jeudi 21 janvier 2021

POURQUOI JE SOUTIENS Abir MOUSSI ?

Article paru dans : Kapitalis

Depuis le retour de son exil doré londonien le 30 janvier 2011 à la faveur du coup d'Etat ourdi par son maître l'émir du Qatar, Ghannouchi s'est comporté en Tunisie comme dans un pays conquis, pratiquant la razzia à tous les niveaux, vidant les caisses de l'Etat, saccageant les institutions de la République et considérant la Tunisie comme un butin de guerre !

Quand Béji Caid Essebsi s'est levé pour dire qu'il sera le rempart des Tunisiens, contre l'invasion des Frères musulmans et contre leur obscurantisme, mon espoir a rejoint celui de million de Tunisiens choqués par ces nouveaux Béni Hilal venus détruire tout ce que les destouriens avaient patiemment construit depuis prés d'un siècle; et répandre leur wahhabisme par la force et la terreur, alors que nos ancêtres l'avaient fermement rejeté !!

C'est avec joie que je me suis rendu à Monastir assister à la naissance de Nidaa Tounes, comme des milliers de Tunisiens qui ont fait le déplacement pour le baptême de ce parti "sauveur de la Tunisie" !

Mais voilà, l'espoir a été de courte durée : Béji Caid Essebsi nous a trahis !

Et dés l'annonce de son alliance avec Ghannouchi, que nous découvrirons déjà antérieure aux élections de 2014, j'ai rompu avec Béji Caid Essebsi et avec Nidaa Tounes, ce parti sorti du néant pour se placer en tête, tant il a suscité d'espoir !

Et d'avoir dénoncé la trahison de Béji Caid Essebsi dans mes posts sur FaceBook et dans mon Blog, j'ai perdu beaucoup de mes lecteurs, mécontents que j'aie osé critiquer Béji Caid Essebsi, convaincus qu'il fallait lui laisser le temps pour tuer la bête à laquelle il s'est allié; me trouvant impatient et dur envers lui !

Mais "n'est pas Mitterrand qui veut", je répondais alors à certains qui me rappelaient le coup de maître du socialiste Mitterrand qui s'est allié au communiste Georges Marchais pour mieux le neutraliser ! Tout en leur rappelant que ces partis sont républicains, contrairement à Ennahdha qui ne l'est pas du tout.

Ce qui m'avait scandalisé alors, c'était les couleuvres que Ghannouchi faisait avaler aux membres du bureau politique de Nidaa Tounes. Et ce qui m'avait le plus déçu, c'était l'attitude de certains Nidaa-istes dont j'appréciais les interventions et les discours avant la trahison de Béji Caid Essebsi mais que j'ai trouvés silencieux, voir hypocrites quand ils tentaient maladroitement de justifier l'injustifiable. Si certains ont fini par quitter le bateau ivre qu'est devenu Nidaa Tounes, d'autres ont continué à s'accrocher à ce bateau à la dérive.

Le plus choquant, c'était quand Béji Caid Essebsi cherchait à caser son rejeton Hafedh, que tout le monde s'accordait à dire qu'il est nul de chez les nuls !

Et l'histoire nous a prouvé qu'une alliance contre nature est vouée à l'échec; puisque c'est Béji Caid Essebsi et son parti qui en ont fait les frais !

D'échec en échec, beaucoup parmi ceux qui ont continué à accorder leur confiance à Béji Caid Essebsi attendant un miracle qui ne viendra plus, ont fini par s'en détourner et déplorer sa trahison ! Certains par contre continuent à croire aux vertus du "consensus" et autre "dialogue national", trouvailles de Ghannouchi qui n'ont pour but que de le maintenir au pouvoir; et que Béji Caid Essebsi avait banalisés; et ce, malgré les échecs évidents et les mises en garde de ceux qui ont compris leurs dangers !

Depuis la trahison de Béji Caid Essebsi, j'attendais l'émergence d'un authentique destourien pour libérer la Tunisie de la pieuvre islamiste et de l'étreinte mortelle dans laquelle la tient Ghannouchi !

Et ce fut Abir Moussi dont le combat et les discours lui valent un ralliement de jour en jour grandissant, parce qu'elle est le dernier espoir pour libérer la Tunisie de cette engeance islamiste après avoir vu tomber dans les bras de Ghannouchi tant d'hommes et de femmes politiques prometteurs; mais dont la compromission avec les Frères musulmans me les a faits rejeter définitivement !

La sincérité de Abir Moussi, son patriotisme, son sérieux, son intelligence politique ... font que les Tunisiens se réveillent de leur cauchemar et reprennent espoir.

Elle a le mérite d'avoir désacralisé Ghannouchi que certains ont fini par prendre pour le messager Mohamed pour l'accueillir au chant de "Talaa al-Badru ‘Alaynā", réservé uniquement au prophète.

Elle n'a eu de cesse de dénoncer ses actions destructives des institutions de l'Etat dont il s'apprêtait à brader la souveraineté à ses maîtres al-Thani du Qatar et à Erdogan qui se rêve sultan, héritier des Ottomans !

