Table des matières : http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2014/04/tables-des-matieres-de-mon-blog.html ...... Ce nouveau blog est ma contribution à la réussite de la révolution tunisienne. PS : J'utilise la rubrique "commentaires" pour "actualiser" l'article, par des commentaires piochés dans FB, ou par des liens vers d'autres articles pour un autre éclairage ...
lundi 24 février 2014
ENTRÉE OFFICIELLE EN CAMPAGNE ÉLECTORALE DE TARTOUR !
vendredi 21 février 2014
L'héritage de l'ex-troïka présidée par Ghannouchi
Néji Jelloul :
Professeur à l’université Mannouba
Bilan de la troïka :
- 850 tonnes de déchets dans les rues,
- Inflation : multipliée par 7,
- Dégradation du pouvoir d'achat : divisé par 11,
- La dette de chaque tunisien à la naissance est passée à 2730 dinars !
- Plus de 900 000 familles endettées auprès des banques,
- Un million trois cent mille tunisiens souffrent de malnutrition,
- 2000 tunisiens ont du mal à se nourrir chaque jour,
- Déficit des caisses sociales : 1 600 millions de dinars,
- Taux de pauvreté : a augmenté de 30 %,
- Régression du tourisme : a baissé de 15 %,
- Dette extérieure : a augmenté de 180 %,
- Regression de l'investissement : de 25 %,
- Augmentation vertigineuse des consultations à hôpital psychiatrique "Razi",
- Des milliers de SDF,
- Paupérisation de 45 % des fonctionnaires de l'Etat,
- 41 % des tunisiens, dont le salaires ne suffit plus au delà du 12 du mois !
- Les tunisiens consomment 48 362 comprimés de Viagra,
- 100 milles élèves ont quitté l’école en 2012,
- Classement mondial par rapport à la corruption : La Tunisie parmi les plus corrompus !
- Violence et insécurité entretenues par la LPR *, milice de Ghannouchi & tartour.
- 3 assassinats politiques : Lotfi Naguedh, Chokri Belaid et Mohamed Brahmi !
Ce que les nahdhaouis et leurs sbires appellent pompeusement :
"Aqwa hukuma fi tarikh" **
* Ligue de la protection de la révolution
** Le meilleur gouvernement dans l'histoire de la Tunisie !
La grande débâcle des Frères musulmans
R.B
Mehdi Jomaa, un nouveau Premier ministre tunisien trop beau pour être vrai
Par Nicolas Beau,
mercredi 19 février 2014
Algérie: quand des voyous mènent le bal
Un ramassis d'opportunistes et de frustrés, ce cheptel d'arrivistes, tous ces "morgueux" incultes et vulgaires, et beaucoup d'autres, parlent aujourd'hui au nom de l'Algérie et des Algériens.
Et malgré cela, le cynisme diplomatique et la realpolitik, incitent les grandes puissances à les ménager, sinon à soutenir, ceux qui hypothèquent l'avenir des Algériens et de toute la région nord-africaine.
En lisant Mohamed Sifaoui, on ne peut que faire le constat qu'Algériens et Tunisiens c'est kif kif ! Que ces derniers, aient servi sous ZABA ou sous Ghannouchi !!
R.B
Mohamed Sifaoui
- Amar Saïdani [Secrétaire Général du FLN], arriviste fanfaron, affairiste avéré, larbin assumé d'un système corrompu et corrupteur, incompétent et fier de son état, hissé au rang de majordome de la présidence à travers un poste de Secrétaire Général du FLN, lance ses pavés dans la boue ;
- Aboud Hichem [Ex-officier des services spéciaux, devenu « journaliste »], intriguant notoire, de carrière et de vocation, ancien petit serviteur prétentieux de la Sécurité militaire dont il était un petit gradé subalterne, spécialiste ès-rumeurs et propagande, opposant autoproclamé, dans un passé récent chef de cabinet d'un patron des « services », envoie des missives à ogive vulgaire au frère du Président Bouteflika, l'attaquant, entre autres, sur une sexualité qui selon, l'ancien troufion, ne cadre pas avec la culture locale ;
- Le même frérot de l'autocrate agonisant, version algérienne de Leila Trabelsi (épouse de l'ex-dictateur tunisien), Saïd de son prénom, joyeux et fort de son patronyme, issu d'une « noblesse » des caniveaux qui a fait main basse sur l'Algérie, amant des affairistes et père spirituel des corrompus, répond indigné, à l'ex-bidasse Aboud Hichem, « journaliste » auto-déclaré, en allant jusqu'à prétexter qu'une attaque contre sa personne serait une offensive faite au peuple et à la Nation (Comment s'en étonner lorsque l'on dirige le pays aux côtés d'un petit monarque contrarié) ;
- Amar Ghoul [Chef d'un parti islamiste, tendance frères musulmans], bigot convaincu, vendeur et revendeur d'islam politique, fond de commerce préféré d'un calculateur, parmi d'autres, devenu, l'espace d'une décennie, produit contrefait d'une caste qui a compris que certains hommes politiques algériens étaient à vendre et qu'il suffisait de mettre un prix ;
- Amara Benyounès [ministre de Bouteflika], barboteur professionnel, spécialiste en drainage, non pas de vins, mais de ses pots, l'un des kabyles de service et des « services », « démocrate » de poche, plus fidèle aux poches qu'aux démocrates, préfère jouer à l'équilibriste, car comme tout opportuniste, il sait être proche de deux rives diamétralement opposés, puisque le grand écart est, chez lui, un sport roi.
