mercredi 8 juillet 2020

Le juridisme de Abir Moussi, desservirait-il son action politique ?


Le juridisme en politique n'est pas bon, selon Me Ryf. Il oublie cependant, que Ghannouchi voulant régulariser sa situation et légaliser son parti interdit en Tunisie, avait trafiqué un dossier pour l'obtention du visa pour Ennahdha en multipliant les irrégularités.
D'autant que par son article 8*, La Constitution de 1959 encore en vigueur en 2011, interdit tout parti politique instrumentalisant la religion, ce que Me Ryf semble ignorer ! Or Ennahdha est une filiale de l'organisation mondiale des Frères musulmans dont Ghannouchi est membre du bureau politique. Comme elle interdit le financement ** par un pays étranger des partis politiques tunisiens ! En l’occurrence, le Qatar finance les Frères musulmans d'Ennahdha !!

Ce que dénonce Abir Moussi auprès du Tribunal Administratif. Comme elle dénonce toutes les autres irrégularités qui se sont produites avec la complaisance du ministre de l’intérieur; qui plus est, est un juge auquel incombait de respecter la loi : le RCD-iste Farhat RAJHI, déjà traître à son parti !

Quant à la méconnaissance du droit civil, que Me Ryf trouve comme excuse à Ghannouchi, il ignore que les Frères musulmans le méprisent parcequ’ils lui préfèrent la chariâa, ce droit islamiste vieux de 14 siècles ! Et qu'ils continuent à mépriser; méprisant même les lois et les règles qu’ils ont concoctées pour la constitution de 2014, qu’ils nous vendent pour la meilleure du monde (sic !) c'est dire leur mépris pour l'Etat tunisien et sa République qu'ils détruisent méthodiquement.

Dans sa lutte contre la pieuvre islamiste, Abir Moussi utilise toutes les armes légales dont elle dispose : les médias, les urnes et le Droit ! L'avocate qu'elle est, aurait tort de se priver du Droit pour bien montrer le mépris de Ghannouchi qu'il en a, ainsi que des règles démocratiques. La justice étant entre les mains des islamistes, Abir Moussi se contentera de celle des Tunisiens auxquels elle ouvre régulièrement les yeux sur les agissements de Ghannouchi et ses Frères.
R.B
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Un grand débat agite en ce moment la Tunisie, débat lancé par Abir Moussi qui, lors d’une conférence de presse a indiqué que le parti islamiste Ennahdha était né dans des conditions juridiques douteuses; et que, notamment, ce parti avait été accepté alors que sa déclaration était irrégulière; la signature de la demande étant un faux, ne correspondant pas à celle de Ghannouchi; certains délais légaux n'ayant pas été respectés; les conditions que doit remplir le chef du parti n'avaient pas été respectées non plus, à savoir qu'il avait une double nationalité et qu'il était condamné pour des crimes de sang par la justice tunisienne.

Je dois dire d’abord que je suis très réticent, alors pourtant que je suis avocat, à la saisine des Tribunaux, beaucoup trop fréquente en Tunisie, lorsqu’il s’agit de régler un problème politique avant tout.
Or la présence dans le pays d’un parti islamiste (dont chacun sait que je suis un adversaire résolu), est beaucoup plus qu’un problème juridique, c’est une question fondamentalement politique.
Le vrai débat politique et même - dirai-je - de civilisation, est de savoir si un pays doit et a intérêt à tolérer des partis qui se fondent sur la religion et qui, en réalité l’instrumentalisent honteusement.

Alors, oui, c’est un problème politique mais au niveau non pas des Tribunaux mais de la Constitution qui doit clairement dire si elle accepte ou non ce genre de partis.
Or la Constitution en vigueur à l’époque et la nouvelle Constitution, n’interdisent pas ce genre de parti. Et ce qui n’est pas interdit est permis : telle est la règle.

Ensuite, les problèmes de forme ont certes leur importance et les juristes disent souvent que la forme (la procédure, les conditions de forme) sont les premières protections de la liberté mais il faut, à mon sens, éviter le juridisme pour, ici, faire de la politique.

Cela étant, je pense que madame Abir Moussi ne se fait guère d’illusions sur le sort judiciaire de son action mais elle fait là, une intervention politique pour montrer que, d’une part ce parti islamiste qui se fonde, nous répètent-ils, sur la morale; n’a pas hésité à se comporter de manière malhonnête; et que, poussé par l’urgence, il a gravement méconnu les lois et les règles. Comment, dès lors, faire confiance à un parti qui viole clairement et délibérément la loi ? Cette action d’Abir Moussi a donc le mérite d’attirer, une nouvelle fois, l’attention sur l’immoralité du parti Ennahdha.

D’autre part, cette action a également le grand mérite d’attirer l’attention sur les traîtres qui ont accepté de couvrir ces irrégularités évidentes et notamment celle de Farhat Rajhi, Ministre de l’Intérieur, qui nous sert aujourd’hui des explications plus qu’embarrassées et complètement irrecevables mais qui démontrent sa traîtrise ; qui, en laissant passer ces irrégularités flagrantes, a déshonoré sa fonction de magistrat.

Enfin cette action a également le mérite de faire apparaître aussi la réalité d’Ennahdha et de Noureddine Bihri qui menacent (le comble !) le PDL d’annulation, montre bien comment les islamistes conçoivent la démocratie ! 
Alors qu’ils sont les auteurs des irrégularités flagrantes, c’est le parti qui les dénonce qui devrait être annulé ! 

Sur ce point je pense que s’ils s’avisaient d’aller dans ce sens, une grande majorité de Tunisiens se révolteraient et ils signeraient, aussi, leur arrêt de mort sur le plan international car s’il y a une chose que l’on ne peut pas reprocher à Abir Moussi et à son parti, c’est bien le respect des règles et de la Constitution.

Alors, en définitive, si je ne suis pas pour le juridisme et l’utilisation des Tribunaux en matière politique, je dis cependant bravo d’avoir ainsi mis en évidence le vrai caractère d’Ennahdha. 
Personnellement je n’avais pas besoin de cette nouvelle démonstration mais elle éclairera peut-être certains.