Et les sondages, l'un après l'autre, démontrent que le PDL est devenu le premier parti des Tunisiens. Les déçus de Béji Caid Essebsi devraient rejoindre ce parti, qui contrairement à Nidaa Toues, a un projet clair et des principes avec lesquels il ne transige pas.

Ceux qui continuent à bouder Abir Poussi pour des raisons irrationnelles, se trompent de combat comme ils se trompent de croire que les partis qui pactisent, ou sont disposés à le faire, avec Ghannouchi, leur seront d'un quelconque secours car on ne peut attendre d'un pompier pyromane d'éteindre les feux qu'il allume; comme on ne peut compter sur Ghannouchi pour trouver des solutions aux problèmes qu'il a sciemment crées pour la Tunisie en application du programme des Frères musulmans !

Quant à ceux qui reprennent bêtement la critique des Frères musulmans accusant Abir Moussi qu'elle sera la résurgence du RCD dissous, leur argument n'est plus opérant; puisque Ghannouchi a recruté de nombreux ex-RCD-istes dont la dernière recrue, Mohamed Ghariani le secrétaire général du RCD, him self, pour en faire son conseiller personnel !

Alors il faut continuer sans relâche de soutenir Abir Moussi et le PDL, d'analyser leurs discours et leur programme et de convaincre petit à petit, non pas les politiques qui sont irrécupérables pour la plupart, mais le peuple lui-même qui va finir par voir quel est son intérêt et où est son avenir.

Rachid Barnat

lundi 18 janvier 2021

Portrait et projet de Abir Moussi

GHANNOUCHI NE PEUT ÊTRE A LA FOIS LE PROBLEME ET SA SOLUTION ...

Ghannouchi prétend résoudre les problèmes qu'il a créés en appelant au dialogue national, en remaniant sans cesse les gouvernements qui se succèdent à un rythme effréné depuis la "révolution" ... alors qu'il ne fait qu'enfoncer un peu plus le pays, comme le programment les Frères musulmans !

Il est plus simple que les progressistes s'unissent pour retirer leur confiance à Ghannouchi pour reprendre le pouvoir législatif ! Mais voilà l'égo, les rancunes et les petits calculs de certains, font que les démocrates ont pactisé avec Ghannouchi et qu'ils refusent le énième appel de Abir Moussi pour le dégager !

Ce qu'ils ignorent ces opportunistes prétendument progressistes, est que leur refus de dégager Ghannouchi leur fait perdre des voix qui iront forcément à Abir Moussi dont le discours et les prises de positions sont, on ne peut plus clairs ! Ce que les instituts de sondages confirment quand ils disent que le PDL est devenu le 1er parti des Tunisiens. 

R.B

Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre, le PDL

Entretien réalisé par Lotfi Maherzi : Madame, tous les sondages attribuent à votre parti la première place avec plus de 39% des intentions de vote, loin des islamistes qui atteignent à peine 19%. Comment expliquez-vous cette adhésion populaire ?

Abir Moussi : Je voudrais d’abord transmettre mes chaleureuses salutations au peuple frère algérien avec lequel nous partageons tellement de valeurs communes de bon voisinage, de solidarité et de fraternité. Concernant nos résultats positifs dans les sondages, nous les prenons en compte avec beaucoup de plaisir, cela prouve que de plus en plus de Tunisiens adhèrent à nos idées, nous suivent, croient à notre engagement politique et à notre programme. Je pense qu’ils sont convaincus que nous portons réellement un projet de redressement économique et de rénovation politique. Mais comme vous le savez, les sondages sont le plus souvent une photographie à un instant T dans la vie politique d’un pays. Nous estimons que rien n’est acquis et que nous devons continuer à occuper le terrain du combat et des luttes pour une Tunisie civile, moderne et ouverte sur le progrès et la modernité.

Vous êtes le plus souvent présenté par vos adversaires comme le symbole de l’ancien régime tout en oubliant le nombre d’anciens RCD sollicités par tous les partis et les gouvernements successifs. Comment expliquez-vous ces contradictions ?

Abir Moussi : Vous savez, nos adversaires sont en échec total, ils sont dans la panique, ils n’ont plus d’arguments valables pour nous diaboliser en rappelant notre passé destourien et notre appartenance à l’ancien régime alors que les enjeux importants de la Tunisie d’aujourd’hui sont ailleurs. En vérité, Ghannouchi, les islamistes et leurs alliés veulent empêcher les Tunisiens d’adhérer à notre projet. Mais ils n’arrivent pas à tromper le peuple qui est très conscient de la manipulation. Comme vous le dites si bien, ils sont dans l’hypocrisie et la contradiction la plus absurde. Le président du Parlement, Rached Ghannouchi, a recruté récemment le dernier secrétaire général du RCD comme conseiller en pensant l’utiliser pour nous déstabiliser tout en continuant à insulter celles et ceux qui sont restés fidèles à leurs convictions. Mais ça ne marche pas, le peuple a compris leurs combines et leurs manipulations cyniques. 

