dimanche 25 juillet 2021

Lettre ouverte aux anti-vaccins-anti-covid-19

Les Islamistes, les Gilets Jaunes, les Antivaccins-anticovid-19 ... France Insoumise court après, en quête d'électorat; populisme oblige ! 

Macron répond aux anti-vaccins : « Chacune et chacun est libre de s’exprimer dans le calme, dans le respect de l’autre, mais « la liberté où je ne dois rien à personne n’existe pas » et celle-ci « repose sur un sens du devoir réciproque ».

« Si demain vous contaminez votre père, votre mère ou moi-même, je suis victime de votre liberté alors que vous aviez la possibilité d’avoir quelque chose pour vous protéger et me protéger. Et au nom de votre liberté, vous allez peut-être avoir une forme grave (du virus) et vous allez arriver à cet hôpital. Ce sont tous ces personnels qui vont devoir vous prendre en charge et peut-être renoncer à prendre quelqu’un d’autre. Ce n’est pas ça la liberté, ça s’appelle l’irresponsabilité, l’égoïsme ».

R.B 

« Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité.
Etre libre, rien n'est plus grave ; la liberté est pesante, et toutes les chaînes qu'elle ôte au corps,
elle les ajoute à la conscience. »
Victor Hugo
REPONSES A CEUX QUI CONTESTENT VACCIN ET PASS SANITAIRE.
J’écarterai d’abord ceux qui, honteusement, utilisent des mots et des symboles inadmissibles comme l’étoile jaune, la photo de l’entrée des Camps de la mort et autres imbécilités odieuses. Ceux-là, ne méritent même pas que l’on s’adresse à eux. Ils se déshonorent. Ils ne pensent pas et ne s’expriment pas. Ils éructent comme des bêtes.

Quant aux autres qui se veulent dans "la pensée", "le raisonnement" ... je voudrai leur rappeler simplement quelques évidences.

Le virus n’a pas été créé par le pouvoir. Il était inconnu et il a surpris le monde entier.

On a tous appris petit à petit, les scientifiques comme les politiques et comme tous les citoyens, qu’il y a eu des tâtonnements, des erreurs, des contretemps tout comme il y en a eu dans tous les pays du monde ! Quoi d’étonnant, sauf à penser que les politiques sont des Dieux tous puissants ?

Parmi ce que l’on a appris et que l’on sait maintenant de manière sûre, c’est que le virus circule en se transmettant d’hommes à hommes; et que le dernier en piste celui d'Inde, circule plus vite et mieux que les précédents.

Ce que l’on constate aussi, c’est que contrairement à ce que disent certains qui savent tout, ce n’est pas une simple grippe. Ce virus entraîne des situations graves nécessitant de la réanimation et peut causer la mort.

Alors oui, on a la chance de vivre dans un pays qui a un bon service de santé et qui permet de faire face. Que ceux qui pensent le contraire, aillent voir un peu ailleurs en Inde, en Afrique et pas très loin de nous, en Tunisie !

Mais doit-on pour autant laisser faire, laisser circuler ce virus et ne pas tenter de l’éliminer comme ont été éliminées, grâce à la science et aux vaccins, tant de maladies mortelles qui frappaient nos aïeux ?

Alors il est clair que le vaccin (et c’est une énorme chance de les avoir en un temps record), qu’ils viennent d’une industrie pharmaceutique honnie ou pas, est la seule façon de se protéger mais aussi de parvenir par l’immunité générale à éradiquer ce virus.

Face à cette situation qui ne paraît pas discutable, sauf pour ceux qui en savent plus que tous les autres et qui, de toute manière, dans leur immense ignorance discutent de tout, la seule solution est le vaccin.

Dans le principe, je suis pour la vaccination obligatoire pour tous mais je sais qu’en pratique cela ne sera pas possible. C'est pourquoi le pass sanitaire me paraît la solution la moins mauvaise.

Pourquoi un tel tintamarre alors qu'il y en a 11 vaccins déjà obligatoires ? Où est la logique de ces manifestions ? Article L3111 - 2, modifié par Loi n°2017-1836 du 30 décembre 2017 - art. 49 (V) :

Les vaccinations suivantes sont obligatoires, sauf contre-indication médicale reconnue, dans des conditions d'âge déterminées par décret en Conseil d'Etat, pris après avis de la Haute Autorité de santé :

1° Antidiphtérique ;

2° Antitétanique ;

3° Antipoliomyélitique ;

4° Contre la coqueluche ;

5° Contre les infections invasives à Haemophilus influenzae de type B ;

6° Contre le virus de l'hépatite B ;

7° Contre les infections invasives à pneumocoque ;

8° Contre le méningocoque de sérogroupe C ;

9° Contre la rougeole ;

10° Contre les oreillons ;

11° Contre la rubéole.


Est-il attentatoire à la liberté ? Peut-être n'est-il pas inutile de rappeler ce texte fondamental de la déclaration des droits de l'homme, à tous ceux qui crient à la dictature et qui revendiquent "leur LIBERTE"; qu'ils ne sont pas libres de nuire aux autres en leur transmettant le coronavirus en faisant en sorte qu'aucune immunité collective ne soit atteinte. Cela devrait tout de même être assez évident !