* Un parti politique ne peut s'appuyer fondamentalement dans ses principes, objectifs, activité ou programmes, sur une religion, une langue, une race, un sexe ou une région.
** Il est interdit à tout parti d'avoir des liens de dépendance vis-à-vis des parties ou d'intérêts étrangers.

mardi 7 juillet 2020

Pour les détracteurs d'Abir Moussi

Un homme politique a toujours ses détracteurs ...
Mais on s'étonne, cependant, que ceux de Abir Moussi, sont souvent des femmes qui, plus est, se disent démocrates, progressistes, républicaines, modernistes ... alors qu'elles ne sont que les idiotes utiles aux Frères musulmans ! 
Jalousie de bonnes femmes ? 
Jalousie qui les aveugle au point qu'elles ne rendent pas compte que Ghannouchi est en train de scier la branche sur laquelle les avait installées Bourguiba ...
R.B

Par le présent statut, je souhaite m’approfondir un peu plus sur un pertinent statut publié par mon cher ami le bâtonnier Jean-Pierre Ryf à propos de l’image d’Abir Moussi.

Etant certain des sentiments d’amitié sincères qu’éprouve Mr Jean-Pierre Ryf aussi bien pour la Tunisie que pour l’Algérie (Son pays natal), j’apprécie qu’il cherche à aller vers une amélioration de la perception de cette image, par une partie des Tunisiens.

Dans ce statut, Mr Jean-Pierre Ryf, de par son objectivité habituelle ainsi que de par sa position d'observateur extérieur et désintéressé, nous dit entre autres :
" Je veux redire d’abord que, comme beaucoup de ses concitoyens, j’éprouve une très grande admiration pour cette femme et je me suis même souvent étonné que cette admiration ne soit pas encore plus partagée.
En effet, tous les Tunisiens de bonne foi, qui ne sont pas aveuglés par une idéologie ou par un côté trop partisan, devraient constater au moins ces évidences ".

Je veux juste apporter là quelques pixels pour plus de précision, susceptibles de mieux expliquer pourquoi certains cherchent à diffuser une image de Mme Abir Moussi de façon à déformer sa perception.
Ils viennent de tout bord avec des motivations diverses. Cependant, leur tronc commun, étant de salir l'image de Mme Abir Moussi par des griefs et des accusations infondés, faute de critiques constructives ou de propositions positives ou d'une feuille de route qui tienne la route.

Quant à leurs motivations, les plus flagrantes émanent de :

- ceux qui ont quelque chose à se reprocher et qui ont sur le dos des dossiers judiciaires à camoufler, voire à enterrer.
- ceux qui s’accrochent à leur fauteuil pour les avantages et les privilèges qu'il leur apporte et qu’ils n’ont aucune chance d’obtenir ailleurs ni autrement.
- ceux qui refusent d’admettre que " la supériorité masculine " qu’ils incarnent, puisse être surclassée par une femme.
Ils pensent remédier à leurs problèmes et à leurs complexes, en discréditant Mme Abir par tous les moyens, aussi ignobles soient-ils : médisances, insultes, confection de complots ...
Il est clair qu’un tel comportement n’est souvent pas motivé par un souci de liberté d'expression démocratique ni par un intérêt national, il traduit plutôt un esprit de basse et répugnante jalousie, notamment chez certaines femmes de la scène politique.
- Il s’agit là d’une poignée de dames qui ont tout essayé pour se faire une honorabilité et pour percer dans l'espace public.
Elles camouflent mal ce qu'elles ont du faire pour accéder à la " high-society " en se prosternant devant Leila Ben Ali. Aujourd’hui, sans fierté et sans dignité, elles s’appliquent à retourner leurs robes pour lécher le cul des khouenjia (Frères musulmans).
Manque de pot, elles se heurtent à une stratégie intelligente, bienveillante et sincère mise en place par Mme Abir Moussi. Stratégie d’autant efficace qu’elle est nourrie d’un patriotisme sans faille et d’une connaissance approfondie de la vie politique tunisienne et de ses enjeux. Ce qui a permis à Mme Abir Moussi de dévoiler les manigances politiciennes, notamment celles de la secte qui, depuis 2011, n’a cessé de semer des peaux de bananes pour entraver la marche en avant de notre pays.
Ces dames qui se disaient patriotes, se sont avérées décevantes. Elles voient bien que leur pays ainsi que leurs acquis bourguibiens, sont devenus la proie des criquets islamistes.
Mais devant leur incapacité de s’élever à la hauteur de l’événement, elles n’ont rien trouvé de mieux que de se ranger aux côtés des obscurantistes pour critiquer et discréditer Mme Abir Moussi, devenant leurs idiotes utiles. Conséquence : elles ont toutes connu un échec cuisant.
De Bochra Bel Haj Hamida, à Saida Garach, à Wafaa Chedly, en passant par Leila Hadded, Sonia Dahmeni, Om Zied, Dalila Ben Mbarek ... dont certaines avalaient les couleuvres de Ghannouchi sans brancher quand ce dernier s’était allié à leurs partis comme le CPR, Ettakattol ou Nidaa Tounes !
- Dans cette épouvantable salade, je ne peux ne pas évoquer une certaine hystérique, menteuse, la comploteuse (l’affaire du micro ouvert) Samia Abbou, dite Mme Hab-hab (L’Aboyeuse).
Une véritable machine à ruminer la haine. Un jour, Mr Hatem Ben Selem, alors qu’il était Ministre de l’éducation dans une intervention historique et spectaculaire au parlement, a su la remettre à sa place et à sa véritable taille.

* مَــا ضَــرَّ يَـــوْمًــا، طَــيَــرَانَ طَــيَّــارَةْ
نُـبَـاحَ الْـكِـلَابِ، ولَا صُـرَاخَ الْـنَـبَّـارَةْ

L’unique leitmotiv de ces gens, n’a guère évolué. Il s’est obstinément bloqué à ressasser le passé RCD-iste de Abir Moussi. La belle affaire ! Comme si cela pouvait l’amoindrir ou la déshonorer. D'autant que Mme Abir Moussi, n’y était que pour quelques mois, secrétaire générale adjointe, en charge de la femme.

Alors deux questions m’intriguent :
- Pourquoi ces gens, notamment parmi ces dames, - si patriotes et si démocrates, nous disent-elles - n’ont-ils jamais sorti ce grief à l’encontre de ceux qui se sont soumis à la secte ?
Pourquoi n’ont-ils pas épinglé d’ex RCD-istes de tout premier plan, devenus fréquentables pour la secte avec la bénédiction de son gourou, dont certains occupent des postes de fonctionnaires dans nos grandes institutions publiques ou de ministres ?
- Pourquoi n’ont-ils jamais protesté pour dénoncer les insultes et les agressions à l’encontre de Mme Abir Moussi et des députés de son groupe parlementaire ?
Ne comprennent-ils pas qu’il s’agit de complots prémédités pour faire taire les voix libres qui dérangent ? Ne savent-ils pas qu’il s’agit d’actes accomplis par procuration, souvent par des hors-la-loi déjà condamnés par la justice ?