- Dahmane Abderrahmane [Conseiller du recteur de la Mosquée de Paris], dans un passé récent, serviteur zélé et incompétent de Nicolas Sarkozy, sachant retourner veste et burnous, aujourd'hui gravitant, la langue pendante, autour des Socialistes, de la Mosquée de Paris et de toutes les associations de France et de Navarre, quémandant, avec excitations, rencontres et offrant infos à toute officine susceptible de lui tendre l'oreille, le même hurluberlu, à l'appétit gargantuesque et dont le nom est cité régulièrement dans certaines affaires en Algérie (l'autoroute Est-Ouest n'a pas encore livré tous ses secrets) lance, à partir de Paris, tel un muezzin alcoolique, un communiqué pour prendre la défense du patron des « services » algériens. Le fameux général Mohamed Mediène dit Toufik devrait s'en réjouir. Lui qui a souvent fait la promotion de la médiocrité, le voilà attaqué par Amar Saïdani et défendu par Dahmane Abderrahmane.
- Le premier ancien percussionniste, le second, éternel joueur de pipeau. Mohamed Samraoui, ex-colonel du DRS, ayant cautionné un système avant de se retourner contre lui, en raison d'une demande de mutation non satisfaite, autre opposant autoproclamé, récemment condamné en Allemagne, selon quelques articles de presse, pour une obscure affaire de faux en écriture, faisant avaler balivernes et couleuvres aux plus crédules (l'affaire du diplomate algérien accusé à tort par lui-même est encore vivace dans les mémoires), proche des parrains des égorgeurs à la barbe bien taillée se lance lui aussi, en piètre joueur d'échecs, dans la bataille des esprits étriqués ;
- Gaïd Salah [chef d'état-major de l'armée algérienne], gérontocrate en chef et sous-chef de clan, général de corps d'armée de son état, dont les compétences s'arrêtent à un appétit qui ferait pâlir un troupeau porcin et à une vulgarité langagière qui ferait rougir toutes les ribaudes de l'hémisphère nord et toutes les gotons de l'hémisphère sud, vice-ministre de la Défense, qui ne défend, autre chose que les intérêts de sa petite chapelle, allant jusqu'à outrager l'honnête pour mieux honorer la fripouille, chef de l'armée et son boulanger en chef qui a trempé sa baguette dans toutes les sauces nauséeuses, veut à tout prix que le président, son patron grabataire, puisse continuer de faire main basse sur l'Algérie ; et j'en passe, car la liste est très loin d'être exhaustive.
mardi 18 février 2014
L'IDENTITÉ PLURIELLE DES TUNISIENS
Article paru dans : Kapitalis
Les identitaristes n'ont rien à proposer
sinon se cramponner à leur religion !
"A ceux qui me demandent d'où je viens, j'explique patiemment que je
suis né au Liban, que j'y ai vécu jusqu'à l'âge de 27 ans, que l'arabe est ma
langue maternelle, que c'est d'abord en traduction arabe que j'ai découvert
Dumas et Dickens et "les voyages de Gulliver", et que c'est dans mon
village de la montagne, le village de mes ancêtres que j'ai vécu mes premières
joies d'enfant et certaines histoires dont j'allais m'inspirer plus tard dans
mes romans. Comment pourrais-je l'oublier ? Comment pourrais-je m'en
détacher ?
Mais d'un autre côté, je vis depuis 22 ans sur la terre de France, je bois
son eau et ses vins, mes mains caressent chaque jour ses vieilles pierres,
j'écris mes livres dans sa langue, jamais plus elle ne sera pour moi une terre
étrangère. Moitié français donc et moitié libanais ? Pas du tout !!!