" Art. 4. - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. "
Est-il à voie ouverte à une société de contrôle ? Là encore, que chacun regarde le contexte et essaye de raisonner au lieu de fantasmer sur des dérives dans l’avenir, comme si ce pays n’était pas assez grand pour accepter ce qui est dicté par les circonstances et assez fort pour s’opposer à toutes dérives qui voudraient se mettre en place !

En réalité ces opposants sont des citoyens qui ont des griefs économiques et sociaux contre le monde d’aujourd’hui. Ils utilisent cette pandémie pour exprimer leur colère et leurs frustrations. Mais ils le font au mépris de l’intérêt général !

Quant aux homme politiques et aux partis qui surfent sur ces mécontentements, je préfère ne pas les qualifier. Ils ne trompent personne et, eux aussi, se déshonorent un peu plus.

***

ANTIVAX : LE SYMPTOME DE L'INCULTURE GENERALE
Un ingénieur français travaillant dans l’intelligence artificielle dans la Silicone Valley remarquait cette semaine qu’il y avait de moins en moins d’ingénieurs américains dans son équipe et de plus en plus d’Indiens, de Chinois, de Coréens. Il y voyait une explication : depuis leur plus jeune âge les Américains sont encouragés par le pédagogisme ambiant - « tu es merveilleux mon fils » - même s’ils sont nuls. Arrivés à l’âge adulte ils sont encouragés à l’Université - « ce que tu fais est formidable » - même si leur production est insignifiante. Entrés dans l’entreprise on les encourage encore en leur disant que ce qu’ils font est « exceptionnel ». Et un jour le couperet tombe : on les vire car on s’est rendu compte qu’ils étaient très mauvais et que leur insuffisance remontait à l’acquisition des savoirs fondamentaux. Et on les remplace par des Indiens.
En France, nous en sommes au même point. Les résultats annuels de l’étude Pisa sont sans appel : en mathématiques les 5% des meilleurs élèves d’aujourd’hui sont à peine au niveau des élèves moyens d’il y a 30 ans, et les élèves moyens au niveau des plus mauvais d’hier. En sciences de la vie, idem. En français et en philo, n’en parlons pas. Et pourtant les résultats au bac sont exceptionnels… Cherchez l’erreur : elle tient à la même cause qu’aux USA, le pédagogisme qui veut faire de chaque enfant depuis 40 ans un être exceptionnel qui a droit à toute la bienveillance de ses aînés même si son savoir et son intelligence sont des plus mauvais. Arrivé à l’âge adulte, cet être exceptionnel, paré de son inculture n’a jamais été confronté à l’échec.
Investi des pouvoirs formidables que lui donnent les réseaux sociaux, cet imbécile patenté et encensé par l’Education Nationale se croit investi d’une mission : donner son avis sur les avancées les plus prodigieuses de la science, remettre en cause les études des plus grands chercheurs, défier la communauté scientifique. Il n’a, bien entendu, pas le début du commencement de la moindre compétence dans aucun domaine, à commencer par la médecine, ni le bagage théorique minimal pour comprendre ce qu’est une série statistique ou une probabilité.
Ajouter à cela une méconnaissance complète des grands mouvements de l’Histoire, il s’autorise à se comparer à un résistant, ou à voir dans nos gouvernants des apprentis dictateurs. Son civisme et sa moralité, pour autant qu’il en ait jamais eu, ont été systématiquement démolis depuis 30 ans par le droit des minorités qui tend à s’imposer à la majorité et il se vit désormais en héros révolutionnaire. Parce que « sa voix compte ». Parce qu’il a « quelque chose à dire ». Même une énorme connerie.
L’inculture générale règne. Chaque année 600 000 bacheliers sortent de l’enseignement secondaire. Ils n’ont qu’une très vague idée de qui est Jean Moulin, de ce pourquoi il est mort. Ils ne savent pas comment fonctionnent une cellule animale et comment y pénètre un virus. Ils n’ont aucune idée de ce qu’est une loi de distribution normale… Toutes choses qui sont pourtant au programme et qu’ils n’ont jamais apprises. Mais on leur a dit qu’ils étaient « formidables ». Alors Ils parlent, ils postent leur tweets vengeurs et ils refusent de se faire vacciner « parce qu’on n’a pas assez de recul ». Ils refusent le pass sanitaire parce « qu’on vit en dictature » et plus ils parlent, plus on les écoute parce que « la parole de chacun est précieuse ».
Notre pays a été à l’origine de l’esprit des lumières, des plus grandes avancées de la science et de la médecine. Nous avons longtemps été à la pointe de l’innovation. Nous sommes désormais à la queue des classements internationaux. Le mouvement antivax, la révolte contre le pass sanitaire ne sont pas des accidents de l’Histoire. Ils sont le symptôme d’un spectaculaire basculement de notre pays dans l’ignorance.

samedi 17 juillet 2021

QUE FAIRE DES ISLAMISTES ?