Le statut FB écrit et diffusé par l’un de ces sulfureux personnages, confirme par sa teneur le profil de son auteur. Il s’agit du prétendu " révolutionnaire ", le dénommé Imed Dghij.

Je dois vous raconter l’histoire de ce singulier personnage pour comprendre le machiavélisme des khouenjia. L'illuminé Dghij, sans jamais être élu, doit ses "compétences" à sa seule carrière de gardien d’un dépôt de boissons alcoolisées, appartenant à Imed Trabelsi, neveu de Leila ou son fils naturel selon certains. Depuis l’accession du gourou à la présidence du parlement, il n’a pas trouvé mieux que son neveu Habib Khedher à nommer à la tête de son cabinet, lui accordant " généreusement " aux frais de la princesse, le titre de ministre et les privilèges qui vont avec.

Khedher devient ainsi par la volonté de son oncle, le "concierge" du Bardo, contrôlant tout accès au parlement : n'y laissant entrer que ceux qui servent la cause de son patron. C'est ainsi qu'il a empêché l’accès au parlement à une association civile de femmes pour soutenir Abir Moussi après les agressions qu'elle avait subies de la part du sinistre Dghij, lequel s'est vu accordé un badge de circulation permanent au titre ronflant d' "Accompagnateur parlementaire". Une nouvelle trouvaille des khouenjia !

Le rôle de cet individu est très clair : Agresser par tous les moyens Abir Moussi, l'humilier et l'intimider ainsi que son groupe parlementaire. Il faut dire que le profil de l’individu correspond parfaitement à ce qu'attendent de lui Khedher et son oncle !

Dois-je ajouter, que certains journalistes comme Sofiane Ben Hamida, ose prétendre sans aucun scrupule sur un plateau de télé : « Abir n'a pas un fan club. Elle a un groupe de miliciens ». Je me demande ce qui lui fait dire de telles sottises ? Il ferait mieux d'aller enquêter sur "El Jihez Esserry" (services secrets de renseignement) de la Nakba, ou aux monts Chaânbi, Shammema et autres repères à terroristes. Et aussi auprès de Mustapha Khedhr, Noureddine B’hiri qui nous ont tant menacés de leurs kamikazes, ou auprès d'Ali Larayedh et compagnie.
Je lui rappelle que le PDL (parti destourien libre), lutte pour sauver notre pays et le libérer de l'emprise islamiste; et ce, par la puissance de la parole, de la loi, du savoir vivre et de la correction !

Mais ce que ces magouilleurs de tout bord ignorent, c’est que leurs provocations et leurs conspirations ne peuvent aboutir qu’à l’échec. Ils ne mesurent pas l’inébranlable volonté, le courage, l’intelligence et la sagesse qui habitent Mme Abir Moussi ainsi que sa combativité qu’elle cultive au sein de son PDL.

Je réédite ici un témoignage que j’avais publié, alors que Mme Abir était gravement menacée en 2018. Je pense qu’il en dit long sur le caractère de cette combattante :

عَـلَـى هامش التّهديدات، وَ لِـمَـنْ يُرِيـدُ أنْ يَـعْـرِفُ عَـنْ قُـرْبْ الْـسَـيُِـدَةُ الْـمُـنَـاضِـلَـةْ عَـبِـيـرْ مُـوسِـي، أَوْ مَـنْ يُـرِيـدُ أنْ يَـعْـرِفَ لِـمَـاذَا أَطْـلَـقْـنًَـا عَـلَـيْـهَـا لَـقَـبَ عَـبِـيـرِ الْـوَطَـنْ، أَوْ لِـمَـاذَا قُـلْـنَـا عَـنْـهَـا بِـرَاسِخِ الْإِقْـتِـنَـاعْ : إِنَّـهَـا إِمْـرَأَةٌ فِـي حَـجْـمِ وَطَـنْ، أُقَـدِّمُ هَـاتِـهِ الْـشَـهَـادَةً الْـصَّـادِقَـةً. أَسُـوقُـهَـا لِـلْـحَـقِـيـقَـةِ والإعْـلَامِ وَالْـتَّـارِيـخْ … خَـالِـيَـةٌ مِـنْ كُـلِّ تَـزْيِـيـفٍ، أَوْ مُـبَـالَـغَـةٍ، أَوْ دِعَـايَـةٍ أَوْ "تَـكْـلِـيـخْ" …

كُـنَّـا ذَاتَ يَـوْمٍ مِـنْ سَـنَـةِ 2018 فِـي إِجْـتِـمَـاعٍ لِلْـمَـجْـلِـسِ الْـعِلْـمِـي لِلْآكَـادِيـمِيَّـةِ الْـسِّـيَـاسِـيَّـةِ لِـلْـحِـزْبِ الْـدُّسْـتُـورِي الْـحُـرْ. دَقَّـتْ عَـلَـيْـنَـا بَـابَ الْـقَـاعَـةِ الْـسَـيِّـدَةْ عَـبِـيـر رَئِـيـسَـةُ الْـحِـزْبِ (كَـمَـا سَـبِـقَ لَـهَـا أَنْ فَـعَـلَـتْ فِـي مَـرَّاتٍ سَـابِـقَـةْ) وَ إِسْـتَـأْذَنَـتْ لِإِسْـتِـشَـارَتِـنَـا فِـي بَـعْـضِ الْـشُّـؤُونْ. كَـانَـتْ آنَـذَاك الْـتَّـهْـدِيـدَاتُ بِـإِغْـتِـيَـالِ الْـسَـيِّدَةْ عَـبِـيـرْ كَـثِـيـفَـةَ الْإِنْـتِـشَـارْ. تَـدَاوَلْـنَـا فِـي مَـا جَـاءَتْ مِـنْ أَجْـلِـهِ، ثُـمَّ تَـطَـرَّقَ أَحَـدُنَـا إِلَـى مَـسْـأَلَـةِ الْـتَّـهْـدِيـدَاتِ الْـمَـذْكُـورَةْ. عَـلَّـقَـتْ الْـسَـيَّدَةْ عَـبِـيـرْ بِـعُـجَـالَـةٍ،وَ بِـفَـائِـقِ الْـرُّجُـولَـةِ وَ رَبَـاطَـةِ الْـجَـأْشْ :"إِنَّـمَـا الْأعْـمَـارُ بِـيَـدِ الْلَّهْ، وَ أَنَـا لَـنْ أَسْـتَـسْـلِـمَ أَبَـدًا، وَ لَـنْ أَخْـذُلَ هَـذَا الْـوَطَـنْ … مَـهْـمَـا كَــانَ الْـثَّـمَـنْ…".