L'identité ne se compartimente pas, elle ne se répartit ni par moitié, ni
par tiers, ni par plages cloisonnées. Je n'ai pas plusieurs
identités, j'en ai une faite de tous les éléments qui l'ont façonnée, selon un
dosage particulier qui n'est jamais le même d'une personne à l'autre."
Amin Maalouf
Je ne comprends pas pourquoi certains s'obstinent à faire croire à
l’existence d'un "monde arabe" ? Où sont passés les berbères
d'Afrique du Nord, les Nubiens d'Egypte, les Phéniciens, les Touaregs, sans
parler des noirs d'Afrique : les Soudanais, les Ethiopiens, les Sénégalais, les
Maliens ... ou asiatiques : les Pakistanais, les Afghans ...
Est-ce parce qu'ils partagent une religion commune qu'ils sont pour autant
tous devenus Arabes ?
Cette appellation de « monde arabe » ou « arabo-musulman », est réductrice et
trompeuse; elle n'engendre que confusion dans les esprits, qu'entretiennent
malheureusement beaucoup de médias occidentaux, par paresse intellectuelle ou
par manque de culture; à moins que ce ne soit à dessein pour certains journalistes.
Pourtant la Tunisie fut terre chrétienne et même judéo chrétienne avant que
les musulmans venant d’Arabie n’envahissent l’Afrique du Nord. Confondrait-on
la Hollande avec la France parce que les deux sont de culture chrétienne ?
Confondrait-on la Belgique avec la France parce que les deux sont francophones
? Alors pourquoi devrait-on confondre la Tunisie avec l'Arabie des Ibn Saoud,
parce que les deux de culture musulmane ? Que chaque nation soit
identifiable par son histoire particulière. Autrement où sont passés nos
berbères, nos ancêtres les phéniciens fondateurs de Carthage, les romains, les
byzantins ... Que sont devenus les Andalous ? Et les Turcs de l'empire ottoman
dont la Tunisie faisait partie ? Que fait-on de leur culture ? Puis les
Français et leur culture ? Que fait-on des Tunisiens de confession juive et
ceux de confession chrétienne ? Que fait-on des Tunisiens agnostiques et des
Tuniiens athées ? Il faut que les partis islamistes cessent de nous bassiner
avec leur identité arabo-musulmane qui n'est qu'une supercherie électoraliste pour
mieux nous placer sous la tutelle de pétromonarque qu'ils espèrent installer
Grand Calife de tous les musulmans !
Et pourquoi ces nostalgiques du Califat, veulent-ils d’un calife d'Arabie
plutôt que d’un turc ; puisque le dernier en date c’était celui de la
Sublime Porte ottomane ? Leur choix n’est-il pas monnayé par leur sponsor
pétromonarque qui rêve du titre d’ « Émir El Moumnin »
(Commandeur des croyants) ?
L'identité de la Tunisie est PLURIELLE : multiculturelle mais aussi
multiconfessionnelle !
Que ces aventuriers cessent donc de rêver à une hypothétique renaissance
d’un Califat de l’âge d’or en la personne du roi Ibn Saoud, issu d’une tribu
connue pour sa violence et d’une famille de dégénérés ! Autrement quelle commune
mesure lui trouvent-ils avec les dynasties Omeyyade ou Abbasside qui font rêver
tant ces « romantico-nostalgiques » d’une histoire qu’ils n’ont pas vécue ?
Pour cela, ils voudraient nous faire croire que l’histoire de la Tunisie
commence et s’arrête à la présence arabe depuis l’invasion des Béni Hilal ! Il
faut rappeler que c’étaient des hordes de bédouins d’Arabie que les souverains
moyen-orientaux au 11ème siècle pour s’en débarrasser, les ont orientées vers
l’Afrique du Nord, pour réprimer les Zirides Berbères, mais aussi pour sévir,
piller et transformer une région connue pour être « Le Pays Vert » ("Tounis
Al Khadhra" = Tunisie, la verte) couverte de forêts, en terres
désertes ou semi-désertes, par l’arrachage systématique de tous les obstacles
rencontrés sur leurs chemins, à savoir les arbres et les forêts, étant
eux-mêmes bédouins habitués au désert.
Les nostalgiques du Califat, veulent d’un calife comme le veut la tradition
salafiste, gardien des lieux saints de l’islam. Mais cette règle salafiste veut
aussi qu’il soit Quraychite, originaire de la tribu du prophète.
Savent-ils que leur choix se porte sur un « gardien » qui n’est ni Quraychite et
encore moins issu de la tribu du prophète ? Savent-ils aussi que c’est un
usurpateur puisqu’il a chassé le roi Hachémite, ancien gardien des lieux saints
? Et savent-ils qu’Ibn Saoud a été installé par les Américains et les Anglais,
contre un deal : l'exploitation du pétrole contre la sécurité de son trône ? Ou
leur oubli n’aurait été que monnayé par le monarque Ibn Saoud qui rêve du titre
d' « Émir El Moumnin » ?