" Notre grand malheur est que nous vivons avec des gens qui pensent que 

Dieu n'a guidé personne d'autres qu'eux ". 

Ibn Sina - Avicenne


La paradoxe des islamistes : un pied dans la modernité, l'autre au moyen âge.

Le problème n'est pas que le monde ne les accepte pas, le problème est qu'ils n'acceptent pas le monde ! D'où la question de Kamel Daoud * "que faire des islamistes" ? Car si les démocrates ne savent toujours pas que faire d'eux, eux ils savent ce qu'il feront des démocrates : les éliminer physiquement pour cause de mécréance, entendez refus de conversion à leur wahhabisme !

Dans un article de Kapitalis, l'auteur dit que seule une véritable démocratie pourrait battre les islamistes ! Il propose de laisser les islamistes faire leur politique, espérant qu'une fois la démocratie acquise et installée dans un pays de droit et de justice, les peuples se détourneront d'eux; et leur parti finira par disparaître, comme bien d'autres avant lui, dans les sociétés démocratiques qui refusent les extrémismes !

Ce que semble ignorer cet auteur, est que Ghannouchi conscient de son impopularité et de celle de ses Frères musulmans, a trouvé la parade de ne pas être aux premières lignes en adoptant le " tawafuq / consensus " et en choisissant ses " oiseaux rares " parmi les dits progressistes, pour en faire ses marionnettes et leur imposer le programme des Frères musulmans pour la Tunisie, en leur faisant porter le chapeau des échecs et de l'impopularité des "réformes" pour islamiser le pays.
D'autre part, il semble ignorer que les Frères musulmans, après avoir submerger le monde "arabe", sont en train de gagner du terrain en Europe en profitant des régimes démocratiques, pour s'installer sur la scène politique européenne et accéder petit à petit aux centres du pouvoir des pays qu'ils convoitent; en commençant par les élections locales (municipales ...) et en visant les élections nationales (législatives ... et un jour, les présidentielles); aidés en cela, par les pétromonarques "grands amis de la France" !

Car les islamistes réfutent la démocratie, concept occidental dont ils ne trouvent trace dans le Coran, affirment-ils; mais qu'ils trouvent bien utile mais à usage unique, pour accéder au pouvoir, comme le rappelle Erdogan.

Les Frères musulmans jouent le temps ! Ghannouchi n'avait-il pas déconseillé à ses ouailles la création de partis propres aux islamistes, en recommandant à ses "enfants" d'intégrer d'abord les partis existants pour s'enraciner en Europe et miner de l'intérieur la démocratie, la laïcité, en pratiquant la fameuse "takqia" (tromper l'ennemi, pour survivre en milieu hostile); en attendant le moment propice pour tomber le masque et voler de leurs propres ailes !!

Alors que dire des pays "arabes" n'ayant jamais connu la démocratie ou en cours d'apprentissage de la démocratie, comme en Tunisie où les Tunisiens se sont laissés avoir par Ghannouchi et ses Frères musulmans à la faveur de la fumeuse révolution qui n'était qu'un coup d'Etat fomenté par le Qatar dans le cadre du fumeux "printemps arabe". Et quand ils ont commencé à se réveiller de leur torpeur, ils découvrent combien l'islamisme a fait de ravage dans la société tunisienne et à quel point les Frères musulmans ont détruit le pays en infiltrant tous les rouages de l'Etat pour en finir avec la république tunisienne.

D'ailleurs certains pour justifier la trahison de Béji Caid Essebsi qui a parjuré en s'alliant à Ghannouchi, prétendaient qu'il escomptait refaire le coup de François Mitterrand à Georges Marchais qui en s'alliant aux communistes a fini par tuer le parti communiste ! Mais n'est pas Mitterrand qui veut d'une part; et d'autre part, les Frères musulmans sont antirépublicains contrairement aux communistes.

La seule attitude responsable à avoir avec ce genre de doctrine dangereuse pour les peuples, est de l'interdire ! Ce qu'a fait l'Autriche qui vient d'interdire les Frères musulmans pour ne pas rejouer l'arrivée du nazisme démocratiquement en Allemagne, dans un peuple pourtant on ne peut mieux éduqué !

Ce qu'a compris aussi Abir Moussi, qui veut interdire les partis qui instrumentaliseraient la religion, reprenant en bonne destourienne fidèle au bourguibisme, l'article 8 de la constitution 1959 !!

Rachid Barnat

***

Jean-Pierre Ryf


Analyse pour une interdiction des partis religieux.


J’écris ce texte après avoir lu de très nombreux articles de juristes constitutionnalistes. Une très grande majorité pour ne pas dire l’unanimité, dresse un constat accablant des règles constitutionnelles et électorales qui gouvernent la Tunisie et qui ont été voulues, ne l’oublions pas, par les islamistes.

Ces règles dans leur principe, ont été élaborées et certains les justifient encore par le fait qu’elles empêcheraient tout retour à la dictature.