ثُـمَّ هَـمَّـتْ خَـارِجَـةً مِـنَ الْـقَـاعَـةِ جَـاذِبَـةً بَـابَهَـا حَـتَّـى كَـادَ أَنْ يُـغْـلَـقْ. عِـنْـدَئِـذٍ، أَعَـادَتْ فَـتْـحَـهُ لِـتَـتَـوَجَّـهَ لَـنَـا بِـقَـوْلَـةٍ لَـنْ أَنْـسَـاهَـا وَ لَـنْ أُدِيـرَ ظَـهْـرِي لَـهَـا مَـا دُمْـتُ حَـيِـَّـا … لِـعُـمْـقِ مَـا كَــانَ لَـهَــا مِـنْ وَقْـعٍ عَـلَـيَّ … وَ لِـفَـرْطِ مَـا إِغْـرَوْرَقَـتْ بِـالْـدُّمُـوعِ لِـسَـمَـاعِـهَـا عَـيْـنَـيَّ … وَ إِنْ كَـانَـتْ عَـادَةً دَمْـعَـتِـي عَـصِـيَّـةْ … : " إِذَا كَــانَ هَـذَا مَـا كَـتَـبَـهُ الْـلَّـه تَـعَـالَـى لِـي مِـنْ قَـدَرٍ مَـحْـتُـومْ، وَصِـيَّـتِـي الْـوَحِـيـدَةِ وَ الْـعَـزِيـزَةِ عَـلَـيَّ لَـكًُـمْ، أَنْ تُـوَاصِـلُـوا بِـكُـلِّ عَـزِيـمَـةٍ وَ شَـجَـاعَـةْ … لَا إِسْـتِـسْـلَام وَ لَا تَـفْـرِيـطَ فِـي هَـذَا الْـوَطَـنْ"

لََـقَـدْ عَـرِفْـتُ مُـنْـذُ نُـعُـومَـةِ أَضَـافِـرِي (مُـنْـتَـصَـفَ الْـخَـمْـسِـيـنَـاتْ)، الْـعَـدِيـدَ مِـنَ الْأَحْـدَاثِ وَ الْـمَـوَاقِـفِ الْـوَطَـنِـيَّـةِ الْـحَـسَّـاسَـةِ وَ تَـفَـاعَـلْـتُ مَـعَـهَـا بِـكُـلِّ جَـوَارِحِـي : مِـنْ مَـلَاحِـم الْـرُّبْـعِ سَـاعَـةِ الأَخِـيـرْ لِـلْـمُـقَـاوَمَـة الْـوَطَنِـيَّـةْ، إلى حَـرْبِ الْـتَّـحْـرِيـر الْـجَـزَائِـرِيَّـة، فَـالْـعُـدْوَانِ الثُّلَاثِـي عَـلَـى مِـصْـر، وَ أَحْـدَاثِ سَـاقِـيَـةِ سِـيـدِي يُـوسِـفْ 1958 وَ حَـوَادِثِ بـنْـزَرْتْ 1961/1963، ثُـمَّ الْـحَـرْب الْـعَـرَبِـيَّـة الْإِسْـرَائـلِـيَّـة 1967 و 1973 …

لَـكِـنَّـنِـي أَسْـتَـطِـيـعُ أَنْ أَجْـزِمَ أَنَّ هَـذَا الْـمَـوْقِـفَ كَــانَ مِـنْ أَكْـثَـرِ الْـمَـوَاقِـفِ الْـذِّي إِهْـتَـزَّتْ لَـهُ جَـوَارِحِـي أَيَّـمَـا إِهْـتِـزَازْ. لَـقَـدْ كَــانَ مِـنْ أَبْـدَعِ وأَرْوَعِ مَـا أَحْـسَـسْـتُ بِـهِ مِـنْ دُرُوسِ الْـوَطَـنِـيَّـةِ الْـصَّـادِقَـة، والإِخْـلَاصِ لِـلْـوَطَـنْ. عَـطَـاءٌ لَا مَـحْـدُودْ، وشَـجَـاعَـةٌ بِـلَا قُـيُـودْ …

شَـهَـادَتِـي هَـاتِـهِ عَـنْ إِمْـرَأَةٍ هِـي فِـي الْـرُّجُـولَـةِ "قَـدَّهَـا وِ قْـدُودْ"… فَـهْـيَ فِـي نَـفْـسِ الْـوَقْـتِ أُمٌّ صَـالِـحَـةٌ، طَـيِّـبَـةٌ وَدُودْ … وَ مُـنَـاضِـلَـةٌ صَـادِقَـةٌ ذَات كَـفَـاءَةٍ وَ وَطَـنِـيَّـةٍ لأَقْـصَـى الْـحُـدُودْ … عَـنْ لَـبْـوَةٍ تُـنْـشِـأُ لِـهَـذَا الْـوَطَـنِ أَشْـبَـالًا، وَ تَـتَـعَـامَـلُ مَـعَ ثُـلَّـةٌ مِـنَ الأُسُـودْ … هَـذَا مَـا يُـأَكُِـدُ لِي أَنَّ مَـنْ يُـقْـدِمُ فِـي الْـظَّلَامِ عًَـلَى الْـتَّهْـدِيدِ وَ الْوَعِـيدْ، قَـدْ يَـجًِدُ نَـفْـسَـهُ عِـنْـدَ الْـضِّـيَـاءِ مَـفْـقُـودٌ، مَـفْـقُـودٌ، مَـفْـقُـودْ …
قَـدَّمْـتُ لَـكُـمْ عَـلَـى شَـرَفِـي وَاقِـعَـةً عِـشْـتُـهَـا وحَـضَـرَتْـهَـا مَـجْـمُـوعَـةٌ لَا يُـسْـتَـهَـانُ بِـهَـا مِـنَ الْـشُّـهُـودْ …**

Par ailleurs, Ceux qui connaissent de près Mme Abir Moussi, savent qu'en dehors de sa forte personnalité et de sa brillante intelligence, elle n’en demeure pas moins, une bien respectable épouse, une douce maman et une respectueuse personne.

