Déjà élève à l'ENV de Maisons-Alfort, je suivais le combat de Brigitte Bardot pour arrêter le massacre et la souffrance inutile infligée aux animaux, que ce soit pour la consommation de leur chair, l'exploitation de leur fourrure ou l’expérimentation "pharmaceutique" et autre produits de beautés ...
Elle a été à l'origine de bon nombre de lois en France comme au Canada ou en Bulgarie : pour imposer l'étourdissement des animaux avant de les saigner, interdire la chasse aux bébés phoques, interdire la capture des ours pour en faire des bêtes de foire ...
Elle a été à l'origine de bon nombre de lois en France comme au Canada ou en Bulgarie : pour imposer l'étourdissement des animaux avant de les saigner, interdire la chasse aux bébés phoques, interdire la capture des ours pour en faire des bêtes de foire ...
Nous étions quelques uns à l'école, qui l'appelions sainte Brigitte ! Et elle l'est par son action et son dévouement total à cette noble cause.
R.B
"J'ai donné ma beauté et ma jeunesse aux hommes.
Je vais donner ma sagesse et mon expérience aux animaux."
B.B
J'ai regardé hier soir, la soirée
consacrée par France 3 à Brigitte Bardot.
J'avais sur cette femme des préjugés en
raison de certaines de ses prises de positions politiques notamment. Je dois
dire que ces deux documentaires ont transformé ma vision des choses et que j'ai
mesuré la complexité des individus.
La première partie était consacrée à sa
carrière de star mondialement connue et adulée. Cette première partie se
termine sur sa décision à 38 ans, alors qu'elle est encore très demandée, que
des ponts d'or lui sont proposés et que des rôles magnifiques lui sont
destinés, de terminer sa carrière définitivement.
Cette décision elle s'y tiendra
complètement ne revenant jamais même ponctuellement, même épisodiquement. Je
connais peu de personne ayant cette volonté qui ne succomberait pas devant les
propositions financières et artistiques qu'elle a reçues. Sur ce point je dit :
"chapeau".
Mais la deuxième partie de sa vie
consacrée, comme elle l'a dit, " à la sagesse et aux animaux", est
encore plus respectable. Cette partie est émouvante et montre bien la
sensibilité de cette femme qui pleure encore lorsqu'elle évoque certains malheurs
des animaux. Si elle s’habille en noir, c’est pour porter le deuil des des
animaux qui meurent dans la souffrance et dans l’indifférence des hommes de par
le monde, dit-elle.
Je ne connaissais pas l'ampleur de son
action : elle a fait modifier des lois en France et dans le monde, elle a
racheté avec son argent des milliers d'animaux voués à l’abattoir ou victimes
de maltraitance comme ses ours bruns en Roumanie montrés dans les rues et à qui
l'on a appris à "danser" en les faisant évoluer sur des plaques
brûlantes !
Elle est également très émouvante
lorsqu’elle s'entretient avec les ouvriers canadiens chargés de tuer les bébés
phoques et qu'elle leur propose de créer une usine de fourrure synthétique en
leur donnant le droit d'utiliser son nom commercialement et gratuitement !
Je ne connaissais pas les nombreux
refuges que sa fondation finance en France et dans le monde et pour lesquelles
elle a renoncé à toute sa fortune personnelle. Elle n'est donc pas uniquement
la dame qui a médiatisé la souffrance odieuse des bébés phoques pour de la
fourrure pour quelques connes, comme elle dit !
Alors oui, malgré ses dérapages, je ne
peux que l'admirer et admirer son oeuvre. Elle a été une pionnière dans ce
nouveau regard porté aux animaux qui se développe aujourd’hui mais où elle
était bien seule à l'époque ! Elle aura fait évoluer les idées et les
comportements et rendu l'homme plus humain.
Alors même si je serai probablement
encore heurté par certaines de ses positions, je la verrai maintenant d'un
autre œil et je continuerai à l'admirer.