Alors certes aucune dictature n’est possible car il n’y a en réalité aucun pouvoir :
- le Président à Carthage n’a aucun réel pouvoir;
- l’Assemblée divisée et composée d’une multitude de partis qui ne représentent rien, n’a pas non plus, le pouvoir; et
- le Premier Ministre est malgré tout, sous la coupe de quelques partis qui ont le pouvoir de nuisance et celui de le démettre.

Autant dire que le pays n’est absolument pas dirigé, qu’aucun réel programme n’est en place. Et cela se constate, jour après jour depuis dix ans, avec une régression dans tous les domaines telle que le pays n’en a jamais connues !

Beaucoup des constitutionnalistes que je lis, font ce constat et estiment que la Constitution et les règles électorales doivent être changées.

Pourquoi malgré cette unanimité de l’analyse, cela ne se fait pas ?

Et bien tout simplement parce que les islamistes d’abord mais aussi quelques partis opportunistes et sans patriotisme, savent qu’avec un changement des règles, ils sont a peu prés sûr de perdre leurs postes et leur maigre pouvoir de nuisance.

Mais il y a autre chose ! Et cela je ne le lis jamais. Il faudrait aussi interdire les partis qui utilisent la religion. Et je vais dire pourquoi.

Il y a , en effet, des raisons importantes pour mettre en place cette interdiction.
La première est que les partis islamistes qui instrumentalisent la religion ont partout où ils ont eu le pouvoir, conduit leur pays au désastre et au déclin.
Ils ont fait régresser des pays qui étaient sur la voie du progrès et leur ont fait faire un bond en arrière évident.

Quant à ceux qui ont eu une apparente réussite, ils ne l’ont eu qu’au prix d’une dictature (Erdogan) et parce qu'ils avaient des richesses sur leur territoire (pétromonarques).

La seconde raison plus juridique celle-là, est que les partis islamistes qui accaparent le religieux, ont nécessairement une vocation totalitaire et dictatoriale dans la mesure où ils prétendent parler au nom d'Allah, usurpant de manière d’ailleurs blasphématoire le nom et la parole de Dieu.

Or il appartient aux règles constitutionnelles de faire en sorte d’empêcher une telle dérive totalitaire. Elle n’est possible qu’en interdisant les partis religieux.

Troisièmement, en dehors de cette dérive totalitaire inévitable, puisque parlant soi-disant au nom de Dieu, ils ne peuvent se tromper et ne peuvent admettre une opposition.
Ces partis dans les pays à grande majorité musulman, ne peuvent qu’aboutir à une division inacceptable entre « les bons musulmans », ceux qui adhérent à leur parti; et « les mauvais musulmans », ceux qui les combattent !

Ils créent donc de manière inévitable et très grave une division de la société, une « fitna » qui ne peut que nuire au fonctionnement des pays.

Et ce d’autant qu’ils utilisent abusivement les mosquées et les imams pour leur propagande, mettant tous les autres partis dans une position d’inégalité contraire aux règles d’une réelle démocratie.

Depuis la survenue de ce véritable cancer qu’est l’islamisme politique, la politique est devenue inefficace et donc a été atteinte jusqu'a entrainer les citoyens à douter d’elle; mais la religion aussi a perdu du terrain car beaucoup commencent à douter de la religion quand ils voient les dérives commises par les prétendus « religieux ».
On ne compte pas les jeunes et moins jeunes qui, désormais ont relégué la religion au rayon des idées nuisibles.

De toute manière dans l’histoire de toutes les religions, elles ont montré que lorsqu’elles étaient au pouvoir, elles étaient dictatoriales.

Je pense donc qu’il existe des raisons objectives et majeures d’interdire ces partis et c’est une question dont les Constitutionalistes devraient s’emparer.



Que faire d'Eux ? La grande question du nouveau siècle.
Mais que faire des islamistes ? Les tuer ? Les jeter à la mer ? Les ignorer jusqu'au moment où ils dépassent la démographie de la Chine ? Les rééduquer dans des camps du Sud ou en Suède ? Les surveiller de l'aube et jusqu'à la mort ? Les ficher ? Les convertir ? Les arrêter ou les torturer ? Les assimiler ou leur offrir un coin du désert où ils peuvent vivre leur délire sans gêner le reste de l'humanité ? On ne sait pas. Ils sont là. Dans le monde d'Allah et en Occident. Chacun y va de sa solution et de sa proposition. Les uns pensent qu'on peut les convaincre d'accepter l'Autre et les autres.

D'autres pensent qu'il faut les tuer. Certains disent qu'il faut éradiquer l'islamisme dans les écoles, les TV, les livres et les idées au lieu d'essayer d'éradiquer le produit final, alias l'islamiste. Certains essayent aussi de comprendre comment on devient islamiste. A cause du manque de désir de vivre ? Du manque de désir ? De loisirs ? De perspective ? D'argent ? A cause de l'Arabie Saoudite et ses fonds de propagande ?

La solution n'est pas encore trouvée: si on les tue, ils se multiplient. Si on les élit, ils détruisent les urnes, retirent l'échelle qui leur a permis de grimper, puis instaurent le califat et procèdent au jugement dernier puis pourchassent les démocrates et les pendent aux poteaux comme ont fait les ayatollahs.