J’ai eu récemment une assez chaude discussion avec une amie. Cette dernière, reproche à Mme Abir Moussi de donner dans ses discours et ses interventions, une impression de rigidité et d’agressivité. Ce qui en fait selon elle, une femme clivante. Je ne me suis pas empressé pour la démentir. Cependant, j’ai soutenu qu’il serait opportun d'en comprendre les raisons. Ce qui lui semblait de l'agressivité n'est que l'expression de sincérité et d'un discours qui vient du cœur pour donner l’énergie à sa parole. Cette femme parle avec ses tripes parceque jalouse pour son pays, qu'elle défend contre ceux qui veulent le détruire.
Elle défend l'action d'un siècle de militantisme destourien, comme elle défend tous les acquis du progrès accumulés par les destouriens dont le CSP (Code du Statut Personnel) que les tunisiennes perdront très vite si rien n'est fait pour mettre un terme à la destruction méthodique mise en place par les Frères musulmans pour mettre un terme à la République et tuer la jeune Nation tunisienne !

Sans oublier que cette femme endure un énorme stress. Un stress venant de toutes parts. J’en cite à titre d’exemples :
- Le volume de travail qu’elle accomplit.
- L’absence totale de volonté politique pour agir de la part des dits progressistes, au sein de l'assemblée nationale.
- Les ignobles manigances et intimidations que déploient à tous les niveaux les islamistes et leurs alliés, pour soumettre leurs opposants, dont ils arrivent même à en faire des traîtres, comme Nabil Karoui.
- L’ampleur des enjeux traités.
- Les irrégularités souvent commises pour faire passer des lois ou des résolutions, qu'il lui faut dénoncer régulièrement.
- Je conclue par un dernier exemple, non des moindres : Le climat général politique qui règne au parlement et dans le pays, mis en place par Ghannouchi pour la dénigrer, l’intimider et la terroriser.

Les propos de " l’illstre " Dghij comme le qualifient ses amis et dont j’ai parlé plus haut, sont loin d’être un cas unique. Les vulgaires propos comme " Clocharde, baloua (malédiction), harza (employée de hammam), zhaghrata (laudatrice) …", reflètent bien le niveau de cette secte. Malgré tout ça, Mme Abir Moussi et le PDL restent dignes !

En outre, en observant les petits gestes quotidiens de Mme Abir Moussi, on constate qu’elle porte aussi en elle, une autre Abir, celle de la fille du peuple. Une dame dotée d’un sens aigu de la politesse, du savoir vivre, de la gentillesse, de la finesse et de la délicatesse.

Ces qualités humaines sont bel et bien enracinées dans un milieu familial sain et bien équilibré.
- Son papa, feu Si Tijeni, ex-officié de la sécurité nationale, un destourien qui incarne le patriotisme, la rigueur et la discipline; lui-même fils d'un destourien convaincu.
- Sa maman - Rabbi yfadhalha (que dieu la garde) - Lalla H’biba, une femme adorable, discrète et bonne maman, une ex-enseignante qui incarne les valeurs de la République, de la correction et du savoir-vivre.

Alors, pour ceux qui cherchent à mettre sur le dos du PDL et de Mme Abir Moussi tous les maux de la Tunisie et que la menace de guerre civile que brandissent les khouanjia leur fait peur … je conseille de l'écouter attentivement pour comprendre son combat pour les en débarrasser; puisque pour la plupart, ils commencent à admettre les échecs de Ghannouchi et ses "Frères" et le danger qu'ils représentent pour la Tunisie !

Texte revu par Rachid Barnat

* Les chiens aboient et la caravane passe.
** (extrait) : Bien que les menaces de mort pèsent sur elle, Abir Moussi calmement nous dit que si tel est son destin, elle l’accepte avec abnégation mais nous recommande une seule chose : poursuivre son combat pour libérer la Tunisie de la colonisation islamiste, si elle devait mourir.




L’Image d’Abir Moussi




Je veux aborder, ici, la question de l’image d’Abir Moussi et de ce qui me paraîtrait nécessaire pour aller vers une amélioration de la façon dont elle risque d’être perçue par une partie des Tunisiens.

Je veux redire d’abord que, comme beaucoup de ses concitoyens, j’éprouve une très grande admiration pour cette femme et je me suis même souvent étonné que cette admiration ne soit pas encore plus partagée.

En effet, tous les Tunisiens de bonne foi, qui ne sont pas aveuglés par une idéologie ou par un côté trop partisan, devraient constater au moins ces évidences :
- D’abord un courage exceptionnel alors qu’elle se sait menacée et qui fait qu’elle continue à dénoncer, avec force, les dérives à la fois des islamistes, des partis complices et eux-mêmes extrémistes et des partis qui, derrière une façade de modération et de progressisme, acceptent en s’alliant aux obscurantistes, d’avaler couleuvres sur couleuvres et de nuire aux intérêts de leur pays.
- Ensuite, une clarté dans l’exposé qui ne fait jamais appel à la langue de bois mais qui se base sur des faits vérifiés, des analyses logiques et claires et qui montre une armature intellectuelle de premier plan.
- La comparaison avec les discours de tous les autres, je dis bien de tous les autres, démontrent une qualité que l’on ne trouve pas ailleurs et j’ai plusieurs fois défié quiconque de m’indiquer le nom de ceux qui pourraient prétendre rivaliser avec elle sur le courage, la clarté et l’intelligence de son discours !
- Enfin elle est la seule à avoir mis clairement en évidence les pièges mis par les islamistes dans la Constitution et dans le régime électoral tunisien qui, en dernière analyse, constitue le problème majeur du pays : à savoir l’impuissance organisée, voulue pour permettre aux obscurantistes de garder le pouvoir. Beaucoup et, notamment parmi les constitutionnalistes admettent que cette Constitution et ce régime électoral sont foncièrement mauvais et conduisent le pays à la ruine.