Vous êtes régulièrement pris à partie par les islamistes et leur bras droit radical du parti Al Karama (Dignité) avec, souvent, l’absence remarquée de solidarité des politiques et des partis démocrates au Parlement. Pourquoi, selon vous, ce silence du camp démocrate ?

Abir Moussi : Je pense que nous n’avons rien à attendre de ces démocrates réformistes qui aiment parler de droits de l’Homme mais préfèrent se taire face à ces agressions. C’est un silence révélateur de leur trahison en laissant, par exemple, Ghannouchi accéder à la présidence du Parlement et l’islam politique s’accaparer de secteurs sensibles comme les ministères de l’Intérieur et de la Justice. 

En réalité, leur silence exprime leur peur de fâcher leurs alliés islamistes et de perdre les privilèges qu’ils leur accordent. C’est pour cela qu’ils préfèrent rester silencieux plutôt que de participer à un mouvement de sauvegarde patriotique. 

Vos adversaires vous reprochent l’absence d’un vrai programme politique, notamment sur les plans social et économique. Qu’en pensez-vous ?

Abir Moussi : Je pense que nous sommes les seuls à avoir un programme construit et organisé autour d’axes de redressement économique, de novation politique et sociale, de transparence de la vie politique et de respect des lois, comme nous sommes les seuls à nous engager pour une économie ouverte à dominante essentiellement sociale, susceptible de créer la richesse, notamment grâce aux nouvelles technologies numériques. Nous voulons aussi assurer l’emploi, réaliser les objectifs de croissance et de développement, réduire les déficits financiers avec des mesures pour stabiliser le dinar et juguler l’inflation. Enfin, sur le plan sécuritaire, nous avons retenu comme priorité absolue la lutte contre le terrorisme, le crime organisé, la corruption et l’informel, car c’est la condition fondamentale pour envisager une relance vertueuse de l’économie. 

Dix ans après la révolution dite de la liberté et de la dignité, les Tunisiens sont désenchantés, de plus en plus mécontents d’une révolution confisquée qui a dégradé la situation économique et sociale du pays. Comment expliquez-vous cette désillusion  ? 

Abir Moussi : Le peuple doute et je le comprends. Car la vie est devenue de plus en plus difficile, notamment pour les plus fragiles. Vous savez, avec un taux de chômage qui atteint plus de 15% , une chute du dinar de plus de 60% et une inflation qui grimpe à presque 8%, le Tunisien ne peut être qu’en colère. En dix ans de pouvoir accaparé par les khwanjiyas (Frères musulmans) et leurs alliés, l’économie est devenue un désastre, la corruption est de plus en plus importante et les disparités entre les régions sont devenues insupportables comme le montrent les grèves et les révoltes qui se multiplient. C’est une situation qui désespère les Tunisiens qui ne voient pas leurs conditions de vie s’améliorer. Ils sont nombreux à prendre conscience que la classe politique, au pouvoir depuis dix ans, a été incompétente et incapable d’améliorer leurs conditions de vie. Elle n’est pas aujourd’hui crédible et ne peut plus incarner ni l’espoir ni la compétence pour redresser la situation économique. Les Tunisiens découvrent que la révolution que les islamistes et leurs alliés utilisent comme un fonds de commerce a donné naissance, en vérité, à plus d’injustice sociale, plus de pauvreté, plus de détresse chez les jeunes et plus de violence terroriste et de chaos politique. La Tunisie mérite mieux que cela.

Depuis 2010, la corruption gangrène le pays, la presse tunisienne en dénombre plus de deux mille dossiers au niveau de la justice dont les plus récents concernent l’importation de blé avarié impropre à la consommation et l’implication d’un ministre dans une affaire d’importation de déchets de l’Italie. Pourquoi ces dossiers et ceux révélés par la Cour des comptes accusant les partis au pouvoir, Ennahdha et Qalb Tounes, d’argent sale et de financement occulte sont toujours en attente ?

Ce que vous dites est vrai. Malheureusement la justice subit des pressions énormes qui l’empêchent d’ouvrir les dossiers de corruption ou ceux relatifs aux assassinats politiques et au terrorisme. Les juges n’ont pas de sécurité pour faire leur travail convenablement puisque l’État est faible et les institutions infiltrées. De plus, si la justice condamne les corrompus des partis au pouvoir, le gouvernement perdra sa base et son soutien. C’est pour cela que seul un changement de régime politique et institutionnel pourrait instaurer l’État de droit. 

Beaucoup de Tunisiens et surtout les jeunes sont complètement découragés et ne croient plus en la démocratie. Nombreux sont ceux qui vivent le chômage, l’exil social ou qui ont rejoint le djihad. Quelles sont vos réponses politique à ces jeunes démunis afin de leur donner confiance et les aider à retrouver leur place dans la société ?

