aux résultats contestés par son rival Ahmed Chafiq, Mohamed Morsi n’était que le délégué des Frères musulmans à la Présidence. Les vrais pouvoirs étaient détenus par le Guide suprême Mohammed Badi‘e, en personne.
Arrêtons-nous plutôt sur ce 3 juillet, date fatidique où, il y a sept ans, tout a basculé en Égypte, avec d’insoupçonnables répercussions sur le monde en général et sur la Tunisie en particulier. Rappelons aux mémoires oublieuses ce que fut l’expérience du pouvoir islamiste dans le pays où l’idéologie qui le sous-tend, est née. 
Fin juin 2012, Mohammed Morsi s’installe au Palais de la République, il reçoit, il déclare, il menace, il se gratte là où il ne faut pas. Mais l’armée n’est pas sûre. D’autant moins sûre que le nassérisme n’y est pas tout à fait mort. Elle est déjà incontournable, du temps du vice-roi Mohammed Ali Pacha (1769-1848), fondateur de l’Égypte moderne. C’est lui qui, sur le modèle bonapartiste, décrète la conscription, et crée l’armée de métier, une force d’intervention qui garde le souvenir de ses premières victoires contre le premier royaume wahhabite. C’est sur elle que s’est appuyé Nasser pour démanteler la féodalité terrienne et mettre au pas les velléités califales des adeptes de Hassan el Banna.
Morsi décide de mettre à la retraite le maréchal Hussein Tantawi, patron de l’armée tout au long du règne de Mohsen Moubarak. Mais par qui le remplacer ? Si restreint que soit le choix, il est vite fait : en voilà un général discret, directeur des Services des Renseignements militaires, de son état, homme pieux, sachant le Coran par cœur. Il est sans tache, à l’exception du rond noir qui orne le haut de son front, sans cesse frotté aux nattes des mosquées. Grâce à cette médaille-là, Abdelfattah al-Sissi trouva grâce aux yeux méfiants de la Confrérie.   
Bien qu’elle ait reconnu Israël, l’Égypte continue de jouer un rôle-clé dans la région. À Hillary Clinton, qui s’en inquiète, Mohammed Morsi jure de respecter les accords de Camp David. Pour étayer sa bonne foi, il écrit une lettre célèbre à son « Ami le Grand (sic) » (Sadîqi al-Adhim) Shimon Perez, président de l’État hébreu. Il rencontre Mahmoud Abbas pour lui faire part et le convaincre de sa contribution à résoudre le conflit « Palestine-Israël », à savoir l’octroi d’une partie du Sinaï aux Ghazzaouis, en compensation des substantielles concessions territoriales revendiquées par l’entité sioniste sur les territoires occupés en 1967. Le Président de l’Autorité palestinienne rejette cette première mouture du « Deal du siècle ».
Mais les affaires intérieures se corsent. Gérer un pays pauvre de plus de quatre-vingt-dix millions d’âmes exige des compétences introuvables dans la sphère intégriste. Alors, il faut faire vite, rendre le système irréversible. 
Le TAMKIN devient une tâche cruciale, vitale, urgente. Il nomme des gens incompétents mais fiables aux postes disponibles. Il met à la retraite anticipée nombre de responsables pour libérer des places, gèle les activités de la Haute Cour constitutionnelle, remplace le procureur de la République, homme réputé intègre. Magistrats et  avocats se rebiffent.
En novembre 2012, pour avoir les mains libres, il tente d’obtenir les pleins pouvoirs, par le biais d’une réforme constitutionnelle lui permettant de légiférer par décret, d’annuler « des décisions de justice en cours » et d’aller vers l’instauration de la Charia. L’opposition s’en émeut, la colère gronde. Le ministre de la Défense tente une médiation entre le président et l’opposition. Peine perdue, la fuite en avant s’accélère. Pendant ce temps, les redoutables Moukhabarat (services de renseignement) observent le manège, consignent et procèdent à des écoutes téléphoniques. Au procès de Mohammed Morsi, l’irréfutable documentation fournie par les Service constituera l’essentiel des charges.
Le 15 juin2013, débordera le vase. Au stade couvert du Caire, devant des milliers de fanatiques, Morsi annonce la rupture des relations diplomatiques avec la Syrie et, brandissant le drapeau à trois étoiles des insurgés islamistes, il s’écrie: « Labbayki ya Souriya ! » (Syrie, nous voilà !), ajoutant : « l’Égypte, peuple et armée, vole à ton secours ». Abdelfattah El-Sissi est estomaqué. L’insubordination est nette et sans appel. Non, l’armée n’ira pas en Syrie !
