mercredi 19 février 2020

Histoire de taqiyya

« Si tu fais serment de procéder à une action et que tu te rends compte, plus tard, qu'une autre action est meilleure, alors tu devras renier ton serment et faire ce qui est mieux » (37 - hadith rapporté par Sahih al-Bukhari).
Ce qu'applique régulièrement Ghannouchi au grand étonnement des tunisiens qui le trouvent culotté avec ses volte-faces incessantes et de le voir renier ce qu'il a dit la veille ... alors qu'il ne fait qu'appliquer la taqiyya telle que prescrite aux Frères musulmans par leur guide spirituel Qaradaoui !
R.B
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L'islam doit apparaître aux non-musulmans comme une religion bien paradoxale. D'un côté, on ne cesse de la présenter comme la religion de la paix et, de l'autre, ses membres sont responsables de la majorité des actes terroristes dans le monde. Les apologistes de l'islam soulignent que cette foi se fonde sur une grande exigence éthique. Les autres constatent qu'il s'agit d'une religion légaliste. La dualité des critères de vérité et de fausseté dans l'islam révèle une nature paradoxale : car si le Coran est contre les croyants qui trompent d'autres croyants (en vertu du fait que « Allah ne guide pas celui qui est outrancier et menteur » (1), la tromperie aux dépens des non-musulmans, généralement appelée, en arabe, taqiyya, reçoit également l'approbation coranique et fait partie des actes légalement permis aux musulmans.

La tromperie musulmane peut être considérée comme un moyen, qui manque, certes, de noblesse, au service de la fin glorieuse que constitue l'hégémonie islamique de la chariaa, considérée comme favorable aux musulmans et aux non-musulmans. En ce sens, il s'agit d'un mensonge altruiste, ce qui est autorisé. 
L'imam Mahmoud al-Masri a récemment donné en exemple une histoire où un musulman raconte un mensonge à un Juif pour le forcer à la conversion, et dont il parle comme d'une « magnifique tromperie ».

La taqiyya a deux utilisations principales 

La plus connue consiste à masquer ses convictions religieuses par crainte de persécutions. Il s'agit là de pratiques historiques de la taqiyya au sein de la communauté chiite, dans tous les cas où leurs rivaux sunnites étaient plus nombreux et constituaient une menace. 

Inversement, les sunnites, loin d'être persécutés, ont toujours pratiqué quand c'était possible une forme de taqiyya au service du jihad contre les incroyants, faisant de la taqiyya une pratique non plus seulement de dissimulation, mais de tromperie active. En fait, le mensonge, qui a, dans l'islam, un fondement doctrinal, est souvent présenté comme égal, et parfois supérieur, aux autres vertus guerrières que sont le courage, la détermination, ou le sacrifice.

On pourra se demander comment il se fait que les musulmans soient à la fois exhortés à la sincérité et encouragés à la tromperie, et que cette dernière soit non seulement dominante mais bénéficie aussi de l'approbation divine.

Qu'est-ce au juste que la taqiyya ? Comment les théologiens, ainsi que ceux qui en font usage, la justifient-ils ? Comment s'inscrit-elle dans l'éthique islamique, notamment dans son rapport avec les non-musulmans ? Et, plus précisément, quelles sont les implications de la taqiyya pour toutes les relations entre musulmans et non-musulmans ?
La doctrine de la Taqiyya
Selon la charia, c'est-à-dire l'ensemble des règles qui définissent le comportement d'un musulman dans toutes les circonstances de la vie, la tromperie est non seulement permise dans certaines circonstances mais peut être considérée comme obligatoire. 
Contrairement à la tradition chrétienne primitive, les musulmans contraints de choisir entre reniement de l'islam et persécution avaient la permission de mentir et de feindre l'apostasie. D'autres juristes ont décrété que les musulmans étaient obligés de mentir afin de se préserver (2), en se fondant sur les versets coraniques qui interdisent aux musulmans de concourir à leur propre mort (3).

Telle est la définition classique de la taqiyya. Construit sur un mot arabe connotant la crainte, le terme de taqiyya passe (notamment auprès des chercheurs occidentaux) pour une stratégie à laquelle on peut avoir recours en cas de persécution religieuse, ainsi que les groupes minoritaires chiites l'ont fait quand ils vivaient au sein de majorité sunnites hostiles (4). La taqiyya a ainsi permis fréquemment aux chiites de masquer leur appartenance religieuse face aux sunnites, non seulement en remisant leurs convictions religieuses à la clandestinité, mais en priant et en se comportant comme des sunnites.

Cependant, l'un des rares ouvrages consacrés à ce sujet, At-Taqiyya fi'l-Islam (« De la dissimulation dans l'islam ») dit clairement que la taqiyya ne se limite pas à la dissimulation par crainte de persécutions. Son auteur, Sami Mukaram, ancien professeur d'études islamiques à l’université américaine de Beyrouth, qui a écrit environ vingt-cinq ouvrages sur l'islam, démontre clairement la variété des applications de la taqiyya :

« La taqiyya est d'une importance fondamentale dans l'islam. Pratiquement toutes les factions islamiques la reconnaissent et la pratiquent (…) On peut même dire que la pratique de la taqiyya fait partie de la norme de l'islam, et que les rares factions qui ne la pratiquent pas sont justement en dehors de la norme musulmane. La taqiyya est dominante dans la politique islamique, en particulier durant la période moderne » (5).

La taqiyya n'est donc pas, comme on le suppose souvent, un phénomène exclusivement chiite. Bien sûr, en tant que minorité dispersée au sein de communautés sunnites ennemies, les chiites ont historiquement plus de raisons de pratiquer la dissimulation. Inversement, l'islam sunnite ayant rapidement dominé de vastes empires, de l'Espagne à la Chine, ses membres ne devaient rien à personne et n'eurent pas à faire allégeance à d'autres, ni à se cacher face à des incroyants infidèles (l'Espagne et le Portugal de la Reconquista sont les rares exceptions où les sunnites ont dissimulé leur identité religieuse (6)). 

Ironiquement, les sunnites qui vivent en Occident se trouvent désormais dans la situation qui était celle des chiites, puisqu'ils vivent comme une minorité encerclée par ses ennemis traditionnels, les chrétiens infidèles. Ces derniers, à la différence des chrétiens de la Reconquista, se comportent rarement en adéquation avec cette inimitié historique, et la reconnaissent encore moins. En fait, les sunnites se retrouvent dans les circonstances générales qui ont fait de la taqiyya un élément important du chiisme mais sans risquer la menace physique qui en avait été initialement la source.
Les formulations de la taqiyya
Le verset 3-28 du Coran est souvent considéré comme le premier qui admet la tromperie envers les non-musulmans :
« Que les croyants ne prennent pas pour alliés des infidèles au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion d'Allah, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d'eux » (7).

Muhammad ibn Jarir at-Tabari (mort en 923), auteur d'un commentaire du Coran, qui fait autorité, explique ainsi le verset 3-28 :
« Si vous [les musulmans] êtes sous l'autorité de non-musulmans et craignez pour vous-mêmes, conduisez-vous avec une apparence de loyauté envers eux, par la parole, tout en conservant votre hostilité à leur égard par devers vous (…) [sachez que] Allah a interdit aux croyants de se montrer amicaux ou intimes avec les infidèles, sauf si les infidèles les dominent. Dans ce cas précis, qu'ils se comportent amicalement avec eux tout en préservant leur religion » (8).

Toujours à propos de ce verset du Coran, Ibn Kathir (mort en 1373), qui est une autre grande autorité coranique, écrit :
« Quel que soit le lieu ou le moment, quiconque craint des tourments [venant de non-musulmans] peut se protéger en donnant le change ».

Il en veut pour preuve une citation d'Abu Darda, proche compagnon de Mahomed, enjoignant d'« arborer un large sourire face à certaines personnes tandis que notre cœur les maudit ». 

Un autre compagnon, connu sous le nom d'Al-Hasan, a dit que « la pratique de la taqiyya est acceptable jusqu'au jour du jugement » (c'est-à-dire jusqu'à la fin des temps) (9).

D'autres savants importants, comme Abu 'Abdullah al-Qurtubi (1214-73) et Muhyi 'd-Din ibn al-Arabi (1165-1240), ont étendu la taqiyya jusqu'à l'appliquer à de nombreuses actions. En d'autres termes, les musulmans peuvent se conduire comme des infidèles ou même pire, par exemple en se prosternant et en adorant des idoles et des croix, en portant de faux témoignages, ou même en montrant les faiblesses d'autres musulmans à l'ennemi infidèle - tout est permis sauf tuer un autre musulman :
« la taqiyya, même si elle est pratiquée sans contrainte, ne mène pas à un statut d'infidèle, même si elle peut mener à des péchés méritant le feu de l'enfer » (10).
La tromperie dans les exploits guerriers de Mahomet
Mahomed qui constitue [pour le musulman] l'exemple de l'être humain parfait, dont la conduite doit être imitée dans les moindres détails avait une conception pragmatique du mensonge. Il est notamment bien connu qu'il permettait de mentir dans trois situations : 
- pour réconcilier entre deux parties, ou plus, qui sont en conflit, 
- pour calmer sa femme, et 
- à la guerre (11). 

Selon un manuel de droit arabe consacré au jihad tel qu'il est défini par les quatre écoles du droit islamique, « les ulémas [savants] considèrent que la tromperie en temps de guerre est légitime (…) la tromperie est une forme de l'art de la guerre » (12).

De plus, selon Mukaram, cette tromperie est classée comme taqiyya « la taqiyya servant à duper l'ennemi, est permise » (13).