Après avoir dit cela, il m’est permis d’ajouter que j’ai la crainte que l’image d’Abir Moussi finisse par être troublée, écornée et que certains ne retiennent de ses interventions (amplement justifiées) que son côté opposante aux islamistes et à leurs complices et ne voient plus en elle le leader capable de mettre en œuvre une autre politique favorable au peuple tunisien.
Elle est d’ailleurs consciente du problème mais répond que l’élimination du champ politique des partis qui instrumentalisent la religion est un préalable ainsi que la modification du régime électoral.
J’en suis d’accord mais je continue de penser qu’il serait tout de même nécessaire de redire aux Tunisiens de temps en temps et sous une forme ou une autre, seule ou avec son équipe quelles seraient les mesures qu’elle ferait adopter dans les domaines cruciaux de l’économie, de l’éducation, de la santé, de la sécurité et j’en passe.
Elle l’avait fait au moment de la campagne électorale et elle avait bâti, à ce moment-là, un programme que beaucoup n’ont pas voulu voir et que certains ont oublié.
Il serait donc bon et nécessaire de refaire ce travail pédagogique et de montrer ainsi ce que le pays pourrait gagner en éliminant les obscurantistes et en appliquant son programme.

Elle rééquilibrera, ainsi, son image avec toujours son côté combattante (absolument nécessaire) mais aussi son côté leader positif donnant un cap à ses concitoyens.

dimanche 5 juillet 2020

Abir MOUSSI, CLIVANTE ?

Si elle l'est, c'est par nécessité pour ne pas tomber dans les travers de Béji Caïd Essebsi !

Il lui fallait clarifier la scène politique pour éviter le flou entretenu par Ghannouchi autour des progressistes, dont beaucoup se sont avérés disposés à collaborer avec lui à l'idéologie diamétralement opposée à la leur ; s'ils en avaient une ... Béji Caïd Essebsi compris !

Suite à la double trahison de Béji Caïd Essebsi (dont les accords secrets de Paris avec Ghannouchi), certains ont fait contre mauvaise fortune bon cœur, espérant qu'il rééditera le coup fatal de François Mitterrand porté à Georges Marchais et aux communistes ... mais n'est pas Mitterrand qui veut !

Et depuis, Béji Caïd Essebsi à Carthage n'a fait que de la figuration soumis qu'il était à Ghannouchi qui tire les ficelles des Nidaa-istes; et en premier, à son rejeton Hafedh Caid Essebsi, dynamitant de l'intérieur un parti porteur de tant d'espoirs pour les Tunisiens qui rejettent les Frères musulmans et leur wahhabisme ! Qui plus est, ses conseillers étaient "infiltrés" d'islamistes que lui avait imposés Ghannouchi !

Est-ce donc être clivant que de vouloir clarifier le jeu politique pour distinguer le bon grain de l'ivraie et savoir qui est qui et l'idéologie dont il se réclame; ce que fait Abir Moussi ? 

Abir Moussi fait un travail salutaire pour le pays pour en finir avec la stratégie mise en place par le machiavélique Ghannouchi d'avancer toujours caché sous de fausses apparences, de moderniste, de démocrate cherchant l'oiseau rare et en finir avec le "consensus", cette politique du "tawafouq", trouvaille des Frères musulmans que Béji Caïd Essebsi a fini par admettre et par banaliser; puisque, malheureusement, beaucoup de progressistes ont fini par croire que Ghannouchi est incontournable et indispensable à la vie politique tunisienne !

Consensus en réalité, qui ne profite qu'aux islamistes et à quelques opportunistes mais en aucun cas au pays car il ne permet aucun projet sérieux ! Et Dieu sait si le pays, aurait besoin d'un projet et d'un redressement !

Abir Moussi a fait le bon diagnostic des maux dont souffre la Tunisie : en premier, la constitution de 2014 dite la meilleure du monde et en second la loi électorale faite sur mesure par et pour les Frères musulmans d'Ennahdha ! Deux causes de la paralysie à gouverner le pays.

Il lui a suffi d'une motion pour sortir le loup du bois ! D'une pierre, elle fait deux coups. Ghannouchi surpris par cette demande de criminalisation des Frères musulmans, a tout fait pour l'empêcher d'aboutir, piétinant même les règles internes de l'assemblée nationale pourtant établies par ses Frères d'Ennahdha. Ce qui est un aveu de son appartenance à l'organisation des Frères musulmans contrairement à ses négations. Par la même, cela a permis de distinguer les islamistes et les crypto-islamistes des progressistes. 
Désormais la scène politique tunisienne devient plus lisible pour les Tunisiens, depuis le vote de cette motion : les patriotes d'un côté, qui ont voté pour et les ennemis de la République de l'autre, qui ont voté contre, c'est à dire les islamistes, leurs satellites naturels comme "al karama" mais aussi leurs alliés opportunistes, comme Nabil Karoui !

Abir Moussi demande aux destouriens de Tahya Tounes de ne pas tomber dans le piège de Ghannouchi qui pratique la règle de "diviser pour mieux régner", en favorisant la multiplication des partis "destouriens", pour émietter les voix lors des élections et tuer dans l’œuf ces nouveaux partis ! Comme elle demande aux  députés de Qalb Tounes que la trahison de leur chef gêne, de le quitter.

Quant au programme du PDL, il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas l'entendre ni pire aveugle que celui qui refuse de le lire ! Il existe bel et bien; et ce n'est pas la faute de Abir Moussi si les médias braquent leurs projecteurs uniquement sur son combat contre les Frères musulmans. Ce qui prouverait d'ailleurs, que certains journalistes ont compris l'impossibilité de réformer quoique ce soit, tant que les Frères musulmans détiennent les règnes du pouvoir. Ou mieux encore, ils ont compris l'urgence de dégager Ghannouchi car il ne peut être la solution des problèmes qu'il a sciemment créés aux tunisiens, depuis sa fumeuse révolution !

Le plus curieux, ce sont ces journalistes qui se disent progressistes mais semblent s'étonner que Abir Moussi refuse toute alliance avec les Frères musulmans ou avec ceux qui se sont compromis avec Ghannouchi, pour le bien du pays nous disent-ils ! 
Comme s’ils admettaient le mariage de la carpe et du lapin ...

N'ont-ils donc pas tiré de leçons de 10 années de pouvoir islamiste et de leurs échecs ? Échecs, soit dit en passant, qui ne sont en réalité que succès pour les Frères musulmans dont le projet est de détruire la République en détricotant tout ce que les destouriens avaient patiemment réalisé, d'abord pour libérer la Tunisie, puis d'en faire un Etat moderne ancré dans son époque.

L'unique grief qu'ils retiennent contre Abir Moussi, est son passé de RCD-iste que beaucoup lui jettent à la figure comme une insulte pour mieux l'intimider ! Argument repris aux Frères musulmans par des naïfs, idiots utiles à Ghannouchi; puisque ce dernier, lui-même recrute parmi les ex du RCD; mais dont ils semblent oublier le passé et les postes de dirigent qu'ils y tenaient, pour faire une fixette sur le "passé" de Abir Moussi au bureau politique du RCD de 2010 à 2011, n'étant que la cinquième roue du carrosse !