L’Égypte dispose de deux armées, respectivement, la Deuxième et la Troisième. Qu’en est-il de la Première ? Elle est en Syrie. En 1958 (apogée du pan-arabisme), sous le nom de République arabe unie, le Caire et Damas fusionnent, pour divorcer trois ans plus tard. Mais l’ordre numérique des armées n’a pas changé et jamais, foi de Saladin, la 2ème et la 3ème armées n’attaqueront la 1ère  ni celle-ci les deux autres. Mais ce pacte non écrit entre les frères d’armes, est d’une subtilité inaccessible aux « Frères » tout court.
À partir du 28 juin, outre Le Caire et Alexandrie, toutes les grandes villes sont convulsionnées par de déferlantes manifestations. Le 30 juin, celles-ci totalisent, quelque trente-trois millions de mécontents. Plus de 22 millions de signatures dûment identifiées ont déjà été collectées à l’appui d’une demande populaire de nouvelles élections.
Les supporter pro-Morsi ripostent à Nasr City, là où en 1963 Nasser fit construire la Mosquée  dédiée à Rabi‘a al-‘Adawiya (Mystique soufie). L’esplanade d’en face prit le même nom. Elle est littéralement investie par des barbus de tout poil, au grand désagrément du voisinage. Contraints à une telle promiscuité, les habitants doivent mettre, des semaines durant, leurs WC à la disposition de légions gavées de kefta et de taamiya, victuailles à base de fèves et autres féculents productifs. De leurs balcons, les assiégés assistent impuissants et effrayés, à des lynchages à mort d’hommes soupçonnés d’être des flics. C’est sous des estrades rudimentaires dressées pour le TAKBIR, que leurs cadavres sont dissimulés.
Éduqués à la haine des chrétiens, les « Frères » s’acharnent sur les Coptes. Selon Amnesty international, une cinquantaine d’églises sont incendiées et des magasins sont saccagés. On déplore aussi des morts.
Le 1er juillet, l’armée décide de sauver la République. Un ultimatum de quarante-huit heures est lancé au Président. Il est sommé de rétablir la Constitution et de renoncer à toutes les décisions prises au mépris des lois. Il tergiverse. 
Le 3 juillet au soir, il est destitué. Un président par intérim est désigné, Adli Mansour, Président de la Cour constitutionnelle,  la plus haute instance judiciaire du pays, que Morsi avait démis de sa fonction de contrôle des décrets présidentiels.
Les  islamistes se mobilisent, les petites natures de la démocratie dénoncent le « coup d’État » et Hillary Clinton est désemparée … En Tunisie, la rédaction de la Constitution s’accélère grâce à de réelles concessions islamistes de circonstance.
Entre temps, les habitants à l’entour de la Place Râbi‘a, lancent des appels de détresse aux autorités. Ce n’est que le 15 août, soit près d’un mois et demi après la déposition de Mohammed Morsi, que la police décide de siffler la fin de la récréation. Les barbus refusent d’évacuer. Force devant rester à la loi, les agents de l’ordre chargent. Le bilan est lourd.
Telle est la tactique islamiste : obliger l’État à se salir les mains. C’est aussi ainsi qu’il faut comprendre les menaces, trois fois proférées, à la place même de Râbi‘a  par un virulent prédicateur, Safwat Hegazi : « Celui qui asperge Morsi avec de l’eau, nous l’aspergerons avec du sang ». Depuis lors, le sang n’a pas arrêté de couler. 
Et les fanatiques, Erdogan en tête, font le salut de Râbi‘a, en levant la main, parfois les deux, pouce replié et les quatre doigts dressés en dents de râteau (chiffre 4; prononcé en arabe, il renvoie au nom de la sainte Râbi'a). 
Geste devenu signe de ralliement pour les Frères musulmans, que le cheikh Rached Ghannouchi, chef d'Ennahdha, reprend volontiers.
Râbi‘a ! Qui donc est cette femme dont le nom s’est prêté à une symbolique aussi primaire ? Râbi‘a, littéralement « La Quatrième ». Son père l’a ainsi appelée parce qu’elle vint s’ajouter à trois sœurs. Née en 717 à Bassora, en Irak, elle y décède à l’âge de quatre-vingts ans. Poétesse soufie, elle consacre à Dieu des cantiques éthérés. Elle fonde la doctrine de « l’Amour divin ». À la question : Aimes-tu Dieu ?  ̶  Profondément, répond-elle. Autre question : Détestes-tu le Diable ? Elle rétorque : L’amour de Dieu me remplit si bien que je n’ai pas le temps de penser à la détestation de quiconque.
N’est-ce pas un sacrilège inqualifiable que de faire de cette femme-amour, un symbole trivial pour des gens en guerre contre le soufisme et ses saints ? Confusion révélatrice de l'inculture et de l'obscurantisme des islamistes !