Plusieurs ulémas estiment que la tromperie fait partie intégrante de l'art de la guerre. 
Ibn al-'Arabi déclare, par exemple : « dans les hadiths [citations et actions de Mahomed], le mensonge en temps de guerre est bien attesté. En fait, le mensonge est davantage souligné que l'obligation de courage ».

Ibn al-Munir (mort en 1333) écrit : « La guerre est tromperie, la guerre la plus parfaite qu'un saint guerrier puisse faire, est une guerre de tromperie et non de confrontation, car la confrontation comporte des risques, tandis que l'on peut obtenir la victoire par traîtrise et sans risque pour soi ».

Quant à Ibn Hajar (mort en 1448), il conseille aux musulmans d'adopter « une attitude très prudente dans la guerre, tout en se lamentant [publiquement] et en portant le deuil de manière à tromper les infidèles » (14).

Cette conception musulmane de la guerre comme tromperie renvoie à la bataille du Fossé (627), qui opposa Mahomed et ses disciples à plusieurs tribus non musulmanes, connues sous le nom de Al-Ahzab. Parmi ces derniers, Na'im ibn Mas'ud se rendit dans le camp musulman et se convertit à l'islam. Quand Mahomed s'aperçut que les Ahzab n'étaient pas au courant de la conversion de Mas'ud, il lui conseilla de retourner auprès d'eux et de les décider à lever le siège. C'est à cette occasion que Mahomed est censé avoir émis l'adage célèbre, « car la guerre est tromperie ». Mas'ud retourna auprès des Ahzab sans qu'ils sachent qu'il avait changé de camp et, de son côté, il donna des informations fausses à ses anciens amis et alliés. Il s'efforça également de générer des querelles entre les différentes tribus jusqu'à ce que, pleines de méfiance les unes envers les autres, elles finissent par se séparer et lever le siège, sauvant ainsi les musulmans de la destruction dans cette période encore embryonnaire [de l'islam] (15).

Plus récemment, des complices de l'attentat du 11-Septembre, tel Khalid Sheikh Muhammad, ont invoqué, dans leur défense, comme raison de leur rôle dans la conspiration, l'argument du prophète selon lequel « la guerre est tromperie ».

On trouve une autre expression encore plus puissante de la légitimité qu'il y a à tromper des infidèles, dans l'anecdote suivante. Un poète, Ka'b ibn Ashraf, avait offensé Mahomed, lequel s'était exclamé « Qui tuera cet homme qui a blessé Allah et son prophète ? ». 
Un jeune musulman nommé Muhammad ibn Maslama s'était porté volontaire, à condition que pour s'approcher de Ka'b afin de l'assassiner, il ait la permission de lui mentir. Mahomed lui donna son accord. Ibn Maslama alla voir Ka'b et commença à dire du mal de l'islam et de Mahomed. Il continua ainsi jusqu'à ce que ses paroles soient assez convaincantes pour que Ka'b se fie à lui. Ibn Maslama ne tarda pas alors à se présenter avec un autre musulman et à tuer Ka'b qui ne se méfiait plus (16).

Mahomed a pris d'autres positions qui font de la tromperie une action positive, comme lorsqu'il dit : « Allah m'a commandé de parler de façon équivoque parmi les peuples, au même titre qu'il m'a commandé d'édicter des obligations [religieuses] » ; ou encore : « J'ai été envoyé dans des conditions impénétrables », et « celui qui vit dans la dissimulation meurt en martyr » (17).

Bref, les premières sources historiques de l'islam attestent clairement de l'importance suprême de la taqiyya comme d'une forme islamique de guerre. De plus, les premiers musulmans sont souvent décrits comme capables de se sortir de situations difficiles grâce au mensonge, notamment en reniant ou en insultant l'islam et Mahomed avec l'approbation de ce dernier - son seul critère étant que leurs intentions (niya) soient pures (18). 

Au cours des guerres contre les chrétiens, à chaque fois que les chrétiens avaient le pouvoir, la pratique de la taqiyya devint même plus totale. Ainsi que l'affirme Mukaram :
« la taqiyya était utilisée comme un moyen, pour les musulmans, de repousser le danger, en particulier aux moments critiques où leurs frontières étaient l'objet de guerre avec les Byzantins, et, plus tard, l'objet des raids [croisades] des Francs et des autres » (19).
La taqiyya dans la révélation coranique
Le Coran lui-même apporte d'autres témoignages concernant la taqiyya. Puisque Allah est censé être la source de ces versets révélés, il est considéré comme étant Lui-même implicitement le perpétrateur absolu du mensonge, ce qui n'a rien de surprenant puisqu'il est décrit dans le Coran comme étant le meilleur makar, c'est-à-dire fourbe, trompeur (par exemple : 3-54, 8-30, 10-21).

Alors que les autres Écritures saintes contiennent des contradictions, le Coran est le seul texte à propos duquel les commentateurs ont développé une doctrine pour rendre compte des changements visibles d'une injonction à une autre. 
Un lecteur attentif ne peut manquer de remarquer les versets contradictoires du Coran, notamment la façon dont les versets de paix et de tolérance se retrouvent quasiment côte à côte avec des versets de violence et d'intolérance. 

Les ulémas furent embarrassés, au départ, pour décider à partir de quels versets codifier l'ordre social de la chariaa : celui qui affirme que la religion ne peut exercer de coercition (2-256), ou celui qui ordonne aux croyants de combattre tous les non-musulmans jusqu'à leur conversion, ou au moins leur soumission à l'islam (8-39, 9-5, 9-29) ? 

Pour résoudre ce dilemme, les commentateurs ont développé la doctrine de l'abrogation, qui, en gros, stipule, quand il y a contradiction, que les versets révélés à Mahomed tardivement prennent le pas sur ceux formulés au début de sa vie. 
C'est ainsi que, pour déterminer quel verset abroge quel autre, une science théologique consacrée à la chronologie des versets du Coran a été créée (on l'appelle an-Nasikh wa'l Mansukh - ce qui abroge et ce qui est abrogé).

Mais pourquoi y aurait-il une contradiction ? La réponse classique est que, dans les premières années de l'islam, Mahomed et sa communauté étant largement inférieurs en nombre aux infidèles avec lesquels ils étaient en concurrence et qui vivaient avec eux à la Mecque, un message de coexistence pacifique était de rigueur. 

Cependant, après l'exil des musulmans à Médine, en 622, et le développement de leur force guerrière, les versets les incitant à l'offensive leur furent progressivement « révélés », c'est-à-dire en principe envoyés par Allah, à mesure que la puissance des musulmans augmentait. 

Dans les textes juridiques, ces versets sont classés en différentes catégories : 
- passivité face à l'agression ; 
- permission de répliquer face à des agresseurs ; 
- commandement incitant à combattre les agresseurs ; 
- commandement incitant à combattre tous les non-musulmans qu'ils aient été initialement agresseurs ou pas (20). 

Le développement de la puissance musulmane est la seule variable fournie pour expliquer ces changements graduels de politique.

D'autres érudits renforcent cette conception en soulignant que sur une période de 22 ans, le Coran a été révélé petit à petit et a d'abord privilégié des versets ne réclamant pas d'action et restant de nature spirituelle avant de passer ensuite à des prescriptions et des injonctions réclamant de diffuser la foi par le jihad et la conquête, et ce de manière à ne pas rebuter les premiers convertis musulmans face aux devoirs qui sont ceux de l'islam, et éviter qu'ils ne soient découragés par les obligations importantes qui n'apparaîtront que dans les versets plus tardifs (21). Ces versets, tel celui qui dit : « Il vous est prescrit de combattre, même si cette prescription, vous l'avez en horreur » (22), auraient été déplacés à un moment où la guerre n'était pas pensable.

Quelles que soient les interprétations de l'abrogation dans le Coran, l'opinion commune sur la question des versets concernant la guerre et la paix est que, quand les musulmans sont en position de faiblesse, ou minoritaires, ils doivent prêcher et être fidèles à l'éthique des versets mecquois (paix et tolérance) ; alors que, lorsqu'ils sont en position de force, ils doivent passer à l'offensive sur la base des commandements figurant dans les versets de Médine (guerre et conquête). 
Les avatars de l'histoire islamique témoignent de cette dichotomie et se reflètent dans le proverbe communément admis parmi les musulmans et qui se fonde sur un hadith, selon lequel le jihad doit être réalisé :
- par la main (par la force), ou sinon, 
- par la langue (par le prêche), et si cela n'est pas possible, 
- par le cœur ou par les intentions secrètes de chacun (23).
La guerre est éternelle
Que l'islam légitime la tromperie dans le cadre de la guerre n'a, bien sûr, rien d'étonnant. Après tout, comme l'a formulé un auteur élizabéthain, John Lyly, « tout est bon, en amour comme à la guerre » (24). 
D'autres philosophes ou stratèges non musulmans, comme Sun Tzu, Machiavel et Thomas Hobbes, ont justifié la tromperie dans la guerre. Tromper l'ennemi dans le cadre de la guerre relève du bon sens. 

La différence cruciale avec l'islam, c'est que la guerre contre l'infidèle est considérée comme permanente, et dure, selon le Coran, jusqu'à ce que « cesse tout chaos et que toutes les religions appartiennent à Allah » (25). 

Dans son article sur le jihad de l'Encyclopaedia of Islam, Emile Tyan remarque :
« Le devoir de jihad existe aussi longtemps que la domination universelle de l'islam n'a pas été atteinte. La paix avec les nations non musulmanes n'est donc que provisoire, et seul le hasard des circonstances peut la justifier de manière provisoire » (26).