Abir Moussi : C’est vrai que la situation sociale des jeunes est dramatique. Les islamistes et les populistes ont trouvé un terrain fertile au sein de ces jeunes appauvris. Ils ont profité de leur vulnérabilité pour les embrigader dans le jihad et qui a fait de notre pays un grand pourvoyeur du terrorisme. Vous savez, là où je me déplace, je m’adresse à ces jeunes pour leur dire que malgré la situation lamentable de l’économie qui ne favorise ni la création d’emplois ni la justice sociale, gardez espoir, la Tunisie a besoin de votre force, de votre dynamisme et votre persévérance pour surmonter, demain, ensemble, la crise. 

Au sein du PLD, nous avons des structures dédiées comme l’académie politique pour former des jeunes de plus en plus nombreux à acquérir les outils économiques, culturels et politiques pour leur donner les conditions d’insertion dans le monde du travail et à lutter contre toutes les formes d’obscurantisme et promouvoir une Tunisie libre et démocratique. 

L’histoire de la transition démocratique tunisienne est surtout marquée par le compromis (tawafek) entre les islamistes du parti Ennahdha et les partis démocrates. Vous dites que ce consensus est non seulement contre- nature mais responsable de la situation critique sur les plans politique et économique. Pouvez-vous nous dire pourquoi ?

Abir Moussi : Le système du tawafek a été fabriqué par les islamistes et consenti par l’ensemble des gouvernements qui, par électoralisme ou intérêts calculés, ont pactisé avec l’islam politique et sa mouvance Ennahdha. C’est un compromis contre-nature entre deux camps politiques qui, en théorie, ont des différences idéologiques opposées et sont divisés, toujours en théorie, sur les questions identitaire, économique et sociale. Mais en pratique, ces alliances sont assumées par les démocrates même si elles ont permis de blanchir les islamistes, de masquer leur vrai visage takfiriste et de renforcer dans le même temps leur position hégémonique dans le paysage politique tunisien. Elles leur ont permis aussi de noyauter les institutions tunisiennes comme l’éducation nationale et les lieux de culte dans l’indifférence et le silence des gouvernements successifs. Vous savez, tous les Tunisiens se rappellent de cette vidéo fuitée devenue culte de Rached Ghannouchi demandant aux salafistes, pressés de prendre le pouvoir, de la patience et de la raison, le temps de terminer le job (noyautage) et de contrôler l’armée. 

Nul n’ignore, Madame, que la Tunisie vit actuellement une situation institutionnelle difficile. Le régime politique qui se voulait être parlementaire est devenu dans la pratique un régime inopérant et impuissant. Est-ce, selon vous, un échec du régime parlementaire et du mode électoral, un échec de la transition démocratique en Tunisie et si oui quelles sont vos propositions sur le plan institutionnel ?

Abir Moussi : Oui, assurément, un grand échec institutionnel. La Constitution, le mode électoral, ainsi que les jeux politiques partisans ont contribué à transférer le pouvoir du Parlement aux partis politiques devenus puissants et en même temps impuissants à constituer des majorités de coalition, toujours fragiles et éphémères. C’est la grande tragédie des institutions tunisiennes qui ont enfanté des alliances gouvernementales sans vision politique ni détermination à trouver des solutions efficaces aux problèmes des Tunisiens. Résultat : nous avons aujourd’hui un gouvernement faible, incapable de gouverner, un président absent avec des pouvoirs limités et un Parlement soumis aux partis politiques. C’est inadmissible et cela ne peut durer. C’est pour cela que le PLD milite pour l’instauration d’un régime présidentiel modéré, fondé sur la séparation des pouvoirs et l’équilibre des différentes institutions. Autrement dit, un régime qui permettra une plus grande stabilité gouvernementale, une répartition bien claire et bien équilibrée des prérogatives entre le président qui nomme les membres du gouvernement sur proposition du Premier ministre et le Parlement qui assure une mission de contrôle de l’exécution du programme du gouvernement. 

Mais tout cela n’est opérant que si la justice et l’instance supérieure pour les élections sont indépendantes avec une cour constitutionnelle neutre qui veille au bon fonctionnement des institutions. 

Depuis que l’islam politique est au pouvoir, on constate une volonté discrète des islamistes au pouvoir de changer la vie des Tunisiens dans le domaine vital de la religion et de l’identité tunisienne. Votre sentiment ...

Abir Moussi : C’est une situation très grave qui soulève le problème de survie de la nation tunisienne et ses valeurs identitaires et culturelles millénaires. Depuis l’arrivée d’Ennahdha au pouvoir, nous sommes confrontés à une stratégie de réislamisation rampante, notamment dans le domaine de l’éducation. On compte aujourd’hui des centaines de jardins d’enfants prétendus coraniques créés en toute impunité par des associations liées aux islamistes et qui échappent à tout contrôle de la part du ministère de la Femme et de la Famille. 
Ce sont de véritables prisons qui embrigadent nos enfants dans des projets terroristes et guerriers. Ce sont des situations extrêmement graves qui ouvrent large la voie aux courants jihadistes, populistes et opportunistes de tous bords. C’est pour cela que le PLD et ses militants engagent une guerre implacable contre tous les réseaux associatifs dits humanitaires ou académiques qui sont autant de relais de Ghannouchi et ses parrains de la région, utilisés pour changer le modèle de société tunisien.