Si on tente de les rééduquer, ils font semblant d'accepter, sourient puis attendent le moment de votre sommeil et de votre inattention. Le problème de fond étant que les islamistes ne veulent pas vivre leur croyance sans embêter l'humanité. Leur croyance suppose et impose que l'on change celle des autres. Leur but n'est pas de vivre leur foi mais de l'imposer aux autres, par la force ou l'attente rusée. Les islamistes ne peuvent pas être uniquement des musulmans mais croient qu'il faut que le monde entier le soit et à leur manière. D'où l'impossibilité de la solution.

«Que faire des islamistes ?» n'a pas encore de réponse satisfaisante. Mais la question inverse de «que faire du monde ?» que se posent les islamistes depuis qu'ils existent, en a une: lui mettre le front à terre. Le transformer en tapis de prière. L'obliger à abdiquer ou à mourir. Le combattre, le détruire, le convertir, lui couper la main ou le voiler. Eux, ils savent ce qu'ils doivent faire du monde là où nous ne savons pas ce que l'on doit faire d'eux.

Conclusion ? Le problème n'est pas que le monde ne les accepte pas, le problème est qu'ils sont incapables d'ACCEPTER le monde.

mercredi 14 juillet 2021

Les Français, un peuple de rouspéteurs ?

Un président qui prend de bonnes résolutions pour contrer la Covid-19 et protéger son peuple; et il y a encore des grincheux pour dénoncer sa dictature ! Qu'ils aillent voir de prés les véritables dictatures : Turquie, Tunisie, Iran ....
Bravo Mr le Président. Les Tunisiens rêveraient d'un président comme vous, en lieu et place de l' E.T installé à Carthage par Ghannouchi !
R.B









Michel Taube

Une demi-heure de discours pour enrober une annonce très attendue : la vaccination anti Covid doit se généraliser, d’abord en l’imposant aux personnes en contact avec la population, à commencer par les soignants et tous les professionnels en contact avec les personnes hospitalisées ou âgées, puis en « imposant le pass sanitaire » à l’ensemble de la population si nous voulons vivre « normalement » (se rendre au restaurant, au cinéma ou dans un centre commercial).

Il fallait oser. Emmanuel Macron l’a fait, sachant que les antivax se comptent pas millions, si minoritaires soient-ils, et que certains le sont irrationnellement. Ils croient réellement au complot de l’industrie pharmaceutique et des gouvernements. Certains propagent sur les réseaux sociaux l’idée que le vaccin contient une puce 5G permettant de nous contrôler, que l’ARN messager pénètre les cellules et fera de nous des zombis dans quelques années…

Si près d’un million de Français se sont inscrits sur Doctolib pour se faire vacciner dans les heures qui suivirent l’allocution présidentielle, la généralisation d’un pass sanitaire et la marche forcée vers la vaccination généralisée est une aubaine pour les populistes et les extrémistes de tous bords, qui une fois encore, se ressemblent tant qu’ils finiront un jour par s’assembler : RN, LFI, PC, EELV crient, comme on pouvait s’en douter, à l’atteinte à la liberté. 

Un pays qui protège et intègre ses minorités s’honore. Un pays dans lequel chaque minorité dicte sa loi à la majorité est en danger de destructuration sociale. Emmanuel Macron aurait pu rappeler que de nombreux vaccins sont déjà obligatoires, obligation d’ailleurs entérinée par la Cour européenne des droits de l’Homme, et que les vaccins anti-Covid ne sont pas plus dangereux que les autres. Ce qu’a annoncé le chef de l’État le sera dans tous les pays riches, ceux qui ont les moyens d’offrir à leur population le vaccin le plus élaboré et le plus avancé contre ce fléau qu’il faut abattre, avant qu’il n’abatte notre économie, notre vivre-ensemble, notre cohésion sociale, notre droit à vivre normalement. 

Certains restaurateurs s’indignent. Ils ont autre chose à faire que de contrôler le pass sanitaire de leurs convives, disent-ils. Ils ont été placés sous perfusion de l’État, donc du contribuable, durant le confinement, au point qu’ils n’étaient pas rares à préférer rester fermés. Israël, qui sert de vitrine et de laboratoire en matière de gestion du Covid, avait imposé l’obligation vaccinale (même un test PCR ne suffisait pas) pour manger en salle, mais pas sur les terrasses. Ce fut avant le variant Delta, bien plus contagieux et de ce fait bien plus dangereux que les souches précédentes. Et nul ne connaît la contagiosité, la virulence et la létalité des prochains variants… Les restaurateurs, les responsables de salles de spectacle, mais aussi les employeurs et tous ceux qui devront exiger le pass sanitaire devront s’y soumettre. Préfèrent-ils rester rideau baissé à partir d’octobre en cas de reprise épidémique ? 