De plus, et pour en revenir à la doctrine de l'abrogation, des érudits musulmans comme Ibn Salama (mort en 1020) s'accordent pour dire que le verset 9-5 du Coran, connu sous le nom de ayat as-sayf, ou verset du sabre, abroge environ 124 des versets mecquois plus pacifistes, car cela inclut « tous les versets coraniques qui prêchent autre chose qu'une offensive totale contre les non-croyants » (27). 

En fait, les quatre écoles de la jurisprudence sunnite sont d'accord pour dire que « le jihad consiste à faire la guerre aux infidèles qui, après qu'on leur ait enjoint d'embrasser l'islam, ou au moins de payer une jizya (impôt) et de vivre soumis, ont refusé de le faire » (28).

Le caractère obligatoire du jihad est clairement exprimé par la vision du monde dichotomique qui oppose le « royaume de l'islam » au « royaume de la guerre ». Le premier s'appelle, dar al-Islam, ou « règne de la soumission », et représente le monde où domine la chariaa. Le second, dar al-Harb, ou règne de la guerre, représente le monde non-islamique. Le combat se perpétue jusqu'à ce que le règne de l'islam engloutisse le monde non-islamique. Cet état de fait est celui qui existe encore aujourd'hui. 

Le très célèbre historien et philosophe musulman, Ibn Khaldun, (mort en 1406) formule clairement cette opposition : « Dans la communauté musulmane, le jihad est un devoir religieux en raison de l'universalisme de la mission musulmane et de l'obligation de convertir tout le monde à l'islam par la persuasion ou par la force. Les autres groupes religieux n'avaient pas une mission universelle et le jihad n'était pas un devoir religieux pour eux, excepté pour des raisons défensives. Mais l'islam est obligé de conquérir le pouvoir contre les autres nations » (29).

Enfin, indépendamment de tous les faits avérés, il est bon de noter - à moins qu'on puisse encore trouver déraisonnable qu'une foi ayant un milliard d'adeptes oblige à déclencher en son nom des guerres sans raison - que l'expansionnisme jihadiste est considéré comme un acte altruiste, un peu à la manière de l'idéologie du « fardeau de l'homme blanc » au XIXe siècle. 

Selon cette logique, que le monde vive en démocratie, sous le socialisme, le communisme ou tout autre système de gouvernance, il vit inévitablement enchaîné dans le péché, car le bien suprême de l'humanité réside dans l'accord avec la loi d'Allah. Dans ce contexte, la tromperie musulmane peut être considérée comme un moyen, légèrement inférieur en noblesse, dans un but glorieux : l'hégémonie islamique du règne de la chariaa, en tant qu'elle est bonne pour tous, musulmans comme non-musulmans.

Cette conception n'a en fait rien de neuf. Peu après la mort de Mahomed, en 634, avec la déferlante de guerriers du jihad, venue de la péninsule arabique, un commandant perse, qui ne devait pas tarder à succomber à l'invasion, demanda aux musulmans ce qu'ils désiraient. La réponse, mémorable, fut la suivante :
« Allah nous a envoyés ici afin que nous puissions libérer ceux qui le désirent de la servitude de leurs maîtres terrestres et en faire les serviteurs d'Allah, afin de transformer leur misère en richesse et les libérer de la tyrannie et du chaos des [fausses] religions et leur apporter la justice de l'islam. Il nous a envoyés pour apporter sa religion à toutes ses créatures et leur lancer un appel pour qu'ils rejoignent l'islam. Tous ceux qui accepteront cet appel seront saufs et nous les laisserons en paix. Mais quiconque refuse cet appel sera combattu jusqu'à ce que nous accomplissions la promesse d'Allah » (30).

Mille quatre-cent ans plus tard, en mars 2009, le juriste saoudien, Basem Alem, se fit l'écho de cette conception : « En tant que membre de la vraie religion, j'ai davantage de droit à envahir les autres afin d'imposer un certain mode de vie [la chariaa], dont l'histoire a démontré qu'il était le meilleur et le plus juste parmi toutes les civilisations. Tel est le véritable sens du jihad offensif. Quand nous nous engageons dans le jihad, ce n'est pas pour convertir les gens à l'islam, mais pour les libérer du sombre esclavage dans lequel ils vivent » (31).

Et il va sans dire que la taqiyya au service d'un tel altruisme est permise. Par exemple, très récemment, après avoir raconté une histoire où un musulman force un Juif à se convertir à l'islam en lui disant que s'il renonçait à l'islam, les musulmans le tueraient pour apostasie, l'imam Mahmoud al-Masri a parlé d'une « magnifique tromperie » (32). Après tout, d'un point de vue islamique, c'est le Juif qui a été le bénéficiaire de cette tromperie puisqu'elle l'a fait entrer dans l'islam.
Trèves et traités
La nature perpétuelle du jihad est soulignée par le fait, soutenu par les juristes, que 10 ans est la durée maximale de paix pour les musulmans avec les infidèles. Une fois que le traité a expiré, la situation doit être réévaluée. Ils s'appuient sur le traité de paix d'Hudaybiya ratifié en 628 par Mahomed et ses ennemis Quraysh à la Mecque. 

L'exemple de Mahomed qui brisa ce traité au bout de deux ans (en prétextant une infraction des Quraysh) montre que la seule fonction d'une trève est de permettre aux musulmans s'ils sont affaiblis de gagner du temps et de se regrouper avant une nouvelle offensive (33) :
« Par leur nature même, les traités doivent avoir une durée temporaire, car, dans la théorie juridique musulmane, les relations normales entre territoires musulmans et non-musulmans ne sont pas pacifiques mais guerrières » (34).

En se fondant sur ce point, « les fuqaha [juristes] sont d'accord pour considérer une trève illimitée comme illégitime, si les musulmans sont en position assez forte pour repartir en guerre contre les non-musulmans » (35).

Bien que la chariaa demande aux musulmans d'honorer les traités, il existe donc une sortie possible qui est propice aux abus : si les musulmans pensent, même sans preuves solides, que leurs ennemis vont rompre le traité, ils peuvent le briser les premiers. De plus, certaines écoles de droit islamique, comme celle des Hanafites, affirment que les responsables musulmans peuvent abroger les traités tout simplement si cela semble être à l'avantage de l'islam (36). Cela n'est pas sans rappeler le hadith canonique suivant :
« Si tu fais serment de procéder à une action et que tu te rends compte, plus tard, qu'une autre action est meilleure, alors tu devras renier ton serment et faire ce qui est mieux » (37).

Et qu'y a-t-il de mieux et de plus altruiste que de rendre la parole d'Allah dominante en déclenchant à nouveau le jihad dès que possible ? Traditionnellement, les dirigeants musulmans lançaient un jihad au moins une fois par an. Ce rite est particulièrement remarquable chez les sultans ottomans, qui passaient la moitié de leur vie sur le champ de bataille (38). Le devoir de jihad était tellement important, que les sultans n'avaient pas le droit d'effectuer le pèlerinage à la Mecque - qui est pourtant un devoir individuel pour chaque musulman. C'est leur prise en main du jihad qui a permis à ce rite collectif de perdurer, autrement, il serait tombé en désuétude (39).

Pour résumer, le prérequis pour la paix ou la réconciliation, est que les musulmans aient l'avantage. C'est ce que démontre un texte sunnite qui fait autorité, Umdat as-Salik, écrit par un érudit égyptien du XIVe siècle, Ahmad Ibn Naqib al-Misri : « On doit trouver un bénéfice [maslaha] à la trève, autre que le seul status quo, car [il est écrit dans le coran] :
" Ne soyez pas pusillanimes en offrant la paix à l'ennemi quand vous êtes les plus forts ! " [Coran, 47-35] » (41).

On rappellera un épisode plus récent, et qui est d'une importance majeure pour les dirigeants occidentaux qui recommandent la coopération avec les islamistes. Yasser Arafat venait de négocier un traité de paix qui avait été vivement critiqué comme concédant trop de choses à Israël. Il s'adressa alors à une assemblée musulmane dans une mosquée de Johannesburg, et se justifia en ces termes :
« Je considère cet accord au même titre que l'accord signé par notre prophète Mahomed et les Beni Quraysh de la Mecque » (42). En d'autres termes, comme Mahomed, Arafat n'avait donné sa parole que pour la renier une fois que la situation le permettrait, c'est-à-dire quand les Palestiniens seraient à nouveau en position de passer à l'offensive et de reprendre la route de Jérusalem. Dans d'autres contextes, Hudaybiya a fait figure de mot-clé pour les islamistes radicaux. Le Moro Islamic Liberation Front avait trois camps d'entraînement au sein du complexe d'Abu Bakar dans les Philippines et l'un d'eux s'appelait Camp Hudaybiya (43).
L'hostilité sous les traits de la récrimination
Dans les discours à destination des opinions publiques européennes ou américaines, les islamistes soutiennent que le terrorisme qu'ils exercent contre l'Occident n'est que la réciprocité de décennies d'oppression occidentale ou israélienne. Mais dans les écrits qui s'adressent aux autres musulmans, cet esprit vindicatif n'est pas présenté comme la réaction à une provocation militaire ou politique, mais comme le produit d'une obligation religieuse.

Par exemple, quand il s'adresse au public occidental, Ousama ben Laden dresse la liste des récriminations qui justifient sa guerre contre l'Occident, depuis l'oppression des Palestiniens jusqu'à l'exploitation de la femme par l'Occident, ou même le fait que les Etats-Unis n'ont pas signé le protocole de Kyoto, ce qui constitue des arguments audibles pour l'opinion occidentale. 
Jamais il ne justifie les attaques d'Al-Qaïda contre les cibles occidentales par le simple fait que les nations non musulmanes sont par définition des entités infidèles qui doivent être soumises. 
En fait, il va jusqu'à faire précéder ses messages à destination de l'Occident de phrases comme « la réciprocité fait partie de la justice », ou « paix à tous ceux qui suivent une voie droite » (43), même si ce que le public occidental comprend par là est sans rapport avec ce qu'il met derrière les mots « paix », « justice » ou « droiture ».