jeudi 10 octobre 2019

LA DÉMOCRATIE TELLE QUE PRATIQUÉE PAR GHANNOUCHI !



La mascarade démocratique des islamistes se poursuit et s'intensifie jusqu'au grotesque ; et ce, de scrutin en scrutin. Et les tunisiens assistent impuissants à l'évolution de leur "transition démocratique", vers une véritable dictature islamiste !

Plus malins ou plus rusés que Ben Ali dont ils dénonçaient face au monde entier les abus et la dictature ; Ghannouchi et ses Frères profitant de la "révolution" ce coup d'Etat qui les a installés au pouvoir, ont su donner l'apparence "démocratique" à leur prise du pouvoir, en vidant la démocratie de son sens, comme ils ont vidé de tous leurs sens les concepts qu'ils touchent, à commencer par "ennahdha/renaissance" dont ils ont fait le nom de leur parti, pour mieux tromper le monde et le plonger des siècles en arrière. 

Dans leur projet destructif de la République et de ses institutions, et pour ne pas heurter les tunisiens attachés à leur République, ils ont préféré pénétrer et infiltrer toutes ses institutions pour les paralyser et les détruire de l'intérieur. Ce que les tunisiens constatent depuis la fumeuse révolution et le retour de son exil londonien de Ghannouchi et de ses Frères musulmans.

Mais bien qu'impopulaires, les Frères musulmans rusent et abusent les tunisiens puisqu'en 2019 ils n'ont obtenu malgré les irrégularité et tous les dépassements que 52 sièges au parlement alors qu'en 2014 ils en avaient 69 ; et que plus de 70 % de ses électeurs de 2014, les ont lâchés en 2019 ! Et malgré ce recul, les dirigeants d'Ennahdha crient victoire, qu'ils ont gagné !

Voilà un parti qui a obtenu irrégulièrement son visa et dont le financement par le Qatar ne semble pas interpeller les autorités tunisiennes ! Ennahdha est de fait, au-dessus des lois.

Or pour demeurer au pouvoir, Ghannouchi et ses Frères ne reculent devant rien et tentent le tout pour le tout : assassinat, terrorisme, menaces, fraudes, triches, bourrage des urnes, emprisonnement d'un concurrent sérieux, retrait de licence pour son média "Nessma", saisie de matériels de ce média, avec force de l'ordre ! Et pourquoi cet acharnement contre Nabil Karoui ? Tout simplement parce qu'il a empiété sur leur fonds de commerce la Charity-Business et que les sondages le placent premier lui et son parti "Kalb Tounes" !