Les Histoires officielles, les Tunisiens n’en veulent plus.
Le tunisien est riche et fier de toutes les civilisations qui sont passées par
son pays ! Il n’éprouve aucun complexe envers aucune d’elles ! Elles ont toutes
contribué à sa spécificité et à façonner sa tunisianité.
La Tunisie par sa position géographique et par son histoire n'a pas
vocation à être rattachée au monde dit « arabo-musulman » et encore moins à l’Arabie.
C'est ce qu'avait déjà compris Bourguiba qui a toujours cherché à nous rapprocher
davantage de l'Europe avec laquelle nous avons beaucoup plus d'histoire commune
qu'avec le monde dit "arabo-musulman". La Tunisie c'est Carthage,
mais aussi l'empire romain qui avait façonné les deux rives de la Maré nostrum
... d'autres civilisations sont passées par la Tunisie, comme les Vandales, les
Byzantins ... jusqu’à l'arrivée des Arabes puis celle des Andalous et des Turcs
et enfin des Français. D'ailleurs à la libération, Bourguiba pour marquer
l'exception tunisienne, a adhéré la Tunisie à l'Organisation des Pays non
Alignés pour marquer sa différence d'avec le monde dit "arabe".
Quant à l'islam, nous savons que Bourguiba le laïc, pour ne pas fâcher
les traditionalistes religieux, a préféré inscrire dans la constitution que la
Tunisie est une "République dont l'Islam est la religion", plutôt que
d'inscrire "République islamique". Ce qui n’est pas tout à fait
pareil.
Il semble que les nostalgiques du panarabisme de Nasser ou du panislamisme
n’ont pas tiré encore les leçons des échecs de ceux qui les ont voulus et les
ont expérimentés pour leur peuple : Irak, Syrie, Egypte, Soudan, Libye, Yémen
... Sont-ce des exemples à suivre ? Et que dire des pays du Golfe et des
richesses « du monde arabe » ? Des peuples spoliés des richesses de leur pays,
dilapidées par des « princes nouveaux riches » avides et qui
investissent massivement en Occident ; plutôt que dans leur pays pour éduquer
leur peuple et développer sa créativité : sont-ce des modèles à suivre ? C’est
un leurre que de croire que toutes ces richesses bénéficieraient aux peuples du
« monde arabe ».
Le monde change et l’Histoire avance. Il ne sert à rien de ressasser le
passé. Or l’époque des grands empires est révolue : tous les empires ont fini
par éclater. Ce fut le cas de l’empire Ottoman comme de l’empire
austro-hongrois puis de l’empire colonial anglais et de l’empire colonial
français. Et tout dernièrement de l’empire soviétique. Place aux nations
!
En ce qui concerne la double culture et la langue française
qu’affectionnent beaucoup de tunisiens, il faut rappeler que l'enseignement
voulu par Bourguiba a été le bilinguisme en inculquant aux tunisiens, sans
complexe aucun, la culture française en plus de la culture arabe, y voyant un
enrichissement pour son peuple. Certains ont maîtrisé l'arabe mieux que le
français, d'autre ont fait l'inverse et bien d'autres, les deux à la fois.
Alors où est le problème pour créer un ostracisme entre tunisiens ? Ostracisme
entretenu par des complexés de l'Histoire, qui aspirent à effacer tous les
acquis bourguibiens, dont : la double culture, le statut de la femme, la
modernité... Il faut cesser donc avec ces complexes vis à vis de la
France.
L’éducation nationale devient schizophrène avec cette double culture mal
maîtrisée par Ben Ali qui, pensant couper l’herbe sous les pieds des
islamistes, a décidé de revenir sur le système de la double culture instaurée
par son prédécesseur en arabisant l’enseignement et en réduisant
l’apprentissage de la langue française à une simple langue étrangère.
Sauf qu’une fois arrivé au niveau universitaire, beaucoup de filière sont
enseignées uniquement en français, alors que beaucoup d’étudiants ne maîtrisent
pas cette langue, ce qui complique leur formation.
Cela explique par ailleurs, la baisse du niveau général des étudiants
formés dans le système public.
Pour échapper à cette « paupérisation » du savoir, les nantis
orientent leurs enfants vers des écoles et des universités privés qui ont
conservé pour la plupart d’entre elles, l’ancien système qui a donné ses
preuves.
