mardi 6 janvier 2026

LE NOUVEL ORDRE MONDIAL SELON TRUMP-POUTINE-JINPING ...

 ... ou le retour à la loi du plus fort et à celui de la jungle !

Les EU selon Trump ...

A la sortie de la première guerre mondiale, il y eut la SDN (Société des Nations) pour régler les problèmes entre les nations. Cette organisation internationale établie par le traité de Versailles en 1919, cherchait à prévenir les conflits par la coopération internationale, mais son incapacité à prévenir les agressions l’a conduite à disparaître en 1946, dominée qu'elle était par les puissances coloniales d'alors : l'Angleterre et la France, qui avaient redessiné le monde selon leurs intérêts et auxquelles bon nombres de pays doivent leurs "frontières" parfois dessinées en dépits des réalités ethniques des peuples, si elle n'étaient tracées à la serpe, en ligne droite ! Occasion pour ces puissances de s'accaparer des territoires comme l'avait la France en Algérie; quand pour agrandir ce nouveau département français, elle avait empiété sur le Maroc et la Tunisie... les amputant d'une bonne partie de leur territoire pour "le sécuriser" !  

A la sortie de la deuxième guerre mondiale, en 1946 l’ONU a pris le relais, avec l’espoir que les leçons du passé seraient mieux appliquées. A son tour l'ONU, dominée par les nouvelles puissances que sont devenues les EU et l'URSS, vainqueurs de la deuxième guerre mondiale, sera à leur merci par leur droit de veto qui la ridiculise régulièrement quand elles bafouent le droit international !


Lorsque des puissances majeures instrumentalisent le droit pour atteindre des objectifs géopolitiques, les mécanismes de contrôle et de contestation perdent de leur crédibilité.

Le problème n’est pas uniquement celui des États adversaires; il réside aussi dans la perception que les démocraties, en privilégiant les droits humains et les principes universels, se heurtent parfois à des choix pragmatiques et à des compromis qui alimentent le cynisme politique.


Le droit international n'a jamais vraiment existé. Le veto à l'ONU à rendu vaines les condamnations portées. Et le refus de nombreux pays de signer l'adhésion à la Cour Pénale Internationale, a fait que cette juridiction ne s'est occupée que de "petits dictateurs" car son action à géométrie variable ne s'attaquait jamais aux "grands dictateurs".

Dès lors, il ne faut pas s'étonner que les populistes méprisent le droit : qu'il soit national ou international, et jouent jeu franco une politique, sans tabou; contrairement aux démocraties qui instrumentalisent les droits humains, les principes universels et le droit international, pour arriver à des fins non avouables !


Par lassitude, les citoyens face à ce qu’ils perçoivent comme des élites déconnectées, cherchent des leaders promettant des solutions simples et visibles, ouvrant la porte au populisme où les notions de souveraineté, de sécurité et de revalorisation économique deviennent centrales, au détriment des compromis internationaux et du respect scrupuleux du droit.


Pour certains dirigeants, le droit devient un outil, rarement une fin en soi. Le droit peut être ignoré lorsque les coûts politiques semblent faibles et les bénéfices stratégiques élevés; d’où les démonstrations de force, les menaces nucléaires, les invasions ou les annexions unilatérales, qui saperont durablement la confiance dans les cadres multilatéraux.

Et le leadership sera réaffirmé par les "hommes forts" :

- Trump : positionnant les Etats-Unis comme gendarme et arbitre du monde, en alternant actions unilatérales et alliances circonstancielles, tout en affichant une rhétorique de sécurité nationale et d’intérêt national.

- Poutine : consolidant une sphère d’influence européenne et post-soviétique, utilisant des interventions directes et des formes de coercition hybridées (information, cyberespace, insinuations militaires).

- Jinping : promeut une Chine affirmant sa souveraineté et son rôle de puissance globale, utilisant des mécanismes économiques, technologiques et politiques pour remodeler les règles en contexte asiatique et mondial.


Les interdépendances économiques restent fortes, mais les alliances et les chaînes d’approvisionnement se restructurent sous l’emprise de calculs géoéconomiques de dépendances mutuelles réévaluées dans les domaines du commerce, de l’énergie et des technologies sensibles, ce qui peut conduire à une fragmentation partielle du système commercial mondial.