Alors que la Tunisie a toujours renvoyé un modèle d’égalité homme-femme avec le Code du statut personnel, des députés du parti takferiste El Karama s’attaquent aux acquis des femmes tunisiennes et prônent l’application de la chariaa à la place des lois civiles qu’ils considèrent comme contraires à la religion. Qu’en pensez- vous ? 

Abir Moussi : Il faut savoir d’abord que le parti Al Karama, qui affiche ouvertement son conservatisme religieux et sa filiation avec l’idéologie takferiste, est le petit frère d’Ennahdha et obéit à la lettre aux consignes de leur maître Ghannouchi. 

En vérité, ce que Ennahdha ne peut pas ou ne veut pas dire parce qu’elle craint pour son image prétendument modérée, Al Karama le fait. 
Au Parlement, ses députés développent, en toute impunité de la part du président du Parlement, un discours chargé de haine et de mépris envers la femme tunisienne. Ils s’attaquent régulièrement à ses acquis et prônent la charia à la place des lois civiles. Nous avons en Tunisie des daechiens qui siègent en toute tranquillité au Parlement sans être inquiétés ni par la justice ni par le gouvernement. Alors, notre devoir est de les combattre sans aucune retenue, de dénoncer leur projet et leurs commanditaires et d’alerter les Tunisiens sur ce danger mortifère pour nos jeunes et notre pays. 

Votre parti organise actuellement un sit-in de la colère pour exiger la dissolution de la section tunisienne de «l’Union des Oulémas musulmans». Pourquoi cette association et quels sont vos reproches ?

Abir Moussi : Nous voulons, en fait, à travers ce sit-in citoyen qui dure depuis le 16 décembre 2020 prévenir les Tunisiens que notre pays est confronté à une offensive globale de déstabilisation menée discrètement par cette pseudo association académique longtemps dirigée par le prédicateur Youssef Al Qaradaoui, qui a, comme vous le savez, été l’inspirateur de l’islam politique et des Frères musulmans. 

Nous considérons que cette association, qui prospère grâce à des financements opaques, est une institution dangereuse pour la Tunisie car elle est le lieu par excellence qui conduit vers l’obscurantisme et le terrorisme islamistes. Nous demandons aux ministres de tutelle, non seulement de dissoudre cette association extrémiste, mais aussi de fermer les mosquées fondamentalistes et les écoles de radicalisation des jeunes. Notre devoir est d’alerter les Tunisiens et les autorités publiques sur le danger de ces associations, qui prônent un discours de haine et de division entre les Tunisiens. 

Lors de votre dernier meeting à Monastir, vous avez annoncé le lancement de «La révolution des lumières». En quoi consiste cette initiative ?

Abir Moussi : C’est un projet qui nous est cher et que nous comptons soumettre, non seulement au Parlement, mais aussi aux partis politiques et à la société civile. Son objectif est d’instaurer une société civile et souveraine à dimension essentiellement sociale. Une société démocratique, pluraliste, fondée sur la séparation des pouvoirs et la garantie de la protection des libertés individuelles et collectives ainsi que les valeurs des droits de l’Homme. Nous voulons avec cette charte promouvoir une large union républicaine, afin de reconstruire l’État de droit et des institutions et combattre tous ceux qui utilisent le discours de la haine et de l’obscurantisme. 

*****

Abir Moussi, l’espoir de la Tunisie moderne

Elle est le nouveau visage de la Tunisie, la nouvelle dame de fer de la politique qui impose par la force du verbe, l’esprit vif et la parole aux accents mystiques des grands leaders. Son combat contre l’islam politique, son charisme exceptionnel et sa détermination pour ramener le pays au prestige de la Tunisie de Bourguiba fait d’elle une personnalité politique autant adorée que violemment détestée par ses adversaires. Mais qu’on aime ou pas le personnage, elle fait partie de ces meneurs qui marquent les esprits par leur présence tenace sur le terrain des luttes. Les Tunisiens se sont d’ailleurs habitués à son look austère et soigné, son côté doux-dur et ses mots acerbes lorsqu’elle dénonce la présence d’un islamisme radical qui a prospéré à bas bruit depuis l’arrivée au pouvoir des khwanjiyas, une expression qu’elle use à l’envi comme pour rappeler la filiation étrangère et antipatriote des islamistes tunisiens. Ce courage inflexible, allant jusqu’à l’intransigeance et qui a tant manqué à la classe politique tunisienne, lui assure une popularité qui monte en flèche et la place en tête des sondages, laissant Ennahdha loin derrière. Une responsabilité qu’elle veut exercer dans un esprit d’ouverture à la modernité et dans le sillage de la Tunisie des lumières. 