Or on entend certains islamistes jeter le discrédit sur des générations
entières formées dans le système éducatif instauré au lendemain de
l’indépendance de la Tunisie, allant jusqu’à douter de leur loyauté envers
leur pays, qu’ils vendront à l’Occident, assurent-ils ; et prétendent même
qu’ils ne peuvent être fiables pour construire la
Tunisie moderne ! C’est faire injure à tout un peuple et à son
élite.
Ceux-là mêmes, souvent inscrivent leurs rejetons dans des écoles privées en
Tunisie et dans les meilleures universités occidentales, ce qui trahit leur
hypocrisie. Il n’y a qu’à voir ce qu’il en est des enfants de Ghannouchi et de Moncef
Marzougui alias, pour ne citer que ces deux leaders du pan-islamisme & du
pan-arabisme en Tunisie !
Que les grincheux le veuillent ou non, ils ne vont pas réécrire notre
histoire en effaçant notre héritage français ! Je ne vois vraiment pas au nom
de quoi veut-on pénaliser les Tunisiens francophones maîtrisant mieux le
français que l'arabe ? Ou obliger parfois ceux qui ne maîtrisent pas l’arabe à
s’exprimer dans cette langue au point de bégayer parce qu’ils ne trouvent pas
leurs mots. C’est le cas dans certaines émissions de TV, où des professeurs et
des intellectuels ayant fait toutes leurs études en français, sont mis en
difficulté par les animateurs de ces émissions, au point de les ridiculiser et
brider leurs pensées, quand ils les obligent à ne s’exprimer qu’en arabe.
Nous sommes tous tunisiens avant tout, et ce ne sont pas des complexés de
l’arabité des pétromonarques qui vont décider d'exclure les Tunisiens
francophones.
Nous n’avons donc nul besoin d’inscrire dans notre constitution une
identité tronquée « arabo-musulmane » en omettant notre origine berbère et tous
les métissages culturels et ethniques qui ont jalonné l’histoire de notre
pays. Cette revendication identitaire, n'est qu'un alibi pour
les Frères musulmans et autres islamistes, qu’ils instrumentalisent par
populisme !
Comme dirait aussi le professeur Eliés Jouini à propos de l'article 1er de
la constitution qu'élaborent des constituants dominés par les islamistes : «
nous n'y mentionnerons pas, non plus, que nous "respirons" ! » en
admettant que la majorité des tunisiens est arabophone et musulmane !
C’est aux tunisiens de franchir le pas, pour inscrire cette fois-ci dans
notre prochaine constitution : "République laique" ! Car seule la
laïcité permet aux croyants de différentes religions, de différentes
confessions, comme aux agnostiques et aux incroyants, de vivre ensemble sans
que nul n’ait la tentation d’imposer aux autres la loi de sa communauté. La
Laïcité, c’est ce qui sépare la foi de la loi. Les Tunisiens doivent adhérer
aux valeurs humanistes et universelles pour ouvrir la voie vers le progrès et
l’épanouissement réel des individus, condition sine qua non du progrès.
Or le comité libyen chargé de la transition, assure préparer une
constitution pour une République Laïque. De son côté le roi Mohamed VI demande
une séparation du religieux de l'Etat !
La Tunisie ne peut faire moins, elle qui a une longueur d’avance en la
matière, sur ce pays et bien d’autres.
Rachid Barnat

Elle se distingue par cette peau d'éléphant avec les deux défenses.
Les Afer, l'une des tribus autochtones serait à l'origine du nom.
Ce nom va désigner tout un continent l' AFRIQUE.
Regardons donc vers ce continent qui représente l'avenir et soyons fiers de cette terre.
*****
A l'origine de la fête de la Saint-Valentin, ce fut le pape tunisien Gélase Ier, 49e pape de l'église catholique; né en Tunisie non loin du Kef, d'origine berbère, de la tribu Gelass, mort à Rome le 21 novembre 496.
Au Vème siècle, le pape Gélase Ier entreprend de contrer les Lupercales en mettant en place une fête de purification de la Vierge le 2 février, qui deviendra la Chandeleur, puis une fête de l'amour spirituel la veille des Lupercales, qu'on célèbre le 14 février. En l'occurrence, le jour de la Saint-Valentin.
Pour rappel, cinq Empereurs romains, deux des quatre Docteurs de l'Eglise et trois Papes, sont originaires de Tunis.
Ce qui prouve, s'il en est encore besoin, que la Tunisie par son histoire et sa géographie est plus proche de l'Europe que de l'Arabie à laquelle pan-arabistes & pan-islamistes s'obstinent à la rattacher en imposant aux Tunisiens le label identitaire d'"arabo-musulmans" ... alors qu'elle fut terre chrétienne et juive bien avant l'invasion des hordes des Beni Hilal venue d'Arabie !