Rachid Barnat


samedi 4 juillet 2020

Quand Ghannouchi est trahi par ses enfants ...


La vérité sort de la bouche des enfants ...
Sauf que les enfants en questions sont "les enfants de Ghannouchi", porteurs de nouvelle culture affirmait le cheikh pas peu fier des voyous repris de justice pour certains, qui lui rappellent avec émotion, son propre terrorisme quand il avait leur âge ! 
Demeurés pour certains et incultes de surcroît, confondant l'assemblée nationale avec une cour de récréation pour agresser les opposants de leur "père" !
Ils menacent, insultent, terrorisent, agressent verbalement et physiquement Abir Moussi et les membres du PDL, les seuls à lutter contre la pieuvre islamiste des Frères musulmans ! 
Or depuis le congrès de Hammamet, Ennahdha serait devenu un parti politique civil; et le cheikh pour le confirmer avait délaissé la "jebba" et tout l'attirail d'un cheikh/guide spirituel, pour se déguiser en démocrate portant costume ... et cravate bleue ! 
Il pensait duper le monde mais ses "enfants" lui rappellent régulièrement son appartenance à l'organisation mondiale des Frères musulmans, quoiqu'il raconte; en arborant au Bardo les symboles de la confrérie.
R.B

3 juillet 2013 : Le jour où tout a basculé

Mercredi, 17 juin dernier,  à l’ARP (assemblée des représentants du peuple), les députés takfiristes (jeteurs d’anathèmes), exhibent le portrait de Mohammed Morsi, emporté, il y a juste un an, par une foudroyante crise cardiaque, en pleine audience de son procès, pour haute trahison. 
La photo est  légendée : « Président martyr, les lions demeurent des lions ». L’homme, n’avait rien d'un lion. Mais quand on manque de référence, on s’enfonce dans la jungle.
L’année dernière, à la même époque, les islamistes et leurs satellites, imposèrent à l’ARP la récitation de la Fatiha (priére qu'on dit aussi pour les morts) pour le repos de l’âme de leur « héros » et le pleurèrent à chaudes larmes, à travers la Tunisie. 
La chaîne Al Jazeera, les Tunisiens s’en souviennent, a diffusé les longs sanglots de notre inconsolable ex-président provisoire dit Tartour, toujours dévoué au bon patron qatari. 
Protestant contre cette violation du sens national et de cette parcelle de notre souveraineté qu’est l’ARP, Abir Moussi tint à interpeller Mme Samira Chaouachi, vice-présidente de l’Assemblée. Celle-ci justifiant l'action des takfiristes : " Vous, personne ne vous a empêché de brandir votre portrait (sous-entendu celui de Bourguiba) ". 
Cette mise en parallèle des deux hommes est, à tout point de vue, scandaleuse. 
Le comportement des salafistes ne m’a guère étonné. Ils ont toujours clamé leur obédience à l’Internationale ikhwanjiste (Frériste). En revanche, la confusion des genres, chez Mme Chaouachi, mérite correction.
D’abord, Bourguiba est au-dessus de toute comparaison. Mohammed Morsi, lui, quelle que soit la sympathie qu'on puisse lui porter, n’a en aucun cas sa place à l’ARP. Homme bourru et irrémédiablement rustique, rien ne le prédestinait à la magistrature suprême. Déclaré élu à l’issue d’élections aux résultats contestés par son rival Ahmed Chafiq, Mohamed Morsi n’était que le délégué des Frères musulmans à la Présidence. Les vrais pouvoirs étaient détenus par le Guide suprême Mohammed Badi‘e, en personne.
Arrêtons-nous plutôt sur ce 3 juillet, date fatidique où, il y a sept ans, tout a basculé en Égypte, avec d’insoupçonnables répercussions sur le monde en général et sur la Tunisie en particulier. Rappelons aux mémoires oublieuses ce que fut l’expérience du pouvoir islamiste dans le pays où l’idéologie qui le sous-tend, est née. 
Fin juin 2012, Mohammed Morsi s’installe au Palais de la République, il reçoit, il déclare, il menace, il se gratte là où il ne faut pas. Mais l’armée n’est pas sûre. D’autant moins sûre que le nassérisme n’y est pas tout à fait mort. Elle est déjà incontournable, du temps du vice-roi Mohammed Ali Pacha (1769-1848), fondateur de l’Égypte moderne. C’est lui qui, sur le modèle bonapartiste, décrète la conscription, et crée l’armée de métier, une force d’intervention qui garde le souvenir de ses premières victoires contre le premier royaume wahhabite. C’est sur elle que s’est appuyé Nasser pour démanteler la féodalité terrienne et mettre au pas les velléités califales des adeptes de Hassan el Banna.
Morsi décide de mettre à la retraite le maréchal Hussein Tantawi, patron de l’armée tout au long du règne de Mohsen Moubarak. Mais par qui le remplacer ? Si restreint que soit le choix, il est vite fait : en voilà un général discret, directeur des Services des Renseignements militaires, de son état, homme pieux, sachant le Coran par cœur. Il est sans tache, à l’exception du rond noir qui orne le haut de son front, sans cesse frotté aux nattes des mosquées. Grâce à cette médaille-là, Abdelfattah al-Sissi trouva grâce aux yeux méfiants de la Confrérie.   
Bien qu’elle ait reconnu Israël, l’Égypte continue de jouer un rôle-clé dans la région. À Hillary Clinton, qui s’en inquiète, Mohammed Morsi jure de respecter les accords de Camp David. Pour étayer sa bonne foi, il écrit une lettre célèbre à son « Ami le Grand (sic) » (Sadîqi al-Adhim) Shimon Perez, président de l’État hébreu. Il rencontre Mahmoud Abbas pour lui faire part et le convaincre de sa contribution à résoudre le conflit « Palestine-Israël », à savoir l’octroi d’une partie du Sinaï aux Ghazzaouis, en compensation des substantielles concessions territoriales revendiquées par l’entité sioniste sur les territoires occupés en 1967. Le Président de l’Autorité palestinienne rejette cette première mouture du « Deal du siècle ».
Mais les affaires intérieures se corsent. Gérer un pays pauvre de plus de quatre-vingt-dix millions d’âmes exige des compétences introuvables dans la sphère intégriste. Alors, il faut faire vite, rendre le système irréversible. 