C'est quand Ben Laden s'adresse aux autres musulmans que la vérité ressort. Quand un groupe de musulmans de premier plan avait écrit au peuple américain, peu de temps après les attentats du 11-Septembre, pour affirmer que l'islam cherche à coexister pacifiquement (44), Ben Laden avait pris la plume pour les remettre à leur place :
« En ce qui concerne les relations entre musulmans et infidèles, elles sont résumées par ce mot du Très-Haut : 'Nous vous renions, et désormais l'inimitié et la haine nous séparent jusqu'à ce que vous croyiez en Allah seul » [Coran 60-4]. Il y a donc une inimitié dont la preuve est l'hostilité farouche ancrée dans nos cœurs. Et cette hostilité farouche, c'est-à-dire cette guerre, ne cessera que si l'infidèle se soumet à l'autorité de l'islam ou qu'il est interdit de faire couler son sang [c'est-à-dire s'il est dhimmi, ou minorité protégée], ou si les musulmans sont, à un moment donné, dans une situation de faiblesse qui les empêche d'agir. Mais si la haine s'éteint de nos cœurs, il s'agit alors d'une très grande apostasie ! (…) Telle est la base et le fondement des relations entre l'infidèle et le musulman. Guerre, animosité, haine, infligées par le musulman à l'infidèle, tel est le fondement de notre religion. Et nous considérons que nous faisons ainsi un acte de justice et de bonté à leur égard » (45).

Les quatre écoles classiques de jurisprudence islamique soutiennent cette conception du monde, faite d'hostilité, en parlant des infidèles en termes similaires. Quand Ben Laden s'adresse à l'Occident en parlant de paix et de justice, ce sont des exemples typiques de taqiyya. Non seulement il s'est engagé dans un jihad physique, mais aussi dans une guerre de propagande, ou, en d'autres termes, une guerre de tromperie. S'il parvient à convaincre l'Occident que le conflit actuel est entièrement dû à l'Occident, il pourra gagner à sa cause une plus grande sympathie. Parallèlement, il sait que si les Américains se rendaient compte que rien hormis leur totale soumission ne peut ramener la paix, sa campagne de propagande serait rapidement compromise. D'où ce besoin constant de masquer ses objectifs et de mettre en avant des récriminations, car, comme le dit le prophète de Ben Laden, « la guerre est tromperie ».
Implications
La taqiyya pose un ensemble de problèmes éthiques. Quiconque croit véritablement que Allah justifie, et même, par l'exemple de son prophète, encourage la tromperie, n'aura aucun scrupule éthique à mentir. 

Prenons le cas d'Ali Muhammad (Frère musulman), le premier « formateur » de Ben Laden et longtemps agent d'Al-Qaïda. Égyptien, il a d'abord fait partie du Jihad Islamique et a servi dans le renseignement militaire de l'armée égyptienne. Après 1984, il a travaillé un temps avec la CIA en Allemagne. Quoique considéré comme peu fiable, il a réussi à aller en Californie, où il s'est enrôlé dans l'armée américaine. Il est vraisemblable qu'il a continué à travailler, à un titre ou un autre, pour la CIA. Il a ensuite entraîné des jihadistes aux Etats-Unis et en Afghanistan et est responsable de plusieurs opérations terroristes en Afrique. Les gens qui le connaissaient avaient pour lui « de la crainte et du respect pour son incroyable assurance, l'impossibilité qu'il avait d'être intimidé, la détermination absolue qu'il avait de détruire les ennemis de l'islam, et sa foi zélée dans les credos du militantisme islamique fondamentaliste » (46).

De fait, cette phrase résume tout : car une croyance zélée aux fondements de l'islam, qui légitime la tromperie pour faire triompher la parole d'Allah, aura sans nul doute un impact considérable sur la capacité à développer cette « incroyable assurance » pour mentir (47).

Pourtant, la plupart des Occidentaux continuent de croire que les mœurs, les lois et les contraintes éthiques musulmanes sont à peu près identiques à celles de la tradition judéo-chrétienne. Avec naïveté ou arrogance, les grands avocats du multiculturalisme projettent leur propre conception du monde sur les islamistes et pensent qu'une poignée de main et un sourire autour d'une tasse de café, assortis de nombreuses concessions suffiront pour démanteler la puissance de la parole de Dieu et des siècles de tradition immuable. 

Les faits sont têtus : le bien et le mal dans l'islam ont peu à voir avec les critères universels et restent fonction des enseignements propres à l'islam, dont la majeure partie est en opposition totale avec les normes occidentales.

Il faut donc admettre, en contradiction avec des croyances savantes depuis longtemps établies, que, chez les musulmans, la doctrine de la taqiyya va bien plus loin que la seule dissimulation religieuse afin de préserver son existence et concerne le fait de tromper l'ennemi infidèle de manière plus large. La taqiyya étant une seconde nature du chiisme, ce phénomène devrait apporter un contexte éloquent au zèle chiite iranien pour se procurer la puissance nucléaire, tout en insistant sur ses objectifs pacifistes.

La taqiyya ne concerne pas seulement les affaires internationales. Walid Phares, de la National Defense University, s'est déjà plaint de voir des islamistes américains actifs sur le sol américain, et ce sans la moindre entrave, grâce à leur utilisation de la taqiyya :
« Est-ce que notre gouvernement est au courant de cette doctrine et, ce qui est encore plus important, est-ce que les autorités font quelque chose pour que notre système de défense s'adapte à cette menace dormante et invisible qui se développe en notre propre sein ? » (48).
A la lumière du massacre de Fort Hood, quand Nidal Malik Hasan - musulman américain qui montrait de nombreux signes d'islamisme, qui n'ont pas été pris au sérieux - a tué treize de ses collègues, il faut bien malheureusement répondre par la négative.

Le problème est donc le suivant. La loi islamique divise sans aucune ambiguïté le monde en deux parties perpétuellement en guerre - le monde islamique et le monde non islamique - et il considère que la volonté divine est de voir le premier vaincre le second. Si la guerre contre l'infidèle est un état perpétuel, si la guerre est dissimulation et que la fin justifie les moyens, un certain nombre de musulmans concluront naturellement qu'ils ont le droit -d'origine divine - de mentir, tant que c'est utile, selon eux, pour aider l'islam « jusqu'à ce que le chaos cesse et que toutes les religions appartiennent à Allah » (49).

De plus, une telle dissimulation sera considérée comme le moyen d'une fin altruiste. Les ouvertures au dialogue et à la paix ou même à des trèves temporaires doivent être envisagées en fonction de cette doctrine, ce qui n'est pas sans rappeler les observations pratiques faites par le philosophe James Lorimer, il y a plus d'un siècle :
« Tant que l'islam continue d'exister, la réconciliation de ses partisans, même avec les Juifs et les chrétiens, et plus encore avec le reste de l'humanité, restera un problème insoluble » (50).

On peut conclure que face à l'opposition naturelle entre guerre et paix, qui existe dans le cadre occidental, il est plus approprié de parler d'une opposition entre guerre et dissimulation dans le cadre islamiste. Car, selon le point de vue islamiste, les périodes de paix, qui n'ont lieu que quand l'islam est plus faible que ses rivaux infidèles, sont des périodes de paix simulée et de dissimulation, bref de taqiyya.