Article paru dans : Kapitalis
Les identitaristes n'ont rien à proposer
sinon se cramponner à leur religion !
"A ceux qui me demandent d'où je viens, j'explique patiemment que je
suis né au Liban, que j'y ai vécu jusqu'à l'âge de 27 ans, que l'arabe est ma
langue maternelle, que c'est d'abord en traduction arabe que j'ai découvert
Dumas et Dickens et "les voyages de Gulliver", et que c'est dans mon
village de la montagne, le village de mes ancêtres que j'ai vécu mes premières
joies d'enfant et certaines histoires dont j'allais m'inspirer plus tard dans
mes romans. Comment pourrais-je l'oublier ? Comment pourrais-je m'en
détacher ?
Mais d'un autre côté, je vis depuis 22 ans sur la terre de France, je bois
son eau et ses vins, mes mains caressent chaque jour ses vieilles pierres,
j'écris mes livres dans sa langue, jamais plus elle ne sera pour moi une terre
étrangère. Moitié français donc et moitié libanais ? Pas du tout !!!
L'identité ne se compartimente pas, elle ne se répartit ni par moitié, ni
par tiers, ni par plages cloisonnées. Je n'ai pas plusieurs
identités, j'en ai une faite de tous les éléments qui l'ont façonnée, selon un
dosage particulier qui n'est jamais le même d'une personne à l'autre."
Amin Maalouf
Je ne comprends pas pourquoi certains s'obstinent à faire croire à
l’existence d'un "monde arabe" ? Où sont passés les berbères
d'Afrique du Nord, les Nubiens d'Egypte, les Phéniciens, les Touaregs, sans
parler des noirs d'Afrique : les Soudanais, les Ethiopiens, les Sénégalais, les
Maliens ... ou asiatiques : les Pakistanais, les Afghans ...
Est-ce parce qu'ils partagent une religion commune qu'ils sont pour autant
tous devenus Arabes ?
Cette appellation de « monde arabe » ou « arabo-musulman », est réductrice et
trompeuse; elle n'engendre que confusion dans les esprits, qu'entretiennent
malheureusement beaucoup de médias occidentaux, par paresse intellectuelle ou
par manque de culture; à moins que ce ne soit à dessein pour certains journalistes.
Pourtant la Tunisie fut terre chrétienne et même judéo chrétienne avant que
les musulmans venant d’Arabie n’envahissent l’Afrique du Nord. Confondrait-on
la Hollande avec la France parce que les deux sont de culture chrétienne ?
Confondrait-on la Belgique avec la France parce que les deux sont francophones
? Alors pourquoi devrait-on confondre la Tunisie avec l'Arabie des Ibn Saoud,
parce que les deux de culture musulmane ? Que chaque nation soit
identifiable par son histoire particulière. Autrement où sont passés nos
berbères, nos ancêtres les phéniciens fondateurs de Carthage, les romains, les
byzantins ... Que sont devenus les Andalous ? Et les Turcs de l'empire ottoman
dont la Tunisie faisait partie ? Que fait-on de leur culture ? Puis les
Français et leur culture ? Que fait-on des Tunisiens de confession juive et
ceux de confession chrétienne ? Que fait-on des Tunisiens agnostiques et des
Tuniiens athées ? Il faut que les partis islamistes cessent de nous bassiner
avec leur identité arabo-musulmane qui n'est qu'une supercherie électoraliste pour
mieux nous placer sous la tutelle de pétromonarque qu'ils espèrent installer
Grand Calife de tous les musulmans !
Et pourquoi ces nostalgiques du Califat, veulent-ils d’un calife d'Arabie
plutôt que d’un turc ; puisque le dernier en date c’était celui de la
Sublime Porte ottomane ? Leur choix n’est-il pas monnayé par leur sponsor
pétromonarque qui rêve du titre d’ « Émir El Moumnin »
(Commandeur des croyants) ?
L'identité de la Tunisie est PLURIELLE : multiculturelle mais aussi
multiconfessionnelle !
Que ces aventuriers cessent donc de rêver à une hypothétique renaissance
d’un Califat de l’âge d’or en la personne du roi Ibn Saoud, issu d’une tribu
connue pour sa violence et d’une famille de dégénérés ! Autrement quelle commune
mesure lui trouvent-ils avec les dynasties Omeyyade ou Abbasside qui font rêver
tant ces « romantico-nostalgiques » d’une histoire qu’ils n’ont pas vécue ?