***
Lettre de Marguerite Yourcenar à B.B
Madame, admirant comme je le fais l’intérêt que vous avez montré pour tout ce qui concerne la protection des animaux, j’ai prié la direction de l’Œuvre d’Assistance aux Animaux d’Abattoir de me donner votre adresse, et prends sur moi de vous envoyer toute une documentation sur un état de choses que vous connaissez d’ailleurs peut-être déjà : l’horrible massacre annuel des phoques dans les eaux canadiennes, et surtout la mise à mort atrocement cruelle des jeunes phoques.
J’ose donc vous demander un geste, que ce soit simplement une lettre de plus au premier ministre du Canada, soit surtout une protestation à la télévision contre l’emploi de ces tragiques peaux de phoques. J’appartiens au groupe qui croît, comme la Fédération Mondiale pour la protection des animaux, que le résultat désiré ne sera vraiment obtenu que par le boycott de la fourrure de phoque. C’est là que l’opinion des femmes joue un rôle immense.
Je termine en m’excusant de cette longue lettre, et en vous remerciant encore de ce que vous avez fait pour la cause humanitaire : il est merveilleux que la beauté et la grâce soient en même temps la bonté.
Je n'ai pas regardé l'émission ayant connu au jour le jour la vie publique et privée de Brigitte Bardot. On a voulu réduire d'abord à un physique avantageux puis à des positions politiques regrettables cette personnalité multiple et attachante. D'une grande intelligence et sensibilité elle a fait tellement pour la cause animale!
RépondreSupprimer«L’Europe des animaux», quand l’UE mène le combat contre la souffrance animale
RépondreSupprimerhttps://livre.fnac.com/a13392655/Pascal-Durand-L-Europe-des-animaux
https://www.liberation.fr/planete/2019/05/06/l-europe-des-animaux-quand-l-ue-mene-le-combat-contre-la-souffrance-animale_1723999?fbclid=IwAR25cPYdTAu-jjcijvjCJI2GmZdCoflA7a4cBdTIXLZYX9RnoESLq0SvjNo
AUX DETRACTEURS DE B.B ...
RépondreSupprimerElle ne fut pas parfaite, mais son combat pour la cause animale fut exemplaire !
Stéphane Rozès :
Bardot, l’indécence de certains à son décès va de pair avec l’inculture, la jalousie et la petitesse.
« Bardot raciste » ?
elle était amie de Joséphine Baker et l’aida concrètement, des chanteurs gitans Gipsy Kings et de leur leader Chico (d’origine maghrébine) et avait de nombreux autres amis de toutes origines…
« Bardot était homophobe » ? deux de ses proches célèbres dans le monde du cinéma et du journalisme furent Jean-Claude Brialy et Henry-Jean Servat …
« Bardot était réactionnaire » ? elle a été l’une des personnalités les plus transgressives et anticonformistes de son époque, et a, par sa seule manière de vivre et de se comporter, ouvert la voie à l’émancipation des femmes dans le monde occidental.
Elle fut hostile à la guerre d’Algerie, menacée par l’OAS.
Elle a défendu les Rosenberg et s’est prononcée contre la peine de mort.
Elle a été parmi les tous premiers à défendre l’environnement et la cause animale.
Elle vivait modestement leur consacrant ses ressources.
Bardot c’était la France.
C’est pourquoi les français l’aiment.
Guy Vermeersch :
RépondreSupprimerBardot est le symbole même de tout ce que je déteste dans notre époque (pas elle, mais ceux qui la critiquent) : l’incapacité des gens à être modérés, à recontextualiser, à prendre de la distance.
La vielle dame, pourtant assez inoffensive, est encore tiède que certains crachent déjà sur « la raciste », « la conservatrice », « l’électrice FN » à quoi ils la réduisent.
Pendant la première partie de sa vie, la jeune Brigitte ne s’est jamais appartenu. À 13 ans, sa mère la pousse sur les podiums de mannequinat. À 14 ou 16 ans, selon les sources, elle rencontre Vadim. Au même âge, elle commence déjà à appartenir au cinéma.