* Raymond Ibrahim

Notes
(1) Coran 40:28.
(2) Fakhr ad-Din ar-Razi, At-Tafsir al-Kabir (Beirut: Dar al-Kutub al-'Ilmiya, 2000), vol. 10, p. 98.
(3) Coran 2:195, 4:29.
(4) Paul E. Walker, The Oxford Encyclopedia of Islam in the Modern World, John Esposito, ed. (New York: Oxford University Press, 2001), vol. 4, s.v. "Taqiyah," pp. 186-7; Ibn Babuyah, A Shi'ite Creed, A. A. A. Fyzee, trans. (London: n. p., 1942), pp. 110-2; Etan Kohlberg, "Some Imami-Shi'i Views on Taqiyya,Journal of the American Oriental Society, 95 (1975): 395-402.
(5) Sami Mukaram, At-Taqiyya fi 'l-Islam (London: Mu'assisat at-Turath ad-Druzi, 2004), p. 7.
(6) Devin Stewart, "Islam in Spain after the Reconquista", Emory University, p. 2, accès au site, le 27 nov. 2009.
(7) Voir aussi Coran 2:173, 2:185, 4:29, 16:106, 22:78, 40:28, versets cités par les juristes musulmans comme légitimant la taqiyya.
(8) Abu Ja'far Muhammad at-Tabari, Jami' al-Bayan 'an ta'wil ayi'l-Coran al-Ma'ruf: Tafsir at-Tabari (Beirut: Dar Ihya' at-Turath al-'Arabi, 2001), vol. 3, p. 267.
(9) 'Imad ad-Din Isma'il Ibn Kathir, Tafsir al-Coran al-Karim (Beirut: Dar al-Kutub al-'Ilmiya, 2001), vol. 1, p. 350.
(10) Mukaram, At-Taqiyya fi 'l-Islam, pp. 30-7.
(11) Imam Muslim, "Kitab al-Birr wa's-Salat, Bab Tahrim al-Kidhb wa Bayan al-Mubih Minhu," Sahih Muslim, rev. ed., Abdul Hamid Siddiqi, trad. (New Delhi: Kitab Bhavan, 2000).
(12) Ahmad Mahmud Karima, Al-Jihad fi'l Islam: Dirasa Fiqhiya Muqarina (Cairo: Al-Azhar, 2003), p. 304.
(13) Mukaram, At-Taqiyya fi 'l-Islam, p. 32.
(14) Raymond Ibrahim, The Al Qaeda Reader (New York: Doubleday, 2007), pp. 142-3.
(15) Mukaram, At-Taqiyya fi 'l-Islam, pp. 32-3.
(16) Ibn Ishaq, The Life of Muhammad (Karachi: Oxford University Press, 1997), pp. 367-8.
(17) Shihab ad-Din Muhammad al-Alusi al-Baghdadi, Ruh al-Ma'ani fi Tafsir al-Coran al-'Azim wa' l-Saba' al-Mithani (Beirut: Dar al-Kutub al-'Ilmiya, 2001), vol. 2, p. 118.
(18) Mukaram, At-Taqiyya fi 'l-Islam, pp. 11-2.
(19) Ibid., pp. 41-2.
(20) Ibn Qayyim, Tafsir, in Abd al-'Aziz bin Nasir al-Jalil, At-Tarbiya al-Jihadiya fi Daw' al-Kitab wa 's-Sunna (Riyahd: n. p., 2003), pp. 36-43.
(21) Mukaram, At-Taqiyya fi 'l-Islam, p. 20.
(22) Coran 2: 216.
(23) Yahya bin Sharaf ad-Din an-Nawawi, An-Nawawi's Forty Hadiths, p. 16, accès au site, le 1er août, 2009.
(24) John Lyly, Euphues: The Anatomy of Wit (London, 1578), p. 236.
(25) Coran 8:39.
(26) Emile Tyan, The Encyclopedia of Islam (Leiden: Brill, 1960), vol. 2, s.v. "Djihad", pp. 538-40.
(27) David Bukay, "Peace or Jihad? Abrogation in Islam", Middle East Quarterly, Fall 2007, pp. 3-11, f.n. 58; David S. Powers, "The Exegetical Genre nasikh al-Coran wa-mansukhuhu", in Approaches to the History of the Interpretation of the Coran, Andrew Rippin, ed. (Oxford: Clarendon Press, 1988), pp. 130-1.
(28) Jalil, At-Tarbiya al-Jihadiya fi Daw' al-Kitab wa ' s-Sunna, p. 7.
(29) Ibn Khaldun, The Muqadimmah. An Introduction to History, Franz Rosenthal, trad. (New York: Pantheon, 1958), vol. 1, p. 473.
(30) Hugh Kennedy, The Great Arab Conquests (Philadelphia: Da Capo, 2007), p. 112.
(31) "Saudi Legal Expert Basem Alem: We Have the Right to Wage Offensive Jihad to Impose Our Way of Life", TV Monitor, clip 2108, Middle East Media Research Institute, trad., mar. 26, 2009.
(32) "Egyptian Cleric Mahmoud Al-Masri Recommends Tricking Jews into Becoming Muslims," TV Monitor, clip 2268, Middle East Media Research Institute, trans., Aug. 10, 2009.
(33) Denis MacEoin, "Tactical Hudna and Islamist Intolerance", Middle East Quarterly, Summer 2008, pp. 39-48.
(34) Majid Khadduri, War and Peace in the Law of Islam (Baltimore: The Johns Hopkins Press, 1955), p. 220.
(35) Ahmad Mahmud Karima, Al-Jihad fi'l Islam: Dirasa Fiqhiya Muqarina, p. 461.
(36) Ibid., p. 469.
(37) Muhammad al-Bukhari, "Judgements (Ahkaam)" Sahih al-Bukhari, book 89, M. Muhsin Khan, trad., accès au site, le 22 juillet 2009.
(38) Michael Bonner, Jihad in Islamic History: Doctrines and Practice (Princeton: Woodstock Publishers, 2006), p. 148.
(39) Ahmed Akgündüz, "Why Did the Ottoman Sultans Not Make Hajj (Pilgrimage)?" accès au site, le 9 nov. 2009.
(40) Ahmad Ibn Naqib al-Misri, Reliance of the Traveller: A Classic Manual of Islamic Sacred Law (Beltsville: Amana Publications, 1994), p. 605.
(41) Daniel Pipes, "Lessons from the Prophet Muhammad's Diplomacy", Middle East Quarterly, Sept. 1999, pp. 65-72.
(42) Arabinda Acharya, "Training in Terror", IDSS Commentaries, Institute of Defence and Strategic Studies, Nanyang Technological University, Singapore, May 2, 2003.
(43) "Does hypocrite have a past tense?", for clip of Osama bin Laden, accès au site, le 1er août, 2009.
(44) Ibrahim b. Muhammad al-Shahwan, et al., "Correspondence with Saudis: How We Can Coexist", AmericanValues.org, connection du 28 juillet 2009.
(45) Ibrahim, The Al Qaeda Reader, p. 43.
(46) Steven Emerson, "Osama bin Laden's Special Operations Man", Journal of Counterterrorism and Security International, Sept. 1, 1998.
(47) Pour une liste des infiltrés dans les organisations américaines, voir Daniel Pipes, "Islamists Penetrate Western Security", Mar. 9, 2008.
(48) Walid Phares, "North Carolina: Meet Taqiyya Jihad", International Analyst Network, July 30, 2009.
(49) Coran 8:39.
(50) James Lorimer, The Institutes of the Law of Nations: A Treatise of the Jural Relations of Separate Political Communities (Clark, N.J.: The Lawbook Exchange, Ltd., 2005), p. 124.


LES FRÈRES MUSULMANS ET LEUR RÉSEAU EN FRANCE !


Cartographie des Frères musulmans en France
Cliquer ci dessus, sur le titre de l'image pour accéder à la cartographie
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Meherzia LABIDI-MAIZA.

Présidente de Women of Faith (branche féminine de l'ONG Religions for Peace).
Membre du conseil d'administration de la section française de Religions for Peace, présidée par Ghaleb Bencheikh depuis 1986.
Mère de Farah Maïza, co-fondatrice du mouvement Coexister.

Farah MAÏZA.

Fille de Meherzia Labidi-Maïza, députée du parti islamiste tunisien Ennahda.
Co-fondatrice avec Samuel Grzybowski du mouvement Coexister.
Ancienne vice-présidente de Coexister, représentante de la communauté musulmane.

Tareq OUBROU.

Né au Maroc.
Imam à Bordeaux, dirigeant réel de la Fédération Musulmane de Gironde (FMG).
Fondateur et ancien président de l'association Les imams de France.
Cadre pendant 35 ans de l'UOIF qu'il dit avoir quittée en 2018.
Initiateur et membre du conseil scientifique du Centre d'Action et de Prévention contre la Radicalisation des Individus (CAPRI).
Chevalier de la Légion d'Honneur.
Membre fondateur du Conseil Théologique des Musulmans de France (CTMF).
Président de l'AMIF (partie cultuelle, association loi 1905) : rapporteur de la commission « Travail théologique et formation des imams ».
Membre du Conseil d'Orientation de la Fondation de l'Islam de France.

Et la liste des français musulmans appartenant à l'organisation des Frères musulmans et qui infiltrent les institutions et autres associations civiles françaises, ne cesse de s'allonger !

On se rappelle le message de Ghannouchi aux franco-tunisiens qui voulaient fonder un parti politique en France, leur recommandant plus de prudence en application de la "taqiyya"; et leur conseillant plutôt d'infiltrer les partis existants et les associations existantes pour les prendre de l'intérieur ! 

Une cartographie qui montre bien que l'islam de France quoiqu'en dise les responsables politiques qui promettent d'éradiquer l'islamisme, est bel et bien entre les mains des Frères musulmans qui ont une longueur d'avance sur tous leur programme de lutte contre l'islamisme. 

Avec leurs oeillères, ces responsables n'ont toujours pas compris et feignent de ne pas comprendre ou pire s'en foutent totalement que l'islamisme dont les Frères musulmans sont le porte drapeau en France a pour doctrine le wahhabisme.
Tant qu'aucun programme n'est fait pour contrer la diffusion du wahhabisme, il est vain de prétendre contrer l'islamisme !

Emmanuel Macron continue à tourner au tour du pot en refusant de nommer l'origine du mal, et croit qu'en formant des imams de France en France va couper l'herbe sous les pieds des imams et des prédicateurs envoyés et financés par l'étranger (Qatar, Turquie, Algérie, Maroc...); il se trompe lourdement, car les formateurs français appartiennent à la nébuleuse des Frères musulmans, qui continueront à propager cette fois-ci officiellement le wahhabisme auquel ils sont déjà endoctrinés !

Il a préféré jouer sur les mots en remplaçant communautarisme par séparatisme ... évitant soigneusement de nommer l'idéologie qui les nourrit tous les deux. Tant pis pour la France.

Les Frères musulmans peuvent dire merci à Emmanuel Macron !

Rachid Barnat

mercredi 12 février 2020

Les désenchantés de la "révolution"


POST-RÉVOLUTION : Amer constat ... que sont devenues les revendications du 14 janvier 2011 " Liberté. Dignité. Travail " ? 
De plus en plus de tunisiens commencent à réaliser qu'ils ont perdu au change en dégageant Ben Ali et son régime policier; puisqu'ils l'ont remplacé par un autre en pire qui veut installer une dictature théocratique. Ils croyaient s'être débarrassés de la corruption d'Ali Baba et ses 40 voleurs, ils se retrouvent avec des milliers de voleurs et une corruption généralisée !
Car si Ben Ali était un patriote convaincu, ce n'est pas le cas de Ghannouchi qui a bradé la Tunisie jusqu'à sa souveraineté, à l'organisation des Frères musulmans, chapeautée par Erdogan et l'émir du Qatar !
En 9 ans de pouvoir islamiste, les tunisiens ont vu se dégrader tous leurs acquis depuis l'indépendance. Certains en sont à se demander qui va pouvoir les libérer de ce nouveau colonialisme politico-religieux qui s'est abattu sur eux, ourdi par des puissances étrangères et servi par le traître Ghannouchi et ses mercenaires Frères musulmans ?
R.B


Hormis la torture institutionnalisée, j'en suis à regretter le règne despotique de Ben Ali.