Pour cela, ils voudraient nous faire croire que l’histoire de la Tunisie
commence et s’arrête à la présence arabe depuis l’invasion des Béni Hilal ! Il
faut rappeler que c’étaient des hordes de bédouins d’Arabie que les souverains
moyen-orientaux au 11ème siècle pour s’en débarrasser, les ont orientées vers
l’Afrique du Nord, pour réprimer les Zirides Berbères, mais aussi pour sévir,
piller et transformer une région connue pour être « Le Pays Vert » ("Tounis
Al Khadhra" = Tunisie, la verte) couverte de forêts, en terres
désertes ou semi-désertes, par l’arrachage systématique de tous les obstacles
rencontrés sur leurs chemins, à savoir les arbres et les forêts, étant
eux-mêmes bédouins habitués au désert.
Les nostalgiques du Califat, veulent d’un calife comme le veut la tradition
salafiste, gardien des lieux saints de l’islam. Mais cette règle salafiste veut
aussi qu’il soit Quraychite, originaire de la tribu du prophète.
Savent-ils que leur choix se porte sur un « gardien » qui n’est ni Quraychite et
encore moins issu de la tribu du prophète ? Savent-ils aussi que c’est un
usurpateur puisqu’il a chassé le roi Hachémite, ancien gardien des lieux saints
? Et savent-ils qu’Ibn Saoud a été installé par les Américains et les Anglais,
contre un deal : l'exploitation du pétrole contre la sécurité de son trône ? Ou
leur oubli n’aurait été que monnayé par le monarque Ibn Saoud qui rêve du titre
d' « Émir El Moumnin » ?
Les Histoires officielles, les Tunisiens n’en veulent plus.
Le tunisien est riche et fier de toutes les civilisations qui sont passées par
son pays ! Il n’éprouve aucun complexe envers aucune d’elles ! Elles ont toutes
contribué à sa spécificité et à façonner sa tunisianité.
La Tunisie par sa position géographique et par son histoire n'a pas
vocation à être rattachée au monde dit « arabo-musulman » et encore moins à l’Arabie.
C'est ce qu'avait déjà compris Bourguiba qui a toujours cherché à nous rapprocher
davantage de l'Europe avec laquelle nous avons beaucoup plus d'histoire commune
qu'avec le monde dit "arabo-musulman". La Tunisie c'est Carthage,
mais aussi l'empire romain qui avait façonné les deux rives de la Maré nostrum
... d'autres civilisations sont passées par la Tunisie, comme les Vandales, les
Byzantins ... jusqu’à l'arrivée des Arabes puis celle des Andalous et des Turcs
et enfin des Français. D'ailleurs à la libération, Bourguiba pour marquer
l'exception tunisienne, a adhéré la Tunisie à l'Organisation des Pays non
Alignés pour marquer sa différence d'avec le monde dit "arabe".
Quant à l'islam, nous savons que Bourguiba le laïc, pour ne pas fâcher
les traditionalistes religieux, a préféré inscrire dans la constitution que la
Tunisie est une "République dont l'Islam est la religion", plutôt que
d'inscrire "République islamique". Ce qui n’est pas tout à fait
pareil.
Il semble que les nostalgiques du panarabisme de Nasser ou du panislamisme
n’ont pas tiré encore les leçons des échecs de ceux qui les ont voulus et les
ont expérimentés pour leur peuple : Irak, Syrie, Egypte, Soudan, Libye, Yémen
... Sont-ce des exemples à suivre ? Et que dire des pays du Golfe et des
richesses « du monde arabe » ? Des peuples spoliés des richesses de leur pays,
dilapidées par des « princes nouveaux riches » avides et qui
investissent massivement en Occident ; plutôt que dans leur pays pour éduquer
leur peuple et développer sa créativité : sont-ce des modèles à suivre ? C’est
un leurre que de croire que toutes ces richesses bénéficieraient aux peuples du
« monde arabe ».
Le monde change et l’Histoire avance. Il ne sert à rien de ressasser le
passé. Or l’époque des grands empires est révolue : tous les empires ont fini
par éclater. Ce fut le cas de l’empire Ottoman comme de l’empire
austro-hongrois puis de l’empire colonial anglais et de l’empire colonial
français. Et tout dernièrement de l’empire soviétique. Place aux nations
!
En ce qui concerne la double culture et la langue française
qu’affectionnent beaucoup de tunisiens, il faut rappeler que l'enseignement
voulu par Bourguiba a été le bilinguisme en inculquant aux tunisiens, sans
complexe aucun, la culture française en plus de la culture arabe, y voyant un
enrichissement pour son peuple. Certains ont maîtrisé l'arabe mieux que le
français, d'autre ont fait l'inverse et bien d'autres, les deux à la fois.