Et pour y parvenir, Ghannouchi instrumentalise la police, la Justice, la HAICA (Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle), l'ISIE (Instance Supérieure Indépendante pour les Élections), le gouvernement et son chef Youssef Chahed, le parlement pour amender la loi électorale visant leur concurrent en changeant les règles du jeu en cours de partie, ce qui ne semble nullement le déranger !

Ghannouchi n'a autorisé la remise en liberté de Nabil Karoui, qu’après s'être assuré auprès de l'ISIE qu'Ennahdha a gagné l'élection législative. Tout le monde se souvient que la veille de sa sortie, Ghannouchi toujours aussi hypocrite, condamnait la détention de son concurrent et comme par hasard le lendemain les juges ont statué pour le libérer ! 
Et le jour de la libération de Nabil Karoui, le soir même l'ISIE proclamait les résultats des législatives.
Ce qui confirme bien que l' "affaire" Nabil Karoui est bel et bien politique; et que pour nuire à son concurrent, Ghannouchi recourt à des méthodes qu'on croyait révolues et dont les "Frères" ont eu à souffrir sous Ben Ali : le contrôle fiscal !

C'est ça la démocratie que pratiquent les Frères musulmans ! Et Ghannouchi malgré sa cravate bleue, ne dupe plus personne. Le roi est nu. 

Ils sont en fait pires que Ben Ali, en coups tordus. Le défunt président, s’avère un enfant de chœur face à leur machiavélisme et à leur pouvoir de nuisance. Ils tueraient père et mère pour conserver le pouvoir pour leur propres intérêts; celui de la Tunisie étant le dernier de leurs soucis.



Rachid Barnat 

mardi 3 avril 2018

LA TUNISIE SERA-T-ELLE LE DERNIER PAYS A ÉLIMINER L'ISLAMISME POLITIQUE ?

Article paru dans : Kapitalis

Le vent tourne pour les Frères musulmans et leur islamisme politique, sauf en Tunisie ! 
Pourquoi ?
En Syrie déstabilisée par les pétromonarques qatari et saoudien, Bachar El Assad reprend la main depuis le soutien effectif de Poutine. D'autant que Trump et son ami le prince héritier Ibn Saoud décident de se retirer de cette "mauvaise guerre" déclenchée par ses prédécesseurs.
Daech est en perte de vitesse sur tous les fronts.
Quant au Qatar qui a cru un moment pouvoir faire la pluie et le beau temps dans les Républiques du fumeux "printemps arabe", en soutenant à fond les Frères musulmans protégés de l'émir, se retrouve hors jeu; boycotté par les pétromonarques et mis à l'indexe en tant que pays terroriste par bon nombres de pays occidentaux.
En Egypte Al Sissi continue à faire la guerre aux Frères musulmans, dont bon nombre de leurs dirigeants sont en prison ou en fuite à l'étranger.
En Turquie, le monde découvre la réalité du Frère musulman Erdogan adulé par Ghannouchi et dont l'UE vantait l'islamisme modéré : un minable despote qui emprisonne tous ceux qui s'opposent à lui.
En Libye, après avoir découvert la réalité des Frères musulmans, les libyens s'en détournent de plus en plus leur préférant les anciens du régime d'avant, réduits à choisir entre la peste et le choléra.
Est-ce pour toutes ces raisons que le stratège Ghannouchi fait beaucoup de charmes pour séduire les tunisiens, depuis que l'Organisation internationale des Frères musulmans dont il est membre du bureau exécutif est mise à l'indexe et son pouvoir de nuisance est en net recul ... ce qui va tarir, entre autre, sa "contribution" à la guerre en Syrie par l'envoi de jeunes tunisiens pour rejoindre DAECH ?
Est-ce pour assurer la survie d'Ennahdha qu'il a changé son fusil d'épaule, jusqu'à renier son appartenance à l'Organisation des frères musulmans, hier encore revendiquée à cor et à cri ? D'autant que les tunisiens découvrent la corruption et l'affairisme des marchands du temple qui n'ont rien à envier à ceux du régime qu'ils avaient dégagé le 14 janvier 2011, sinon que ces rapaces sont pire ! 
Les Tunisiens ont découvert aussi l'homme à la cravate bleue, lui qui n'en portait jamais, le jour où il a commencé son opération de séduction dans l'espoir de faire oublier le Ghannouchi fraîchement débarqué de son exil londonien venu chevaucher une révolution à laquelle ni lui ni ses Frères n'avaient participée, et ses discours rétrogrades remettant en cause le statut des femmes ! Ils sont étonnés de son retournement de veste et de ses discours totalement à l'opposé de ceux qu'il leur tenait jusque-là ! 
Ils ont découvert son "ouverture" depuis qu'il s'est mis à courtiser les juifs, les homosexuels, les femmes "en cheveux" habillées et maquillées à l'occidentale, en perspective des élections futures ... qu'il n'y a pas si longtemps, sa milice "salafiste", bras armé d'Ennahdha, harcelait et attaquait; et que "ses" juges poursuivaient sans craindre le ridicule.