Viscéralement de Gauche, je suis nostalgique des logements SPROLS, des ordinateurs populaires, des voitures chaabiya (populaire) et des politiques de micro-crédits.

Je regrette cette période où l'on pouvait se soigner.

Nostalgique du temps où un diplôme obtenu dans une université publique avait plus de valeur que celui obtenu dans une université privée dont les prix exorbitants servent de sélection naturelle entre ceux qui n'ont rien et ceux qui ont tout, annihilant ainsi tout espoir d'ascension sociale.

Je regrette le temps où les justes ne se mêlaient pas aux porcs qui mangent dans les auges du pouvoir, où la Résistance était noble et non monnayable, où l'anonymat étouffait tout ego dans l’œuf et où ceux qui luttaient payaient de leurs poches, de leur vie, sans jamais chercher à être rémunérés.

Je regrette la dignité que nous avions.

Certains voient des acquis depuis le 14 janvier 2011, moi pas.

La liberté d'expression ?
Sur internet, nous avions les VPN, les proxys ...
L'art est bridé, la culture soldée, et la parole bâillonnée par un tapis de prière.
La police politique a été remplacée par les collabos du net, sabbéba 2.0, qui ne brillent qu'à travers leurs captures d'écran.

La liberté de la presse ?
Les journalistes ont-ils été à la hauteur de ce qui leur était demandé lorsqu'ils restent dans leur rôle partisan, œuvrant à lustrer la vitrine politique de X ou Y selon la marque du torchon, oscillant entre scoops et démentis ?
Si hier l'ATCE servait certes de filtre, de grands reporters parvenaient à nous offrir de véritables papiers, je pense à Florence Baugé ou Ulrike Dasler.
Nous avions peu d'informations mais elles étaient fiables, et de qualité.
Aujourd'hui nous n'avons que quelques pigistes résidents qui vendent des lignes en fonction de l'actualité, une sorte de buzz pour format numérique dans le fast-food du journalisme.

La fin du parti unique ?
Ce qui est appelé aujourd'hui "gouvernement d'union nationale", "troïka" ou autre "pacte de Carthage", n'est qu'une forme moderne de parti unique, tricéphale.
Un même parti qui nous gouverne depuis maintenant 10 ans, sans partage.

La Justice ?
Si les plaintes sont aujourd'hui toutes enregistrées, les non-lieux servent de fin de non-recevoir dans une justice à deux vitesses où les rendus se font encore en fonction du pouvoir et de l'argent.
L' utilisation des préventives comme arme de dissuasion, reste massive; et malgré la loi, les avocats sont absents des gardes à vue.

Et cet état d'urgence !
Chape de plomb, oppressante, liberticide, qui plane sur chacun de nous comme une épée de Damoclès ...

Non, sincèrement, je regrette le passé où l'avenir avait un futur et l'Histoire un goût du possible ...

lundi 10 février 2020

IL LES APPELLE, MAMA SIMONE ET PAPA CLAUDE ...

Moustapha, l'immigré clandestin, est parti de son pays natal la Guinée. Il a traversé le Sénégal, la Mauritanie, le Maroc pour arriver en Algérie d'où il a embarqué pour l'Espagne. 

L'adolescent, aîné d'une fratrie de 8 enfants, n'avait pour bagage que l'éducation à laquelle son père avait consentie argent et effort en confiant son fils à son oncle paternel installé à Conakry où il a été scolarisé; puisque le reste de la fratrie est analphabète car il n'y pas d'école dans la brousse, à 500 km de la capitale.

Faute d'argent, ne pouvant faire d'avantage pour l'éducation de son fils, le père lui a conseillé de migrer en Europe où, dit-on, la vie est meilleure qu'en Guinée, et que la chance sourit encore aux téméraires. Il lui a donné les quelques économies qui lui restaient; et il a béni son fils en le confiant à Allah ... et au hasard !

Le jeune est intelligent, bien bâti physiquement et mentalement. Ne faisant pas son âge, il a pu faire ce long voyage en marchant, en empruntant des bus, des taxis collectifs, des mobylettes-taxies, des trains; resquillant quand il ne pouvait faire autrement pour arriver en France, sa destination finale; où le père espère un avenir meilleur pour son unique fils, dans l'espoir qu'il assure en retour, par l'envoi d'une partie de son salaire, la survie de sa famille car l'agriculteur qu'il est, subit la sécheresse depuis quelques années et n'arrive plus à joindre les deux bouts à cause du réchauffement climatique.

Dans le train qui l'amenait loin de l'Espagne, Moustapha a demandé à un couple de retraités qui se préparaient à descendre, le nom de leur station pour savoir où il en était de son périple. C'est la Rochelle, lui répondit le monsieur. Le nom de la Rochelle ne lui disant rien, il demande au couple s'il était en France. La dame a de suite compris qu'il est un de ces clandestins dont parlent souvent les médias, traversant au péril de leur vie la Méditerranée dans l'espoir de rallier l'eldorado que représente pour eux l'Europe !

Pas farouche, le jeune a accepté de répondre aux questions du couple. Ils ont eu confirmation qu'il est bien un clandestin. Il dit avoir 17 ans et qu'il a perdu tous ses papiers au cours de son long "voyage" qui dure depuis 6 mois. Touchés par son histoire, ils ont voulu l'aider. Et pour commencer, ils se sont demandés s'il y avait moyen de le sortir de la clandestinité. Ils lui ont demandé de descendre avec eux à la Rochelle, ce qu'il a accepté volontiers. 

De suite, le couple l'a amené au poste de police pour voir ce qu'il est prévu en pareil cas de faire pour un adolescent clandestin, pour se mettre en règle et le mettre en règle.

Ils sont tombés sur un agent de police très coopératif. Il leur a expliqué que la république française ne renvoie pas les enfants mineurs clandestins non accompagnés. Qu'il est prévu même des centres d'hébergement pour eux et une prise en charge pour assurer leur scolarisation. L'agent leur a donné les coordonnées des services sociaux qui s'occupent de pareils cas, pour les aider à aider l'adolescent. 

Le couple de retraités a gardé avec lui Moustapha. Ils l'ont amené au restaurant car visiblement il avait faim et n'avait pas d'argent. Après le repas, ils se sont adressés aux centres sociaux que leur avait indiqués l'agent de police. 
Ils ont rassuré Moustapha qu'ils s'occuperont de lui et suivront les démarches administratives nécessaires pour régulariser sa situation en France. Ils se sont proposés d'être ses parrains, ce qui "rassurait" l'administration française qu'il ait un répondant en France et réconfortait par la même, l'adolescent.

La dame étant retraitée de l'enseignement, bonne pédagogue ayant bonne réputation auprès de ses élèves du même âge que Moustapha, a su le mettre en confiance et compris ses centres d’intérêts. Elle lui a proposé une formation en entreprise, sanctionnée par un BEP. Toujours souriant et confiant, Moustapha s'est laissé guider par ce couple providentiel, qu'il bénit qu'Allah les ait mis sur son chemin. 

Depuis, il appelle affectueusement par leurs prénoms ses anges gardiens. Et en signe de respect comme le veut la coutume de son pays, il rajoute mama Simone et papa Claude.

Il faut dire que Simone et Claude, s'étant engagés moralement envers ce jeune, vont suivre son parcours en France et lui assurer même une famille de substitution, l'invitant souvent chez eux et surveillant sa scolarité. Ils n'ont eu que de bons échos des entrepreneurs auxquels le service social le recommandait, comme de ses professeurs qui ne tarissent pas d'éloge sur sa vivacité d'esprit et son avidité pour apprendre ! 

Intelligent, volontaire, assimilant vite et bien, Moustapha a bien progressé dans sa formation et pris goût à l'électricité. Au bout de 3 ans de formation alternée en entreprise d'électricité, il aspire à devenir ouvrier de France, comme le lui recommandaient Simone et ses formateurs, qui ont décelé chez lui des aptitudes. Ils veulent l'aider à poursuivre sa formation pour accéder à ce niveau d'excellence. 

De son côté, l'administration française lui a accordé une carte de séjour temporaire pour un an et lui demande de refaire son passeport en Guinée; puisqu'il dit l'avoir perdu. Au bout de cinq ans de présence sur le territoire français, il pourra alors postuler à la nationalité française comme le stipule le règlement, si tel était son désir.

Très vite, on lui a trouvé une place dans un centre pour mineurs où il est pris en charge et scolarisé. Au bout de 3 ans, les responsables du centre, contents de son parcours à la fois professionnel et scolaire, l'ont gratifié d'un studio équipé et meublé, pour qu'il soit indépendant. 

Sa chance, est de n'avoir pas atterri à Paris où il aurait rejoint la cohorte d'immigrés  clandestins venant du monde entier, fuyant les guerres, la famine ou la sécheresse que provoque le réchauffement climatique; puisqu'il a été "récupéré" bien avant, par ce couple providentiel qui a mis un terme à sa galère et à sa clandestinité. 

Croyant, musulman, Moustapha ne cesse de remercier Allah d'avoir mis sur son chemin mama Simone et papa Claude. Resté en contact avec ses parents grâce au téléphone portable que lui a offert le couple de retraités, son père bénit à chaque communication téléphonique avec son fils, Simone et Claude pour ce qu'ils font pour son enfant. 