La suite, c’est 25 ans de tourbillon où, à peine sortie de l’adolescence, elle est faite déesse vivante : faire-valoir pour des amants vaniteux et des courtisanes qui n’étaient pas de vraies amies, objet de désir pour un public masculin hypocrite qui la fantasme tout en fustigeant la femme délurée, produit commercial pour des entrepreneurs qui flairent le filon, icône privée de liberté qui ne peut plus avancer dans une rue sans provoquer l’hystérie.
Depuis toute jeune, elle a été vénérée. Mais depuis toute jeune aussi, elle a été insultée, huée, pointée du doigt pour sa liberté, pour avoir montré qu’une femme peut troquer ses talons pour des ballerines, mettre de la couleur et de la légèreté dans sa vie, danser sur une table sans avoir honte de son attitude, vivre pleinement sa sexualité et ouvrir sa gueule bien grande.
Et puis, un jour, cette déesse vivante a le cran ultime : quitter la scène en plein succès. Alors que d’autres s’accrochent pathétiquement aux projecteurs. Alors que d’autres deviennent méconnaissables à force de chirurgie. Bardot, elle, claque la porte, dégoûtée par l’être humain, par les maltraitances qu’il fait subir aux animaux, par la pauvreté et les conditions de misère dans lesquelles vivent de si nombreuses familles, par les guerres et les injustices. Bardot est en rupture avec ce monde superficiel de paillettes, de luxe et de vanités.
Alors oui, elle devient un peu misanthrope. Oui, elle n’aime pas trop les sociétés qui enferment les femmes, mais elle manque parfois de nuance. Oui, elle rejette la futilité, mais devient un peu intolérante quand les autres sont, à ses yeux, trop superficiels. Oui, elle vote FN. Oui, elle n’est pas parfaite.
Mais la petite Brigitte, élevée à la gifle et à la cravache, est issue d’une société dans laquelle la femme se tait, obéit à son mari qu’elle apprend à servir, reste sobre et se tient bien. Or Bardot, elle, a atteint des objectifs fous : choisir sa vie en traçant sa route sans se soucier des détracteurs. Libérer les femmes - on l’a dit - ce qu’elle a défendu jusqu’à la fin. Et porter la cause animale jusqu’à obtenir des changements de lois majeurs, alors qu’au début de son engagement, tout le monde la regardait en se moquant : « Qu’est-ce qu’elle veut, cette jolie conne, avec ses bébés phoques ? »
Guy Vermeersch : Libre, forte, féministe, guerrière de la cause animale, la « jolie conne » avait des décennies d’avance sur la société dont elle est pourtant le produit. Autant de qualités pour lesquelles certain·es féministes et gauchistes, parfois parmi les premier·es à critiquer Bardot, devraient en réalité l’aduler.
Bardot, qui vivait dans des conditions très modestes, a donné quasi toute sa fortune aux pauvres, aux animaux. Elle continuait, comme Amélie Nothomb, à répondre à chaque courrier qu'elle recevait. Elle est restée fidèle, jusqu'à en être blâmée, à ses amis, même ceux dans la tourmente.
Nature. Cash. Courageuse. Indépendante. Militante. Provocatrice mais élégante. Belle à mourir mais détachée de son image. Engagée dans ses combats jusqu'au bout : BB était une femme hors normes. On s'en est beaucoup servi. Mais on lui a peu demandé si elle était heureuse. Et elle aurait pu faire n'importe quoi, on aurait toujours trouvé de quoi la critiquer.
Mais bon… peu importe. Là où elle se trouve maintenant, elle doit certainement regarder tout cela avec distance.
Et se dire qu’elle s’est toujours dit : « rien à foutre ».
ADIEU B.B ...
RépondreSupprimerB.B avec Mireille Dumas.
https://www.youtube.com/watch?v=rL3XpJzbJjk&si=8LL7LTmpgl0RUz1b&fbclid=IwY2xjawPLj4ZleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEeWqDn_NHgzU3nJNGDnG0_ii0vOMsjok5v6WxDEoHsyollo9AQaXIltMZTvJ8_aem_6Nz2dqpend33mtqLbRE7IA