Alors où est le problème pour créer un ostracisme entre tunisiens ? Ostracisme
entretenu par des complexés de l'Histoire, qui aspirent à effacer tous les
acquis bourguibiens, dont : la double culture, le statut de la femme, la
modernité... Il faut cesser donc avec ces complexes vis à vis de la
France.
L’éducation nationale devient schizophrène avec cette double culture mal
maîtrisée par Ben Ali qui, pensant couper l’herbe sous les pieds des
islamistes, a décidé de revenir sur le système de la double culture instaurée
par son prédécesseur en arabisant l’enseignement et en réduisant
l’apprentissage de la langue française à une simple langue étrangère.
Sauf qu’une fois arrivé au niveau universitaire, beaucoup de filière sont
enseignées uniquement en français, alors que beaucoup d’étudiants ne maîtrisent
pas cette langue, ce qui complique leur formation.
Cela explique par ailleurs, la baisse du niveau général des étudiants
formés dans le système public.
Pour échapper à cette « paupérisation » du savoir, les nantis
orientent leurs enfants vers des écoles et des universités privés qui ont
conservé pour la plupart d’entre elles, l’ancien système qui a donné ses
preuves.
Or on entend certains islamistes jeter le discrédit sur des générations
entières formées dans le système éducatif instauré au lendemain de
l’indépendance de la Tunisie, allant jusqu’à douter de leur loyauté envers
leur pays, qu’ils vendront à l’Occident, assurent-ils ; et prétendent même
qu’ils ne peuvent être fiables pour construire la
Tunisie moderne ! C’est faire injure à tout un peuple et à son
élite.
Ceux-là mêmes, souvent inscrivent leurs rejetons dans des écoles privées en
Tunisie et dans les meilleures universités occidentales, ce qui trahit leur
hypocrisie. Il n’y a qu’à voir ce qu’il en est des enfants de Ghannouchi et de Moncef
Marzougui alias, pour ne citer que ces deux leaders du pan-islamisme & du
pan-arabisme en Tunisie !
Que les grincheux le veuillent ou non, ils ne vont pas réécrire notre
histoire en effaçant notre héritage français ! Je ne vois vraiment pas au nom
de quoi veut-on pénaliser les Tunisiens francophones maîtrisant mieux le
français que l'arabe ? Ou obliger parfois ceux qui ne maîtrisent pas l’arabe à
s’exprimer dans cette langue au point de bégayer parce qu’ils ne trouvent pas
leurs mots. C’est le cas dans certaines émissions de TV, où des professeurs et
des intellectuels ayant fait toutes leurs études en français, sont mis en
difficulté par les animateurs de ces émissions, au point de les ridiculiser et
brider leurs pensées, quand ils les obligent à ne s’exprimer qu’en arabe.
Nous sommes tous tunisiens avant tout, et ce ne sont pas des complexés de
l’arabité des pétromonarques qui vont décider d'exclure les Tunisiens
francophones.
Nous n’avons donc nul besoin d’inscrire dans notre constitution une
identité tronquée « arabo-musulmane » en omettant notre origine berbère et tous
les métissages culturels et ethniques qui ont jalonné l’histoire de notre
pays. Cette revendication identitaire, n'est qu'un alibi pour
les Frères musulmans et autres islamistes, qu’ils instrumentalisent par
populisme !
Comme dirait aussi le professeur Eliés Jouini à propos de l'article 1er de
la constitution qu'élaborent des constituants dominés par les islamistes : «
nous n'y mentionnerons pas, non plus, que nous "respirons" ! » en
admettant que la majorité des tunisiens est arabophone et musulmane !
C’est aux tunisiens de franchir le pas, pour inscrire cette fois-ci dans
notre prochaine constitution : "République laique" ! Car seule la
laïcité permet aux croyants de différentes religions, de différentes
confessions, comme aux agnostiques et aux incroyants, de vivre ensemble sans
que nul n’ait la tentation d’imposer aux autres la loi de sa communauté. La
Laïcité, c’est ce qui sépare la foi de la loi. Les Tunisiens doivent adhérer
aux valeurs humanistes et universelles pour ouvrir la voie vers le progrès et
l’épanouissement réel des individus, condition sine qua non du progrès.
Or le comité libyen chargé de la transition, assure préparer une
constitution pour une République Laïque. De son côté le roi Mohamed VI demande
une séparation du religieux de l'Etat !
La Tunisie ne peut faire moins, elle qui a une longueur d’avance en la
matière, sur ce pays et bien d’autres.
Rachid Barnat

Regardons donc vers ce continent qui représente l'avenir et soyons fiers de cette terre.