Pour rappel :
° Les femmes non voilées étaient insultées, vitriolées, lacérées avec des lames de rasoir .... les tunisiennes s'en souviennent encore !
° La Ghriba comme d'autres synagogues, les cimetières juifs, étaient régulièrement saccagés, brûlés !
° Les homosexuels étaient harcelés par "ses" policiers, poursuivis par "ses" juges, humiliés par des examens médico-légaux dégradant !

Alors les Tunisiens seraient-ils les derniers à conserver les Frères musulmans au pouvoir alors que le monde entier découvre leur sinistre projet de destruction et de chaos ? 
Se laisseront-ils séduire par les campagnes de charme que leur fait hypocritement Ghannouchi quand il leur joue " l'ouverture et la modernité ", lui qui les combattait il n'y a pas si longtemps ?

Pourquoi Béji Caïd Essebsi et Nidaa Tounes continuent-ils à composer avec Ghannouchi ? 
Seraient-ils naïfs pour croire qu'il a changé ? Ou en ont-ils toujours peur par crainte de son terrorisme ? A moins qu'ils restent alliés par opportunisme de peur d'être désavoués par les tunisiens après leur trahison !
Ils craignent que les Tunisiens ne leur fassent plus confiance d'où leur obstination à maintenir cette alliance contre nature pour rester au pouvoir. Ne se rendent-ils pas compte  qu'elle ruine le pays, qu'elle le fait le fait régresser comme jamais et qu'ils en porteront la responsabilité devant l'histoire, s'ils ne se reprennent pas ? Leur seule voie de salut est de rompre solennellement, fortement et vraiment avec ces arriérés. Les tunisiens leur en seront reconnaissants !

On peut vraiment se demander pourquoi en Tunisie les médias et les hommes politiques de tout bord, donnent encore tant d'importance aux Frères musulmans d'Ennahdha comme s'ils étaient indispensables à la vie politique ? Sont-ils aveugles ? Ne voient-ils pas où cela mène le pays ? Ou cèderaient-ils à l'opportunisme et au populisme, au détriment de l’intérêt suprême du pays ? 
La Tunisie peut et doit se passer de Ghannouchi, comme le reste des pays qui ont rompu avec l'islamisme politique porteur de division, de régression et de violences.
Gannouchi doit rendre compte de son sinistre militantisme et celui de sa bande qui a coûté la vie à beaucoup de tunisiens .... dont Chokri Belaid ! Il a conduit ce pays si ouvert, qui était sur la voie du progrès, à régresser et devenir un pays au bord du chaos; où la bigoterie et l'obscurantisme se développent depuis que les Frères musulmans nahdhaouis ont importé le wahhabisme et le diffusent activement dans une société ancestralement malékite. Modèle sociétal rétrograde qui a échoué partout et dont le prince héritier Mohamed Salman Ibn Saoud dit tout le mal qu'il pense
Oui, vraiment serons-nous les derniers à rompre avec cette idéologie néfaste ? 
Rachid Barnat