Une vie mêlée d’études brillantes et de militantisme sans faille 

Abir Moussi est née en 1975, à Jammel, dans le gouvernorat de Sousse, de mère institutrice et de père cadre dans la Sûreté nationale. Très jeune, ses parents lui inculquent les valeurs morales d’intégrité, de loyauté, de persévérance mais aussi le goût de la discussion et du combat. Autant de vertus forgées dans une ambiance petite bourgeoise très attachée à la figure du bâtisseur de la Tunisie moderne, Habib Bourguiba, qui sert d’ailleurs de boussole à toute la famille. Depuis, la jeune Abir restera fidèle toute sa vie à ce visionnaire qui a accordé à la femme ses droits indispensables et placé l’éducation au cœur du projet national. 
Alors, son désir d’entrer en politique y prend racine. En 1999, avant même sa majorité, elle intègre la jeunesse ­destourienne et entreprend en parallèle des études brillantes de droit pour terminer première sur les centaines de candidats au concours de certification à la profession d’avocat. Après dix ans de militantisme au parti destourien, elle gravite les échelons pour devenir, en 2010, secrétaire générale adjointe, chargée de la Femme au sein du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti de l’ancien Président Ben Ali.
 

Les mouvements sociaux et les révoltes populaires de Sidi Bouzid, Kasserine et Thala en 2010 mettent fin au règne de Ben Ali. Abir Moussi refuse de renier son engagement avec l’ancien régime et réclame un droit d’inventaire sur le bilan et la gouvernance des destouriens. Comme elle refuse de céder aux voleurs de ce qui est convenu d’appeler «la révolution du jasmin», qui feignent de jouer la démocratie pour mieux la confisquer. Harcelée pour ses convictions, elle se met en retrait de la vie politique, puis revient très vite pour prendre les commandes du mouvement destourien qui deviendra, en 2016, le Parti destourien libre (PLD). Elle installe ses alliés, galvanise ses troupes et redonne confiance à son parti qui s’imposera en quelques années en leader de l’opposition. 

Elle présente de réels traits de caractère d’un leader peu enclin à la complaisance

Son ascension s’accélère en février 2019, lorsqu’elle est élue députée de la circonscription de Tunis 2 à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le Parlement tunisien. A chaque plénière, elle crée la surprise en montrant, contrairement à ses adversaires au pouvoir, une maîtrise de soi rarement prise en défaut et de réels traits de caractère d’un leader peu enclin à la complaisance. A chaque intervention, elle clashe le président de l’ARP, l’islamiste Rached Ghannouchi, pourfend les députés takferistes du parti Al Karama, le petit clone d’Ennahdha, et dézingue les autres : les voleurs, les misogynes et les obscurantistes infiltrés dans les institutions et les rouages de l’Etat. 
Tous responsables, selon elle, de la gestion alarmante des affaires depuis 2011. Et quand elle dénonce cette descente aux enfers et refuse de baisser la tête devant ces trafiquants de la démocratie, elle se fait harceler, insulter et agresser par les députés islamistes et leurs alliés pour que sa parole cesse d’être libre et que le débat parlementaire tourne à l’intimidation. Mais ni les agressions physiques ni les intimidations n’ébranlent ses convictions surtout quand elle rappelle qu’Ennahdha est en vérité un tigre en papier qui a prospéré sur les compromissions de démocrates mous et d’une classe politique tunisienne soumise. 

Elle méprise l’infâme Tawafek, bricolé par les islamistes et quelques juristes égarés

Son programme ? Il est résolument progressiste. Il défend l’égalité homme-femme, prévoit la mise en place d’une réelle politique de justice sociale solidaire avec les plus pauvres et interdit les partis qui instrumentalisent la religion. Un programme aux antipodes de celui des gouvernements de coalition islamo-démocrate qui a plongé la Tunisie dans l’anarchie et le découragement. Elle méprise leur Tawafek (Consensus), fait de petits arrangements et de copinage et n’imagine nul compromis avec ceux qui ont apporté au pays ruine et goût de cendres et détruit le modèle du vivre-ensemble qui faisait de la Tunisie une nation curieuse du monde. 

Enfin, elle envoie à la casse tous ces démocrates, qui, hier encore, battaient le pavé pour une Tunisie démocratique et laïque, ont mis le doigt dans l’engrenage de cet infâme Tawafek en ouvrant larges et sans compter les bras républicains à l’islam politique.

C’est pour cela qu’elle s’engage à changer une Constitution «fourre-tout» et un code électoral imposé par Ennahdha et quelques juristes égarés, qui a consacré un système partisan conduisant à l’impuissance de l’action politique. Elle plaide plutôt pour un régime présidentiel, un Parlement libéré des partis et une Cour constitutionnelle indépendante qui veille sur le bon fonctionnement équilibré des institutions. La bataille, certes, sera rude et suppose d’abattre la forteresse de l’islam politique et ses relais locaux et régionaux. Abir Moussi s’y emploie sans faiblesse, avec l’accord tacite de plus en plus de Tunisiens, lassés par dix années de pouvoir nahdhaoui et qui gardent en mémoire les écoles de l’enfer wahhabite, les assassinats politiques, l’encouragement au jihad, le terrorisme et le noyautage dans les organes de l’Etat. 