La sécurité et les sphères d’influence seront les nouvelles lignes de fracture. Car si depuis l’après-guerre, le monde a tenté de s’organiser autour d’institutions et de normes destinées à limiter l’anarchie internationale, pour remplacer le droit du plus fort par un cadre commun, celui du droit international, des organisations multilatérales et des mécanismes de coopération; l’histoire récente montre que ce cadre est mis à rude épreuve lorsque des puissances majeures privilégient leurs intérêts nationaux au détriment des règles collectives.

La faute à qui ? Evidemment aux "démocraties" qui ont décrédibilisé les valeurs civilisationnelles, nées de la révolution française, quand elles pratiquent la règle de "deux poids, deux mesures".

On se rappelle que les premiers bébés de l'ONU furent le Pakistan et Israël. Et c'est eux qui seront les premiers à décrédibiliser cette instance quand ils bafouent ses règles et le droit international, soutenus en cela par les puissances qui les soutiennent quand elles usent et abusent de leur droit de véto pour secourir leurs "protégés" pour des raisons stratégiques de politique interne ou internationale. Ridiculisant par la même ces instances internationales, devenues la risée du monde entier, quand leurs résolutions sont bafouées et que le droit internationale devient à géométrie variable.

Israël ayant même dépassé par ses abus toutes les limites, en bafouant sans cesse les valeurs qui ont présidé à la naissance de l'ONU... dont le droit international. Détenant le record de résolutions non respectées par ce pays !

Ainsi l'ONU finira enterrée par l'enfant qu'elle avait enfanté : Israël !

Et comme l'histoire le démontre régulièrement, derrière ces instances internationales, il y a toujours des puissances qui s'en servent pour masquer leurs convoitises, sous de bons sentiments :

- Bush sous prétexte de répandre la démocratie au Moyen Orient et de faire tomber le dictateur Saddam Hussein qui entraînera, selon lui, dans sa chute les autres dictateurs de la région comme dans un jeu de domino, il a déclenché la guerre en Irak, alors qu'il convoitait son or noir !

- Trump sous le prétexte de fallacieux de "sécurité des EU", prétend combattre lui aussi les dictateurs et les narcotrafiquants; alors qu'il convoite la richesse de leur pays, en l'occurrence l'or jaune et l'or noir du Venezuela dont il vient d'enlever le président Nicolas Maduro; en totale contradiction avec lui-même; puisqu'il demande de gracier son ami, le dictateur Jair Bolsonaro !

Et voilà comment le président Trump transforme les EU, gendarme du monde et champion de la démocratie, en bandit ; et donne ainsi le feu vert à Poutine pour faire de l'Ukraine et des ex-pays du pacte de Varsovie, sa chasse gardée; ainsi qu'à Jinping qui pourra désormais récupérer Taiwan sans coup férir ni subir les foudres des EU; puisque lui-même veut faire de l'Amérique du Nord et celle du sud, la chasse gardée des EU !

Comment s'étonner dès lors, de la multiplication des dictateurs parmi les "petits" ; quand les "grands" bafouent le droit international et le droit national pour suspendre les élections et les libertés civiles, pour proclamer l’état d’urgence pour un oui pour un nom, pour gouverner par décret, pour réprimer leurs opposants politiques, pour ne pas respecter les procédures de l’État de droit; et pour instaurer le culte de la personnalité centré sur eux-mêmes, en semant la peur ?

- Netanyahu peut réaliser son grand Israël en chassant ce qui reste de Palestiniens de la Cisjordanie et de Gaza ... au nom de la "sécurité" d'Israël !

- Poutine peut récupérer l'Ukraine et d'autres pays de l'ancien pacte de Varsovie; lui aussi au nom de la " sécurité de la Russie !!

- Jimping peut récupérer Taiwan qui faisait partie de la Chine d'antan...

- Erdogan qui se rêve nouveau Sultan d'un empire Ottoman disloqué par les puissances coloniales franco-anglaise, peut récupérer les provinces ottomanes, confisquées par les Anglais et les Français ...

Tout compte fait, ce sont toujours les puissances qui ont "dessiné" le monde à leur guise. Les "frontières" changent selon leurs intérêts. Celles établies par les puissances coloniales, d'abord espagnoles & portugaises, ont été changées par les puissances coloniales franco-anglaises; lesquelles à leur tour seront redessinées par les puissances actuelles EU & Russie... ainsi va le monde, l'homme étant un loup pour les hommes guidé par sa cupidité... et le reste n'est qu'hypocrisie.

Triste réalité !

Triste humanité !!

Rachid Barnat