mercredi 20 juin 2018

Ghannouchi, l'ange de l'Apocalypse de la Tunisie

Qui se cache derrière l'homme à la cravate bleue ?
R.B


Afin de mieux cerner qui est Ghannouchile chef du parti Ennhadha, voici quelques uns de ses écrits pour que journalistes et politiques aussi bien Tunisiens que Français, aient matière à réflexion :

Sur l’apostasie 

L’apostasie, est le reniement de l’islam après qu’on l’a embrassé de plein gré. Un reniement, ou les formes lui ressemblant, des constantes de l’islam, tels ses dogmes, ses charias et ses rituels … comme porter atteinte à la dignité de Dieu ou à la dignité du Prophète, l’autorisation de braver les interdits prescrits par la charia ou la négation des devoirs religieux, etc. 

Des versets du Coran ont énoncé à plusieurs endroits le caractère affreux de ce crime, et menacé quiconque s’en rend coupable du plus atroce des supplices, sans toutefois édicter une peine précise ici-bas. 

Quant à la tradition, la sunna, elle a exigé la mise à mort conformément au hadith : « Tuez quiconque change de religion. » » 

(Rached Ghannouchi, Les libertés publiques dans l’État islamique, Centre d’Études de l’Unité Arabe, Beyrouth, 1993, p. 48).

Sur la charia comme "source principale de législation

Comment ne pas stipuler l’islamité d’un chef d’Etat, dont la tâche essentielle est d’accomplir la religion, d’orienter la politique de l’Etat dans les limites de l’islam, d’éduquer l’umma selon l’islam, d’être son imam pour la prière, de la prêcher ex cathedra et d’être pour elle l’exemple à imiter ? 

Le Coran a tranché. Il a stipulé que le souverain devait être musulman : « Ô vous qui avez cru ! Obéissez à Dieu, obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le pouvoir » (sourate IV, verset 59). 

Il est absurde, et cela revient à demander l’impossible, de demander à un non musulman d’assumer la magistrature suprême, de veiller sur la religion et la gestion des affaires d’ici-bas – ce qui est la fonction du chef de l’Etat –, et nous, dit M. Ghannouchi. 

Pour la clarification théorique, nous affirmons l’islamité du chef de l’Etat. Car au niveau pratique, le pouvoir islamique que nous réclamons se trouve dans les pays islamiques, et la majorité de ceux qui y habitent sont des musulmans. 

Et Ghannouchi d’ajouter, dans une note de bas de page : « Il est à noter que la plupart des constitutions arabes, y compris la constitution tunisienne, ont stipulé l’islamité du chef de l’Etat, il s’agit en effet d’une stipulation abusive et vide de contenu, tant que ces constitutions ne contiennent pas d’articles imposant la charia comme source principale de toute législation, et tant qu’elles ne contiennent pas non plus d’institutions constitutionnelles contrôlant la constitutionnalité des lois. Aussi bien le chef de l’Etat lui-même et le degré de son engagement à respecter, dans sa vie publique et privée, la loi et les normes morales, pour ne pas donner le mauvais exemple de ce qui ne plaît ni à Dieu, ni à ses créatures soumises. 