Comme il n’y a pas de règle sans sanction, celle-ci devra être dissuasive : forte amende pour les clients, fermeture administrative pour l’établissement. Une règle qu’on peut ne pas respecter est pire que pas de règle du tout. Ceci dit, la première sanction, c’est de ne pas pouvoir entrer dans un bon restaurant ou se rendre à un spectacle si l’on n’a pas son passeport vaccinal.

Une fois n’est pas coutume, Emmanuel Macron a (pour le moment du moins !) la majorité avec lui. Les Français n’acceptent pas que des soignants refusent de se vacciner. Et au-delà de l’approche catégorielle, ils veulent mettre fin au cauchemar du Covid ! Une minorité ne peut, au nom de la liberté individuelle, faire prendre des risques à tous ou obliger la majorité, et ainsi toute la société, à s’adapter à leurs desiderata. On peut nuancer l’obligation, se demander si l’imposer aux jeunes est indispensable : les 12-16 ans auraient pu être épargnés de ces obligations collectives. C’est une question scientifique, et on a vu à quel point les violons des médecins sont désaccordés. Mais si telle est la condition du retour à la vie normale, les jeunes devront aussi s’y plier.

Nous avons assez tergiversé. « Nous », c’est d’abord Emmanuel Macron, même si le monde entier a perdu sa boussole dans cette crise. On aurait pu mieux faire, retenir plus tôt les leçons de dysfonctionnements, s’inspirer plus franchement de ce qui s’est mieux fait ailleurs. Mais cette fois, le cap est clair, et l’on pourrait même regretter que le calendrier des prochaines mesures ne soit pas plus serré. Les démagos, les extrémistes, les populistes et les complotistes contre tous les autres. Cette bataille ne doit pas être perdue. Si la droite républicaine (le PS n’est plus qu’une force d’appui à l’extrême-gauche), ne veut pas qu’elle devienne la victoire du seul Emmanuel Macron, elle devra lui apporter un soutien sans failles. Qu’elle se rassure : il lui restera suffisamment de sujets de discorde pour alimenter la campagne électorale !



 

 


AID EL KEBIR & COVID !

La Zitouna, phare du malékisme, est en train de virer au wahhabisme ...

Devant le dilemme qui se pose aux Tunisiens, à l'approche de l'aïd el kébir dit "fête du mouton", en période de Covid; alors que le pays est ruiné et quémande des aides financières et des vaccins anti-coronavirus auprès des bonnes volontés, le Dr Zouhair Jendoubi, diplômé de la Zitouna rappelle :

Dans le malékisme, l'être tout comme la Oumma, quand ils sont devant une difficulté majeure, certains rites tels que le pèlerinage, le sacrifice du mouton ... peuvent être déclarés "secondaires" pour les suspendre ou leur trouver des substituts, comme : aider les pauvres, verser de l'argent aux associations caritatives, financer un projet utile à la communauté ...

Le messager Mohammad lui-même a initié cette pratique quand face à une difficulté, il a dispensé sa communauté de tuer le mouton de l'aïd, en proposant de sacrifier un mouton pour commémorer l'acte sacrificiel d'Abraham, au nom de toute la Oumma d'alors, la dispensant de pratiquer individuellement ce rituel.

Ce que Hassan II, roi du Maroc, avait compris, quand par 3 fois il a sacrifié un mouton au nom de son peuple, le dispensant de le faire individuellement, pour préserver le cheptel ovin de son pays.

Et ce que le président Habib Bourguiba avait fait en demandant aux Tunisiens de ne pas tuer le mouton pour permettre la reconstitution du cheptel ovin en Tunisie, à une époque où il était menacé d'extinction.

Les exégètes malékites ont retenu cette idée initiée par Mohammad, en application de la règle que l'Islam n'est pas une religion de contrainte "eddine, dinou yousr', laysa dinou ossr' ", car la religion doit accompagner l'homme et non le contraindre.