Le TAMKIN devient une tâche cruciale, vitale, urgente. Il nomme des gens incompétents mais fiables aux postes disponibles. Il met à la retraite anticipée nombre de responsables pour libérer des places, gèle les activités de la Haute Cour constitutionnelle, remplace le procureur de la République, homme réputé intègre. Magistrats et  avocats se rebiffent.
En novembre 2012, pour avoir les mains libres, il tente d’obtenir les pleins pouvoirs, par le biais d’une réforme constitutionnelle lui permettant de légiférer par décret, d’annuler « des décisions de justice en cours » et d’aller vers l’instauration de la Charia. L’opposition s’en émeut, la colère gronde. Le ministre de la Défense tente une médiation entre le président et l’opposition. Peine perdue, la fuite en avant s’accélère. Pendant ce temps, les redoutables Moukhabarat (services de renseignement) observent le manège, consignent et procèdent à des écoutes téléphoniques. Au procès de Mohammed Morsi, l’irréfutable documentation fournie par les Service constituera l’essentiel des charges.
Le 15 juin2013, débordera le vase. Au stade couvert du Caire, devant des milliers de fanatiques, Morsi annonce la rupture des relations diplomatiques avec la Syrie et, brandissant le drapeau à trois étoiles des insurgés islamistes, il s’écrie: « Labbayki ya Souriya ! » (Syrie, nous voilà !), ajoutant : « l’Égypte, peuple et armée, vole à ton secours ». Abdelfattah El-Sissi est estomaqué. L’insubordination est nette et sans appel. Non, l’armée n’ira pas en Syrie !
L’Égypte dispose de deux armées, respectivement, la Deuxième et la Troisième. Qu’en est-il de la Première ? Elle est en Syrie. En 1958 (apogée du pan-arabisme), sous le nom de République arabe unie, le Caire et Damas fusionnent, pour divorcer trois ans plus tard. Mais l’ordre numérique des armées n’a pas changé et jamais, foi de Saladin, la 2ème et la 3ème armées n’attaqueront la 1ère  ni celle-ci les deux autres. Mais ce pacte non écrit entre les frères d’armes, est d’une subtilité inaccessible aux « Frères » tout court.
À partir du 28 juin, outre Le Caire et Alexandrie, toutes les grandes villes sont convulsionnées par de déferlantes manifestations. Le 30 juin, celles-ci totalisent, quelque trente-trois millions de mécontents. Plus de 22 millions de signatures dûment identifiées ont déjà été collectées à l’appui d’une demande populaire de nouvelles élections.
Les supporter pro-Morsi ripostent à Nasr City, là où en 1963 Nasser fit construire la Mosquée  dédiée à Rabi‘a al-‘Adawiya (Mystique soufie). L’esplanade d’en face prit le même nom. Elle est littéralement investie par des barbus de tout poil, au grand désagrément du voisinage. Contraints à une telle promiscuité, les habitants doivent mettre, des semaines durant, leurs WC à la disposition de légions gavées de kefta et de taamiya, victuailles à base de fèves et autres féculents productifs. De leurs balcons, les assiégés assistent impuissants et effrayés, à des lynchages à mort d’hommes soupçonnés d’être des flics. C’est sous des estrades rudimentaires dressées pour le TAKBIR, que leurs cadavres sont dissimulés.
Éduqués à la haine des chrétiens, les « Frères » s’acharnent sur les Coptes. Selon Amnesty international, une cinquantaine d’églises sont incendiées et des magasins sont saccagés. On déplore aussi des morts.
Le 1er juillet, l’armée décide de sauver la République. Un ultimatum de quarante-huit heures est lancé au Président. Il est sommé de rétablir la Constitution et de renoncer à toutes les décisions prises au mépris des lois. Il tergiverse. 
Le 3 juillet au soir, il est destitué. Un président par intérim est désigné, Adli Mansour, Président de la Cour constitutionnelle,  la plus haute instance judiciaire du pays, que Morsi avait démis de sa fonction de contrôle des décrets présidentiels.
Les  islamistes se mobilisent, les petites natures de la démocratie dénoncent le « coup d’État » et Hillary Clinton est désemparée … En Tunisie, la rédaction de la Constitution s’accélère grâce à de réelles concessions islamistes de circonstance.
Entre temps, les habitants à l’entour de la Place Râbi‘a, lancent des appels de détresse aux autorités. Ce n’est que le 15 août, soit près d’un mois et demi après la déposition de Mohammed Morsi, que la police décide de siffler la fin de la récréation. Les barbus refusent d’évacuer. Force devant rester à la loi, les agents de l’ordre chargent. Le bilan est lourd.
Telle est la tactique islamiste : obliger l’État à se salir les mains. C’est aussi ainsi qu’il faut comprendre les menaces, trois fois proférées, à la place même de Râbi‘a  par un virulent prédicateur, Safwat Hegazi : « Celui qui asperge Morsi avec de l’eau, nous l’aspergerons avec du sang ». Depuis lors, le sang n’a pas arrêté de couler. 
Et les fanatiques, Erdogan en tête, font le salut de Râbi‘a, en levant la main, parfois les deux, pouce replié et les quatre doigts dressés en dents de râteau (chiffre 4; prononcé en arabe, il renvoie au nom de la sainte Râbi'a). 
Geste devenu signe de ralliement pour les Frères musulmans, que le cheikh Rached Ghannouchi, chef d'Ennahdha, reprend volontiers.
Râbi‘a ! Qui donc est cette femme dont le nom s’est prêté à une symbolique aussi primaire ? Râbi‘a, littéralement « La Quatrième ». Son père l’a ainsi appelée parce qu’elle vint s’ajouter à trois sœurs. Née en 717 à Bassora, en Irak, elle y décède à l’âge de quatre-vingts ans. Poétesse soufie, elle consacre à Dieu des cantiques éthérés. Elle fonde la doctrine de « l’Amour divin ». À la question : Aimes-tu Dieu ?  ̶  Profondément, répond-elle. Autre question : Détestes-tu le Diable ? Elle rétorque : L’amour de Dieu me remplit si bien que je n’ai pas le temps de penser à la détestation de quiconque.
N’est-ce pas un sacrilège inqualifiable que de faire de cette femme-amour, un symbole trivial pour des gens en guerre contre le soufisme et ses saints ? Confusion révélatrice de l'inculture et de l'obscurantisme des islamistes !