Elle milite pour une charte républicaine de la Tunisie des lumières

Dans cette bataille, Abir Moussi n’exclut pas des alliances avec les démocrates sincères. Elle propose comme base d’entente une charte qui établit comme principes fondateurs la séparation des pouvoirs, l’égalité homme/femme, le respect des droits humains, l’identité nationale récupérée, la liberté de culte et de conscience et la non-politisation du religieux, valeurs qu’elle considère comme préalables républicains qui ne doivent faire l’objet d’aucune concession. 

Tout un combat qu’Abir Moussi compte mener sur tous les fronts avec tous ceux qui partagent les objectifs de cette charte et qui s’engagent pour une Tunisie des lumières. A moins de quatre ans des échéances législatives, Abir Moussi s’est construite, à l’image de son modèle, Habib Bourguiba, une stature d’autorité, de sérieux et de charisme qui donne de l’espoir aux Tunisiens, aujourd’hui trop déçus par une révolution qui a permis, certes, de libérer leur parole mais qui a aussi installé l’islam politique et plus de pauvreté, plus de chômage et plus de corruption.

L'islam de France prend sa place dans la République

Enfin ! L'islam de France a son tour reconnaît l'Etat civil de la République française et sa laïcité !
Produit de la Révolution française, Bonaparte a réglé la question des religions avec le concordat; comme il a réglé la question du judaïsme par la création du consistoire. Depuis Eglise et Consistoire, reconnaissent la primauté des lois de l'Etat civil sur les lois religieuses.
Emmanuel Macron que certains comparent à Napoléon, aura réussi ce qu'aucun de ses prédécesseurs n'a, ni su ni pu faire : une charte pour que l'islam de France reconnaisse lui aussi les valeurs de la Républiques, et que la loi de l'Etat est au-dessus de la chariaa !
Les Tunisiens devraient s'en inspirer, pour mettre un terme à l'islam politique; cet islamisme qui mine et ruine la Tunisie depuis que les Frères musulmans sont au pouvoir ! A quand la laïcité en Tunisie ?
R.B

Le Figaro 

La «charte des principes» de l'islam de France approuvée par l'ensemble des fédérations du CFCM

Emmanuel Macron reçoit lundi à l'Élysée les dirigeants du CFCM. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sera également présent, au moment où le projet de loi sur le séparatisme arrive à l'Assemblée.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a formellement approuvé dimanche soir une «charte des principes» de l'islam de France et ses dirigeants seront reçus lundi par le président Emmanuel Macron, qui avait réclamé ce texte dans le cadre de son offensive contre «le séparatisme islamiste». Après plusieurs semaines de crise interne, les trois dirigeants du CFCM avaient annoncé samedi un accord à l'arraché sur ce texte qui affirme la «compatibilité de la foi musulmane avec les principes de la République», dont la laïcité, «l'égalité homme-femme» et rejette «l'instrumentalisation de l'Islam à des fins politiques».

Annoncée par un communiqué de l'institution, son adoption formelle par les neuf fédérations composant le CFCM ouvre la voie à une vaste restructuration de la deuxième religion de France et notamment à la création d'un Conseil national des imams (CNI), qui sera chargé de «labelliser» les imams exerçant en France.

Dans un communiqué distinct, l'Élysée a annoncé dans la foulée qu'Emmanuel Macron recevrait lundi à midi les représentants du CFCM en compagnie du ministre de l'Intérieur et des Cultes, Gérald Darmanin, qui avait déjà salué samedi une avancée contre «l'islam politique». Mi-novembre, le président de la République avait lui-même réclamé au CFCM cette réaffirmation formelle des principes républicains, dans la foulée de son offensive contre le «séparatisme» et l'islam radical, qui a été, depuis, formalisée dans un projet de loi. L'examen de ce texte controversé et critiqué commence lundi à l'Assemblée nationale. «Si certains ne signent pas cette charte, nous en tirerons les conséquences», avait averti le président qui avait accentué sa pression sur les représentants musulmans après les attentats contre Samuel Paty mi-octobre et dans la basilique de Nice deux semaines plus tard.

L'ingérence des États étrangers

Selon le communiqué du CFCM, cette charte, dont le contenu n'a pas été rendu public, pose notamment que «le principe d'égalité devant la loi oblige tout citoyen dont le musulman de France à inscrire son vécu dans le cadre des lois de la République garantes de l'unité et la cohésion de notre pays». Ce texte de 7 à 8 pages réaffirme également «le principe d'égale dignité humaine dont découle l'égalité femme-homme, la liberté de conscience et de religion, l'attachement à la raison et au libre arbitre, le rejet de toutes les formes de discrimination et de la haine de l'Autre».