Ainsi quand les hommes se trouvent dans l'incapacité de satisfaire à un rituel pour cause économique, climatique, financière ...; il leur est permis dans le malékisme de le substituer par d'autres pratiques, l'essentiel étant la symbolique de l'acte et non sa matérialité; puisque ce qui est demandé au croyant est l'intention et la sincérité de sa foi, et non la pratique machinale, irréfléchie des rites qui lui sont demandés d'effectuer.
Car dans le malékisme, c'est l'intention qui compte et non la pratique !
Autrement dit le fond prime sur la forme !
Le malékisme incite le croyant à pratiquer sa foi dans la retenue et la discrétion; et condamne l'exhibitionnisme et les pratiques ostentatoires où le pratiquant se donne en spectacle et met en scène sa "foi" !
Contrairement au wahhabisme où tout est pour la forme avec l'ostentation en tout, incitant le pratiquant à se donner en spectacle, peu importe si sa foi est sincère; pourvu que son entourage se rassure sur son assiduité aux rituels, comme la prière (souvent dans les rues), le jeûne, l'aïd el kébir ... à la grande satisfaction de ceux qui détiennent le pouvoir, assurés du contrôle sur l'individu par la religion. Pratiques qui poussent souvent le pratiquant à l'hypocrisie.
D'après l'exégète Jendoubi, malékite de formation, face aux crises économiques créées en Tunisie par les Frères musulmans, que la Covid-19 vient compliquer; il est permis au président de la république de procéder au sacrifice d'un mouton au nom de tous les Tunisiens qui pourraient alors, pour ceux qui en ont les moyens, reverser la somme allouée au rituel de l'aïd, pour financer une école, un hôpital, du matériel médical, des vaccins ... beaucoup plus utiles au peuple réduit à la mendicité par Ghannouchi et ses Frères musulmans. Ce qui épargne le cheptel ovin tunisien et dispense les gens de dépenses superflues, alors que le pays vit une crise économique inhabituelle. Et ce qui limite les déplacements des gens alors qu'un nouveau variant plus meurtrier du coronavirus, circule dans le pays.
Il précise que toute personne peut prendre aussi cette initiative pour sa famille, ses proches, son quartier, son village, sa ville ou son pays; pour les dispenser de tuer les moutons.
D'ailleurs ce docteur en théologie dénonce les constructions anarchiques des mosquées et des minarets réalisées par les nouveaux convertis au wahhabisme juste pour étaler publiquement leur nouvelle conversion. Alors que cet argent aurait pu servir à pallier à d'autres manques plus important aux Tunisiens, paupérisés par Ghannouchi et ses Frères musulmans.
Et comme beaucoup de Tunisiens, il constate avec amertume que le wahhabisme est en train de se substituer au malékisme qui durant 14 siècles avait façonné l'identité des Tunisiens pour en faire un peuple pacifique, pacifiste et ouvert sur les autres, fière de sa tunisianité; et que la Zitouna qui fut le phare du malékisme pour l'Afrique du Nord jusqu'en Andalousie, est en train de virer au wahhabisme depuis que Ghannouchi l'a investie et infiltrée de ses hommes convertis au wahhabisme, souvent formés dans les écoles des Ibn Saoud en Arabie, berceau de cette doctrine rétrograde et obscurantiste !

Rachid Barnat

mardi 13 juillet 2021

L’Autriche, premier pays européen à interdire les Frères musulmans

Bravo l'Autriche ! Enfin, un pays européen ose interdire l'organisation des Frères musulmans. Qu'attendent les autres pays de l'UE et particulièrement la France cible privilégiée des Frères musulmans pour sa laïcité, pour l'interdire ?! Emmanuel Macron aura-t-il le courage de les inscrire sur la liste noire des organisations terroristes, d'autant que les Français ont appris dans leur chair la dangerosité des Frères musulmans dont la Tunisie est devenue le premier pays pourvoyeur en terroristes, quand ils ont découvert que souvent des tunisiens sont impliqués dans les actes terroristes en France, depuis que Ghannouchi est au pouvoir ?!! Déjà de nombreux pays occidentaux et arabes ont déclaré criminelle et terroriste cette organisation, qui ne trouve désormais refuge qu'en Tunisie, un des dernier pays pour l'accueillir; parceque dirigé par Ghannouchi membre de son bureau politique. D'ailleurs Abir Moussi et le PDL combattent cette organisation criminelle et projettent l'interdiction de tout parti politique qui instrumentaliserait la religion.

R.B 



 






Atmane Tazaghart

Avec sa nouvelle loi antiterroriste adoptée le 8 juillet au Parlement, l’Autriche devient le premier pays européen à interdire la confrérie islamiste fondée il y a près d'un siècle par l'Égyptien Hassan al-Banna.

Rien ne va plus pour les réseaux islamistes en Autriche. La confrérie des Frères Musulmans était déjà dans le collimateur du gouvernement écolo-conservateur depuis l’attentat de Vienne qui a fait quatre morts et 23 blessés, le 2 novembre 2020. Elle vient désormais d’être inscrite en fin de semaine dernière, le 8 juillet dernier, sur la liste noire des organisations liées à la « criminalité à motivation religieuse ». Ses slogans et sa littérature sont frappés d’interdiction. Leur détention ou propagation est désormais passible de 4 000 euros d’amende et un mois de prison.

Vienne a aussitôt été accusée sur les sites dédiés aux Frères musulmans et à l'organisation turque des Millî Görüs d’« alimenter l’islamophobie » et de « multiplier les attaques contre les musulmans ». Pourtant, l’Autriche reste le seul pays d’Europe à accorder un statut officiel à l’islam. En outre, le pays a longtemps été l’un des principaux fiefs des Frères musulmans et l’une des plaques tournantes financières de l’islamisme politique sur le Vieux Continent.

Les disciples de Hassan al-Banna, le fondateur égyptien de la confrérie, ont implanté leurs premiers réseaux européens, au milieu des années 1960, à Graz, capitale de la province de Styrie, au sud-ouest de Vienne. Youssef Nada, le financier occulte de l'organisation, y a créé en 1969, les premières usines de production de fromages et de produits laitiers de son empire industriel fondé avec le « trésor de guerre » de la confrérie. Avant de migrer vers la Suisse voisine pour y ouvrir la banque al-Taqwa.