(Rached Ghannouchi, Les libertés publiques dans l’État islamique, Centre d’Études de l’Unité Arabe, Beyrouth, 1993, p. 54)

Sur la laïcité 

A une question d’un quotidien algérien : « Quelle est la place de la laïcité dans la société islamique ? », M. Ghannouchi répond : « La société islamique est fondée sur l’interprétation des valeurs organisant la vie des individus et des communautés. De plus, elle organise le côté spirituel de ces derniers. C’est pourquoi on ne saurait concevoir de société islamique laïque, ou de musulman laïc que si ce n’est en renonçant à ce qui est essentiel en islam. 

Car la foi en Dieu n’est pas essentielle en islam ; l’essentiel, c’est la foi en l’unicité de Dieu. 

Par conséquent, toute législation qui s’inspire d’autres sources pourrait porter atteinte à cette unicité. Une société ne saurait être islamique qu’à condition de ne pas être laïque et d’accepter l’unicité de Dieu. » 

(Interview accordée par M. Ghannouchi au quotidien algérien Algérie actualité du 12 octobre 1989).

Les critiques émises par M. Ghannouchi à l’encontre des anciens manuels de philosophie pour le baccalauréat 

L’enseignement de la philosophie devient, si nous ne définissons pas notre appartenance culturelle, non seulement inutile pour traiter les problèmes dont nous souffrons, mais aussi un élément de sabotage et de destruction dans le domaine psychologique et social, comme c’est le cas aujourd’hui [1989]. 

(Rached Ghannouchi, « La génération perdue », revue Forqan, février 1989, Casablanca).

Ghannouchi et le psychopathe Youssef El-Qaradhawi 

Sur le site internet Ashihab, Ghannouchi a donné une interview où il encense un cheikh connu pour enseigner le meurtre des apostats et des homosexuels, partisan des attentats du Hamas contre des civils israéliens, en le qualifiant ainsi : " Le savantissime prédicateur, le cheikh Youssef El-Qaradhawi " 

(R. Ghannouchi, « J’ai voué ma vie à la défense de la liberté », interview conduite par Ala Iddin Al-Rachi, 5 octobre 2005).

Youssef El-Qaradhawi, ami intime de Saïd Ramadan (père de Tariq, mort en 1995) est sûrement le cheikh contemporain le plus influent du monde sunnite. 

Voici ce qu'a affirmé Qaradawi le 28 janvier 2009 sur Al-Jazeera TV :

" Tout au long de l'histoire, Allah a imposé aux Juifs des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. Avec tout ce qu'il leur a fait - et bien que les Juifs aient exagéré les faits -, il a réussi à les remettre à leur place. C'était un châtiment divin. 
Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par la main des musulmans. (…)  

" Pour conclure mon discours, je voudrais dire que la seule chose que j'espère, est qu'à l'approche de la fin de mes jours, Allah me donne l'occasion d'aller sur la terre du jihad et de la résistance, même sur une chaise roulante. Je tirerai sur les ennemis d'Allah, les Juifs, et ils me lanceront une bombe; et ainsi, je finirai ma vie en martyr. 
Loué soi Allah, Roi de l'univers. Que la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur vous."

M. Ghannouchi est membre du Conseil européen de la fatwa et de la recherche que Qaradhawi préside, institution de production juridique de l'Union des organisations islamiques d'Europe, dont l'UOIF est la branche française. 
Vu l’âge et la santé chancelante de Qaradhawi, Ghannouchi est devenu le président de fait.

Sur une visite de Jean-Paul II 

A propos de la visite officielle du Pape Jean Paul II en Tunisie en Avril 1996, M. Ghannouchi écrivit : « Ce qui me transperce le cœur mais aussi le cœur de tout Tunisien, c’est que la visite du chef de l’Eglise catholique coïncide avec la réception du représentant commercial de l’entité sioniste à Tunis. Que comprennent les Tunisiens de tout cela ? Peuvent-ils chasser de leurs esprits qu’il y a une invasion croisée et sioniste de leur pays ? » 

(R. Ghannouchi, l’hebdomadaire islamiste marocain ARRAYA du 23 Avril 1996).

Traduction par Lafif Lakhdar, réalisée pour la justice italienne.
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