D'après le communiqué, la charte fait également référence aux actes hostiles visant les musulmans en France tout en rejetant l'idée d'un racisme institutionnalisé. «La charte rappelle que les actes hostiles aux musulmans de France et aux symboles de leur foi est l'œuvre d'une minorité extrémiste qui ne saurait être confondu ni avec l'État ni avec le peuple français», indique ainsi le communiqué du CFCM, dont la représentativité est régulièrement mise en cause. Dans une allusion aux discriminations qui peuvent frapper les musulmans en France, le texte rappelle leur «attachement (...) à leur citoyenneté pleine et entière».


La charte s'élève également contre «l'ingérence» des États étrangers dans l'exercice du culte musulman, également dans le collimateur des autorités et du projet de loi contre le séparatisme. Une de ses dispositions prévoit ainsi d'encadrer plus strictement les dons étrangers de plus de 10.000 euros.

Le chef de l'État avait, de son côté, déclaré qu'il entendait mettre fin, d'ici à quatre ans, à la présence en France des 300 imams étrangers «détachés» par la Turquie, le Maroc et l'Algérie.


Si la portée exacte et le champ d'application de la charte restent encore à préciser, le CFCM a indiqué dimanche qu'il rechercherait «l'adhésion la plus large possible» au sein des différents acteurs du culte musulman. «Le CFCM soumettra, via ses instances, le texte de la charte ainsi que les textes fondateurs du Conseil national des imams (CNI) aux acteurs locaux, imams et responsables de mosquées, en vue d'une consultation et une adhésion les plus larges possibles», indique le communiqué.

 

dimanche 17 janvier 2021

DE L'EXPANSIONNISME DES RELIGIONS ...

Du temps polythéistes, chacun avait sa religion voir plusieurs dieux à vénérer et les hommes ne cherchaient pas à imposer leur croyance. S'ils se faisaient la guerre, c'était uniquement pour agrandir leur territoire ...


L'histoire des religions monothéistes est remplie de guerres des religions, appliquant la règle "une loi, une foi, un roi" ... dieu et religion, étant ceux du roi, bien évidemment !

Après la Révolution française, puis avec la laïcité, les religions ont perdu leur monopole sur les peuples européens. Et ce après remise en question du christianisme et du judaïsme qui ont dû se réformer pour s'adapter à leur époque.

Mais tout restait à faire chez les peuples musulmans, trop habitués au califat; le Calife tenant le rôle de successeur du messager Mohammad, imposant l'islam et la chariaa à tous les peuples de l'empire avec un statut particulier de "dhimmi" aux chrétiens et aux juifs, moyennant finance !

Le Calife étant le gardien de l'islam, il lui revenait de le répandre et de l'imposer à d'autres peuple, d'où les guerres de religions qui lui servaient de prétexte à l'expansionnisme pour agrandir son empire !

La bataille de Lépante marquera un arrêt à l'expansionnisme de l'islam !

Et depuis, certains nostalgiques de l'expansionnisme de l'islam, veulent prendre une revanche sur les chrétiens qui y ont mis fin !

Le colonialisme ayant mis fin au dernier califat et ayant disloqué l'empire ottoman, les peuples colonisés ont pris conscience de l'idée de nation. Leurs leaders qui les ont libéré du colonialisme, l'ont mise en pratique en instaurant un régime républicain pour une nation unie autour des valeurs républicaines, délaissant la religion mais n'osant pas adopter la laïcité pour ménager des peuples peu cultivés et souvent pas instruits. Ce qui fut le cas de la Tunisie.

Mais voilà, il y a toujours eu dans l'Histoire des nostalgiques idéalistes. Souvent aveuglés par leur extrémisme, ils rêvent de restaurer les empires déchus et le Califat; et de revenir en arrière vers ce qu'ils disent être l'âge d'or de l'islam !

C'est le cas des pan-islamistes et celui de leurs frères ennemis, les pan-arabistes !

Et le wahhabisme par sa doctrine expansionniste, va prendre la relève du calife déchu pour le venger. Ce que tente désespérément Erdogan. Et paradoxalement, ce sont les Occidentaux qui vont aider à son expansion croyant la délimiter au monde "arabe". Mais comme c'est le cas souvent, le monstre finit par échapper à son créateur et se retourner contre lui ! Ce que les Européens découvrent à leurs dépens !

Or André Malraux disait : " Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas ". 
Alors il faut espérer que les peuple las du lourd tribut qu'ils payent en nombre de morts à cette doctrine nihiliste, finiront par rejeter le wahhabisme et le combattre, comme le rejeta le Bey de Tunis en son temps ! 

En Tunisie le mérite revient à Abir Moussi qui a fait de cette lutte contre le wahhabisme, une cause nationale en combattant les Frères musulmans d'Ennahdha qui s'en servent pour accaparer le pouvoir et le répandent dans tout le pays pour leur assurer leur pérennité au pouvoir ! 

Rachid Barnat