Moustapha semble conscient de sa chance, d'autant qu'il paraît mûr pour son âge, les expériences de la vie et son voyage chaotique de 6 mois, l'ayant mûri prématurément. 

Un vieux sage africain disait : " Quand tu migres dans un pays, apprends à danser comme ses habitants. Ce n'est que lorsque tu danseras comme eux, qu'ils te demanderont comment danse-t-on chez toi " ! Pour le moment, Moustapha a l'air de s'adapter à sa vie en France et aux Français. 

Espérons une fin heureuse à cette belle histoire.

Rachid Barnat 



mercredi 5 février 2020

La Tunisie, butin de guerre pour Frères musulmans

LA RAZZIA DES FRÈRES MUSULMANS SUR LA TUNISIE, RAPPELLE LA RAZZIA DES Béni HILAL !

Le printemps arabe a été enclenché par l'émir du Qatar avec l'accord des EU & UE par la "révolution du jasmin". Ainsi, après le fameux 14 janvier 2011 date à laquelle les tunisiens ont "dégagé" leur dictateur, Ghannouchi et ses Frères musulmans sont rentrés de l'exil européens pour chevaucher une révolution à laquelle ils n'avaient pas participée et que leur offrait l'émir du Qatar sur un plateau en les installant nouveaux maîtres de la Tunisie. Ghannouchi considérant la Tunisie comme un butin de guerre, il l'a razziée avec ses Frères, reprenant une pratique ancienne des bédouins d'Arabie pour la mettre à genoux et la soumettre à son maître et sponsor, l'émir du Qatar !
Fin 2013, Karim Zmerli dénonçait le hold-up de Ghannouchi et de ses Frères musulmans sur la banque centrale tunisienne ... et depuis nous avons compris leur stratégie pour vider les banques centrales des pays à détruire (Tunisie, Libye ...) :
- Ils infiltrent ces banques centrales de ces pays.
- Ils placent des hommes de confiance pour faciliter l'octroi de crédits à des sociétés fictives.
- L'argent transite à travers ces sociétés bidon, pour atterrir sur les comptes de Ghannouchi, d'Erdogan et de leurs familles ...
- Et pour alimenter les banques centrales en argent frais, il suffit de lancer des emprunts d'Etat.
- Ce qu'a fait Ghannouchi en multipliant les crédits auprès des banques étrangères et des pays "amis", depuis qu'il est au pouvoir.
- Et le tour est joué !
Voilà comment les Frères musulmans avec l'aide du Qatar, détruisent les républiques du fumeux "printemps arabe" !
Pour rappel, Rafik Bouchlaka gendre de Ghannouchi, a « confondu » son compte bancaire personnel avec celui du ministère des Affaires Étrangères, quand il était ministre de son beau-père Ghannouchi pour détourner le don chinois à la Tunisie !
R.B



Les islamistes pillent l’or et les devises de la Tunisie avec certaines complicités occidentales


En Irak, là où a véritablement commencé le « printemps arabe », le premier acte « démocratique » et « civilisateur » des envahisseurs Américains et Anglais, a été de vider la Banque centrale irakienne de toutes ses réserves en or. C’était en mai 2003 et ce fut le plus grand hold-up du siècle, un pactole de quelques centaines de milliards de dollars qui a été partagé entre les Américains, les Anglais et les Israéliens. Sans parler du pillage du musée de Bagdad, qui abritait des trésors de l’humanité, passés depuis dans des collections privées de richissimes hommes d’affaire newyorkais et londoniens.

Ce qui se passe en Tunisie, c’est exactement la même chose mais sur le mode soft. Depuis des mois, pratiquement toutes les semaines, on annonce l’arrestation d’un véhicule bourré de devises, des dollars et des euros, dont on ne connaît ni l’origine ni la destination. Dans ce pays où nos forces de l’ordre sont délabrées et infiltrées, on peut raisonnablement penser que ces arrestations sont une goutte dans un océan. Certains médias qui prennent les Tunisiens pour des cons, laissent entendre qu’il s’agit de réseaux terroristes et mafieux. D’autres les attribuent aux salafistes, qui ont les épaules bien larges et la barbe bien longue pour endosser tous les crimes commis en Tunisie.

C’est dans la nuit du jeudi à vendredi 27 décembre que des unités sécuritaires ont arrêté, à Meknassi dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, un camion avec une cargaison de 60 Kg d’or. Valeur estimée de cette saisie de bijoux divers, 5 milliards de millimes. Selon les informations que des agents patriotes du ministère de l’Intérieur nous ont communiquées, il s’agit d’un vaste trafic d’or et de devises entre Tunis, Tripoli et certaines capitales occidentales.



Toujours selon nos informateurs, cet or volé ou collecté est acheminé vers la Libye pour y être fondu,  transformé en lingots, puis embarqué sur des vols réguliers en partance pour l‘Europe, la Turquie et le Qatar. En Libye même, le même trafic est organisé avec les mêmes réseaux opérants en Tunisie, ce qui expliquerait le nombre de bijoutiers attaqués rien qu’à Tripoli.



Nos informateurs sont persuadés que ce trafic dure depuis près de deux ans, et que les premiers mois, ses différentes phases (collecte, fonderie et transport) s’effectuaient en Tunisie via deux aéroports, celui de Djerba et celui de Monastir. Une fonderie artisanale a été localisée dans le gouvernorat de Sfax, et un réseau d’une vingtaine de personnes a été démantelé à l’époque mais deux personnes seulement ont été condamnées à trois ans de prison. Il est même probable que ce trafic ait commencé dès 2011, car on se souvient encore du tunisien qui a été arrêté en septembre 2011 au port de la Goulette et dont la destination était Marseille. Son véhicule estafette était plein de costumes accrochés à des cintres en or, une trentaine en tout. Poids de la saisie par la douane, 70 Kg d’or massif.


On se souvient également que le 21 mars 2011, Jalloul Ayed, alors ministre des Finances, félicitait publiquement les douaniers de l’aéroport Tunis-Carthage d’avoir effectué une saisie de lingots d’or de 13,4 Kg, dissimulés dans les bagages d’un tunisien qui prenait l’avion pour Istanbul, la ville des Frères musulmans Turcs, dont les habitants crient depuis une semaine "Dégage" au voleur et corrompu Erdogan !

 On rappelle par ailleurs que selon un communiqué de la Douane tunisienne publié le 25 novembre 2013, les services des brigades des douanes de Sidi Bouzid ont déjà intercepté le 24 novembre 2013 d’importantes sommes de devises transportées illicitement à bord d’un camion allant vers Tunis, soit plus de 2,5 million d’euros en deux opérations. Cette opération intervenait moins d’une semaine après un autre coup de filet réalisé par les services des brigades des douanes à Ben Guerdane, où 1,439 million euros ont été saisis.

Mais le plus troublant dans ces affaires, c’est un article suspect qui a été publié dans le journal Nice Matin, le 16 février 2013, sous le titre de « L’or sale de Ben Ali est-il passé impunément par Nice ? ». Sur une simple déclaration que le journaliste de ce quotidien prête à un douanier marseillais dont on ignore le nom, une histoire sensationnelle est écrite, selon laquelle 1.800 lingots d’or, l’équivalent de 72 millions d’euros, sont sortis illégalement de Tunisie depuis la chute du régime, ayant transité par quatre aéroports, Nice, Marseille, Orly, Roissy, sans que les douaniers ne reçoivent l’ordre d’intervenir. Selon « l’enquête » de Nice Matin, ce « butin a disparu dans la nature…au Proche-Orient », plus exactement à Istanbul et Dubaï, toujours selon ce journal français.

Par mégarde, l’enquêteur du Nice Matin ajoute que «Le 17 janvier (2011), une fuite de l'Elysée révèle que Leila Trabelsi, la "reine de Carthage" et épouse du dictateur, aurait soustrait 1,5 tonne d'or des réserves de la banque centrale tunisienne ». Par mégarde, car cette intox dont on devine maintenant l’origine ( !), a été catégoriquement démentie par les deux gouverneurs qui se sont succédés à la tête de la Banque centrale tunisienne depuis le 14 janvier 2011. Non seulement pas un lingot d’or n’a été embarqué dans l’avion qui a emporté Ben Ali et sa famille vers l’exil saoudien, mais ce dernier a laissé dans les coffres de la Banque centrale une réserve stratégique de 5480 millions, outre le budget de l’Etat pour 2010-2011. La moitié de cette somme a été dépensé, on ne sait où, par le gouvernement de Béji Caïd Essebsi et l’autre moitié par son successeur Hammadi Jebali, alias Hammadi McCain.

En réalité, il y a bien eu un trafic d’or, mais la manipulation volontaire ou involontaire du Nice Matin c’est de l’attribuer à Ben Ali. Si celui-ci en était l’auteur et le bénéficiaire, ce n’est pas en Turquie ou au Qatar, ou à Dubaï qu’il aurait planqué son butin, mais en Arabie Saoudite, où il est exilé. Akram Azoury, avocat de l’ancien président tunisien, a d’ailleurs nié « toute relation de son client avec les informations concernant des prétendues opérations de contrebande de lingots d’or de la Tunisie à travers la France. L’information publiée concerne la période postérieure au départ du Président Ben Ali de la Tunisie le 14 janvier 2011 ». Ce communiqué n’a pas été repris par Nice Matin, ni par les autres journaux français qui ont relayé cette « information », comme ils ont relayé les « informations » sur les charniers de Timisoara, ou sur la technologie atomique de Saddam Hussein, ou sur les armes chimiques de Bachar Al-Assad !