CIRCULATION DES CAPITAUX

Installée dans l’enclave italienne de Campione, en plein cœur du canton suisse du Tessin, cette banque islamique avait été épinglée par les enquêteurs américains au lendemain des attaques du 11 septembre 2001. Accusée de financer le terrorisme, elle s’était empressée de se mettre en faillite. Ce qui a permis au « trésor de guerre » des Frères musulmans de s’envoler vers de nouvelles places financières.

Ainsi le Royaume-Uni, qui accueille alors le commandement de l’Organisation internationale [ Tanzim al-dawli ], l'instance occulte qui fédère tous les mouvements liés aux Frères musulmans à travers le monde, s’est-il imposé comme leur nouveau fief financier islamiste en Europe.

Lorsqu'en février 2017, Donald Trump menace d’inscrire les Frères musulmans sur la liste des groupes terroristes, les branches européennes réunies à Istanbul, dont l’ex-UOIF [ Union des organisations islamiques en France ], la filiale tricolore des Frères, annoncent solennellement leur « retrait » de l’Organisation internationale, dont l’existence même était niée jusque-là par les Frères musulmans.

Pour parer à d’éventuels gels américains et sauver au plus vite le « trésor de guerre » installé au Royaume-Uni, le choix se porte sur l’Autriche et plus particulièrement Graz où les Frères disposent de solides relais politiques et associatifs.

DEUX ANS D'ENQUÊTE ET UN ATTENTAT

Mais les mouvements de fonds qui déferlent sur la ville ne tardent pas à éveiller les soupçons des enquêteurs autrichiens, point de départ d'un long bras de fer juridique qui a abouti à l’interdiction pure et simple de la confrérie. Sur ordre du procureur général de Graz et du Bureau de protection de la Constitution de la Styrie, une vaste enquête est lancée. Nom de code : « opération Luxor ». Elle durera près de deux ans et s’étendra à quatre provinces autrichiennes : la Styrie, Vienne, la Carinthie et la Basse-Autriche. Une soixantaine d’entités telles que des associations, des mosquées, des clubs socio-culturels ou des commerces sont visées.

Au bout de 21 000 heures d’écoutes et à l'aide de 1,2 million d’images de filature, le procureur décide de clore l'enquête et dresse une liste de 70 personnalités soupçonnées de « liens avec une organisation terroriste, financement du terrorisme et blanchiment d’argent ». Une grande rafle est décidée. Elle devait avoir lieu au matin du 3 novembre 2020. La veille, Vienne est frappée par un attentat jihadiste.

L’information sur cette rafle fuite dans la presse. L’opinion voit aussitôt dans cette corrélation un lien de cause à effet. D’autant plus que le procureur général de Graz a révélé que son enquête avait permis de geler plus de 20 millions d’euros d’argent sale. Et qu’une liste noire de personnalités opposées à l’islam politique circulait chez les Frères.

Tant et si bien qu’au lendemain de l’attentat, le ministre de l’Intérieur, Karl Nehammer, promet de s’attaquer « aux racines de l’islam politique ». Dans la foulée, la ministre de l’Intégration, l’écologiste Susanne Raab, annonce la création d’un « Centre de documentation sur l’islam politique » chargé de surveiller de près la mouvance des Frères musulmans. Une nouvelle loi antiterroriste est déposée devant le Parlement fédéral, le 16 décembre 2020. Objectif du chancelier Sebastian Kurz : « affirmer la volonté d’en découdre avec l’islam politique ».

« L’INTERDICTION DES SYMBOLES »

La nouvelle loi antiterroriste a été adoptée le 8 juillet dernier. Elle offre aux autorités de plus larges prérogatives dans le domaine de la surveillance et du contrôle des milieux extrémistes. Mais sa mesure la plus importante est l’inscription des Frères musulmans sur la liste des « groupes extrémistes liés à la criminalité à motivation religieuse ». Le nom de la confrérie s’ajoute ainsi à ceux de Daech, d' Al-Qaida, du Hamas, du Hezbollah, du PKK kurde, des Loups Gris turcs également interdits en France et en Allemagne, et du mouvement fasciste croate des oustachis.

Selon les dispositions de cette nouvelle loi antiterroriste, toute détention ou propagation de slogans ou de documents faisant l’apologie des groupes inscrits sur la liste noire sera punie d’une amende de 4 000 euros et/ou d’une peine d’emprisonnement d’un mois. En cas de récidive, les condamnations pourront aller jusqu’à 10 000 euros d’amende et six mois de prison.

Plus judicieuse que la simple interdiction de groupes ou d’associations, lesquels se reconstituent aussitôt sous de nouveaux intitulés, cette stratégie autrichienne dite de « l’interdiction des symboles » s’avère très efficace. Selon le ministre de l’Intérieur, Karl Nehammer, plus de 27 000 infractions ont été constatées depuis sa mise en place au lendemain des attentats de novembre 2020. Le fait de l’étendre aux Frères musulmans est le coup le plus dur jamais porté à la confrérie en Europe.

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