En revanche et logiquement, la destination turque ou qatarie est celle des Frères musulmans tunisiens et libyens. D’ailleurs, le journaliste du Nice Matin laisse vaguement planer le doute, en laissant entendre que les fameux lingots d’or pourraient avoir appartenu à Kadhafi ! A ce propos, que sont devenus les milliards de dollars et d’euros d’avoirs libyens dans le monde ?

Le trafic d’or et de devises existe et il est organisé par le régime islamo-mafieux qui a usurpé le pouvoir en octobre 2011, si ce n’est avant avec le gouvernement Essebsi ! Certaines capitales européennes ferment les yeux, car il s’agit de devises et d’or injectés dans les circuits financiers et économiques de ces pays qui en ont bien besoin en ces temps de crises. Il s’agit d‘un pillage en règle et « légalisé », qui profite à la mafia au pouvoir. Voici ce que notre confrère de Webdo, Mhamed Ben Sassi, a écrit le 29 septembre 2013 :

« A l’occasion de l’examen, hier par l'ANC, de l’article 85 du projet de la loi des finances, le député Mongi Rahoui a créé la polémique en indiquant que cet article incite au blanchiment d’argent et que son maintien dans le projet présume l’implication de certaines parties dans l’État dans des opérations suspectes. Intitulé « intégration dans le circuit économique des métaux précieux », l’article 85 du projet permet à toute personne résidente en Tunisie, détenant des métaux précieux, de régulariser sa situation sans avoir à être inquiétée sur son origine et les raisons pour lesquelles elle se l’est procurés. À ce titre, le texte lui donne la possibilité de procéder au poinçonnage de l’or détenu et de le commercialiser sur le marché sans le moindre risque de poursuites ».

« Selon le député Mongi Rahoui, cette faculté favorise l’injection dans l’économie des valeurs d’origine suspecte. En effet la loi du 1er mars 2005 relative aux métaux précieux prévoit des conditions, des autorisations et des modalités spécifiques pour commercer dans les métaux précieux et procéder à leur transformation. Suivant cette loi, l’importation de l’or est du seul ressort de la banque centrale ou d’un organisme étatique habilité par décret. Toute autre personne qui intervient dans ce domaine est passible de sanction pénale qui peut atteindre 10 ans d’emprisonnement à côté d’une amende se chiffrant à des milliers de dinars. Outre les dispositions qui précèdent, l’intégration dans le circuit économique de valeurs provenant d’activités illicites constitue un délit de blanchiment au sens de la loi du 10 décembre 2003 relative à la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent ».

Seul détail qui a échappé à la vigilance de ce député courageux, c’est que ces fameux métaux précieux ne viennent pas de l’étranger pour s’injecter dans l’économie tunisienne, mais proviennent de la Tunisie pour s’injecter en Europe, en Turquie et au Qatar.

Pour conclure, un petit clin d’œil sur l’histoire. Dans « Histoire de l’Afrique du Nord », Charles-André Julien, dont la nouvelle « élite » politique connaît peut-être le nom, a textuellement écrit que « la mise sous protectorat français de la Tunisie a été rendu inéluctable par l’endettement de la monarchie et le pillage de ses réserves en or ». Toujours en clin d’œil à l’histoire, voici ce que disait un autre historien français, dans un article du 7 octobre 1983 (consulter le lien ci-dessous):

« La dette publique était devenue importante dans les années 1860. Les financiers du Bey lancèrent deux emprunts, l’un en 1863, l’autre en 1865, tous deux à la Bourse de Paris. Comme le montant de ces emprunts fut rapidement dilapidé, le Bey en lança un troisième. Mais cette fois, sans succès... et ce fut la banqueroute. Ce sur quoi, le gouvernement français d’abord, puis les gouvernements anglais et italien, qui avaient tous trois des intérêts financiers en Tunisie, imposèrent au Bey, en 1869, un contrôle tripartite sur ses finances. A partir de 1872, les capitaux publics et privés de ces trois grandes puissances entamèrent une course à l’investissement dans le pays".
« L’Angleterre prit le meilleur départ. Une compagnie anglaise inaugurait une ligne de chemin de fer Tunis-La Goulette qui unissait la capitale à son port. La compagnie obtenait en outre une option pour la construction de chemins de fer dans l’intérieur du pays. En même temps une banque anglaise était fondée à Tunis ; une société anglaise y installait le gaz, tandis que des négociants britanniques commençaient à s’intéresser à l’alfa de la haute steppe tunisienne. Mais aucune de ces entreprises ne réussit. La banque ferma ses guichets et la compagnie du gaz fit faillite. C’est alors que grâce aux bons offices du consul français, le fameux Roustan, les capitaux français se mirent sur les rangs. La concession de la ligne de chemin de fer que les Anglais n’avaient pu construire, entre Tunis et la frontière algérienne, fut donnée en 1877 à une société qui exploitait déjà un réseau dans le Constantinois : la Compagnie française du Bône-Guelma ».

« L’affaire de Tunisie obligea Jules Ferry à démissionner, mais la Chambre des députés, par 355 voix contre 68, et 124 abstentions, se proclama « résolue à l’exécution intégrale du traité souscrit par la Nation Française ».Le protectorat sur la Tunisie était acquis. Et la façon dont la France républicaine avait fait main basse sur la Tunisie, par un coup de force crapulo-militaro-politico-financier était l’annonce de tout ce qui allait suivre ».

Cette dernière phrase s'applique tout à fait à la situation actuelle de la Tunisie. Ne dit-on pas que lorsqu'un peuple ignore son histoire, il est condamné à la revivre ?


Lire : Comment R.Ghannouchi et M.Ben Jaafar ont racketté les hommes d'affaires tunisiens ?



samedi 1 février 2020

Kaies Saied, un "E.T" pour les Tunisiens ...

Kais Saied, un président par accident ? A moins que ce ne soit par choix de Ghannouchi auquel il fallait un nouveau Tartour à Carthage pour conserver sa main mise sur les 3 pouvoirs exécutifs, donne sa première interview après 100 jours d'inaction notoire. 
Quand on lit les commentaires sur les réseaux sociaux à propos de sa prestation, il en ressort que pas grand monde qui ait compris ce qu'il disait. Pour beaucoup, il est un "E.T" (extraterrestre) qui parle un langage pédant, étranger aux tunisiens; avec une voix monocorde et exaltée
Voici l'analyse qu'en fait Khaoula Amira Kamoun.
R.B
Khaoula Amira

Qui comprend ce que dit Kais Saied ?

L’interview du RoboCop sur Watania I, n’est qu’un spectacle affligeant d'un saltimbanque médiocre; qui débitait une suite juxtaposée de périphrases, d’euphémismes, de métonymies mais sophistiquées.

Kais Saied est l’exemple parfait d’une personne atteinte de diarrhée verbale !

Cette mascarade est une leçon de langue de bois pour ceux qui pensent embobiner le peuple. Un exercice de pipeau pour l'endormir.

Ceux qui veulent nous faire croire que Kais Saied est rassurant, qu’ils sont d’accord avec lui et qu'ils ont compris son discours, sont des menteurs. On se demande même si Kais Saied comprend ce qu’il dit !

Kais Saied vit en Tunisie mais ne fait pas partie du monde des tunisiens. Il parle un langage étranger aux tunisiens.
La langue de bois serait-elle un cache sexe pour Kais Saied pour nous cacher son ignorance et son inculture abyssale en politique ?

Appelée aussi xyloglossie ou xylolalie, la langue de bois est une forme de communication qui sert à dissimuler une incompétence ou une réticence à aborder un sujet en proclamant des banalités abstraites, pompeuses ou qui font appel d'avantage aux sentiments qu'aux faits.
Il s'agit moins d'impressionner l'interlocuteur en passant pour plus savant qu'il ne l'est, que d'éluder le sujet afin d'éviter de répondre à une question ou un sujet embarrassant.

Kais Saied ce joueur de pipeau, serait-il un pipotron ?

Un pipotron, est un générateur automatique de phrases, c’est un programme qui crée des phrases à partir d'un corpus bien défini. D'où le surnom de RoboCop que lui donnent ses élèves et les jeunes qui l'ont élu président de la Tunisie.

Un piporton est celui qui génère un tas de jolies phrases pleines de mots en vogue et compliqués qui font très intelligent, tout en restant parfaitement creux et en n’ayant véritablement rien dit; donc en n’ayant pris aucun engagement, parce qu’on pourrait le lui reprocher par la suite ...

Voilà un petit texte pour décrypter les discours de RoboCop, pour ceux qui sont un peu perdus et ne comprennent pas ce clown triste, pas plus que ceux qui l'ont installé président de la Tunisie et des Tunisiens, ne le comprennent.

Mais Kais Saied n’est pas juste un saltimbanque pour amuser la galerie; derrière ce pipotron et sa langue de bois, se cache un dangereux personnage qui a un programme destructeur pour le pays, car le gouvernement islamiste qui lui sera soumis et qu'il validera bon gré, mal gré lui, veut restaurer la chariâa en lieu et place de notre Code Civil à l'instar d'Erdogan ami et modèle pour Ghannouchi, qui veut détruire les institutions de la République à commencer par le Parlement que remplacera "majless echoura" des Frères musulmans et  interdire les partis de l'opposition pour installer une dictature théocratique.

La Tunisie est sous la domination de deux psychopathes, Kais Saied et Ghannouchi.
Quant à Fuckfuck alias Liés Fakhfakh la girouette, il ne sera qu’une marionnette entre leurs mains ... si toute fois, son gouvernement obtiendrait la confiance du parlement qu'il qualifiait de "karakouze" (Guignol) !


Texte revu par Rachid Barnat